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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 10:28

 

Message du 29/09/09 à 13h42

De : Pierre de Bonneville <pierre@debonnevilleorlandini.com>

A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>

Objet : Commentaires de la presse sur le livre Céline

 

Ce livre est une rareté : on connaît une dizaine d’interviews enregistrées de Céline.

Voici l’intégrale de sept d’entre elles.

Ce livre est une curiosité : pour qui s’intéresse à Céline, lire le Céline parlé tel que Céline le parle, lui l’inventeur du langage parlé en langage écrit, ça ne manque pas de sel.

Ce livre est aussi une thèse : devant un micro, Céline se révèle plus shakespearien que jamais, auteur de sa propre tragédie, véritable Roi Lear.

 

"Du Céline retranscris avec une intelligence et une finesse digne desproges."

Le Figarou

 

"Collector!"

La Fortune

 

"A part le jeu de mot du titre “Lear Céline “ , 270 pages de bonheur des mots...

Marie-Pierre

 

Un Céline sans David !"

Rallonges

 

"Un ouvrage, une somme, un édifice, un monument !"

Pédérama

 

"Un Céline/Shakespeare, pire que tout !"

20 Turlutes

 

"Et si après ça, si vous en revoulez encore !"

Le Mood

 

Pierre de Bonneville ferait-il une publicité aussi pertinente pour le 6-9 du Grec sur NRJ, s'il n'était adorateur de Céline ?!

 

Message du 29/09/09 à 13h11

De : Emmanuel Adely <e.adely@free.fr>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : Entendez-voir, Emmanuel Adely : André Malraux / Pierre Guyotat

 

amicalement,

ea

 

emmanuel adely

http://emmanueladely.free.fr

 

Mercredi 7 octobre de 13h à 14h30

 

la Maison des écrivains et de la littérature et l'Institut national de l'audiovisuel – Ina

 

dans le cadre des "Mercredis littéraires au Petit Palais"

 

vous invite à assister à la rencontre intitulée :

 

"Entendez-voir, la littérature est-elle soluble dans la télévision ?"

 

Des écrivains contemporains revisitent des moments littéraires de la télévision

 

Emmanuel Adely a souhaité faire un parallèle entre les écrivains André Malraux et Pierre Guyotat.

 

Pour André Malraux, il a choisi des images de l'Ina, extraites de "La légende du siècle par André Malraux" proposée par Françoise Verny et Claude Santelli en 1972. Quant à Pierre Guyotat, il est l'invité d'une émission Apostrophes de 1984 consacrée au "roman dans tous ses états", présentée par Bernard Pivot et réalisée par Jean-Luc Léridon.

 

A la suite de la projection, Emmanuel Adely lira un texte exclusivement rédigé pour cette rencontre et s'entretiendra avec François Aubel, rédacteur en chef du Magazine littéraire.

 

en partenariat avec Le Magazine Littéraire.

 

à l'Auditorium du Petit Palais Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris – av. Winston Churchill – Paris 8 Métro Champs-Elysées Clémenceau – Entrée libre et gratuite.

 

Gérald Nanty, le propriétaire depuis 13 ans du Mathi's, a l'ambitieux projet de reprendre le mythique Café de la Mairie, place Saint Sulpice, et d'y créer son Prix littéraire Françoise Sagan. Cette double-page du Figaroscope est le meilleur hommage au VIe !

 

 

Hier soir, nous entrons Au coin des gourmets, le fameux restaurant des saveurs d'Indochine de la rue Dante, quand j'entends crier :

- David !

C'est l'autre David, l'ami d'Yves Simon, celui qui a assisté Albert Cossery jusqu'à ses derniers instants à l'hôtel de la Louisiane, qui passait à table avec Marie-Josée Croze à l'affiche bientôt de Mères et filles, avec Catherine Deneuve et Marina Hands.

 

 

Devant le restaurant, en même temps, se préparait le tournage d'une nouvelle série jeunesse pour France2, Monde meilleur.

 

Paul Wermus nous apprend le prochain mariage de Roland Castro avec sa compagne architecte, Dominique. Alain Chouffan bien sûr, nous relatera comme lui seul sait le faire, la cérémonie !

 

Tout comme Alain nous parlera prochainement du Sorcier de l'Elysée, de François Bazin.

 

Message du 18/09/09 à 19h01

De : Eric Marty <eric.marty12@wanadoo.fr>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : Milner 12 octobre

le 12 OCTOBRE 2009 21h15

 

« L’actuel, Ça n’empêche pas de Penser…. »

 

au 4 Place St Germain des Prés’ 75006 Paris

Salle RDC face

 

nous recevons ce 12 octobre à 21h15

 

JEAN-CLAUDE MILNER

pour son ouvrage

L’ARROGANCE DU PRESENT

regards sur une décennie

1965-1975

Ed. Grasset 2009

 

Présentation par Eric Marty

Discutants Claude-Noelle Pickman, Nabile Farès, J-J. Moscovitz

 

 

 

 

 

David & Céline vont dans le même bateau

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David Genzel - dans Culte
29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 10:19

Libé d'hier posait bien la dualité réalité-fiction du roman de Polanski.

