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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 08:46
Ce film qu'Air France ne projettera plus jamais dans ses avions...


Pascal Manry nous parle d'un temps où la loi Sapin n'avait pas démantelé les aspirations créatives. Pierre Le Tan faisait la pub de l'agence TBWA-de Plas.


De : Pierre de Plas <pdeplas@aol.com>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 30 mai 2009 12:59

Merci David, merci Pascal de m'avoir envoyé ces portraits de Pierre Le Tan. Superbes dessins mais une grande tristesse en découvrant les visages de Bruno Le Moult et de Jean Marc Aubergé, disparus. Les deux nous regardent sans doute de tout là haut avec des sourires amusés devant l'énergie que nous déployons pour exister alors qu'il fait si bon vivre au paradis des publicitaires. Marcel Bleustein Blanchet donne des augmentations de salaire à qui les demande, Jacques Douce met à la disposition de ses anciens ennemis les desserts de Lenôtre et Pierre Lemonnier partage sa bouteille de whisky avec tous ceux qui ont soif. Le paradis n'est peut être rien d'autre que le monde à l'envers ! Je préfère le dessin à la photo et n'en déplaise à mon ami David, Pierre Le Tan à Olivier Roller. Le premier nous rajeunit, gomme nos aspérités, nos mauvaises rides alors que l'autre nous horripile avec sa vérité. Le pire fut l'exclamation de ma femme devant la photo de Roller. « Quel talent. C'est toi, tout craché » Merci David. Le crachat te salue !

 

Pascal Manry nous offre aussi l'exemplaire unique de Deluxe, paru en mai 1993, avec en couverture, Carla Bruni, par Paolo Roversi, et à l'intérieur des illustrations de Pierre Le Tan.



Dans ce numéro, le seul restaurant chinois in de Paris : Davé. Dîner chez Davé qui se rappelait de cet exemplaire de Deluxe.

 


Et dans ce numéro de Deluxe, un article de Marc Lambron sur le roman le moins vendu de l'année (40 exemplaires) : Les vents contraires, de Dominique Joubert.

 


Des vents contraires d'Olivier Adam, lui, a été le best-seller de cette rentrée 2009... !



Pascal Manry nous offre également une photo originale de Carla sur le ponton du Carlton, par Roxane Lowit.

 


Davé, lui, nous parle de la fameuse photo de Carla par Andréa Blanch, quand nous l'informons de la mise en vente d'une photo de Carla par Pamela Hanson.

 


Projection-déception des Etreintes brisées d'Almodovar. Une intrigue à la Ellroy sans la froideur que justifiait le scénario.

 


Le film TF1 de DDB était forcément plus sublime...


http://www.wat.tv/video/on-se-retrouve-sur-tf1-1in0r_j1oe_.html


... mais longtemps, j'ai cru, conforté par les reflexions de la salle, que c'était une publicité pour Ikéa. J'ai failli appeler de mon portable Eric Tong Cuong pour le féliciter du renouveau de la com' de la marque suédoise...


Et ce week-end, j'apprends la candidature de Benoît Devarrieux à la présidence de l'AACC. Benoît, majestueusement, propose à Nicolas Bordas de devenir président de la commission d'application de son excellent programme !

 

(c) Photo Olivier Roller


Frank Tapiro s'est marié ce week-end, mais a continué son militantisme anti-Dieudonné.

 

Message du 02/06/09 à 08h35
De : Frank Tapiro <frank.tapiro@hemispheredroit.com>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>
Objet : Nous sommes tous des sionistes européens


Hello David

Voici le Communiqué à faire circuler.

J'attends tes commentaires avec impatience.

Biz

Frank


Frank Tapiro
Président
hemisphere droit

 

Nous sommes tous des sionistes européens. Portez ce badge le 7 juin 2009 pour aller voter aux européennes et dire non à la liste antisioniste de Dieudonné. Avec le publicitaire Frank Tapiro nous avons mis au point une campagne destinée à sensibiliser l'opinion publique sur le danger que Dieudonné représente pour la démocratie et à montrer que les juifs et les amis d'Israël et de la démocratie (quelque soit leur obédience politique) n'acceptent pas cette liste qui, sous un faux nez, cache un réel antisémitisme. Le droit de critiquer l'Etat d'Israël est évident, il en est tout autre de la négation de son existence et de l'appel à sa destruction. Nous avons mis en ligne sur Facebook un « évènement » pour appeler les électeurs à porter ce badge le 7 juin, jour des élections européennes. Vous pouvez le télécharger et l'imprimer (format 13X18). Si vous n'aviez pas prévu d'aller voter, il est tant de changer d'avis ! Nous comptons sur vous tous !

Alex Moïse


De : Alain Chouffan <achouffan@wanadoo.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 29 mai 2009 23:42
Objet : Dieudonné / Alain chouffan


David,
Comme promis voici ma réponse à Philippe Gavi.
Ecoute ce rap de Dieudonné :

 

 

Mon cher David,

Revenir sur les explications données par mon ami Philippe Gavi pour justifier ses raisons de faire un livre d'entretiens avec Dieudonné serait trop long. Comme Josyane Savigneau (blog du 22 mai) je trouve ses explications absolument pas convaincantes, trop longues, et même ennuyeuses. Mais voilà. Journaliste comme Gavi, je ne peux le critiquer d'aller interviewer Dieudonné. C'est son choix. Ce n'est pas le mien. Mais il faut le respecter. Je rappelle Voltaire, déjà cité (22 mai) par notre sympathique Axel Brucker : « Je hais vos idées mais je me battrais jusqu'au bout pour que vous puissiez les exprimer ». Donc, je vais me battre pour que Dieudonné puisse exprimer ses idées. Le problème, c'est qu'on les connaît déjà. Et plutôt que de polémiquer avec Gavi, je me suis amusé - disons que j'ai plutôt bossé - pour retrouver toutes les déclarations de Dieudonné sur les Juifs. A la lumière de ce que Dieudonné a dit ces dernières années, je pose une question à Philippe quand il aura terminé son livre d'entretiens avec lui : Dieudonné peut-il confirmer tous les propos ci-dessous qu'il a tenus dans différentes interviews ?


1°/ Les Juifs, une secte, une escroquerie


Q.- La première charge anti-juive date du 22 Janvier 2002. Parce que vous n'avez pas reçu de financement de la part du CNC pour votre film « Le code noir » sur l'esclavage, confirmez-vous ce que vous avez dit, ce jour-là, dans une interview à « Lyon Capitale » ?
Dieudonné : « Le racisme a été inventé par Abraham. Le « peuple élu », c'est le début du racisme. Les musulmans aujourd'hui renvoient la réponse du berger à la bergère (...). Pour moi, les juifs, c'est une secte, une escroquerie. C'est une des plus graves parce que c'est la première. »


(Dieudonné fut condamné, pour la première fois, pour ces propos bien plus tard, en Février 2007 par la Cour de Cassation)


2°/ Le lobby juif déteste les Noirs


Q.- Vous récidivez, en octobre 2002, sur le site Blackmap.com. Confirmez-vous votre déclaration ?
Dieudonné : « Je pense que le lobby juif déteste les Noirs ! Etant donné que le Noir dans l'inconscient collectif porte la souffrance, le lobby juif ne le supporte pas, parce que c'est leur business ! Maintenant, il suffit de relever sa manche pour montrer son numéro et avoir droit à la reconnaissance »


3°/ Je referai ce sketch


Q.- En décembre 2003, au cours de l'émission de Marc-Olivier Fogiel, on ne peut pas plaire à tout le monde sur France 3, vous apparaissez, déguisé en juif extrémiste, en dénonçant « l'axe américano sioniste », et vous concluez votre sketch par un salut nazi. Referiez-vous le même sketch aujourd'hui ?
Dieudonné : « Oui. Car poursuivi pour diffamation raciale, j'ai été relaxé le 27 mai 2004 par le tribunal correctionnel de la ville de Paris, jugeant que mes propos ne présentaient pas un caractère diffamatoire à l'égard des juifs. »


4°/ Ils ont la main basse sur tous les médias


Q.- Cette affaire du sketch est suivie d'une série de propos violents dans la presse. Confirmez-vous aujourd'hui ce que vous affirmiez, en janvier 2004, au journal « The Source ».
Dieudonné : « La population juive n'aime pas que je dénonce certaines de leurs manipulations médiatiques. Quand ils se plaignent de racismes, il faut arrêter. Il n'a pas d'antisémitisme en France (...) D'où viennent ces pressions, si ce n'est de ces gens que j'accuse d'avoir organisé un lobby puissant et d'avoir la main basse sur tous les médias ? »


5°/ Israël a financé l'apartheid


Q.- Confirmez-vous aujourd'hui que « les juifs sont des négriers » comme vous l'affirmez au Journal du Dimanche, le 8 février 2004 ?
Dieudonné : « Ce sont tous les négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et aujourd'hui dans l'action terroriste qui manifestent leur soutien à la politique d'Ariel Sharon. C'est Israël qui a financé l'apartheid et ses projets de solution finale ».

(Il sera condamné pour ces propos, en novembre 2007)


6°/ Les sionistes détiennent les commandes


Q.- Et cette déclaration dans « 24 heures », en décembre 2004 ?
Dieudonné : « Aujourd'hui, ce sont les sionistes qui détiennent les commandes. [Bernard-Henri Lévy] soutient comme beaucoup de « penseurs » un mensonge politique monstre, assis sur une escroquerie qui se sert du drame de la Shoah. En France, la domination des sionistes est objective : ils possèdent des réseaux extrêmement puissants... »

7°/ Les juifs ont soufferts moins que les Noirs


Q.- A Alger, lors d'une conférence de presse, en février 2005, vous êtes accusé de lier la Shoah à l'expression « pornographique mémorielle ». Vous tentez de vous justifier en expliquant avoir emprunté cette citation à l'auteure juive Idith Zertal pour parler des commémorations de la Shoah, et non de la Shoah elle-même. Vous êtes à nouveau poursuivi, et condamné à 7 000 euros d'amende pour diffamation publique à caractère racial. Qu'avez-vous voulu dire exactement ? Vous êtes quand même plus clair dans votre interview à l'Echo d'Oran » quand vous déclarez :
Dieudonné : « Si le projet d'installer une domination sur la planète existe bien, je crois que Paris en serait la Capitale. C'est quand même amusant de voir à quel point le pouvoir sioniste en France va jusqu'à priver une partie de la population du devoir de la mémoire. Les juifs ont soufferts moins que les Noirs. On ne parle que des chambres à gaz, mais les Noirs ont été jetés vivants à la mer. »


8°/ Le sionisme est le sida du judaïsme


Q.- Ou dans cette interview à « L'expression », toujours en février 2005...
Dieudonné : « Nous sommes des sous citoyens. Nous n'avons pas les mêmes droits que les sionistes. Eux, dans une école, il suffit qu'un petit soit traité de sale juif pour que tout le monde se lève. Pour moi, le sionisme c'est le sida du judaïsme. »


9°/ Je soutiens Bruno Gollnisch


Q.- En mars 2005, un mois plus tard, vous vous solidarisez avec Bruno Gollnisch, exclu alors pour 5 ans de l'Université de Lyon III à la suite de propos controversés sur les chambres à gaz. Pourquoi ?
Dieudonné : « J'ai des positions politiques radicalement opposées mais je le soutiens car on est dans un Etat de droit, sous la pression d'un lobby qui se croit tout permis dans ce pays. »

10°/ La connerie des « sionistes »


Q.- Trois mois plus tard, en juin 2005, vous déclarez dans une interview à Novopress.info, émanation des « identitaires »
Dieudonné : « Je dénonce la connerie des « sionistes ». Je ne prononce pas le mot juif. Après mes différents procès, j'ai compris qu'il pouvait y avoir interprétation sur ce mot alors que sur le mot « sioniste » il n'y a pas d'interprétation possible ».

11°/ Le CRIF ? Une équipe de malfrats


Q.- A Alger, le 16 février 2005, approuvez-vous toujours vos propos lors d'une conférence de presse ?
Dieudonné : « Il y le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), cet organe d'inquisition qui est là - il y avait 17 ministres de la République et Raffarin en personne - et qui m'accuse maintenant parce que évidemment, le CRIF, faut toujours leur lécher le cul, à cette équipe de malfrats, cette mafia qui est en train d'entraîner la République française. Quand je travaille pour faire un film sur la traite négrière et que les autorités sionistes - parce qu'aujourd'hui ce sont des autorités sionistes - qui me répondent : ce n'est pas un sujet de film. Avec l'argent public, on fait 150 films sur la Shoah, moi je demande à faire un film sur la traite des Noirs, et on me dit que ce n'est pas un sujet. C'est une guerre qui est déclarée au monde noir, 400 ans d'esclavage même pas de la décolonisation. »


12°/ Faurisson ovationné


Q.- Le 11 novembre 2006, vous participez à la fête des « Bleu-Blanc-rouge » du FN, et là vous rencontrez Jean-Marie Le Pen qui deviendra plus tard, en Juillet 2008, le parrain de votre quatrième enfant. Enfin, lors de votre spectacle au Zénith, le 26 décembre 2008, vous faites monter sur scène le négationniste Robert Faurisson, et vous demandez à la salle de l'ovationner. Un technicien déguisé en juif, étoile jaune à l'appui, décerne alors à l'auteur un « prix de l'infréquentabilité et de l'insolence ». Est-ce là votre ultime provocation ?


Alain Chouffan


Message du 31/05/09 à 08h12
De : Revue Controverses <controverses@dialexis.org>
A : David Genzel <controverses@dialexis.org>
Objet : Invitation au deuxième Café-Controverses mardi 9 juin 2009 à 19h30

 

 

Francis Lalanne nous envoie une image de sa campagne.



Vincent Crouzet sort ce 3 juin Le seigneur d'Anvers chez Flammarion.

 


Message du 29/05/09 à 14h31
De : Sylvestre Rossi <sylvestre.rossi@wanadoo.fr>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>
Objet : Jean Toussaint Desanti


Cher David,

Dominique Desanti. La veuve du grand philosophe Jean Toussaint Desanti. Mon arrière grand mère est née demoiselle Desanti, mais ce n'était pas la même branche que Jean Toussaint, lequel était originaire de Vico, en Corse du sud, tout comme la première femme de Sarkozy, née demoiselle Culioli. Jean Toussaint Desanti est parti de Vico à vingt ans et est resté quarante cinq ans sans y retourner alors qu'il habitait à Paris, à une heure et demi d'avion de sa bourgade natale. Quand, finalement, il s'est décidé à y retourner il n'a pas reconnu sa maison. Lui qui a écrit des milliers de pages, il ne s'est jamais vraiment expliqué là dessus. C'est un mystère. Pourquoi une si longue absence ? Le voyage d'Ulysse a duré vingt ans, c'est déjà beaucoup. Quarante cinq ans sans voir sa maison natale, c'est démentiel. Peut-être une vendetta. Il a peut-être attendu que ses ennemis soient morts. Je n'en sais rien, mais c'est un vrai mystère. Desanti, un philosophe très intéressant qui a marqué plus d'une génération d'intellectuels et de penseurs Français. Il avait oublié la maison où il avait vécu jusqu'à l'âge de vingt ans. Mais, curieusement, il n'avait pas oublié sa langue natale qu'il parlait à la perfection. Un mystère de plus.
Bien amicalement
Sylvestre


Message du 01/06/09 à 11h50
De : Christian Gatard <christiangatard@gatardresearch.com>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>
Objet : Le nouveau concert de Delphine Volange


Delphine Volange

est de passage sur terre les 17 et 24 juin prochain.

C'est au SENTIER DES HALLES,

50 rue d'Aboukir Paris 75002.

C'est à 20h.

On s'y retrouve ?

 


Demain, sort La maison Nucingen de Raul Ruiz. Je crains le pire...

 


Message du 31/05/09 à 19h47
De : Gérard Unger <gerard.unger@mediatransports.com>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>


Bonjour David,

Oui et non : chez Balzac, Nucingen représente le baron de Rothschild et symbolise donc l'argent, ce qu'un monarchiste comme l'était l'auteur de la Comédie humaine ne pouvait guère apprécier. Néanmoins, on sent chez Balzac une réelle fascination, voire une admiration pour le personnage et sa maitrise. Tout ceci est donc très ambivalent.

Amitiés

G. Unger


Message du 31/05/09 à 21h18
De : Richard Zrehen <r.zrehen@gmail.com>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>


Cher David,

Ton souvenir est bon, à ceci près qu'il s'agit d'un livre anti-juif plutôt qu'antisémite : Balzac ne s'intéresse pas vraiment à la supposée origine asiatique des Juifs et n'a pas encore absorbé la construction délirante alors en édification chez les indianistes britanniques et allemands, opposant les « aryens » aux « sémites ». Ce qui le captive, l'absorbe, lui l'impécunieux chronique, c'est : « Juif= argent », pas la tendance parasitaire, imitatrice ou féminoïde (comme l'authentifiera le Juif plein de haine de soi qu'était Weininger) censée aller avec le « sémitisme » de ces curieux anthropologues saxons.
Ah ! Raul Ruiz...
Amitiés,
Richard

 

Crise boulevard Saint-Germain...

 


Fabienne Dexidour nous relate l'événement Johnny Hallyday au Stade de France. On comprend mieux désormais toute l'épopée Optic 2000.

 

De : Fabienne Dexidour-Staut <fabienne.dexidour-staut@wanadoo.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 31 mai 2009 15:26

 


Cher David,

Commenter un évènement comme celui des « derniers mégas concerts » au Stade de France de Johnny Hallyday pour une « inconditionnelle » que je suis, c'est d'abord essayer d'être objective. Je me mets donc dans la peau d'une Dircom et j'oublie qu'à 14 ans j'ai fait ma seule et unique fugue à Marseille pour aller le voir en concert... Et qu'à titre personnel je l'ai rencontré, que je connais très bien certains de ses très proches. Pour avoir vu tous les grands concerts depuis des années, j'ai pu constater que l'organisation autour est de plus en plus phénoménale, tout est préparé, calculé, des mois à l'avance, pas de place à l'amateurisme. Johnny dit ce qu'il veut, suit tout, dans les moindres détails et personne ne peux lui faire accepter la moindre modification, c'est lui qui décide tout du début à la fin. Même Camus qui gère tout cela d'une main de maître. Johnny Hallyday est très lucide sur l'image qu'il véhicule, il sait qu'il doit tout à son public et en termes de priorité, tout est fait afin que ce public qui le suit depuis 50 ans soit heureux. Il sait aussi, pour être un angoissé et un grand timide que pour que le show soit un succès il lui faut « un réglage parfait de tous les éléments d'un spectacle » afin de pour pouvoir se donner au maximum. Pour cette dernière tournée, conscient de son âge, il lui fallait un show plus sobre afin de ne pas être ridicule et l'objectif était de dérouler les chansons marquantes de sa carrière (choix drastique et difficile), pour tous les âges de son public et pour définitivement « clouer le bec » à ses derniers détracteurs. Ce qui est preuve d'intelligence de sa part. Johnny Hallyday « caricaturé depuis des années » est tout sauf un con. C'est un homme qui sait où en est son parcours aujourd'hui. Invitée donc en Tribune Officielle vendredi et samedi soir, je savais que le spectacle des coulisses et de l'arrivée des vip se déroule toujours d'une manière hyper contrôlée. Dès Parking O le seul pour les vip, des agents de sécurité accompagnent tout vip, d'abord vers le dessous de la tribune, le fameux couloir près de sa loge, puis vers le placement et / ou aussi vers la salle spéciale où les autres vip se retrouvent. Une organisation au service parfait aussi. Chaque vip sait à côté de qui il sera placé et là commence avant le show, les arrivées des stars et des politiques sont super chronométrées. Des caméras sont fixées sur chaque arrivée, prévenues à l'avance comme pour les photographes attitrés. L'arrivée d'Alain Delon avec Mireille Darc, son mari ainsi que celle de Jean-Claude Darmon se font comme des entrées en scène, comme celle de Jean-Paul Belmondo et de sa nouvelle belle brune d'amoureuse, pas en même temps. Comme celle de Laurent Gerrat, de Liane Foly, de Mathilde Seigner, Jean Reno et plein plein d'autres... Celle des politiques s'étalent aussi, ils arrivent les uns après les autres... Jean-Pierre Raffarin, Jean-François Copé, Rachida Dati a fait la plus belle arrivée. En retard afin d'être la plus vue 100% de réussite et regards jaloux de ses amis politiques agacés... Son fils David Hallyday coproducteur du film avec Cyril Viguier (du docu passé sur FRANCE 3 cette semaine sur son père) vient sentir l'ambiance comme Camus afin d'aller rassurer Johnny « mort de trac » et Cyril lui règle les "incidents éventuels" sur les places des VIP. La sécurité a l'œil sur tout. Seuls les caméras autorisées et les photographes attitrés passent, les autres sont refoulés avec politesse mis très fermement. Quand Laetitia Hallyday arrive avec ses deux poupées Jade et Joy, Sylvie Vartan, son mari c'est le signe de départ que le concert va commencer. Mais il s'est écoulé 1H30 depuis l'arrivée des vip ! Tous shootés à leur place aussi, interviewés, re-shootés pour les médias en bas de la Trune, et interviewés par TF1 au fil des arrivées pour les deux premiers soirs. Toujours pas de place à la moindre faute sinon c'est la sanction qui tombe immédiatement sur les organisateurs... Deux constatations : - Le travail sur l'image est digne des meilleures recos de grands publicitaires - Un produit Hallyday au top de fin de carrière qui peut tout chanter mais dans la sobriété (plus question de se trémousser sur scène comme avant, plus besoin et plus l'âge - Une tenue plus sobre, des jeux de scène et des déplacements plus mesurés et un répertoire qui révèle au delà des différentes périodes évoquées qu'il sait tout chanter... et donc tout jouer ensuite au cinéma... son futur métier...) - Le travail sur ces cibles le public (de tous les âges et tous les CSP...) est que tout le monde doit pouvoir voir, qu'il doit être très proche d'eux et que tout le monde doit être respecté, la communion a pu s'effectuer malgré le gigantisme du Stade de France, par les écrans et par un déplacement en plateau pendant 3/4 d'heure de concert afin d'être plus prêt d'eux. Des micros sont placés uniquement près de certaines personnes en tribune choisies par les organisateurs et Johnny lui même. Une fois que tout est prêt c'est à dire que tout est sous contrôle, il sait alors qu'il peut y aller mais pas avant (il est informé seconde par seconde depuis sa loge de tout). Là ce qui est hallucinant c'est qu'il démarre en restant une minute sans parler débout pour bien remercier son public, et se laisser submerger par l'émotion... chanter pendant deux heures et 1/2... apparaître en super forme, puis finir de nouveau dans l'émotion avec la reprise de Bécaud : Et maintenant. Il a gagné tout le public pleure et tous les vip aussi ! Mais auparavant il avait pré-testé le spectacle en province et avait modifié tout ce qui ne lui plaisait pas. Je dirais donc que sur le plan de la réflexion stratégique, de la création, des medias c'est une campagne parfaite digne d'un très bon annonceur qu'est Hallyday aujourd'hui, c'est à dire un annonceur qui briefe bien son agence et d'après mes sources rémunèrent bien tous les différents métiers qui travaillent pour lui. (Oublié les choix hasardeux du passé...)


(c) Photos Fabienne Dexidour






David & Céline vont dans le même bateau


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David Genzel - dans Culte
29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 09:01

A 18h, rue de l'Odéon, nous rencontrons Dominique Desanti et Karin Muller. Elles sortaient d'un rendez-vous chez l'éditeur Arléa, qui se trouve dans l'immeuble où Dominique Desanti habitait pendant la guerre. Dominique et Karin allaient écouter Marie-Christine Barrault dans L'allée du roi puis ensuite dîner avec la comédienne qui restera toujours pour moi l'actrice fétiche de Ma nuit chez Maud. Dominique a bien connu Jean-Louis Barrault.

Direction Le Murphy's rue de la Chaussée d'Antin où Christian Gatard nous recevait pour la soirée parisienne du Research Club. J'ai eu le plaisir d'y retrouver après tant d'années Dominique Servant, la déléguée générale de l'Adetem.


Dîner ensuite chez Karim Achoui autour de Smaïn. Alain Chouffan nous a rappelé une des premières interviews qu'il avait faite de Smaïn il y a 15 ans pour Le Nouvel Obs. Karim et Smaïn, cousins d'adoption, se sont longuement entretenus de tous les événements qui défrayent la chronique en ce moment autour d'un miraculeux couscous. Il nous restera dans l'oeil la dédicace du dernier ouvrage de Karim à Smaïn, à 3h du matin.


Paru dans Stratégies de cette semaine :


Message du 28/05/09 à 12h46
De : Olivier Roller <olivier.roller@free.fr>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Encore bravo à toi, j'adore cette appellation : « consultant ».
C'est proche de conseiller non ?
Ce sera une prochaine série pour ce travail sur le pouvoir.
Sinon, j'ai envie de te photographier (pour l'une ou l'autre série : pub-conseil).
Mais comme on se connaît, ça me fait un peu peur.
J'ai peur de ne pas oser.
Mais il faut essayer non ?
Tu veux bien ?
Olivier


De : Dominique Cara <dcara.lahune@wanadoo.fr>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Jeudi, 28 Mai 2009, 17h10mn 42s
Objet : rencontres à La Hune


Cher David

Veuillez trouver ci-joint l'invitation pour nos deux prochaines rencontres.

Bien amicalement.

Dominique Cara

 


De : Louis Dumoulin <louis@booksmag.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 28 mai 2009 12:26
Objet : Books en kiosque !

 


Cher David,

Le Books de juin est en kiosque depuis ce matin. Sur la couv, en pleine page, Mao reprend la pose, le flambeau et la couronne de la statue de la liberté... tout cela, sans abandonner son petit livre rouge. Une certaine idée de la Chine, pays de contradictions assumées, qui hier a su négocié sa transition du communisme à l'économie de marché en créant le capitalisme d'Etat, et qui demain pourrait se faire le héraut du monde libre tout en restant à l'intérieur de ses frontières une dictature totalitaire. Pour comprendre cette Chine qui vient, Books porte son regard sur quinze livres écrits par des Chinois du continent, de Taiwan et de la diaspora. A découvrir aussi dans le magazine, Jews and Shoes, nouvel essai d'Ednan Nashron qui entreprend de raconter l'histoire juive... par la chaussure : de la Bible à Ben Gourion en passant par Lubtisch, et le mythe du Juif Errant ! Egalement au sommaire : "Faut-il brûler Les Bienveillantes ?" l'article de l'écrivain américain Daniel Mendelsohn à l'occasion de la sortie du roman de Jonathan Littel aux Etats-Unis, les bonnes feuilles d'un recueil de nouvelles sur la guerre d'Espagne, la dérive de la société italienne depuis le début des années 1990, l'humour au temps de la Grèce Antique, etc.

Bonne lecture !

Amitié,

Louis


Books
L'actualité par les livres du monde


De : Ariane Nahon <Ariane.Nahon@yr.com>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Jeudi, 28 Mai 2009, 16h26mn 26s


http://www.dailymotion.com/user/ASSOCIATION-ADIE/video/x9esy4_adie-spot-de-publicite-2009-2_fun?hmz=707265766e657874


Message du 28/05/09 à 16h22
De : Monique Thierry <mthierry@lequipe.presse.fr>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>
Objet : L'Equipe, Havas Sport et Louis Braille

 

A l'occasion du bicentenaire de la naissance de Louis Braille, la Fédération des Aveugles de France (FAF) crée l'événement en s'associant à la FFF et à l'équipe de France de Football lors du match amical France-Nigeria, le 2 juin prochain à Saint-Etienne. Afin de sensibiliser le grand public au handicap visuel, L'Équipe réalisera pour la FAF et la FFF, un feuillet événementiel qui sera converti en braille et en relief.

Ce feuillet inédit sera distribué le 2 juin en complément de L'Équipe dans tous les points de vente de Paris et sa région (100 000 exemplaires).
Ce dispositif unique permet de communiquer différemment et d'informer le plus grand nombre sur ce véritable problème de santé publique.

Ensemble !
Tel est le titre hautement symbolique qui a été choisi pour ce feuillet unique qui présentera les différentes actions menées sur le terrain par la FAF en collaboration avec Havas Sports & Entertainment : coup d'envoi du match France-Nigeria donné par la capitaine de l'équipe de France Cécifoot, échange de maillots entre les Bleus de Raymond Domenech et l'équipe de France Cécifoot de Toussaint Akpweh, maillots des joueurs floqués en braille puis vendus aux enchères.

 

Mardi 2 juin
A l'occasion du bicentenaire de la naissance de Louis Braille, L'Équipe s'affiche en braille.


Message du 28/05/09 à 12h49
De : Pierre de Bonneville <pierre@debonnevilleorlandini.com>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>


Suggestions de sujets de discussion pour votre prochain déjeuner : au lieu de parler du grand ministre des Sports qu'il faudrait aux Français, en citant Noah qui préfèrera toujours les coulisses de l'Olympia aux marches du perron de l'Elysée des Illusions ou citer Platini qui est Président, comment voulez-vous qu'il redescende simple ministre des pics niqueurs du dimanche et des sportifs les moins sportifs de la planète? Ou encore arriver à parler de Cantona, qui n'en a rien à battre de ces conneries de ministère de boule de pétanque et de gomme ? Je vous suggère de parler plutôt, par exemple, de Milou. Milou, le petit chien de Tintin. Et d'évoquer tous les pays où Milou ne s'appelle pas Milou. Et tous les pays où Milou s'appelle Milou : la France, bien sûr mais aussi la Finlande, l'Italie, en Tchéquie, en Suède. Voilà des sujets de discussions qui valent leur pesant de satisfaction et de découverte.

 

De : André Thomarel <athomarel@free.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 28 mai 2009 12:56
Objet :
Josyane Savigneau


Chers David et Céline,

j'étais hier à la terrasse du Flore et je me demandais ceci tout en ingurgitant ma énième bière, je me demandais : mon vieux, jusqu'où irais-tu pour réaliser ton plus grand rêve ? Bon, bien sûr, la première des choses c'est de savoir quel est ton plus grand rêve ? Alors j'ai réfléchi ferme tout en regardant de ma table le boulevard Saint-Germain, son effrayant et bruyant défilé de voitures et sa horde de passants accablés par la crise financière et la chaleur, et je suis arrivé à cette conclusion que mon plus grand rêve serait d'être interviewé par Josyane Savigneau en personne, cette écrivaine et journaliste au Monde que vous appelez si respectueusement et si justement dans votre blog « l'honneur du journalisme », cette femme de lettres si distinguée à l'écriture sublimée par les grandes pensées littéraires, notre Virginia Woolf à nous de la critique littéraire. Oh ! oui, oui, oui, mes amis de l'Odéon. Alors je me dis, voilà ce que je pourrais faire pour attirer son attention et voir se réaliser ce rêve. Manger une Clio toute crue au bord d'un trottoir en guise de sandwich pour me faire arrêter par le police sous les flashs des photographes ; manger la table du Flore avec des cacahuètes et des olives vertes en guise de souper pour me faire sortir bruyamment par le personnel, événement aussitôt relaté par un certain blog local bien connu de l'intelligentsia internationale ; me déguiser en Philippe Sollers en tutu et participer à la prochaine gay pride sur le boulevard avec mes livres autour du cou tel un histrion iconoclaste pour faire scandale dans le monde littéraire ; me rouler aux pieds de Josiane Savigneau en madras, pagne et collier chou au sortir du Monde et lui jurer que je serai son fidèle esclave jusqu'à la fin de ma vie pour la clouer de rire sur place. Oui David et Céline, voilà ce que je me disais à la terrasse du Flore et comme la mignonne serveuse s'approchait de moi avec son plateau et ma nouvelle Carlsberg, je lui dis quel était mon rêve et ce que j'avais décidé et elle me dit Monsieur, il suffit d'y croire dur, les rêves alors se réalisent toujours. Donnez-vous du mal Monsieur et je pense que votre rêve se réalisera, et elle a continué comme ça pendant un bon bout de temps, et alors je lui ai dit de s'asseoir à ma table, et elle s'est assise au lieu de faire son travail. Eh bien, cette fille avait raison mes deux amis, nos rêves se réalisent toujours quand on le veut vraiment, car au bout d'un moment, cette fille, je vous le jure, qui était en face de moi c'était Josyane Savigneau en personne, ça je vous le jure mes amis, mes amis, mes deux et tendres amis, et ce n'est pas Carlsberg qui me contredira... je n'avais bu qu'une pinte de bière de toute l'après-midi, je ne suis pas un poivrot tout de même.
Bien à vous,
André Thomarel

Auteur/ La jeune fille et la boule
Mécène de Vauvenargues, le moraliste
http://athomarel.free.fr

 

De : André Thomarel <athomarel@free.fr>
À : David Genzel david.genzel@gmail.com
Date : 28 mai 2009 12:56
Objet : Kréyol Factory


Chers David et Céline,

Après avoir bu une ou deux Carlsberg au Flore je suis allé voir l'exposition Kréyol Factory (Des artistes interrogent les identités créoles) à la Grande Halle de La Villette en compagnie d'un joli modèle photo style Sophie Marceau mais d'origine créole, sanglé dans une veste officier en laine à boutons dorés et chaussé de ces affriolantes sandales surélevées à talon décalé et bracelet de chevilles en liens de cuir métallisé dont je raffole tant elles mettent en valeur les beaux pieds de ces mignonnes, lorsque le joli modèle, après avoir avalé son sandwich au jambon agrémenté de cornichons, me dit :

- Tu ne crois pas que tous ces artistes antillais devraient cesser de prendre pour thème l'esclavage ? C'est lassant à la fin. Ne serait-il pas temps de tourner la page ?
- Moi, je ne le pense pas. L'esclavage c'est trois cents ans d'une histoire tragique de l'humanité qui appartient à tout le monde, à tous les hommes, à toutes les races. C'est le plus grand génocide de l'humanité et on n'en parle que depuis 30 ans peut-être. Il a été occulté de l'histoire. Il faut inlassablement continuer de le prendre comme thème artistique, d'écrire, de sculpter, de peindre, de poétiser, de créer là-dessus - d'autant que cette Histoire tragique se prolonge de nos jours avec l'esclavage moderne qui s'est installé sournoisement dans nos sociétés contemporaines. Il faudra œuvrer là-dessus jusqu'à la nuit des temps, tout comme pour la Shoa ; il ne faudra jamais cesser de s'en inspirer pour exprimer l'indicible, l'horreur des fonds de cale et des camps de la mort, car le temps passe, les générations défilent et l'oubli vient vite. Mais de mon point de vue il faut s'en inspirer sans acrimonie, sans esprit de revanche, sans véhiculer aucune haine envers quiconque, car on n'a rien à reprocher à nos contemporains. Ils ne sont pas responsables des tragédies de l'histoire. Oui, l'esclavage et la Shoa sont des thèmes éternels comme l'amour, la haine, l'avarice, l'ambition et rien ne vaut l'art pictural, tous les arts, pour véhiculer les thèmes éternels, le tragique de la vie, l'inhumanité foncière des hommes, car l'inhumanité était au cœur de l'esclavage et de la Shoa, comme elle s'inscrit encore et toujours dans nos conflits géopolitiques, voire dans notre quotidien.

- Dans ce cas d'une manière métaphorique pour faire de l'inépuisable thème, sans cesse repris et varié, une force universelle, minauda le minou qui avait fait des études aléatoires sur l'Art à l'Ecole du Louvre à ses moments perdus.

- Voilà, c'est ça. Mais c'est le propre de l'art contemporain. S'il exerce sur le spectateur des effets de choc, s'il nous soumet à des effets de surprise, la répétitivité du thème n'épuisera jamais le malaise moral. Alors, il nous transcende et nous unit dans les mêmes émotions, les mêmes interrogations, les mêmes sentiments et nous engage dans les mêmes nobles combats.

Bien à vous,

André Thomarel


Auteur/ La jeune fille et la boule
Mécène de Vauvenargues le moraliste
http://athomarel.free.fr



Dans Libération aujourd'hui, un superbe papier d'Eric Aeschimann sur Julien Coupat, post-situationniste plus qu'ultra-gauche.

 



David & Céline vont dans le même bateau


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David Genzel - dans Culte
28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 08:40
Hier, déjeuner chez Schwartz's avec Louis Gillet, Jean-Pierre Audour et Serge Grynkorn. Nous parlons remaniements ministériels, Allegre, Descoings, Girard. Et Louis Gillet s'exclame :
- On ne parle jamais depuis Maurice Herzog d'un grand ministre pour les sports, alors que c'est l'activité préférée des Français !
Et comme justification, les immenses résultats de Décathlon dans Capital de juin. Il faut donc chasser du lourd pour que le remaniement soit une vraie réussite. Alors, nous suggérons Platini et Noah !


- Frank Tapiro, surenchérit Céline, lui, aurait proposé la star de Cannes...
- Je pensais à Bernard Brochand !
Mais Céline s'exclame :
- Eric Cantona, bien sûr !



Christophe Girard était à la Nuit Blanche de Tel Aviv. Il a dû sourire en apprenant le nom du nouvel ambassadeur de France en Israël : Christophe Bigot !

Message du 27/05/09 à 11h08

De : Patrick Jelin <pjelin@axialys.com>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : Culte dans tous les pays du monde



Culte, dans tous les pays du monde !

Voici un relevé de Tag à Tel Aviv.

Sincèrement


Hier soir, chez Bookstorming, la librairie de La Maison Rouge, Jean Daviot nous dédicace Boomerang en se référant à Héraclite.

 

En sortant de la librairie, une scène miraculeuse à la Russ Meyer ! Valérie Solvit arrive dans son coupé Mercedes devant La Maison Rouge...

 

Diva et Divine à la fois !

 


Clara Morgane, avec qui je partage l'adoration de l'oeuvre de Charles Matton, participe à une campagne emblématique de sensibilisation contre le viol du Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV), association française, créée en 1985 par des professionnels de la santé, afin d'assurer un soutien permanent à toutes les personnes concernées par le viol.


 

Message du 27/05/09 à 12h24
De : Sylvestre Rossi <sylvestre.rossi@wanadoo.fr>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>
Objet : Coupat Homo Politicus


Cher David,

J'ai lu l'interview-récit de Coupat. Il s'exprime un peu comme un Gourou du genre parano, ça faisait longtemps que je ne lisais plus ce genre de truc, ça rappelle les situs des années soixante-dix. C'était, déjà, en ce temps là plus intéressant que Krivine, Cohn-Bendit et Georges Marchais. Forcément, aujourd'hui, ça demeure plus intéressant que Besancenot, Cohn-Bendit et Marie-Georges Buffet... Mais bon. Ce n'est pas forcément plus intéressant que Joseph Ratzinger ou Woody Allen, ça se laisse lire, en tous cas, on hausse les épaules parfois, on sourit aussi, on soupire à l'occasion, on pense à Mouna Aguigui qui discourait place Beaubourg avec ses Pin's et son béret basque. On se dit, enfin, que c'est du délire et tant qu'à choisir un délire plutôt qu'un autre, on préfère celui d'Ernest Hello.
Pour conclure sur une note gaie, un petit cadeau : Une oraison funèbre par Paul Meurisse, paraphrasant Bossuet : "Oscar Hui se meurt, Oscar Hui est mort "


http://www.youtube.com/watch?v=cm7Al-4SmBs&feature=related

Bien amicalement
Sylvestre

 

A la librairie du Pont Retrouvé, Pierre Le Tan est en vitrine, avec Rencontres d'une vie.

 


Guy Peellaert expose au musée Maillol.

 


Rue de L'ancienne comédie, l'obésité et son remède...

 

Un milliard.
C'est le nombre d'humains en surpoids.

Parmi eux, 300 millions d'obèses.

Une étude anglaise assure que ce milliard de "gros"

équivaut à un milliard de tonnes de CO2 en plus par an.

Pas bon pour le climat, disent-il.


Dans Le magazine littéaire de ce mois, en événement, Romain Gary et en sublime photo, Gérard Genette par Olivier Roller...

 

(c) Photo Olivier Roller

 





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David Genzel - dans Culte
27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 09:03
(c) Photo Louis Monier

Josyane Savigneau me donne une vraie leçon de journalisme. J'avais bien entendu lu l'interview de Julien Coupat dans Le Monde, mais j'avais été hérissé par la forme, surpris que Le Monde coupe une question et sa réponse, etc.

De : Josyane Savigneau <savigneau@lemonde.fr>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Mardi, 26 Mai 2009, 17h44mn 24s


Cher David,
Avez-vous lu l'entretien avec Julien Coupat dans Le Monde d'hier ?

Les entretiens écrits c'est toujours assez compliqué, mais il n'y avait pas le choix. Je ne vois pas pourquoi on aurait censuré Coupat quand il dit du mal du Monde. Si on avait mis en page autrement, ce n'est pas une question qu'il fallait basculer sur le net, mais 6 ou 7. Moi, je suis très vieux jeu, je pense que le NewYork Times, avec sa maquette à chier, est un excellent journal parce qu'il y a du contenu. Et hier j'étais contente de mon journal, ce qui ne m'arrive pas tous les jours, parce qu'il y avait du contenu. Et la dictature de la maquette, les articles n'étant plus que du gris pour habiller les photos, je crois que la presse écrite sur papier en meurt, comme le disait bien Marcel Gauchet dans l'entretien qu'il m'avait accordé, si on veut encore lire sur papier c'est qu'on veut lire des choses de fond, pas regarder seulement des images, il y a de meilleurs lieux que le papier pour ça.

Amitiés

Jo S

 

De : Louis Monier <louis.monier@club-internet.fr>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Mardi, 26 Mai 2009, 17h10mn 45s
Objet : L'acquittement ?


Coup de fil de mon Ami Nedim Gursel depuis Istanbul : le jugement est reporté au 25 juin, celui-ci est triste et déçu. Bonne soirée.
Louis

 

Josyane Savigneau ou l'honneur du journalisme. En revanche, ce matin, Philippe Lançon atteint le mur du çon avec son papier dans Charlie Hebdo sur Stéphane Guillon, stratège et bouffon. Dénoncer Stéphane Guillon pour justifier que Philippe Val puisse le virer de France Inter est plus que douteux : salaud !

 

 

De : Axel Brucker <trailersmuseum@orange.fr>
À : Christine Juppé-Leblong <christine.juppe-leblond@education.gouv.fr>
Envoyé : mardi 26 mai 2009 15:55


Bravo Christine ! Tu devrais jouer aux Courses...
A ce soir ?
Axel


De : Christine Juppé-Leblond <christine.juppe-leblond@education.gouv.fr>
A : Axel Brucker <trailersmuseum@orange.fr>
Envoyé : mardi 26 mai 2009 14:47

Objet : Info Prix de l'Education... Le Ruban... d'or !


Eh oui...

Le prix de l'éducation est à nouveau une palme d'or !

Fortiches, les profs... !

Après Elephant et 4 mois, 3 semaines, 2 jours, voici Le Ruban blanc, ruban d'or... un pur et dur bonheur de cinéma !

C. Juppé

Le Ruban blanc, Haneke

Cannes 2009

Palme d'Or... Prix de l'Education Nationale


Ou plutôt l'inverse... car il n'est jamais inutile de le rappeler le Prix de l'Education précède de 24 heures la Palme d'Or ! Aucune influence possible dans ce sens là ! Juste du talent partagé par anticipation !

Sur 7 prix de l'Education, 3 Palmes d'Or... c'est dire que quand une œuvre s'impose, elle s'impose à tous...

Les vraies œuvres d'art rassemblent et ne se contestent pas.

Le Ruban blanc fut une évidence immédiate : il y avait là un sujet important, une écriture parfaite, une esthétique subtile, une force profonde.
Un film majeur. A la croisée de tous les arts.
Chacun est sorti de la salle ébahi, ébloui, transformé.

Ce film là parle en effet à chacun, par le beau truchement d'une histoire lointaine, de sa propre histoire. Le bien et le mal, la faute, la punition, la culpabilité, la rédemption, la pureté, autant de fragments de conscience coupants et brûlants qui ne nous quittent pas et depuis tant de temps.
Et il en parle en beauté noire et blanche, en grâce acérée, en esthétique éternelle.

Il ne « fera pas polémique » comme nos précédentes « palmes » tant il montre peu de ce qu'il nous dit. Pudique et retenu, violent du dedans... politiquement correct du dehors. Un film secret, à lire entre les images pour ceux qui le peuvent et le veulent.

Bravo jury sensible et généreux, intelligent et cultivé, mature et joyeux.
Votre choix vous honore. Votre choix nous importe, m'importe.
Vous faites, à Cannes, un travail terriblement difficile : distinguer dans le flux immense des images passantes de l'année, celle qui restera avec nous. Le Film. Notre Film contre 42 autres !
Celui qui apprendra à nos enfants à reconnaître une forme inédite du beau, à comprendre à quoi et pourquoi on la reconnaît puis à la questionner, la partager, la transmettre.
Celui qui les fera grandir, avancer, apprendre à risquer, apprendre à vivre.

Le film d'Haneke est de ces œuvres là, bien ancrée dans l'histoire, bien au bord du présent, du vivace et du bel aujourd'hui.
Le Ruban blanc, comme l'a dit Anne Alvaro, présidente du jury 2009, « produit de la pensée ». Il donne aussi du bonheur : celui d'avoir le sentiment d'être, avec les autres, au cœur de l'Humain.


Christine Juppé-Leblond
Inspectrice générale de l'Education Nationale.
Chargée du cinéma et de l'audiovisuel.


(c) Photo Olivier Roller


Message du 26/05/09 à 23h04
De : Anna-Patricia Kahn <apkahn@mac.com>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>
Objet : Dans le train

 


Meine liebe Céline, mon cher David,
il n'y a que quelques heures que j'ai quitté les quais de la Seine et votre ruche germanopratine: Merci encore à vous deux pour ce réjouissant déjeuner ainsi qu'à Marceline-la Flamboyante et à Armand - Etoile du matin (et du soir, bien sur). Quelle rencontre ! À l'aune de ces deux-là : espiègles et graves, drôles mais jamais cyniques, de vrais « Menschen »... Dans le très franco-allemand TGV-ICE qui me ramène à Munich l'atmosphère est faussement studieuse et pas du tout silencieuse: Les diverses cloches, sirènes et faux accords des portables carillonnent: Les voyageurs y pressent leurs oreilles comme sur une joue aimée et hurlent : « Vouivoui Chéri on aura 20 minutes de retard », susurre l'une, tandis que l'autre dans mon dos ne lui répond pas mais hurle plus fort encore: « T'as raison ce n'était qu'un client de passage, on s'en tape et mes notes de frais, j'en fais quoi hein ? » Le train entre les deux rives du Rhin c'est un peu comme d'assister aux premiers pas de valse du couple franco-allemand... Les contrôleurs papotent dans un bilinguisme approximatif mais touchant et pour un non averti c'est en plus comme de regarder le foot: On ne reconnait son équipe qu'à la couleur : Sauf que sur ce terrain-là le contrôleur français est en vert de gris alors que l'allemande uniformée porte le bleu royal. Je n'ai pas eu le temps de revoir l'exposition « Silences » au musée d'art moderne de Strasbourg. Magnifique et déroutant. Tant mieux. Ca change du convenu. Marin Karmitz a invité des artistes pour occuper l'espace entre les mots: Il ouvre son labyrinthe sur une œuvre d'Annette Messager faite d'ombres et de premières fausses impressions. On tourne comme sur soi-même entre des murs blancs pour se retrouver dans le dédale de Joseph Kosuth : On y marche sur la pointe des pieds entre des piles de livres posées à même le sol et on cherche sa sortie (ou son entrée). Voilà ce que déclenche le passage entre ces œuvres. Un nouveau virage brusque sur la droite et la présence-vide (oui, cela existe) des visages de cire des écoliers de Tadeusz Kantor vous saisit à la gorge. On les laisse derrière soi pour se retrouver devant une porte entrouverte: Happé subitement dans l'intimité de la mère et belle mère de Ilja et Emilia Kabakow : On fait les 100 pas dans 50 mètres d'un couloir/quotidien soviétique. Qui tient bon peut presque humer à plein nez l'odeur aigre de l'enfermement. Georg Baselitz est le dernier a vous tenir tète par sa toile: A l'envers, comme toujours puisque rien ne va plus. Karmitz donne si bien à voir, car me semble-t-il, il a gardé son troisième œil grand ouvert, comme aurait pu l'écrire Theodor Reik.

Bonsoir. Je vous embrasse ainsi que Marceline et Armand...
Anna-Patricia Kahn


Message du 26/05/09 à 10h39
De : Jean Daviot <jean@daviot.net>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>
Objet : signature du livre BOOMERANG


Signature du livre BOOMERANG
Le mercredi 27 mai 2009 de 18h00 à 20h00
À la librairie Bookstorming / Maison Rouge.

 


Message du 26/05/09 à 10h41
De : Patrick Jelin <jelinblog@jelin.net>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>
Objet : A l'âge des culottes courtes

Juste Une Photo


Melisey (Bourgogne)


A l'âge des culottes courtes, je passais mes vacances dans un petit village de province où la vie semblait s'écouler sans trouble et sans stress. Le Déluge est près de Méru dans l'Oise, avec des fermes et des habitations regroupées autour de l'école, de l'église, de la mairie et du monument aux morts de la grande guerre. Le 13 juillet, on défilait avec, un lampion au bout d'un bâton, en suivant la fanfare menée par le garde champêtre battant tambour. Un bal faisait tourner les robes à fleurs aux manches gonflantes, au milieu des pétarades déclenchées par des gamins qui se planquaient pour fumer dans le noir les horribles P4. On était dans « la guerre des boutons » le film d'Yves Robert. Le lendemain tous le village se retrouvait autour du monument au mort, le maire déposait une gerbe, baragouinait deux mots, puis tout le monde filait vers le préau de l'école où une kermesse était organisée. C'était la fête du saucisson, du pâté de canard et du Pinault noir, on parlait énormément vélo. Au centre de la cour de l'école s'élevait un mat en haut duquel le plus débrouillard des adolescents allait s'emparer d'un magnifique jambon en s'attribuant du même coup les regards tant espérés de la plus belle fille du village. Le jour suivant le calme revenait, le bar tabac redevenait le centre unique d'une agitation incertaine. Il reste encore des villages comme celui de mon enfance, mais le bar-tabac n'y est plus, ce n'est plus rentable, le boulanger est parti s'installer en ville, les maisons semblent vides, l'église tombe en ruine, les jeunes ont rejoint la ville. Comme à Melisey on continue à faire comme si...


Message du 26/05/09 à 11h20
De : Pierre de Bonneville <pierre@debonnevilleorlandini.com>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>
Objet : Un peu d'air pur dans ce blog confiné


« Julie-Marie Parmentier est dans le dernier film de Jacques Rivette : 36 vues du Pic Saint-Loup »...
Moi j'ai une 37 vues du Pic Saint-Loup à proposer...



Moullet Bru Foutue Betty ?


A propos d'édition, connais-tu, mon cher David, la maison d'édition baptisée EDITION IMPROBABLE, créée en 2005 par un publicitaire toujours en pleine action et encore plus souvent en pleine réactivité ?

Hum ? La connais-tu ?

Et connais-tu ses particularités très particulières ?

Hum ?


Message du 20/05/09 à 13h03
De : Christian Gatard <christiangatard@gatardresearch.com>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>
Objet : Soirée du Research Club Paris vous invitent à la soirée du Research Club Paris



Gatard et Associés vous invite le 28 mai prochain à la soirée parisienne du Research Club, dont il est le sponsor ce soir-là. C'est au Murphy´s House, 10 rue de la chaussée d´Antin, 75009 Paris.

A partir de 18h30 jusqu'à tard...

 

 

 


Info ici http://www.theresearchclub.com/researchclub-france.asp
et sur e-dito.com http://christiangatard.wordpress.com/category/au-cabinet-de-curiosites/

 

Le Research Club est une manifestation sociale ouverte à tous les intervenants du secteur des études de marché pour se tenir informé des dernières évolutions, créer de nouveaux contacts et développer les relations en cours. Fort de son succès grandissant depuis plus de cinq ans à Londres, et plus récemment en Allemagne aux Pays-Bas, le plus grand réseau des études de marché se déplace à Paris le 28 mai prochain, au pub Murphy´s House. Ces rendez-vous, tels que ceux qui se sont tenus à Francfort, Hambourg, Londres, Amsterdam, et maintenant Paris, sont autant d´opportunités de rencontrer des confrères et d´entretenir votre réseau tant national qu´international. Tout ceci dans un contexte informel et décontracté avec rafraîchissements et canapés à volonté.

Christian Gatard et Thierry Tricard


De : François Groslière <fgrosliere@nat.fr>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Mardi, 26 Mai 2009, 14h45mn 36s
Objet : Alain Chanone on the croisette 2006

 


Salut David,
J'ai évidemment bien entendu parler de ce film (Quand j'étais chanteur) et de notre crooner Auvergnat « Alain Chanone ». Je ne pourrais pas juger ce film car je ne l'ai pas vu et je ne pourrais pas le voir ce soir étant pour une soirée sur le développement durable en haut du Puy de Dôme (notre Fuji Yama à nous). Tout ce que je peu dire, c'est que grâce à ce film Notre Alain Chanone Régional d'Auvergne a été au Festival de Cannes 2006 sité parmi les 20 films en compétition. Ce n'est pas tous les jours que l'on sert de modèle au Grand Gégé Depardieu... et que l'on a un Auvergnat « on the croisette »... !!!


Le correspondant et peintre de David Genzel dans les volcans.
François Grosliere
www.grosliere.biz
Et biz à vous 2.


Date : 26 mai 2009 09:34
De : Bernard Moors <bernardmoors@free.fr>
À : Gérard Unger <gerard.unger@metrobus.fr>

Cc : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Objet : 1%, détails annexes


Bonjour,

Tous les membres du 1% pour la planète vous remercient de votre geste qui va permettre à cette belle association d'être mieux connue. Petits détails avant impression : nous envisagions de mentionner verticalement « espace offert gracieusement par Métrobus ». Cela vous convient-il ? De même pour faire connaître votre engagement, nous envisagions de le faire savoir à la presse professionnelle et environnementale par un communiqué de presse, en liaison avec votre service de presse, pour la rédaction et la date : maintenant ? Lors de la sortie des premières affiches ? Pouvez-vous nous indiquer avec qui poursuivre cette réflexion afin de ne pas vous prendre du temps sur ces détails.

Avec nos remerciements renouvelés.

Bien à vous,

Bernard Moors

 

Place Saint-Sulpice, à l'entrée du Salon du théâtre, ce pochoir culte...

 






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David Genzel - dans Culte
26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 09:14
Pour conjurer la crise de la presse, les "gens des media" devraient faire appel à la pertinence de certains consultants extérieurs. Francis Szpiner, par exemple, pourrait expliquer à Edouard de Rothschild pourquoi Libé ne fonctionne pas. Les responsables du Groupe Amaury pourraient consulter avec efficacité Luc Moullet. Hier soir, Luc Moullet, à la librairie Ciné Reflet a proposé une analyse comparative de L'Equipe et d'Aujourd'hui Sport absolument fabuleuse.


Emmanuel Burdeau, Dominique Païni assistaient à cette performance.



Message du 25/05/09 à 23h36
De : Monique Thierry <monique.thierry@club-internet.fr>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>


David,

Je l'avais déjà bien repéré sur le blog le rendez-vous de ce soir pour lecture de L'Equipe à la librairie Ciné Reflet. Sauf que L'Equipe je connaissais bien sûr, mais en revanche Luc Moullet beaucoup moins bien, parce que même même très cinéphile, il y a des chemins où je n'étais jamais allée. Et donc renseignements pris, il s'avère que le sieur est un sportif de surcroît !

Alors je me dis ça c'est du mollet de cycliste à tout le moins, et un réalisateur qui a tourné un Brigitte et Brigitte avec entre autres acteurs Claude Chabrol, Samuel Fuller, Eric Rohmer et André Téchiné, ça mérite le respect, ça frôle même l'idolâtrie. Critique aux Cahiers du Cinéma, là c'est le déclencheur ! Un type drôle et initié va me faire une lecture très décalée de mon journal préféré. J'ai finalement retenu de ce moment très attendu un décryptage très orienté et que voilà une drôle d'idée de lire L'Equipe sans jamais le lire, posé sur la table, aux côtés d'Aujourd'hui Sport.
Lecture circonstanciée... d'Aujourd'hui Sport, après avoir fait remarquer qu'ils « appartiennent » à Marie-Odile pour l'un, à Aurore Amaury pour l'autre. Euh... déjà ça commençait mal. Qui est maman, qui est fifille ? Aujourd'hui Sport ne traite finalement que de deux, trois au mieux, sports majeurs : le foooooot, le rugby, et accessoirement pour l'heure de tennis. Il y a des mots fléchés, des mots croisés, des pronostics, du turf, du people, tout ça pour attirer le chaland à 0,50 euros vs 0,95 euros pour L'Equipe, voire plus le samedi parce ce jour là il y a un magazine illustré qui n'a qu'un intérêt relatif. Petite précision : les prix de vente de L'Equipe et du Parisien ont été bloqués pendant une dizaine d'années, pendant que le reste de la presse, lui...


Et il n'y pas que du people dans Aujourd'hui Sport, mais aussi du thriller, du sexe (Le Barça ne pense qu'à ca), une vraie leçon de sémiologie. Le cycliste est réapparu quant il s'est agi de dopage (Tom Boonen et la cocaïne) : pourquoi ne pas faire des tests aux réalisateurs qui c'est bien connu se shootent au moins aux amphés ! Dans L'Equipe on ne parle de dopage que du mardi au vendredi, pour meubler. Et à faire remarquer que, sur la photo d'Aujourd'hui Sport, Laurent Jalabert, notre Jaja national, ne ressemblait pas à un entraîneur. Passons sur les photos pas signées, achetées chez Reuter (chez L'Equipe, ils ont leurs photographes, et non des moindres).


Au sortir de tout ça, il est resté une certitude : hors la lecture des PA du lundi et le prix, le format difficile à déplier dans le métro, accessoirement que le journal, dans un temps lointain reproduisait in-extenso des articles des Cahiers sans jamais les citer (il me semble en effet qu'à l'époque que Jacques Goddet et André Lafargue, critiques au Parisien avaient essayer d'intégrer des pages cinéma dans le journal pour attirer des lecteurs, mais ça n'avait jamais marché), mon journal préféré finalement ne souffre pas tant de vraie critique sur le fond, mais suscite pas mal de rancœur ! Ben tant pis.


Cette première idée m'allait pourtant bien. Le parallèle pouvait être prometteur :

 

Bonne nuit !
Monique


De : Ciné Reflet <cine.reflet@wanadoo.fr>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Samedi, 23 Mai 2009, 17h55mn 41s
Objet : Rencontre Xavier Giannoli - Ciné Reflet


Ciné Reflet vous invite à rencontrer :
Xavier Giannoli
mercredi 3 juin à 19h

Rencontre, autour d'un verre, sur son travail de cinéaste,

ses préférences de spectateur, ses expériences Cannoises.


Son quatrième long-métrage A l'origine
avec François Cluzet, Gérard Depardieu, Emmanuelle Devos
est sélectionné en compétition officielle du festival de Cannes 2009.


C'est sa deuxième sélection après celle de Quand j'étais chanteur en 2006.

Il est producteur d'Olivier Assayas en 2002 et 2004 pour Demonlover et Clean.

En 1998, à Cannes, il remporte la Palme d'Or du court-métrage avec L'interview également victorieux du César du meilleur court-métrage.


Son premier film, documentaire, L'oeil humain : une analyse de A nos amours de Maurice Pialat, produit par le CNDP en 1999 n'apparaît jamais dans ses filmographies...


Librairie Ciné Reflet 14, rue Monsieur le Prince 75006 Paris - Métro Odéon
tél. : 01 40 46 02 72 tlj de 13h à 20h, parfois le dimanche
cine.reflet@wanadoo.fr

http://www.myspace.com/cinereflet


Ce soir sur France3, Quand j'étais chanteur, de Xavier Giannoli. Le dernier plan du film est cultissime.



Hier, formidable déjeuner de retrouvailles au Flore. Marceline Loridan-Ivens et Armand Morgenzstern ne s'étaient pas revus depuis 50 ans...

 


Les Lettres de Bernard-Marie Koltès viennent de paraître aux éditions de Minuit.

 

"Chronique parisienne :

une nouvelle pub me fait beaucoup rire :

elle est rédigée ainsi :

Sida : ne restez pas dans le noir.

Chaque fois que je passe devant,

je murmure avec un accent anglais

digne de la bière rousse de George Killian :

moi, je reste, et alors ?"

 

Message du 26/05/09 à 08h29

De : Richard Zrehen <r.zrehen@gmail.com>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>
Objet : Montaigne, Figures du Savoir, Nouveaux chemins de la Connaissance


Aujourd'hui 26 mai, Raphaël Enthoven reçoit Ali Benmakhlouf dans Les Nouveaux chemins de la Connaissance, sur France Culture, à 17h. Ali Benmakhlouf, qui a publié un Montaigne aux Belles Lettres en 2008 (le 42e titre de la collection Figures du Savoir) , parlera de Montaigne et les Cannibales.
RZ


J'ai envoyé un sms hier matin à François Dumoulin pour lui signaler que son "Rustique" était inséré dans le blog. François m'appelle :

- Je suis dans l'ambulance qui me conduit à Bichat avec de sympas pompiers de Vesoul. Je viens d'être renversé à vélo par une voiture. J'ai la clavicule cassée...


De : Bernard Leroux Robert <blerouxrobert@clearchannel.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 26 mai 2009 08:41


Et voilà la réponse !


De : Sylvie Dugard
À : Bernard Leroux Robert
Envoyé : lundi 25 mai 2009 20:37


Oui Bernard, c'est Fred&Farid !


De : Bernard Leroux Robert
À : Sylvie Dugard
Date : lun. 25/05/2009 12:15


Hello, connaissez vous l' agence qui a réalisé la campagne « le rustique » ? B


De : Jean François Baccarelli <jfbaccarelli@yahoo.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 25 mai 2009 15:51


Campagne à Bastia. Francis en prière à l'église Saint Jean.

 


Message du 25/05/09 à 11h39
De : Sylvestre Rossi <sylvestre.rossi@wanadoo.fr>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>
Objet : points d'interrogations


Cher David,


A propos de Gavi et des points d'interrogations que doit générer un bon texte, selon Cocteau... J'ai lu, il y a bien longtemps, dans Sailor & Lula de Gifford, cette saillie : « Dans la vie il y a autant de points d'interrogations que de crottes de chien dans un terrain vague ». C'est ce que m'inspire cette affaire. Dans mon post de vendredi dernier je soulevais l'absence de Vis Comica chez Roumanoff lorsqu'elle prétend que Lefebvre est coiffé comme Clayderman. C'est pareil pour Gavi. Je m'explique : les gens parfois, pour des raisons obscures, on envie de dire des choses sans fondement, simplement parce qu'ils ont envie de les dire, pour des raisons obscures. Ainsi on vous expliquera qu'un dur à cuire ressemble à une tapette, qu'une belle fille est un thon et qu'un type intelligent est bête comme un panier sans sa anse. C'est sans fondement mais il y aura toujours quelqu'un qui aura envie de dire ce genre de choses, parce que plein de gens ont envie d'entendre ce genre de choses. Elles sont sans fondement mais elles provoquent les rires gras ou les balbutiements de la bête immonde dans son petit ventre. C'est ainsi. Dieudonné dit des choses qui ne tiennent pas mais tout un tas de gens a envie de les entendre et Gavi a envie pour les mêmes raisons obscures de l'interviewer. Il ne devrait pas, certes, comme dit Josyane Savigneau, pas plus que Anne Roumanoff ne devrait dire que Lefebvre est coiffé comme Clayderman, mais il le fait quand même. Les explications kilométriques et sans saveur de Gavi sont la preuve qu'il a tort. En général, quand quelqu'un a tort, il le prouve d'une manière ou d'une autre, ça ne l'empêche pas, malgré tout, de faire ce qu'il a envie de faire.

Bien amicalement

Sylvestre


De : Jean Chalvidant <chalvidant@wanadoo.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 25 mai 2009 20:31


Dis à Axel que la candidature séparatiste basque dénommée « II » aux élections européennes a été autorisée par le Tribunal constitutionnel.
Bien à toi.


De : Christian Delprat <c.delprat@jvldir.com>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Lundi, 25 Mai 2009, 11h39mn 58s
Objet : Nouveau débouché pour l'industrie du disque


Cher David

La Sopexa vient de constituer un panier garni pour promouvoir l'agroalimentaire français en Chine. Et dans ce panier, on trouvera le dernier cd de Carla Bruni (entre un saucisson et un camembert ?) ça donne des idées... Un album de Johnny pour toute adoption d'enfant conclue en moins de 2 mois ; un livre de Gavi pour l'achat d'un sanibroyeur SFA ; le dvd live de Noir Désir pour chaque don à Sos Femmes Battues. C'est Pascal Nègre (pardon, homme de couleur) qui va retrouver le sourire !

Christian DELPRAT


Depuis Naomi Klein, les logos fleurissent : Logorama vient d'être présenté à Cannes.



Julie-Marie Parmentier est dans le dernier film de Jacques Rivette : 36 vues du Pic Saint-Loup, et va rejouer La petite Catherine de Heilbronn aux Ateliers Berthier de l'Odéon à la rentrée.

 


Souhaitons aux jeunes actrices de Vanina Mareschal la même destinée.


De : Vanina Mareschal <studio.international@yahoo.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 25 mai 2009 17:45
Objet : Présentation du Studio International des Arts de la Scène


Cher David,

J'ai été ravie de faire votre connaissance vendredi et comme convenu, voici une petite présentation de ce que je construis depuis septembre dernier :

Le STUDIO International des Arts de la Scène est une école de théâtre, improvisation, diction, solfège, chant, chorale, danse classique, comédie musicale, ateliers compris dans la formation de mise en scène, écriture, dialogues -scénario, jeu face caméra, acting in English, commedia dell'arte, clown burlesque, claquettes, hip-hop, administration du spectacle... On y trouve aussi des rencontres avec des professionnels du spectacle (producteurs, metteurs en scène, comédiens internationaux, directeur de casting, réalisateur, scénariste...) et master-class (Patrick Bruel, Franck Dubosc, Grégori Baquet, Pierre-Olivier Scotto sociétaire de la Comédie Française, Laurent Ournac, Julie Carcuac, Laurent Ban, Tonya Kinzinger, Guillaume Breton...) tout au long de l'année. Le STUDIO International propose une formation professionnelle à Ivry mais aussi des cours de théâtre et de comédie musicale pour les adultes et adolescents en plein centre de Paris au 38, rue de Rivoli dès la rentrée prochaine.

Dans un cadre exceptionnel dont vous vous souvenez grâce à notre belle verrière d'une hauteur de 8M50, et doté d'une équipe pédagogique qualifiée, « humaine » et dévouée à ses étudiants, vous trouverez au STUDIO International des Arts de la Scène un lieu unique en son genre.
Vanina Mareschal

 


Isabelle Huppert restera toujours sous l'influence Thomas Bernhardienne...

 


 

 

 

 

 

David & Céline vont dans le même bateau

 

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David Genzel - dans Culte
25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 08:56
Hier à 17h, à la galerie Gimpel & Müller, le récital d'Enikö Szilagyi. Galerie comble, aux murs : tableaux d'Albert Irvin, et public miraculeux : Madeleine Malraux, Dominique Desanti, Olivier Todd, François Marthouret, Karim Achoui (pour qui Eniko avait chanté a capella le soir de sa libération)...


Avec Alain Malraux, nous avons évoqué Pierre Lemonnier pour qui il a beaucoup travaillé.


Comme l'an dernier à Cannes, le film qui a obtenu le prix de l'Education, présidé par Christine Juppé, a aussi remporté la palme d'Or. J'avais parié pour Haneke, parce qu'Isabelle Huppert connaît aussi l'histoire : l'ami est celui qui arrive avec sa pelle à 4h du matin sans poser de question...

De : Bruno Chatelin <bruno@m21entertainment.com>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 24 mai 2009 20:25
Objet : Retour de cannes

Hi David,


Did you have a good Cannes ? ...

J'ai bien fait rire Bernard Brochand en lui parlant de l'agitation cannoise sur ton blog...

Terry Gilliam a beaucoup aimé le sketch de notre journaliste esta Morgan et Jeremy Thomas aussi. Croqués ici tous les deux avant qu'on ne les retrouve ensemble sur le nouvel épisode du Don Quichotte de Terry Gilliam (avorté après une suite improbable mais accablante de soucis de production : le dos de Jean Rochefort, les chasseurs espagnols, la tempête et quelques autres ratés).



 

Terry Gilliam vient d'annoncer la renaissance de son projet d'adaptation de l'œuvre de Cervantes. Jeremy Thomas le produira et il n'attend plus que Johnny Depp soit disponible pour lancer la production du film en 2010.

Kind Regards
Bruno Chatelin

 

Samedi matin au Flore, je félicite Francis Szpiner pour les propos de Jacques Viguier dans le Figaro. "Szpiner m'a traumatisé, mais il a été excellent"
Et Francis renchérit :
- Fofana m'a désigné comme son adversaire principal...

 

Message du 23/05/09 à 15h04
De : Patrick Jelin <pjelin@axialys.com>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>
Objet : Ce matin café le Flore


Voici quelques images prises ce matin.

J'aime beaucoup la photo de FS avec le journal et bien sur celle de vous trois.

Amitiés

Patrick Jelin

 

(c) Photos Patrick Jelin

 

Samedi en fin d'après-midi, place Saint-Sulpice, le salon du théâtre. Une atmosphère de cahutes comme sorties d'un western italien de Sergio Leone. Et les comédiens arrivent à réciter dans le bruit et cette fureur. J'avais remarqué Julie-Marie Parmentier en Cordélia dans Le roi Lear d'Engel. Je l'ai revue chez Isild Le Besco (Charly), puis de nouveau chez Engel. Et je la considère comme la future Isabelle Huppert. Il fallait la voir jouer La séparation des songes, sous l'oeil admiratif de Lucien Attoun.


Eric Elmosnino était présent à cette lecture.


Et nous avons croisé Daniel Mesguich dans les allées du salon.

 


De : François de Groussouvre <grossouvre@ultimatebeauty.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 22 mai 2009 15:17
Objet : Film

Cher David,
Un film est en tournage avec André Dussolier sur l'assassinat de François de Groussouvre.
http://www.purepeople.com/article/andre-dussollier-envisage-de-se-suicider-a-l-elysee_a18086/1
A suivre et à ne pas manquer !
Amitiés
François de Grossouvre

De : Léo Pitte <leo.pitte@free.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 22 mai 2009 14:57
Objet : Léo Pitte, roman


Cher David,
J'ai adressé mon roman à Wermus mais il est si occupé que je n'arrive pas à savoir ce qu'il en a
pensé... Pourriez-vous lui en demander des nouvelles ?
Bon long long week end et grosses
Bises à vous ainsi qu'à Céline.
Cordialement,
Léo Pitte François Mitterrand... (ed. Télémaque)

 

Je sais qu'on me reproche souvent de trop jouer avec les noms. Mais, que mon ami François Dumoulin gère un budget de pain et qu'avec son nom il "attaque" une affiche de publicité qui sent la ruralité, je me dis que les non-dupes errent.


De : François Dumoulin <fdumoulin@signeascendant.com>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Vendredi, 22 Mai 2009, 12h56mn 46s
Objet : Au secours David, Pétain revient !


David,

Toi qui sais tout, quelle agence a donc commis collaboré à cette campagne qui fleure bon la terre qui ne ment pas. A quand un collector avec en médaillon sur la boîte le portait du Maréchal !

Amitié,

François Dumoulin



La part maudite, Dieudonné, de Philippe Gavi, lui a attiré de nombreuses réponses.

 


De : Philippe Gavi <jean.contenay@club-internet.fr>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Vendredi, 22 Mai 2009, 11h13mn 56s


Merci David d'avoir passé ce texte ; je suis très curieux des réactions qu'il peut susciter (et notamment de la suite qui pourrait être donnée, grâce à elles et ceux qui lisent ton blog, à mes deux idées en chantier: l'encyclopédie des questions qui fâchent (sorte de polémiclopédie), et le Grand Prix du jugement intelligent.
Je précise à nouveau que ce livre avec Dieudonné n'est pas une biographie, mais un livre d'entretiens.
Je découvre, par le message de Pierre de Plas, que pour un certain nombre de publicitaires, mon écriture était elliptique. Cela me surprend. A moins que la pub ne soit souvent une ellipse (idée que défendait Philippe Michel pour son film Macintosh Apple (le père grand patron et le fils) sans aucune signature de la marque, et moi j'aime creuser le vide comme d'autres sculptent une pierre en taillant son plein... « Un beau livre, c'est celui qui sème à foison des points d'interrogation » disait Jean Cocteau. J'aime aussi cette phrase de Paul Claudel : « Rien n'est plus dangereux qu'une idée quand on n'en a qu'une ».

Amitié.

Philippe Gavi


De : Josyane Savigneau <savigneau@lemonde.fr>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Vendredi, 22 Mai 2009, 11h01mn 16s


Cher David,

L'interminable réponse pâteuse de Gavi, que j'ai lue trop vite -trop longue, trop embarrassée au fond- n'est pas absolument convaincante. Et même absolument pas. Certaines phrases me laissent tout aussi perplexe que le fait qu'il ait fait ce livre.

Exemples :

Je ne fais pas ce livre pour le respect du droit d'expression.


??????

Dieudonné répond a mes questions (qui sont directes et sans complaisance) sur son parcours, sa trajectoire, ce qu'il pense (ou plutôt dit penser) sur le racisme, l'antisémitisme, le sionisme et Israël, les Islamiques, sur les valeurs universelles, sur l'esclavage et la négritude, sur l'humour, sur ses nouvelles fréquentations.

So what ?


Je m'autorise donc à faire ce livre d'entretiens avec Dieudonné. Si j'avais pu m'entretenir avec Hitler, Staline, Mao, j'aurais fait de même. Et si Dieu se présentait moi, je lui poserais aussi des questions.


Nous tous aussi non ? Mais que Dieudonné ait soudain le statut de ceux qui sont cités ici me laisse non pas perplexe, mais sans voix.


Je pense encore que, plutôt que de s'embraser, il faut nous remettre à réfléchir sur le droit d'expression. Internet et la mondialisation nous y obligent. J'observe que ce droit d'expression, quand il tourne à l'absolu, peut vite servir des paroles malsaines, illégales, des propos négationnistes par exemple, ou racistes. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il existe des lois générales qui interdisent toute atteinte à la dignité humaine, incitation à la haine, à la discrimination. Il existe aussi une loi mémorielle, concernant précisément le négationnisme; là, je me place dans le camp des historiens, très défavorables à de telles loi mémorielles, et totalement hostiles à ce que ce soit la Loi qui rédige les manuels d'histoire.
J'observe que les systèmes totalitaires ont tendance aujourd'hui à se servir de nos valeurs et de nos lois pour nous les flanquer à la figure. La Conférence des pays islamiques a ainsi son conseil des droits de l'homme, lequel a retenu le délit de « diffamation religieuse », délit vague qui, en réalité, autorise toutes les censures. Les pays de la Ligue Arabe, à l'exception du Qatar, ont voté un texte autorisant la censure des chaînes internationales satellitaires, accusées de propager des images vicieuses, d'encourager les femmes à être des putes, d'incitation à la débauche...
Le tour de passe-passe consiste, pour le droit d'expression, à se réclamer du droit à la différence, à sa propre culture, à ses mœurs, à son identité.
C'est là le piège absolu qui s'est refermé dans les années 70 : en même temps que le communisme se dissolvait : l'irruption de la personne, de ses droits, a eu pour corolaire une obsession identitaire, de moi, de toi, du bébé qui est une personne, de la femme, de l'homosexuel. Puis on est vite passé à l'obsession communautaire, au ne touche pas à ma communauté (juive, chrétienne, musulmane, homo, féministe...)
Pire, la vague identitaire a fusionné avec la vague victimaire.
La réflexion publique sur tous ces sujets se fait par polémiques, par raccourcis, réglés sur le tempo des médias. Il n'y a plus place pour le recul ni une vision dialectique, affinée, partant des contradictions.


Tout cela est très juste mais je ne vois pas en quoi cela conduit à publier un livre d'entretiens avec Dieudonné. Je sens que je m'expose à une autre intervention kilométrique de Philippe Gavi. Il ne devrait pas. Si vraiment il se sent tout à fait bien en ayant fait ce livre, ça doit pouvoir se dire en quelques phrases. Et puis, entre cacher des infos « pour ne pas désespérer Billancourt » - on a connu ça - et promouvoir un type qui, Gavi le dit lui-même « dit penser »... et demeure le degré zéro de la pensée, il y a un abîme.

Amitiés

Jo S


De : Armand Morgensztern <armand.morgensztern@gmail.com>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Vendredi, 22 Mai 2009, 14h53mn 02s


Je relève dans les propos de Philippe Gavi dont la dialectique très élaborée lui permet avec talent de justifier tout et son contraire un propos encore sous influence stalinienne qui a dû lui échapper qui qualifie la bombe d'Hiroshima de crime de guerre et contre l'humanité alors que l'on sait que cette décision sans précédent dans l'histoire n'avait qu'un but, terminer la guerre au plus vite et réduire au maximum les pertes américaines. Bien entendu, aujourd'hui on en connait les terribles effets, à l'époque je m'en souviens encore, personne n'a condamné cette action et je me trouvais à cette date dans un milieu communiste ! Plus tard la propagande de ce parti en a fait l'égal des camps de la mort et à Auschwitz et dans les années 70, un immense panneau des ruines d' Hiroshima voisinait avec une image de même taille de survivants en pyjama rayé. Visiteur de ces lieux j'en avais été profondément choqué et assimiler le Nazisme et l'Amérique m'avait paru scandaleux !


Message du 22/05/09 à 14h45
De : Henri-Christian Schroeder <hcschroeder@hotmail.com>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>
Objet : Philippe Gavi !


Philippe a du courage mais le sujet est plus que difficile, il n'y a pas de réponse idéale et les lois organisant la liberté d'expression tout en réprimant l'incitation à la haine raciale n'y suffiront plus.

Notre belle démocratie permet à tous de s'exprimer et aux autres de répondre, et lorsque certaines limites sont dépassées ou contournées, et ce de plus en plus souvent, l'appareillage juridique actuel de permet plus de contenir l'horreur !

Ne serait-il pas temps d'instaurer une loi, une règle déontologique s'imposant à tout mouvement d'idée ou d'opinion organisé, une pratique journalistique et éditoriale qui obligerait toute personne physique ou morale faisant état publiquement d'une information, idée ou opinion entrant potentiellement dans le cadre d'un délit ou crime susceptible de porter atteinte à la dignité humaine ou d'encourager à la haine raciale, religieuse, sexuelle, voire politique, de devoir d'une part obligatoirement indiquer clairement les références avérées de justification de ses affirmations pour celui qui les professe (et là, on attend tous !), et d'autre part de devoir s'en expliquer non seulement dans le cadre judiciaire actuel (cf. procès, etc.), mais aussi de se voir imposer au delà d'un droit de réponse précis sur des faits précis, une confrontation « pédagogique » et pas seulement judiciaire avec des représentants de l'Etat ( Ministère de l'Intérieur ?) et des institutions représentatives des communautés « agressées » ?

On s'apercevrait sans doute plus souvent et on rendrait ainsi compte publiquement du "vide scientifique", du ridicule, du grotesque, du mensonge historique, de l'inanité morale et de la folie sociale (non seulement !) criminelle des formes de ségrégation les plus insupportables, mais surtout, on ne laisserait aucune attaque publique à nos valeurs républicaines et tout simplement humanistes, sans réponse appropriée, quitte à devoir la répéter à chaque fois qu'une telle menace apparait !
Il ne s'agit pas pour une minorité attaquée d'avoir à « se justifier » (d'être victime !) ou à quelques déments ou pervers à pouvoir donner des conférences faussement scientifiques, mais à fonder leurs dires sur des faits, et là la parole ne sera plus gratuite !

Le jour où un Dieudonné ou un Williamson sera « convoqué » par une HALDE à Auschwitz et devra s'expliquer sur ce qu'est une "race" ou même des "différences de race" devant un collège d'historiens et autres experts, on arrivera peut être à tuer sinon endormir la bête infâme ! Des « Travaux d'intérêt commun » d'un nouveau genre ?!
En l'occurrence, Dieudonné n'a jamais osé dire publiquement en quoi son différent « d'affaires » avec son ex associé humoriste, avait déclenché chez lui son incroyable hystérie névrotique et paranoïaque !

Là où Philippe Gavi a raison, c'est qu'il faut non seulement se battre pour que l'autre puisse s'exprimer librement, mais il faut sortir du système de réponse par le seul silence et la seule condamnation, qui de ce fait laissent le champs à toutes les affirmations et victimisations insupportables et à tous les fantasmes. Par contre le débat doit changer de nature: celui qui ne peut pas prouver (et on voit pas comment ?!) ses affirmations haineuses devra prendre ses responsabilités !


De : Axel Brucker <trailersmuseum@orange.fr>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Vendredi, 22 Mai 2009, 12h43mn 44s
Objet : Gavi/ Dieudonné


J'adore Gavi !

Sa gueule, son style « néo-libé-du-temps-qu'on-lisait-libé », sa gentillesse aussi, qualité très rare chez un journaliste. Sa justification, sur le blog, de ses entretiens avec Dieudonné est laborieuse, longue (heureusement, certains lecteurs du blog font le pont de l'Ascension) mais ne manque pas d'intelligence. Je suis horrifié par ceux qui demandent l'interdiction de la candidature de Dieudonné à des élections et ne voient pas le cas de l'Espagne où les candidatures ultra-séparatistes basques ont été interdites en faisant le bonheur de l'extrême-droite et surtout des sympathisants de l'ETA. J'avoue que je lis souvent dans les journaux un entretien avec Le Pen ou un article sur le Front National, car on ne peut ignorer ce courant de pensée vieux comme l'Europe et qui ne demande qu'à se réveiller. J'aime qu'on m'informe de la « bête immonde » et j'aime trouver dans ses réponses la force de mes convictions. Au fond, je préfère un entretien de Dieudonné avec Gavi qu'avec un autre journaliste... et libre à moi de le lire. Comme on le répète souvent boulevard Voltaire... « Je hais vos idées mais je me battrais jusqu'au bout pour que vous puissiez les exprimer »

AB

Penelope Cruz pourrait aller abriter ses larmes de Cannes chez Hervé Domar, rue Dauphine.







David & Céline vont dans le même bateau


 


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David Genzel - dans Culte
22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 09:03
De : Bruno Chatelin <bruno@m21entertainment.com>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 20 mai 2009 13:28


Hi !

Ca balance sévère sur Cannes chez toi David !
Pour ma part je suis tellement en retard quand je monte les marches que je n ai plus le temps de serrer les pinces des amis, relations ou pingouins en haut des marches.
Et hop un petit sourire à droite.
J'attends aussi le résultat des courses sur l'épisode de ce matin à la projection presse du Tarantino était tellement bondée que Harvey Weinstein n'a pas pu y rentrer.
J ai prévenu le patron d'Universal auquel ça va sans doute faire plaisir.
Nesta Morgan une de mes journalistes talentueuses à réalisé ces dessins de l'équipe et (SURTOUT) réussi à les faire signer par Tarantino et Brad themselves, malgré la foule.
Y a des « meufs » qui ont un vrai talent.
Et bise à Anne l'épouse d'Axel.

Kind Regards
Bruno Chatelin
COO

 


Donne à Dieu, oui, c'est Duras. Dieu donné, non. J'ai toujours adoré Philippe Gavi, personnage durassien : passer de la création de Libé et du sécrétariat de Sartre à commenter la pub, une disruption facétieuse ! Aussi, les dernières nouvelles le ramenant à être le biographe de Dieudonné m'ont attérré. Philippe s'en explique :



De : Philippe Gavi <jean.contenay@club-internet.fr>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Mercredi, 20 Mai 2009, 15h04mn 07s


Mon cher David,

Merci pour tes interrogations.

Tu trouveras ci-dessous une réponse, fais-en ce que tu veux.

Amitié.

Philippe


Cher David,
Mon livre d'entretiens avec Dieudonné te rend perplexe. Tu n'es pas le seul. Beaucoup de mes amis ne comprennent pas et n'acceptent pas qu'on puisse s'intéresser encore aujourd'hui au personnage. Ils me reprochent de lui donner la parole, et dpnc de faire sa promotion. Pire, d'être une caution.
J'ai bien compris que presque tout le monde veut lui clouer le bec. Ne pas le laisser parler.
Quand je pense que c'est Jean-Marie Le Pen qui invoque les valeurs de la démocratie et de la libre expression, du combat des idées, je frémis.
Mais je réponds ceci, solennellement : L'historien, l'ethnologue, le sociologue, le journaliste n'ont pas à se poser la question. Je ne fais pas ce livre pour le respect du droit d'expression. Dieudonné répond a mes questions (qui sont directes et sans complaisance) sur son parcours, sa trajectoire, ce qu'il pense (ou plutôt dit penser) sur le racisme, l'antisémitisme, le sionisme et Israël, les Islamiques, sur les valeurs universelles, sur l'esclavage et la négritude, sur l'humour, sur ses nouvelles fréquentations.
Je m'nsurge contre ceux qui ont dit et disent "il ne faut pas désespérer Renault, il ne faut pas ternir l'image de la France, il ne faut pas faire de mal au Parti, à l'Eglise, à l'Institution". Qu'importe qu'une vérité soit cruelle si elle est un fait avéré.
Qu'on le veuille ou non, Dieudonné est un fait avéré, public.
Si je retiens une immense fierté des premières années de Libération, en 1973 et 1974, cela a été d'avoir pu écrire deux éditos,
L'un disant, après l'attaque par les fédayins d'une école (certes militaire, mais dont les élèves n'avaient pas quinze ans) qu'il ne fallait être inconditionnel de personne, y compris des palestiniens. L'hostilité fut à peu prés générale dans le milieu d'extrême gauche et à Libé. La grandeur de ce journal dont la majorité de l'équipe était inconditionnellement pro-palestinienne et antisioniste (inclus tous nos camarades juifs) fut de publier ce texte.
La grandeur collective de Libé, journal dont la composante Mao (la Gauche Prolétarienne) était alors majoritaire, fut encore de publier un édito s'interrogeant, après la disparition mystérieuse de Lin Piao, sur les raisons qui font que tous les régimes marxistes léninistes deviennent policiers, et opaques, incluse la Chine de Mao.
J'ajouterai que dans ce bouillon hostile à la consommation sur lequel surfait cette nef de fous qu'était Libé (tous les salaires étaient égaux, les fonctions alternantes, et il n'y avait pas de publicité), nous osâmes parler de la publicité et des publicitaires, comme producteurs de grandes idées et de grandes créations. Nous consacrâmes des pages aux styles de vie du CCA, et de Bernard Cathelat. Nous célébrâmes l'affiche et saluâmes Jacques Dauphin
Hommage à Philippe Michel, amitié avec Bernard Brochand, Jean-Michel Goudard, Jean-Loup Le Forestier (tous trois camarades d'HEC du temps où je m'appelais Jean Contenay), Devarrieux, Philippe Cailleux, Berville, Maury, Mercédès Erra, Evelyne Soum, et tant d'autres dont beaucoup, par un étrange retour du passé, fréquentent ton site, David. Souvenir ému de Jean Feldman, ce créatif patricien, me proposant pour Libé une affiche "Dakar-Paris" où figurait un balayeur africain.
Avec le temps, tout cela, ce mouvement fusionnel, ce que Maurice Clavel a appelé "le soulèvement de la vie" est devenu banal. Les libertés revendiquées ont été conquises. Le chef des Maos est devenu rabbin, Serge July un grand journaliste, Glucksman et Henri-Lévy (très critiques sur mon édito contre le marxisme léninisme et la Chine) des défenseurs d'Israël, et la Pub ne connait plus ces débats qui firent ses délices dans ses années pionnières (la pub informationnelle de Pierre Lemonnier, la pub spectacle de Séguéla, la pub cérébrale (image mentale) de Philippe Michel, le combat de la jeune pub française, les petites agences contre Havas et Publicis). La Pub a d'autres débats aujourd'hui, moins culturels.
Je m'autorise donc à faire ce livre d'entretiens avec Dieudonné. Si j'avais pu m'entretenir avec Hitler, Staline, Mao, j'aurais fait de même. Et si Dieu se présentait moi, je lui poserais aussi des questions.
Tel est mon "démon intérieur", pour reprendre les termes de Socrate. Lisez et relisez ce sublime dialogue de Socrate rapporté par Platon, l'Euthyphron.
Mon seul souci, parce que j'aime l'exactitude 'est de ne livrer que des paroles imprimées, alors que Dieudonné l'humoriste parle sur une scène.
Je pense encore que, plutôt que de s'embraser, il faut nous remettre à réfléchir sur le droit d'expression. Internet et la mondialisation nous y obligent. J'observe que ce droit d'expression, quand il tourne à l'absolu, peut vite servir des paroles malsaines, illégales, des propos négationnistes par exemple, ou racistes. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il existe des lois générales qui interdisent toute atteinte à la dignité humaine, incitation à la haine, à la discrimination. Il existe aussi une loi mémorielle, concernant précisément le négationnisme; là, je me place dans le camp des historiens, très défavorables à de telles loi mémorielles, et totalement hostiles à ce que ce soit la Loi qui rédige les manuels d'histoire.
J'observe que les systèmes totalitaires ont tendance aujourd'hui à se servir de nos valeurs et de nos lois pour nous les flanquer à la figure. La Conférence des pays islamiques a ainsi son conseil des droits de l'homme, lequel a retenu le délit de "diffamation religieuse", délit vague qui, en réalité, autorise toutes les censures. Les pays de la Ligue Arabe, à l'exception du Qatar, ont voté un texte autorisant la censure des chaînes internationales satellitaires, accusées de propager des images vicieuses, d'encourager les femmes à être des putes, d'incitation à la débauche...
Le tour de passe-passe consiste, pour le droit d'expression, à se réclamer du droit à la différence, à sa propre culture, à ses mœurs, à son identité.
C'est là le piège absolu qui s'est refermé dans les années 70: en même temps que le communisme se dissolvait,: l'irruption de la personne, de ses droits, a eu pour corolaire une obsession identitaire, de moi, de toi, du bébé qui est une personne, de la femme, de l'homosexuel. Puis on est vite passé à l'obsession communautaire, au ne touche pas à ma communauté (juive, chrétienne, musulmane, homo, féministe,...)
Pire, la vague identitaire a fusionné avec la vague victimaire.
La réflexion publique sur tous ces sujets se fait par polémiques, par raccourcis, réglés sur le tempo des médias. Il n'y a plus place pour le recul ni une vision dialectique, affinée, partant des contradictions.
Qu'est-ce qu'une communauté ? Je recommande à tous la lecture du Racisme devant la Science, livre dont la première édition est parue en 1956. Sous l'égide de l'UNESCO, des chercheurs font le point sur leurs recherches sur la question raciale. Vous y trouverez notamment cet essai magistral, cette merveille qu'est le Race et histoire de Claude Lévy-Strauss.
En ce qui me concerne, ma personnalité fait que je ne me reconnais que dans des communautés ponctuelles, ma famille, mes amis, mes auteurs préférés, mes films, mes tableaux, ou encore avoir envie que l'équipe de France l'emporte. Je peux même chanter la Marseillaise.
Ce qui compte en premier lieu, c'est l'avenir, ce que nous en ferons. Ce n'est pas la compassion qui m'anime, mais la colère contre tous les bourreaux, les tortionnaires, les dictateurs, les petits chefs, les esclavagistes, les banquiers sans scrupules, les patrons voyous, les racistes, les fanatiques intégristes qui s'en référent à des paroles révélées.
En réalité, cher David, deux idées au moins me trottent dans la tête, et je ne sais comment les mener à bien.
D'une part, en accompagnement des manuels d'histoire, il faudrait une encyclopédie sur les questions qui fâchent, truffée de documents qui donnent à réfléchir. Le Code Noir, le KKK et la ségrégation, Mein Kampf, les faux Protocoles de Sion, le 11 septembre 2001, le sionisme et la croyance en un "peuple élu", l'inquisition, Hiroshima crime de guerre et contre l'humanité, les procès staliniens, la révolution culturelle chinoise
Un chapitre pointerait les justes, ceux qui ont osé dire non, résister, s'insurger....
D'autre part, j'aimerais que soit institué un Grand Prix du meilleur jugement judiciaire. Il y a, dans tous les domaines, des jugements remarquables (y compris dans le domaine de la pub), qui font jurisprudence pour la démocratie. Je pense au procès de Siné et à ce jugement qui établit une égalité entre le droit d'expression et le droit de religion, qui considère les religions comme des systèmes comme les autres, faillibles, et qu'on peut critiquer sans tabou. Et je pense encore à un jugement ancien, sur une pub pour des valises qui restaient intactes après avoir été piétinées par des éléphants. Un concurrent avait attaqué pour pub mensongère. Le jugement disait que la Loi n'est pas faite pour les simples d'esprit (qui pourraient croire que les valises avaient résisté aux pachydermes), et avait débouté le plaignant.
Ce courrier est trois fois trop long. Je recommande encore a lecture des "Poèmes" de Walt Whitman (Poésie/Gallimard), dont celui-ci "A UN HISTORIEN" :


Vous qui chantez les choses d'autrefois,

Vous qui avez exploré le dehors, la surface des races, la vie qui se montre,

Qui avez traité de l'homme comme créature des politiques, sociétés, législateurs et prêtres,

Moi, citoyen des Alleghanies, traitant de l'homme tel qu'il est en soi, en ses propres droits,

Tâtant le pouls de la vie qui s'est montrée d'elle-même (le grand orgueil de l'homme en soi),

Chantre de la Personnalité, esquissant ce qui doit encore être,

Je projette l'histoire de l'avenir.

 


De : Pierre de Plas <pdeplas@aol.com>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 20 mai 2009 19:10


Philippe m a interviewé plusieurs fois. Le problème, à l'époque, est que son écriture était elliptique et que nous étions nombreux à nous demander ce qu'il avait bien voulu dire... J'ai lu le texte que tu m'as envoyé et j'ai tout compris. Bravo. Ou l'âge m'a rendu plus intelligent ou Philippe s'est enfin abaissé au niveau de ses lecteurs. En tout cas bravo. C'est un bien joli plaidoyer.
Sur le fond, je pense que Gavi a raison. Dieudonné est un personnage public. L'adorer ou le haïr n'a rien à voir avec le problème et je sais que nous pouvons faire confiance à Philippe pour son impartialité. Quant à Dieudonné, plus on l'expliquera et plus on le tuera ce qui pour moi est le but recherché !


Mercredi soir, Francis Lalanne a accepté de venir saluer la représentation d'Anne, au théâtre Dejazet. Ce fut un intense moment d'émotion.


(c) Photos Alain Azria
http://alain-azria.blog.20minutes.fr/


(c) Photo Patrick Jelin
http://www.jelin.net/dotclear/index.php


De : Isabelle Musnik <isabelle_influencia@yahoo.fr>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Jeudi, 21 Mai 2009, 16h57mn 09s
Objet : Merci



Encore merci à tous les deux de cette soirée magique. Le spectacle était formidable et j'ai beaucoup beaucoup apprécié Francis Lalanne, voila un homme qu'on a vraiment envie de revoir. Mettre la vie de Anne Frank en musique, j'avoue que je n'étais pas très convaincue. Et grâce à vous David et Céline j'ai assisté mercredi à un spectacle qui m'a bouleversée, à la fois par ce qu'il évoquait pour moi. Et aussi parce les textes et la musique de Jean Pierre Hadida sont une ode à la vie, à l'espoir. Et à la résistance aussi contre la haine et son cortège d'horreurs, de massacres, d'exterminations, et d'injustices. Et on en a bien besoin car il est de nouveau très fécond le ventre d'où a surgi la bête immonde. En rentrant chez moi, je lisais dans le « blog de Anne Franck » http://www.annefrankmusical.com/) qu'elle aurait eu 80 ans - seulement 80 ans ! - le 12 juin. Jean-Pïerre Hadida lui a souhaité un merveilleux anniversaire. Merci. Et j'espère qu'un maximum de personnes iront voir ce spectacle au théâtre Déjazet à Paris.

Bises

Isa
PS : Si jeudi tu peux annoncer que je relance Influencia sous forme d'un e-magazine jeudi 28 en donnant l'adresse du site Influencia.net, ce serait vraiment génial merci ; on a besoin que les gens s'y réinscrivent. Je ferai un lien bien sûr sur votre blog.
Isabelle Musnik

 


Message du 21/05/09 à 02h15
De : Monique Thierry <monique.thierry@club-internet.fr>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>


Mes chers vous deux,
Merci pour cette soirée, pleine de fantômes. D'abord celui d'Anne Frank dans les ors du Déjazet, après Deburau, où le poulailler devenait le paradis. Et puis le spectacle hors la salle, face au Boulevard du Crime, avec Francis Lalanne presque tribun sur cette terrasse, et au sommet de sa sensibilité, au bord des larmes comme un enfant. On aurait pu voir vu passer Lacenaire (arrêté un jour sous le faux nom de Lévi ça ne s'invente pas) au bras de Garance-Arletty et disant du Prévert : «Vous êtes riche et vous voudriez être aimé comme un pauvre. Et les pauvres on ne peut quand même pas tout leur prendre aux pauvres ! ». Ou encore Frédéric Lemaître (qui fut refusé à l'Odéon, ça ne s'invente pas non plus). Tout le film de Carné, sur une musique de Kosma, qui avait quitté l'Allemagne en 33 et signait la partition sous un nom d'emprunt... « C'est tellement simple l'amour » et il y a de surprenantes mises en abymes. Il ne manquait plus que cherchant un taxi place de la République, je voie Richard Anconina, alias Bensoussan et me repase Tchao Pantin. Et rentrée à la maison je découvre mon musical à moi, le comble !


De : Christian Delprat <c.delprat@jvldir.com>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Mercredi, 20 Mai 2009, 12h06mn 23s
Objet : CHA... alors !


Cher David
Je rêve ou bien tu as changé de portable ? Et un slider en plus ? C'était quand ton anniversaire ? Décidément, la modernité n'est jamais là où on l'attend...

 

Exemple : après la promulgation de la Loi de Modernisation de l'Economie, on pensait tous qu'une nouvelle ère allait dans nous en donner...je réponds donc à mon premier appel d'offre (avant je n'avais pas le droit car l'agence était trop jeune) et voici le libellé : Ministère de l'agriculture et de la pêche - secrétariat général - services des affaires financières, sociales et logistiques - sous-direction de la logistique et du patrimoine - bureau de la commande publique et des achats - (je passe sur l'adresse postale). Moi je comprends pourquoi le facteur Besancenot a toujours le sourire !
PS : Si Thierry Saussez fait piger ton blog, je suis grillé pour l'appel d'offre.
Christian DELPRAT

 

De : Pierre de Plas <pdeplas@gmail.com>
À : David Genzel david.genzel@gmail.com
Date : 20 mai 2009 11:15


Cher David.
La grande bataille par « meufs » interposées entre Brucker et Bonneville m'a amusée. Ton blog nous apporte beaucoup de sourires sympathiques comme celui-ci et c'est un grand plaisir de le lire. Par contre, je me suis jeté avec gourmandise sur les photos de la sous préfète et de la commissaire de police. Brucker doit avoir un permis de conduire en suspend ! Enfin, les hommes galants se font de plus en plus rares et il faut lui envoyer un message d'encouragement accompagné, peut être, d'un produit Optic 2000.
Je t'embrasse.
Pierre.


Message du 20/05/09 à 12h00
De : Pierre de Bonneville <pierre@debonnevilleorlandini.com>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>
Objet : Axel excelle


Axel excelle dans l'acuité de l'actualité : BROCHAND (avec le commissaire de police !!!), MARCEL (qu'Axel a du mal à quitter)... Mais ne pourrait-on pas évoquer DAMOUR, Bernard de PLAS, DUPUY ? En ces temps de pentecôte, d'ascension etc. Olivier Roller peut-il faire quelque chose pour faire reverdir tout ça ?


Message du 20/05/09 à 14h31
De : Henri-Christian Schroeder <hcschroeder@hotmail.com>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>
Objet : Zon rien kompris !


La meuf-dite-de-police prise en photo à droite de Bernard Brochand, est en fait Pierre Homsy après son opération réussie à la Clinique du Festival de Cannes ! Ce n'est donc ni une policière sans sifflet, ni une Commissaire à la Censure en plein contrôle, ni Hervé Brossard (en repérage) déguisé voulant être sur la photo à coté de Bernard, ni une meuf à tricorne de compétition « spécial festival », ni même un Cantonna en smoking anglais invité par Frank Tapiro pour sa prochaine pub, c'est juste un publicitaire recyclé « undercover »... Yen a ki... toutdmême : mais que fait donc la (vraie) Police ?!

HCS


Notre voisin Charles Dumont toujours sur le pont.

 


Message du 21/05/09 à 16h43
De : Sylvestre Rossi <sylvestre.rossi@wanadoo.fr>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>
Objet : Vis Comica & Pavlov


Cher David,

Excellent article consacré à Frédéric Lefebvre dans L'Obs. Mais là encore, je relève un truc typique du pseudo humour français qui sévit ces dernières années et avec lequel, je crois, on est en train d'atteindre le fond. Les humoristes oublient, eux aussi, leurs "fondamentaux", pour reprendre une expression "tendance". J'en veux pour preuve la présentation de Lefebvre alias le Pitt Bull, campée par Anne Roumanoff et que cite Ariane Chemin, l'auteur de l'article en question. Je lis ceci :  "Frédéric Lefebvre, coiffé comme Richard Clayderman".

 

 

Où est la Vis Comica ? Je n'ai pas hélas mon C.A.P de coiffure (contrairement à Dean Martin, à Yves Montand, à Serge Reggiani et à tant d'autres italiens d'origine qui judicieusement prenaient cette précaution en cas d'échec dans la chanson et la comédie) mais il me semble que Clayderman, outre qu'il a les cheveux très blonds décolorés, porte la frange et une sorte de dégradé, un peu à la Claude François ou à la François Valéry, alors que Frédéric Lefebvre est très brun, se coiffe en arrière et a une sorte de carré. J'ajoute, pour faire bonne mesure, que Lefebvre ne fait jamais de brushing, ses cheveux sont plutôt gras-mouillés, contrairement à Clayderman qui arbore en toutes circonstances un brushing parfait. Enfin, bref: la vanne de Anne Roumanoff est nulle de chez nulle. Je suis désolé d'avoir à le dire. Mais les gens s'esclaffent... Est-ce une sorte de réflexe pavlovien d'un type étrange ? C'est pour moi un mystère insondable. Un peu plus loin, dans le même magazine, je lis également un bon papier sur Lubitsch et Wilder et leur humour indéniable. Là, j'ai toujours compris, même quand j'étais enfant, où est la Vis Comica. Suis-je normal, Docteur ?

Bien amicalement,

Sylvestre


Message du 21/05/09 à 16h01
De : Caroline Loeb <c.loeb@noos.fr>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>


Merci David, mon œil de Moscou....

Amitiés,

C


Message du 21/05/09 à 10h16
De : Gilles Paris <laugil@gillesparis.com>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>


Bonjour David

Je dirige une agence de communication spécialisée dans l'édition. Nous représentons des écrivains entre autres pour Albin Michel, Flammarion, Plon, Fayard... notre site www.gillesparis.com. J'aimerais vous ajouter dans nos envois programmes et vous adresser les livres qui peuvent vous intéresser. Merci de m'indiquer votre adresse postale, mail, et téléphone. Pour info, il s'agit de l'auteur Vincent Crouzet qui m'a parlé de vous.



Je n'ai pas pu résister à l'envie de découvrir votre blog.

Amicalement.

Gilles Paris


De : François de Grossouvre <grossouvre@ultimatebeauty.fr>
À : David Genzel david.genzel@gmail.com
Date : 20 mai 2009 16:32
Objet : L'autre Grossouvre


Cher David,


Voici ma réponse à Paul Wermus.


Cher Monsieur,


Je n'ai pas le plaisir de vous connaître personnellement. J'ai découvert dans la Rubrique « Les Indiscrets... » de votre page du France Soir de ce jour le petit encart intitulé l'autre Grossouvre. Je vous remercie avant tout de parler d'Aépure car en cette période difficile, entreprendre et innover en France n'est en aucun cas une promenade de santé.


J'éprouve par ailleurs une grande fierté de porter mon nom et de le partager avec l'autre François de Grossouvre. Cet homme proche de François Mitterrand bien plus par amitiés de très longue date que par convictions politiques et qui était d'ailleurs bien trop intelligent pour accepter d'être exposé aux affres de la politique Franco française est un des rares à avoir eu le courage de dénoncer les dérives scandaleuses des septennats Mitterrandiens au péril de sa vie.

Je serais ravi de vous accueillir rue Guénégaud pour vous présenter mon concept très innovant et pour discuter avec vous des risques de mauvaises interprétations dangereuses que peuvent générer le type de raccourci employé dans votre article. Je précise à ce sujet qu'il n'y a aucun rapport entre mon entreprise, mon lien de parenté avec François de Grossouvre et encore moins François Mitterrand.


J'aurais préféré que l'on mentionne le caractère réellement innovant de mon entreprise encore eut il fallu la visiter avant d'en parler.


Sincèrement,

François de Grossouvre


De : Gilles <gilles@brindecausette.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 21 mai 2009 19:50
Objet : Causette #2


Bonjour David,
Voici pour vous la couverture du numéro 2.
Merci de votre enthousiasme !
Bien à vous.
Gilles

 


Mardi 26 mai, nous irons avec Pascal Manry au vernissage du sublime Guy Peellaert au musée Maillol !


Nicolas Bordas va être élu début juin président de l'AACC pour succèder à Hervé Brossard. Nous croquerons des chocolats du champion du monde en son honneur !

 


 

 

 



David & Céline vont dans le même bateau


 

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David Genzel - dans Culte
20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 09:13
Message du 19/05/09 à 15h01
De : Pierre de Bonneville <pierre@debonnevilleorlandini.com>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>


Ce blog manque de polémique.
Pourtant, loin de moi le désir de créer la polémique au sommet des escaliers du Palais des Festivals, sur l'attitude d'accueil de Bernard Brochand, vis-à-vis de nos meufs respectives. Mais. Mais il est intéressant de constater que spontanément, ce cher Axel balance sa photo à lui, Axel, de lui, Axel, lui sur la photo, Axel, sa photo de lui, Axel, plutôt que la photo de son épouse. Délicatesse de son altesse... Il ne nous sort, le lendemain, la photo de SON épouse qu'en réponse à la photo que je balance de MON épouse.
Les jurés (du festival) apprécieront.

 


De : Axel Brucker <trailersmuseum@orange.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 20 mai 2009 08:35


C'est incroyable, Bonneville est jaloux. Il croyait naïvement que Brochand-Le-Magnifique ne s'intéressait qu'à sa femme... un mari jaloux à ce point, c'est extraordinaire !

D'ailleurs, vous remarquerez, sans polémiquer, que Bonneville ne livre au blog de Genzel qu'une photo où, justement, on ne voit presque pas sa femme. Sa « meuf » comme il dit. Bonneville est d'ailleurs un des seuls noms à particule à utiliser ce parler populaire, « ma meuf », comme quoi, comme dirait le lacanien Genzel, il y a bien « deux Bonneville »... et si vous ajoutez Orlandini, ça fait trois.

Genzel est, lui-même, un nom de code inventé par les publicitaires lacaniens car il était impossible à prononcer correctement par Marcel Bleustein-Blanchet qui l'appelait toujours « sans elle ».

Pour en revenir à Brochand, je vous livre la photo du Magnifique avec le Commissaire de Police de Cannes et le Sous-préfet en haut des marches. A Cannes, même le Commissaire de Police et le Sous-préfet sont des jolies femmes !...


Enervant le Brochand, non ?


A.B.


 

Message du 19/05/09 à 23h49
De : Caroline Loeb <c.loeb@noos.fr>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>
Objet : INVITATION SAVE THE DATE


Chers David et Céline,

J'espère que vous serez libres ce 8 juin prochain...

Vous découvrirez le travail magnifique de Philippe Gautier et de graphistes merveilleux.

Amitiés,

Caroline

 


Message du 20/05/09 à 00h13
De : Eniko Szilágyi <eszilagy@gmail.com>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>
Objet : invitation


Mes chers David&Céline,
Je vous invites a mon concert :
L'Eternité Picasso :



Concert-voyage dans l'art, l'histoire et l'amour, dédié à Picasso, Vincent van Gogh, Jeanne Hébuterne, Madame Bovary, Che Guevara, la Shoah, Prévert, Debussy... Textes de Jean Rouaud, René de Ceccatty, Frank Thomas, Robert Desnos, Boris Vian, Anne Quesemand, Laurence Benveniste, Karin Müller. Musiques de Jérôme Rebotier, Lee Maddeford, Isabelle Aboulker, Jean Musy.

Galerie Gimpel & Müller, au cœur de Saint Germain des Prés.
Merci de nous signaler votre présence.

Amicalement,
Eniko Szilagyi

www.myspace.com/enikos


Céline sort du Coupe Papier avec le dvd de Kliniken de Lars Noren à la main.



- Je n'aurais pas pu l'acheter vendredi, car le Coupe Papier est fermé, présent au Salon du théatre de la place Saint-Sulpice...


 

Nous croisons souvent Philippe et Louis Garrel, quartier de l'Odéon, mais c'est Maurice Garrel que nous irons bientot écouter. Maurice Garrel donnera à entendre Zimmer, un monologue d'Olivier Benyaha mis en scène par Vanessa Mikowski au Petit Théâtre des Mathurins chaque dimanche à 20h entre le 31 mai et le 28 juin.

 


Pierre Lemonnier m'a tellement parlé de psychanalyse que j'avais oublié que d'autres publicitaires éminents pouvaient également s'y soumettre.


De : Ellen Willer <ellen.willer@free.fr>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Mardi, 19 Mai 2009, 11h06mn 14s
Objet : Jean Feldman


Puisqu'il en parle... C'est grâce à jean que j'ai appris à coller des gommettes. J'étais dans le couloir de FCA, jeune chef de pub, et jean a soudain fait savoir qu'en l'absence de sa secrétaire, il avait jeté son dévolu sur moi pour la remplacer. Je ne savais pas à quoi je devais cette bizarre distinction, mais la personne dont je dépendais n'a pas fait d'histoire, donc moi non plus. J'ai donc dû apprendre à coller de mystérieuses gommettes sur l'agenda de jean, trois par semaine, à intervalle presque régulier, sans poser de questions car je sentais bien qu'il n'était pas du genre à encourager ma curiosité. Comme, à part coller des gommettes et transmettre les appels à Philippe, j'étais assez inoccupée, j'ai passé les deux ou trois semaines de ce remplacement à me demander ce que jean pouvait bien faire de ces plages de temps qu'il bloquait avec une telle régularité. Je suis assez imaginative et tout y est passé. Quand la secrétaire est revenue, que je lui ai solennellement rendu la clef du placard à gommette, elle m'a révélé à voix basse que la gommette était le code discret de ses rendez vous chez le psy. On aurait simplement écrit son nom, ça aurait été encore plus discret mais je me serais sans doute beaucoup moins amusée. Savoir en plus aujourd'hui qu'au cours de ces séances il était question de je et de nous ajoute une jolie conclusion à cette histoire.
Des baisers, Ellen


De : Josyane Savigneau <savigneau@lemonde.fr>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Mardi, 19 Mai 2009, 9h00mn 17s


Merci
Je ne sais pas qui a écrit « j'en voudrai toujours à Michaël Prazan pour son Pierre Goldman », mais je partage entièrement cet avis, ce livre m'a révulsée.
Bonne journée.
Jo S


Message du 19/05/09 à 16h06
De : Bruno Descamps <bdescamps@cudl-lille.fr>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>
Objet : De Lille à Paris


Bonjour,
Je suis tombé par hasard sur votre blog, voici quelques semaines, en me promenant sur le net à la recherche d'actualités sur Yves Simon. Depuis, j'y reviens souvent, guettant des nouvelles d'Yves. Mais pas seulement : lire vos articles me permet également de plonger dans l'atmosphère parisienne que j'aime tant et dont je suis la plupart du temps privé, puisque je vis et travaille à Lille.


Yves, avec lequel je corresponds depuis quelques années, me fait régulièrement le plaisir de lire et de critiquer utilement les manuscrits des romans que j'écris et que je lui envoie. Ses critiques ont porté leurs fruits puisque je viens de publier, pour la première fois, un roman (D'où vient Angéla Küber ?) chez un éditeur Lillois, Ravet-Anceau.



A cette occasion, Yves m'a écrit ces quelques mots, que je vous confie :


« Je suis très heureux pour toi, pour Sabine aussi. Quelle fierté n'est-ce pas de tenir son premier roman imprimé. Je regrette seulement de ne pas être parvenu moi-même à le faire publier. J'ai hélas connu trop tard un jeune éditeur, Stéphane Million, qui va publier à la rentrée le premier roman d'un copain de chez Barclay. J'ai hâte de relire ce qui m'avait tant plu sur manuscrit, la belle Angéla dont la photo que tu donnes ressemble à ce que j'imaginais. Je crois que tu aurais pu aussi bien mettre une photo de Sabine... Je suis allé sur ton site et j'ai été touché par ce que tu as écrit sur moi, notre relation, notre intimité littéraire... A très vite. Yves »


Je me permets de vous communiquer l'adresse de mon site, qui en fait est un blog :
http://www.bruno-descamps.blogspot.com/


Peut-être aurez-vous envie d'y faire un petit détour, histoire de rencontrer la belle Angéla, que j'ai inventée, et de vous glisser quelques minutes dans une ambiance différente, celle de Lille.
Amicalement,
Bruno Descamps


De : Edith Lecoq <Edith.Lecoq@paris.fr>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Mardi, 19 Mai 2009, 12h19mn 20s


Bonjour David,
Merci à Louis Monier pour cette belle photo...Car c'est rare quand je ne me trouve pas de trop sur une photo... Alain Zimeray a également réussi à en faire quelques unes qui me plaisent. Mais jamais je n'aurais le « courage »... d'être devant l'objectif d'Olivier Roller...D'ailleurs, dans votre blog, ne figure qu'un seul de ces portraits de femme...

Bonne journée !

Edith Lecoq

NB : Bonne traduction d'« un Livre, Un Café » ... « Un Café, Un écrivain ».


Message du 20/05/09 à 09h06
De : Revue Controverses <controverses@dialexis.org>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>
Objet : Blog de Shmuel Trigano - La nouvelle politique du Vatican


Shmuel Trigano a publié le 17 mai 2009 dernier une analyse où il s'interroge sur la nouvelle politique du Vatican, en cours de changement radical, suite au voyage que vient d'achever le pape Benoît XVI au Proche-Orient.
On pourra lire cette étude à l'adresse :
http://www.controverses.fr/blog/blog_trigano.htm#h
Bonne lecture,
L'équipe de la revue CONTROVERSES


Message du 17/05/09 à 10h39
De : Antonio Veronese <antonioveronese@hotmail.com>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>
Objet : Dans le métro


Cher David,
un film a indiquer, une extraordinaire leçon de vie
je vous embrasse tout les deux.
http://www.youtube.com/watch?v=jedd2FiZTqM

 


Tout communique ! Rien n'est inoncent ! J'étais en tee-shirt CHA hier rue de l'Odéon.



Je passe devant la terrasse du Horse's Tavern, une femme sursaute en me regardant et désigne mon tee-shirt à Régis Debray qui déjeunait avec elle.

 


Dans un ancien numéro de Magazine (numéro 47), Céline Mallet écrit un texte poignant sur Elisabeth Billingham, la mère du photographe Richard Billingham.


" (...) La voilà qui pose maintenant pour son fils : robe à fleurs multicolores, teint rougeaud, fard nacré sur les paupières, moustache. Elisabeth est un peu midinette, un peu sauvage : elle est sensible à la beauté des fleurs, mais ses dents sont tachées ; elle porte des robes, mais elle arbore d'énormes tatouages ; elle apprécie la délicatesse du crochet et elle est obèse. Puis Ray, le mari, est alcoolique chronique : pas facile à dompter l'ambiance (...) "

 

(c) Photos Richard Billingham

 

 

 

 

 

 




David & Céline vont dans le même bateau


 

 

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David Genzel - dans Culte
19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 08:52
Céline, hilare :
- Je sens une intention derrière ce titre. Tu penses que le rapprochement avec l'actualité va se faire instantanément ?
Je lui réponds en souriant :
- Bernard Brochand et les femmes des autres !


Message du 18/05/09 à 12h52
De : Pierre de Bonneville <pierre@debonnevilleorlandini.com>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>


Pendant que ce pauvre Axel doit monter les marches du Palais des festivals à genoux pour accéder enfin, épuisé, a la main de Bernard Brochand, ma femme, Françoise de Bonneville, elle, est très attendue... Différence de capacités de locomotion ? De réseau d'influence ? De séduction naturelle ? De destin ?

 


De : Axel Brucker <trailersmuseum@wanadoo.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 18 mai 2009 19:19


Brochand et les femmes... des autres.


Cher & sublime David Genzel,

J'apprends que de Bonneville, l'inventeur du nœud-papillon que l'on porte à Cannes (tous les pubeurs se souviennent de : « 2-beaux-nœuds-ville-or-lent-dit-nid ») va bientôt faire l'outing de sa femme dans les bras de la plus grande réussite de l'après-pub, Bernard Le Magnifique. Alors, moi aussi, je l'avoue, ma femme s'est jetée, à Cannes, dans les bras de B.B. et m'a encore demandé, ce que j'avais prévu, moi, pour notre « après la pub ». Du genre, « C'est pas avec tes cotisations de Publicis et du Matin de Paris que tu vas continuer à m'emmener à Cannes ! Bernard, lui... quelle réussite ! »

Enervant le Brochand, non ?

AB

 


De plus en plus, Christophe Girard est cité comme futur pensionnaire de la rue de Valois.

 

(c) Photo Olivier Roller


Hier, formidable déjeuner à La Société, le nouveau restaurant des Costes, place Saint-Germain des Près, avec Jean Feldman et Edouard Moradpour.


Message du 19/05/09 à 01h03
De : Edouard Moradpour <e.moradpour@eurorscgmoradpour.ru>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>
Objet : Merci !


Mon Cher David

Je voudrais te remercier d avoir organise cette rencontre magnifique avec Jean Feldman aujourd'hui. C'est la première fois que je rencontrais Jean et pourtant j'avais l'impression que je le connaissais depuis toujours. Pour moi, Jean était une « Idole » et j ai découvert qu'en plus, c'était un « Etre Humain ». Et j ai aussi eu le privilège de découvrir, dans son atelier, ses sublimes Créations en carton, chargées d'Energie Positive et d Amour.

Avec Amitié.
Edouard

 

Jean m'a amusé pendant le déjeuner en me narrant son analyse de trois ans avec Portnoy qui ne lui a donné qu'un seul mot :
- Dans genou, il y a Je et Nous.
Ce mot m'a rappelé la sublime Echarpe de Maurice Fanon...


Quand on se disait vous
En regardant le soir
Tomber sur nos genoux
C'est encore une fois
J'ai voulu revoir
Comment tombe le soir
Quand on s'aime à genoux


J'étais face à la fenêtre qui donne sur L'Entrecôte de la rue Saint Benoît. Ce lundi, il n'y avait pas foule et les serveuses faisaient le trottoir. Je ne m'explique pas pourquoi les serveuses de L'Entrecôte me plaisent davantage que celles de chez Costes.


Message du 18/05/09 à 18h24
De : Jean Feldman <jean.feldman@orange.fr>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>


Regardez les vidéos de Matt.
A quoi ressemble la pub aujourd'hui :

http://wherethehellismatt.com/

Ami
Jean


Message du 18/05/09 à 13h06
De : Dominique Julien <julien.dominique@atjust.net>
A : Nicolas Bordas <nicolas.bordas@tbwa-france.com>
Objet : Bonjour Nicolas


Etre photographié par Olivier Roller est un instant très différent.
Tu verras, toute son énergie est si palpable qu¹il fait totalement disparaître l'objectif.
Le résultat compte moins que le souvenir de la rencontre.
Même si objectivement, l'image est difficile car très peu fondée sur l'embellissement.
Néanmoins, merci pour cette gentille attention dans ton mail.
A bientôt
Dominique


Avec Edith Lecoq, nous avons débriefé l'après-midi Un café, un écrivain.


(c) Photo Louis Monier


De : Agnès Michaux <agnes.michaux320@orange.fr>
À : David Genzel david.genzel@gmail.com
Date : 18 mai 2009 12:35


Chère David et Céline,

Merci d'avoir arrêté votre œil sur ce moment. Ce furent deux heures de dédicace très agréables. Juste une chose : Michaux et non Michaud. Je tiens à ce joli X. À très vite au café de la belle déesse !

Agnès

 


Samedi matin au Flore, nous avons enfin rencontré Patrick Jelin !


Message du 19/05/09 à 07h44
De : Richard Zrehen <r.zrehen@gmail.com>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr >
Objet : Mémoire sélective


Où il est question de souvenir, d'émotion et de pédagogie...


Le Pyla ou Pilat (c) Photo Patrick Jelin


Dans la dépêche n° 2 357 de MEMRI (The Middle East Media Research Institute) datée du 14 mai 2009, on peut lire ceci : « Selon le site yéménite www.yemenportal.net [en arabe], une bibliothèque et une salle de conférence nommées Wafa Idris ont été inaugurées à l'hôpital de la Mère et de l'Enfant de la province d'Ibb, au sud du Yémen. La cérémonie d'inauguration, à laquelle assistaient des fonctionnaires yéménites, a été ouverte par Samir Al-Kuntar, du Front de Libération de la Palestine, récemment relâché d'une prison israélienne [Voir, dans cet espace, Re-effets d'optique et Un curieux penchant IV, mis en ligne respectivement le 24 juillet 2008 et le 5 mars 2009].
Les orateurs ont exalté la résistance et les auteurs d'attentats-suicides, et des petites filles ont lu des textes et des poèmes. »

Pour lire la suite, cliquer sur le lien suivant :
http://www.richardzrehen.blogspot.com/


Message du 18/05/09 à 17h09
De : Jean-Jacques Moscovitz <jjmoscovitz@free.fr>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>


Bonjour DAVID ET CELINE,
OUI, ON EST AU POINT DE LA LIMITE EXTREME AVEC LE FILM DE PRAZAN.
MERCI DE TON APPROCHE DES CHOSES.
JJM


Message du 19/05/09 à 03h07
De : Fred Siksou <fred.siksou@free.fr>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>
Objet : Kliclo invitée de Image et Psychanalyse


Chers David et Céline,

Merci de votre message de ce soir, vous êtes non seulement excusés, mais vous pourrez aussi avoir une visite guidée et privée de l'atelier de Kliclo à la date de votre choix...
Amitiés
Fred

 

Vannina Micheli-Rechtman & Kliclo


 Quelques lignes en résumé de la rencontre au 4, place Saint Germain des Près.


Le séminaire mensuel « Image et Psychanalyse » en partenariat avec « Le Regard Qui Bat... », animé par Vannina Micheli-Rechtman et Jean-Jacques Moscovitz, avait invité hier soir Kliclo artiste plasticienne. Entourée de ses œuvres, Kliclo a été brillante dans ce qu'elle a su nous dire de la genèse de son œuvre et dans le débat qui s'en est suivi. Quand des psychanalystes interrogent Kliclo et que son œuvre dialogue avec le temps : du silence au cri contre l'oubli et de la trace au résidu...

 

Jupiter

 

Le livre brulé

 

De : Francine Disegni <fdisegni@hotmail.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 18 mai 2009 19:46


Anne Le Musical : Hommage à Anne Frank au Théâtre Dejazet du 5 Mai au 30 Juin 2009 les Mardi et Mercredi, les Samedi à 15h.


http://www.youtube.com/watch?v=Tr1VTnDq2uY


Message du 17/05/09 à 21h51
De : Bruno Abraham-Kremer <brunoabrahamkremer@free.fr>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>
Objet : La Vie... c'est maintenant !


Chers amis,

Après un mois et demi de représentions, c'est un plaisir de partager avec vous l'accueil enthousiaste de la presse ... et du public. Mais, LA VIE (SINON RIEN !) n'est pas éternelle... A tous ceux qui seraient désolés de l'avoir raté, un petit rappel amical : ... Faites nous signe, vite !

Chaleureusement.

A la Vie !

Bruno Abraham-Kremer

VISONNER LA BANDE ANNONCE :

http://www.visioscene.com/spectacle.php?idProduct=2176&page=5&video=1&btns=&archive=


Message du 18/05/09 à 15h47
De : Anna-Patricia Kahn <apkahn@mac.com>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>
Objet : Chancelière-bonne voisine et Pierre Le-Tan

 


Ce lundi de l'autre coté du Rhin, pour contrecarrer les effets indésirables du blues du dimanche soir, la télévision allemande a invité la chancelière Angela Merkel : Pendant 75 Minutes Monsieur et Madame Tout-Le-Monde ont pu papoter avec une dame vêtue de rose bonbon à la coupe blonde et sage et au sourire prévenant: Oyez, oyez braves gens cette recette-là fonctionne à merveille de l'autre coté du Rhin. Angie a prêté une oreille attentive à une retraitée dont les avoirs ont fondu à cause de Lehmann. Son conseil : « N'attendez pas, allez au tribunal ». À celui qui s'inquiète de la crise, elle propose, sans tergiverser : « Tenez bon ! » Au jeune homme, angoissé de ne pas pouvoir faire vivre sa famille, elle recommande : « N'attendez pas de rencontrer une femme qui gagne bien sa vie, apprenez un bon métier. » Le public attendit avec impatience les dernières dix minutes du show télévisé consacré enfin, à Angela, la femme derrière la politique : On n'y a appris de sa bouche que si elle est fatiguée...elle dort ou bien se met en cuisine: Angie, la parfaite voisine dont rêvent certains allemands, sait, selon elle, préparer une très passable soupe aux pommes de terre et une fort gouteuse roulade de bœuf accompagnée de sa petite purée. Ce matin la presse allemande concluait uni sono : Si cette semaine le citoyen de base devait voter : Angie remettrait le couvert... Du coup et remesurant une fois de plus l'abime qui sépare la France de l'Allemagne une idée m'est venue: pour éclairer d'autres aspects, sans tomber dans le satirique, pour dévoiler ce qu'a de mystérieux cette dame en béton il faut un magicien d'images: Olivier Roller a certes l'objectif, mais il dit ne pas aimer photographier les dames. Je suis allée re-voir les portraits tout en acuité et filigrane de Pierre Le Tan, exposés en ce moment à l'institut français de Munich et me suis prise à imaginer les traits et couleurs que dévoileraient le dessin de Pierre Le-Tan. Qu'en pensez-vous ? Faut-il le lui demander ? Dévoiler les mystères, nous adorons chez Clair...

A bientôt,

Anna Patricia Kahn

www.clair.me


Message du 18/05/09 à 12h25
De : Sylvestre Rossi <sylvestre.rossi@wanadoo.fr>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>
Objet : Le Prophète


Cher David,

Ici, à Bastia, ça rue un peu dans les brancards à propos du film de Jacques Audiard, à cause une fois de plus de l'image passablement diabolique des corses qui est véhiculée. Le président du festival du film italien de Bastia et le directeur de la rédaction de Corse Matin sont assez remontés. Mais je pense que tout va rentrer dans l'ordre car le film, paraît-il, est excellent et que tout le monde ici respecte Jacques Audiard ainsi que la mémoire de son père, le grand Michel Audiard. J'espère de tout cœur que cette polémique n'enflera pas, relayée par les grincheux professionnels mais qu'au contraire elle fera long feu. Un artiste a le droit de s'exprimer par la fiction. Les gens ne sont tout de même pas dupes, ils ne confondent pas nécessairement fiction et réalité.
Bien amicalement
Sylvestre


De : Amélie Bulté <abulte@avocat-bulte.com>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 18 mai 2009 12:52


Cher David,

Je rebondis sur les mots d'Alain Chouffan. Karim ne suscite pas l'indifférence. Il suscite. Il excite, il exaspère, il force l'admiration, il pousse, il écrase, il irrite, il fait rire, nous enivre et sait parfois faire sortir le meilleur de soi. Karim a mille facettes, Olivier Roller en a encore trouvé quelques unes bien cachées.
Le livre, oui il faut le lire. A travers son parcours, c'est celui de milliers de détenus qui y est décrit. Le pot de terre contre le pot de fer, en somme l'enfer. Ce livre, c'est une seconde libération. Le combat n'est pas fini.


Et Clara Dupont-Monod fait plaisir à Céline en mettant en valeur dans Marianne le John Dillinger de Thierry Guitard.


Le 11 septembre Mohamed Sifaoui publie sa BD : Ben Laden dévoilé, avec Philippe Bercovici (12Bis éditions).

 


Rue de Condé, en vitrine à La nef des fous...

 


 

 

 

 


David & Céline vont dans le même bateau



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David Genzel - dans Culte
18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 08:20

 

De : Axel Brucker : trailersmuseum@orange.fr>

A : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 15 mai 2009 10:32

 

Initiales : B.B.

 

Le blog de David & Céline est rempli de publicitaires dans leur deuxième vie.

Que faire après la pub ?

Comment sortir de la pub ?

Y-a-t'il une vie après la pub ?

L'un fait dans la galerie d'art, l'autre dans la restauration, certains mêmes dans l'humanitaire, sorte de rédemption.

B.B., l'ex de DDB, fatigué de se traîner devant les annonceurs, rêvait d'avoir les annonceurs à ses pieds, mieux, le Monde à ses pieds.

Dans cette incontournable « montée des marches », ballet incroyable du tout-people, des médias, de la politique et du cinéma mondial, deux hommes ne céderaient pas leur place pour un empire : Gilles Jacob, indétrônable, et Bernard Brochand, incontournable.

Dans ce monde du cinéma, où tout le monde se tutoie, s'embrasse, Gilles Jacob, mince et droit dans son smoking, vouvoie, garde ses distances... le cinéma adore. Dans le monde des affaires et de la politique, Brochand la joue jovial, énorme, il embrasse, il tutoie, il rit. Les deux hommes se complètent. On dirait qu'ils ont répété toute l'année.

Les annonceurs se pressent, se bousculent pour saluer, devant les caméras, « Monsieur Cannes ». Les patrons de L'Oréal, Renault, Canal, Air France, Chopard... aux pieds de Brochand, initiales B.B... Y-a-t'il une vie après la pub ?

Quand Scorsese arrive, Gilles Jacob descend trois marches pour le saluer, c'est le degré maximum, comme dans la franc-maçonnerie. Quand Albanel ou Delanoë arrive, Brochand descend également de trois marches pour les embrasser. Brochand apprend vite !

A.B.

 

De : Ciné Reflet <cine.reflet@wanadoo.fr>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Samedi, 16 Mai 2009, 17h02mn 38s
Objet : L'EQUIPE selon LUC MOULLET

 

Rencontre / dédicaces :

lundi 25 mai à 19h, librairie Ciné Reflet
L'ÉQUIPE... selon LUC MOULLET
Le Quotidien du Sport lu par Luc Moullet,
cinéaste toujours en marche, à pied ou à vélo.

 

Son film LA TERRE DE LA FOLIE est sélectionné dans la Quinzaine des Réalisateurs du festival de Cannes 2009.

La rétrospective de ses films au Centre Pompidou se termine le 30 mai.

 

Ses livres :

LE REBELLE de KING VIDOR collection Côté films #13, édité par Yellow Now

"C'est un film malin, savant, glacé, hyperpro, mais aussi un film abrupt, brutal, cinglant, condensé, convulsif, déchiqueté, déjanté, délirant, discrépant, érotique, étourdissant, fascinant, frénétique, grossier, haché, hystérique, mal poli, romantique, surréel, torride, trépidant. Un objet barbare, un météorite." L.M.

 

NOTRE ALPIN QUOTIDIEN entretien avec Emmanuel Burdeau et Jean Narboni
Le livre offre un bonus d'une valeur inestimable : en une cinquantaine de points, Luc Moullet livre son petit guide du parfait cinéaste.
 
PIGES CHOISIES (de Griffith à Ellroy)
Recueil d'une trentaine de textes critiques écrits par Luc Moullet . Introduit, composé, annoté, amendé, chapeauté par le cinéaste lui-même, ce volume d'érudition et de drôlerie, de passion et parfois de prophétie reprend notamment les grands articles des Cahiers du cinéma" édités par Capricci et le Centre Pompidou.
 
Luc Moullet, né en 1937, a été critique de cinéma, notamment aux Cahiers du cinéma (depuis 1956). Il a écrit sur le travail des grands comédiens un livre marquant, la Politique des acteurs (1993). Il est aussi producteur, scénariste, acteur... et réalisateur, de 1960 à 2008, de trente-huit films, de tous métrages, dont Genèse d'un repas (1978), film culte sur la mondialisation, et la Comédie du travail (1987, Prix Jean Vigo). C'est à lui que l'on doit la phrase célèbre : « La morale est affaire de travellings »

 

Librairie Ciné Reflet 14, rue Monsieur le Prince 75006 Paris - Métro Odéon
tél. : 01 40 46 02 72 tlj de 13h à 20h, parfois le dimanche
cine.reflet@wanadoo.fr
http://www.myspace.com/cinereflet


Date : 17 mai 2009 19:12
De : Axel Brucker <trailersmuseum@wanadoo.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Objet : Sublime !

 

Le nouveau film de Jacques Audiard Un Prophète sera assurément au palmarès de Cannes ! ... SUBLIME ! dirait le Genzel. Du très grand cinéma. Une Palme d'Or ?... Je pense, hélas, qu'il ne l'aura pas mais il la mérite. Hélas, car Cannes a déjà attribué, l'an dernier, la Palme d'Or à un film français (qui ne la méritait vraiment pas) alors, deux années de suite, ça ferait trop... mais certainement un prix pour la mise en scène, et peut-être un prix d'interprétation. Hier soir, beaucoup d'applaudissements pour ce film, mais aussi beaucoup de sifflets. J'aime bien qu'on siffle un film que j'aime. Du coup, je l'aime encore plus.

Niels Arestrup... sublime. Je pense qu'il concourt pour le prix d'interprétation et certainement, cette année, un César. Il y est magnifique et, à la fin, pathétique. J'ai hâte que tu vois le film avec Karim, car tout le film se passe entre dedans et dehors de la prison avec la complicité des avocats. Niels Arestrup dans son meilleur film !

Axel Brücker

 

Jacques Audiard vient de réaliser pour Valérie Létard un thriller psychologique choc, spot de pub contre les violences conjugales lancé le 11 juin sur toutes les chaines télé.

(c) Photos Olivier Roller

 

From : Alain Chouffan <achouffan@wanadoo.fr>
To : David Genzel <David.genzel@gmail.com
Date : 2009/5/17

 

Mon cher David,

Tu as raison. Le deuxième livre (1) de Karim Achoui sort en librairie ce mercredi 20 mai. Il faut donc se presser d'en parler. Mieux. Il faut se mobiliser pour inciter le maximum de gens à le lire. Et surtout à l'acheter. Il faut faire de la sortie ce livre un événement. Pourquoi pas une séance de dédicaces au Flore ou à la Hune ? Karim Achoui, tu le connais mieux que moi, n'est pas n'importe qui. Il suscite soit l'admiration soit l'indifférence quand ce n'est pas de la jalousie ou du mépris. Il joue à provoquer. Et il en est souvent la victime. Jusqu'à quand va-t-il rester un incompris ? Jusqu'à quand va-t-il traîner comme un boulet cette réputation d'avocat sulfureux ou d'avocat du « milieu ». Jusqu'à quand ? Pourquoi lui en veut-on si violemment ? C'est vrai, cet homme a tout et il a tout connu : la gloire des prétoires, la renommée, beau gosse au charme ravageur, au sourire carnassier et au regard révolver, il est toujours entouré de belles femmes - qui me rendent fou ! Surtout la jolie comédienne Naëlle ! Hélas, elle est foldingue de lui ! - virevoltant en permanence comme des abeilles autour du miel, il a reçu deux mille visites sur son blog pendant son incarcération, et même une demande en mariage ! il a des amis innombrables, des voyous comme des gens honorables, c'est un seigneur au grand cœur capable d'offrir du caviar en attendant son verdict, il a connu les affres de l'attentat, et l'enfer des prisons. Et j'en passe. Beaucoup pour un seul homme ! Lui-même ne cesse de s'interroger. « Me reproche-t-on une implication, réelle, dans l'affaire Ferrara ou bien mes excès et mes frasques ou bien alors mes accusations à l'encontre d'une frange de la police ? En gros, suis-je accusé parce que j'ai des souliers pointus et une tête d'arabe ? Suis-je accusé parce je dénonce la cabale de certains policiers à mon encontre ? Ou suis-je accusé parce que j'ai soi-disant aidé Ferrara à s'évader ? »
Alors, oui, ce livre est effrayant. Un « témoignage choc » comme l'écrit Jean-Marc Florand dans sa préface. « Un voyage dans l'au-delà des barreaux, dans un pays sis en terre de France, où les lois des civilités et de la civilisation ordinaire n'existent plus » comme le dit si joliment notre ami Yves Simon, deuxième préfacier, et présent dans tous les combats qui touchent à la dignité humaine. Karim Achoui a tenu un journal haletant, jour par jour, presque minute par minute, de ses 52 jours de prison. Du 4 décembre 2008 - délibéré le condamnant à sept ans de prison - au 5 février 2009, jour de sa remise en liberté, il raconte l'enfer qu'il a vécu, les humiliations au quotidien, la grève de la faim d'une vingtaine de jours, ses pertes de poids, de repères, et le combat qu'il a mené pour demeurer « debout face à la machine judiciaire ». Mais ce qui révolte le plus Karim Achoui, c'est que la Justice le condamne sans preuve aucune. « Même le procureur de la République en personne, écrit-il, l'a dit et l'a reconnu dans son réquisitoire. Il n'y a pas de preuve mais il a, a-t-il ajouté, « sa conviction ». Aucun détail ne lui échappe lors de cette première nuit passée dans une cellule de 6 à 7 m2, aux murs jaunis, un sol en béton, une fenêtre aveugle avec un battant haut cassé laissant le froid entrer, sur un lit métallique de 1,80 m de long et 60 cm de large « scellé au mur et garni d'un matelas en mousse de 10 cm d'épaisseur, un évier à l'entrée avec robinetterie automatique, un WC et sa cuvette derrière deux portes western et une penderie à deux rangements. » D'ailleurs, il ne dort pas. Il pense à son fils chéri, qu'il aime plus que sa vie. Et là, dans cet épouvantable réduit, sous la lumière blafarde, dans cette cellule « couleur de jaune d'œuf pourri », Karim a froid, il grelotte et il pleure...

Dans cet enfer carcéral, il ne cesse de penser à son fils chéri Séraphin et s'inquiète de savoir comment il va apprendre son incarcération. Il reçoit des visites. Celles presque quotidiennes de son ex-collaboratrice et devenue l'une de ses défenseurs, Me Amélie Bulté qui ne ménage pas son dévouement pour lui remonter le moral. Car dés sa première journée en prison, le 15 décembre 2008, Karim n'en peux plus. Plus rien ne l'intéresse. Il veut mourir. Il sait qu'il va mourir. Mais il sait aussi qu'il doit tenir le coup. Au parloir, c'est un défilé permanent. D'abord, Francis Szpiner et Caroline Toby lui témoignent une affection chaleureuse. Tous deux n'ont à rien à se reprocher car ils ont accompli un travail remarquable. « Mes premières larmes, face à des témoins et depuis le verdict, c'est devant eux que je les verse, quand Francis me parle de mon père et de mon fils Séraphin... » Ensuite, ses autres avocats, Maurice Missistrano, Patrick Maisonneuve, l'avocat d'Yvan Colonna, ou Francis Pudlowski, fidèle parmi les fidèles, lui rendent aussi visite. Ses deux frères, Djil et Mourad. Ses parents. Ses amis lui envoient des lettres ou des revues de presse comme toi, David qui t'es battu comme un lion pour mobiliser, grâce à ton formidable blog, une foule d'amis pour le soutenir. Tu passais des heures au Flore, avec Marie-Hélène, à répéter la même chose à toutes les personnes que tu rencontrais et qui demandaient des nouvelles de Karim. C'est par toi, et Céline bien sûr, que nous étions informé jour après jour de l'état d'esprit dans lequel se trouvait Karim et qu'on découvre dans ce livre, avec plus de détails. C'est par toi aussi, qu'on a pu lire les lettres qu'il t'envoyait et qui, selon les jours, nous rassuraient ou nous inquiétaient. Oui, ce combat « extérieur » était aussi important. Et d'ailleurs quand, le 22 décembre, sa 8e journée en prison, Amélie Bulté lui apporte la liste du comité de soutien - Jean-Marie Rouart, Catherine Breillat, Yves Simon, Patrick Klugman, Robert Badinter entre autres - , Karim n'en revient pas. Il est en pleine grève de la faim, et là, d'un coup, un coup de soleil. Il apprend cette mobilisation à l'extérieur, comme celle de Rachid Nekaz qui a, lui aussi, entamé une grève de la faim, et installé une tente sur le parking jouxtant la maison d'arrêt de Nanterre. Au 12e jour de prison, une lettre de Gilbert Collard le comble de bonheur. « Il y aura un appel, qui est un appel au secours ! lui écrit l'avocat. En l'absence de preuves, sur quoi l'avocat a-t-il été condamné ? Sur ce qu'il est ? Si c'est vrai, c'est horrible ! On avait donc jugé l'homme vêtu de rumeurs, d'une formidable envie d'exister contres les obstacles injustes de son milieu au point de s'exposer au pire, capable d'acheter la robe de François Mitterrand, d'offrir des huîtres et du champagne, d'écrire un livre, de porter beau, de sourire aux grimaces d'une vindicte judiciaire qui ne supporte pas les forfanteries juvéniles... » Il passe la nuit du 31 décembre - 17e jour - avec un colis de chez Lenôtre, avec saumon, foie gras nature et truffé, tarte aux poires, fromage et chocolat envoyé par la fidèle Samira Mansouri, avec ce mot « C'est une façon pour moi de partager le repas du nouvel an avec toi, mon cher Karim... » Il n'y résiste pas et casse sa grève de la faim à partir de minuit comme il s'y était engagé auprès de son père. Les jours passent. Il s'occupe comme il peut. Il devient plombier dans sa cellule en tentant de réparer lui-même ses toilettes. Non pas sans mal il arrive à déboucher le conduit d'évacuation. Puis il s'attaque le lendemain, à toute la moisissure présente dans l'évier pour permettre une meilleure hygiène. Mais le 16 janvier 2009 - 33e jour de prison - Amélie Bulté, la vaillante, l'informe que la Cour de cassation vient de rejeter son pourvoi en cassation malgré le soutien du parquet. C'est l'anéantissement. Ce n'est pas tout. Il apprend qu'un contrôle fiscal lui réclame 600.000 euros pour l'année 2005, et qu'une saisie sur son pécule de détention pour une somme de 2100 euros dus en 2003 au Trésor public de Neuilly pour une taxe d'habitation vient d'être effectuée. Le moral est au plus bas. Outre ces contrôles fiscaux, sa situation personnelle est dramatique. « Je flirte avec la faillite » dit-il quand il apprend que son banquier va dénoncer sa convention bancaire. Il se trouve dans cet état d'esprit quand, au 52e jour de détention, le 4 février, il apprend à 9h 47 qu'il est remis en liberté sous caution de 50.000 euros, avancée par son ami Rachid Nekaz. « Je suis envahi par une émotion que personne ne peut imaginer écrit-il. Je commence à tressaillir et à trembler. » Il n'ose y croire. Ces 52 jours de prison lui ont fait prendre conscience de « l'horreur judiciaire absolue » que constitue une condamnation sans preuve. Du coup il décide - alors qu'il n'a pas encore quitté la prison - de créer une Fondation dont la vocation principale sera de mener le combat contre les injustices (2). Karim retrouve ses parents, son fils, ses amis et ses avocats avec une émotion incroyable. Il n'est pas parti s'installer à l'étranger. Aujourd'hui, il vit à Paris, heureux de cette liberté retrouvée. Entre son petit Séraphin et son grand projet d'une fondation au service de malheureux citoyens condamnés comme lui sans preuves et détenus abusivement.
Rien que pour ce parcours hors norme, il faut lire ce livre. Il vous prend à la gorge et ne vous lâche plus. D'une écriture nerveuse, aérée, sèche quand il est déprimé, Karim Achoui nous fait vivre avec lui à chaque instant, au jour le jour, ces 52 jours horribles de détention. Achetez-le vite. Il ne coûte que 10 euros. Une misère. Pour découvrir l'enfer carcéral et le courage d'un homme !

Alain Chouffan

 

PS :
Karim Achoui n'est pas au bout de ses peines.
Il lui encore à affronter :
- Un nouveau jugement concernant l'affaire Ferrara qui aura lieu, en appel, devant la cour d'assises de Paris qui, cette fois, ne sera plus présidée par Mme Janine Drai, « vraisemblablement en 2010 » selon Karim.
- L'affaire de tentative d'assassinat perpétrée contre lui. On le sait, il a porté plainte et s'est constitué partie civile. Le procès de son présumé assassin, Rudy Terranova, ex-indicateur officiellement enregistré au ministère de l'Intérieur et actuellement emprisonné à la Santé, aura lieu devant la cour d'assises de Paris.
- Une secrétaire qui lui a dérobé des chèques à son cabinet parisien alors qu'il était sur son lit d'hôpital à Pompidou après la tentative d'assassinat du 22 juin 2007, est renvoyée devant le tribunal correctionnel de Paris pour être jugée. Il s'est porté partie civile.
- Une autre secrétaire, qui a infiltré son cabinet à la demande d'un service de police, est toujours suspectée par un juge d'instruction parisien d'avoir violé et recelé le secret de l'instruction en ayant eu accès à des dossiers sensibles de Karim Achoui.
- Enfin, Mme Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur a déclaré, en septembre 2008, qu'elle portait plainte contre le livre de Me Achoui « L'avocat à abattre ». « Elle a attendu avril 2009 pour que la brigade financière m'entende sur les cinq plaintes qu'elle a déposées » écrit Karim Achoui. S'il est reconnu coupable d'avoir mis en cause à tort un fonctionnaire de police, il encourt uniquement une amende.
Ouf ! Quand va-t-on enfin le laisser tranquille !

(1) Numéro écrou 31208 en collaboration avec Henry-Jean Servat et les préfaces de Me Jean-Marc Florand et Yves Simon. Edition Le Cherche-Midi. Collection « Documents ». 240 p. 10 euros.
(2) Tous les bénéfices du livre seront reversés à la Fondation Karim Achoui.

(c) Photo Olivier Roller

Message du 15/05/09 à 22h09
De : Olivier Roller <olivier.roller@free.fr>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

 

Bonsoir,
Borloo : Séance photo de trois minutes : 16h42 à 16h45 (c'est inscrit sur mes fichiers). Je lui demande plusieurs fois de baisser un peu la tête, il ne veut pas, je prends ma respiration et ne le lâche pas. Un de nous devra céder.

 

Message du 16/05/09 à 18h54
De : Nicolas Bordas <nicolas.bordas@tbwa-france.com>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>


Bonjour David,

Je me demandais récemment en regardant l'une des photos d'Olivier Roller (en l'occurrence celle de Dominique Jullien qui est quelqu'un que j'aime beaucoup), si je pensais être prêt à cette « épreuve de vérité », en l'occurrence prêt à assumer mon vrai visage en dehors de l'intimité de mon miroir, ou de la protection que peut fournir le contexte de la vie, ou sa dynamique (car j'ai toujours préféré mon regard à mes yeux ! ;-)

Ma réponse est « oui » car je trouve les photos d'Olivier toujours empreintes d'une grande humanité, nous renvoyant au travers de nos différences à notre humaine condition. Des hommes pareils, dirait Cabrel.

Olivier peut donc prendre rendez-vous via mon assistante Susanna Lie, dans la langue de son choix, (car Susanna en parle un grand nombre), avec une préférence pour un shooting début juin car l'agenda de mai est un peu chargé. J'aime bien la tonalité que donne à votre blog la conversation autour des photos d'Olivier Roller.

Merci donc de m'avoir contacté.

Cordialement

Nicolas


Nicolas Bordas
Président
TBWA\France

 

Message du 16/05/09 à 19h44
De : Fabienne Dexidour-Staut <fabienne.dexidour-staut@wanadoo.fr>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

 

Mon cher David,

Incroyable cette photo de Jacques Bordelais, effectivement la force, l'esprit, la malice, l'intelligence, la culture... Jacques a été mon premier manager chez ROUX-SEGUELA-CAYZAC&GOUDARD, il n'est pas resté longtemps mais ces quelques mois passés avec lui ont été riches en transmission de savoir. Merci à lui.
Amitiés et tendresses
Fabienne Dexidour-Staut

 

De : Bernard Leroux Robert <blerouxrobert@clearchannel.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 15 mai 2009 20:59


Jacques Bordelais qui a écrit dans l'un de ses livres (je ne sais plus lequel) : « Mon invité - lors d'un déjeuner - a pris le même menu que moi, je lui ai dit que nous allions partager les mêmes saveurs ».

 

De : Olivier Roller <olivier.roller@free.fr>
À : Gérard Gros <gerardgrosconseil@gmail.com>
Date : 15 mai 2009 16:22:19

 

Bonjour Gérard Gros,

Merci pour vos mots. Ils me touchent, C'est vous qui êtes à remercier car vous avez accepté de vous livrer à moi. Cette photo (sans flatterie, c'est une de mes préférées) est notre image, à moitié vous à moitié moi. Je vous souhaite une très belle journée et j'espère vous revoir,

Olivier

 

De : Jacques Bordelais <jacquesbordelais@gmail.com>
À : Olivier Roller <olivier.roller@free.fr>
Cc : David Genzel david.genzel@gmail.com
Date : 15 mai 2009 15:06

 

Merci Olivier,
J'étais hors d'atteinte d'Internet et découvre donc ces superbes et étonnantes visions après en avoir entendu parler par d'autres. Pour moi, il s'agit plus de tourner le dos au superflu, au futile et à l'inutile. Et, en tout cas, aux apparences. Pas d'abandon là dedans ! Cela fonctionne bien. Par ailleurs il y a mieux que la quête d'identité, c'est la réalisation de son identité !

Respects,

Jacques Bordelais

 

Message du 16/05/09 à 22h58
De : Sylvestre Rossi <sylvestre.rossi@wanadoo.fr>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>

 

Un couple d'angelots dans la chapelle Sainte Cécile de Pianello

 

 

Moi, impuissant face à un enfant qui se casse la gueule


De : Josyane Savigneau <savigneau@lemonde.fr>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Samedi, 16 Mai 2009, 12h17mn 25s

 

J'avais envie de voir Christine Boutin pour deux raisons. Parce qu'elle a des convictions, qui ne sont pas nécessairement les miennes, mais que je suis lasse des gens sans conviction. Parce que je m'intéresse depuis toujours à la question de la prison (au Monde pendant 6 ans, au tout début, j'étais à la rubrique justice) et que, comme parlementaire, elle a beaucoup travaillé sur le sujet et que je savais que ses positions ne sont pas celles qui inspirent la politique pénitentiaire actuelle. Mais, en prime, en la rencontrant, je l'ai trouvée sympathique, accueillante, et pleine d'esprit.
Amitiés,
Jo S

 

Message du 16/05/09 à 09h06
De : Sylvestre Rossi <sylvestre.rossi@wanadoo.fr>
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>
Objet : Interview modèle

 

Cher David,
Excellente interview de Christine Boutin par Josyane Savigneau dans Le Monde. Quand on pose les bonnes questions, on obtient les bonnes réponses. Un modèle de sincérité, d'intelligence et d'épure, aussi bien de la part du journaliste que du ministre. On est loin de l'interview franchouille habituelle à la Anne Sinclair et des réponses « moulin à paroles » à la Nadine Morano. Tiens, il est un peu tôt, sinon j'écouterais bien un duo de Jazz... Red Mitchell à la contrebasse et Jimmy Rowles au piano et au chant, par exemple.

Bien amicalement

Sylvestre

 

Hier matin à la Pagode, projection du film de Michael Prazan, Einsatzgruppen, les commandos de la mort (1ère partie). Le débat fut animé, Le regard qui bat et le pousse-au-jouir du crime.

 

 

Jean-Jacques Moscovitz a eu off une très belle phrase après le départ de Michael Prazan :
- J'étais bien obligé de le soutenir, puisque je l'ai invité...
Mais ce sont la présence et l'intervention émouvantes de Marceline Loridan-Ivens qui nous ont le plus touchés.

 

 

J'en voudrai toujours à Michael Prazan pour son Pierre Goldman et j'ai conseillé à Céline la lecture de La mort des juifs, de Nadine Fresco.

 

Fugue de mort, Paul Celan

Lait noir de l'aube nous te buvons la nuit
te buvons à midi la mort est un maître d'Allemagne
nous te buvons le soir et le matin nous buvons et buvons
la mort est un maître d'Allemagne son œil est bleu
il t'atteint d'une balle de plomb il ne te manque pas

 

Hier après-midi, nous avons sélectionné trois auteurs dans le programme d'Edith Lecoq, Un livre, Un café.

 

 

Philippe Faure-Brac du Bistrot du sommelier, qui faisait déguster chez Lipp, Philippe que je pratique depuis 25 ans.

 

 

Agnès Michaux siègeait à la terrasse du Bonaparte en présence de nombreux témoins, sous l'oeil de Michel Field au soleil des Deux Magots.

 

 

Jean-François Derec s'ennuyait ferme à La Pena !

 

 

Mon kiosquier du Sénat m'avait vendu La revue des deux mondes vendredi...

 

De : Elise Longuet <elonguet@fimalac.com>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 15 mai 2009 11:22

 

Merci, vous avez un très bon kiosquier !

 

 

 

 

 

 

 

 

David & Céline vont dans le même bateau

 

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