A la une...


Et page 12...


Pour ajouter à la fiction, Hervé Témime, l'avocat de Denis Robert...

(c) Photo Martin Bureau

Et pour retrouver la réalité, il faudrait aussi demander son avis sur cette affaire à Mathile Seigner...

Roman Polanski pourrait tirer profit d'une représentation de La Séparation des songes...

Photo Lewis Carroll

Dans le numéro de PHOTO de janvier 1978, Eva Ionesco déclarait :

"Les images de ma mère sont des tableaux que nous créons à deux, et cela n'a rien à voir avec les rapports pervers que Lewis Carroll entretenait avec ses petites filles"

Actuellement, exposition BB à Boulogne... Nous recevons en parallèle ce merveilleux message de Marie France... 

Message du 28/09/09 à 18h53

De : Marie France <mariefranceweb@wanadoo.fr>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : Marie-France présente « mon BB » samedi 3 octobre


Pourquoi Bardot ?


En janvier dernier, l’Archipel m’a proposé d'interpréter Marilyn Monroe au petit festival « les voix au cinéma ». J’étais moyennement emballée. J'adore Marilyn, mais j'ai "déjà donné".


Tant qu’à « visiter » un répertoire, j’ai préféré innover et pourquoi ne pas réaliser le rêve lointain de chanter celui de Bardot que je trouve merveilleux et peu fréquenté.


Cette Parisienne qui a réinventé la Femme après Marilyn, cette déesse qui a symbolisé la liberté d’être, en France et au-delà, a eu aussi à ses pieds les meilleurs auteurs et musiciens Français des années soixante : Serge Gainsbourg, Jean-Max Rivière, Gérard Bourgeois, Claude Bolling, Alain Goraguer...


Dans ce spectacle, que j'appelle "mon BB" je raconte aussi les quelques heureuses fois où j'ai croisé Brigitte sur mon chemin...


Je vous invite à me rejoindre samedi 3 octobre pour visiter en chansons cette capiteuse légende vivante...


Marie-France



Au moment où HEC fait du buzz sur Internet, merci David Abiker..., Florence Noiville écrit sur HEC.


De : Florence Noiville <noiville@lemonde.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 29 septembre 2009 09:46

Objet : J'ai fait HEC et je m'en excuse - Florence Noiville

 

merci pour La Donation.

ça c'est mon dernier livre. Un essai... sur la pensée économique dominante.

Fl.N.


Florence Noiville - J'ai fait HEC et je m'en excuse

 


« L'originalité de cet ouvrage ? On fustige souvent les traders fous et autres banquiers avides sans chercher à comprendre leur parcours. Florence Noiville, elle, prend le problème à la base, au moment où les esprits se forment. »

Patrick Williams, Les Inrockuptibles


« Fondée sur sa propre expérience, mais aussi sur une enquête auprès d'anciens de Harvard autant qu'auprès d'étudiants de HEC en cours de scolarité, la réflexion de Florence Noiville est passionnante. »

Michel Abescat, Télérama


« Le livre ne nous parle pas tant d'un établissement précis que de l'incapacité générale des élites à penser la crise. »

Jacqueline de Linares, Le Nouvel Observateur


« Les grandes écoles de management ont-elles une responsabilité dans la crise ? Manquent-elles de réflexion éthique ? Dans ce livre incisif, Florence Noiville fustige les filières de l'excellence. »

Dalila Kerchouche, Le Figaro Madame


« Noiville appuie là où ça fait mal. »

Julien Damon, Les Échos


http://www.editions-stock.fr/livre/stock-338762-J-ai-fait-HEC-et-je-m-en-excuse-hachette.html


Ce soir, à 20h35 sur France 5, une émission sur la rumeur, le plus vieux media du monde. Hier soir, je me suis entretenu avec l'ami Bruno Kemoun de ce phénomène.


Bruno :

- La rumeur ressort de trois ordres : la peur, le désir, le fantasme.

Absurde, Jean-Luc Mano, quand il écrit page 41 des Inrocks :

"Le mec qui manifeste
avec Christine
Boutin et qui sort dans
une boite gay, je ne suis
convaincu qu'il soit
utile de le montrer"







David & Céline vont dans le même bateau

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David Genzel - dans Culte
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 10:14

Humilié

14 février 1986

 

Connaissez-vous rien de plus humiliant, pour une grande personne, que d'être publiquement déculottée par un enfant ? J'entends «déculottée» au sens figuré, cela va de soi : pour ce qui est des tentatives de détournement de majeur, faites-moi confiance, je sais me défendre.


En revanche, j'entends « grande personne » au sens propre, trois fois hélas, je devrais dire quarante-six fois hélas, mon expulsion placentaire ayant coïncidé avec le début d'un exode encore plus général... Je suis même une grande personne en voie de tassement. Je commence à m'essouffler dans les secrétaires, même bilingues. Bientôt, j'accosterai sur les rives mortelles du Troisième Age, celui où tout bascule, où l'on s 'éveille un triste matin sur les genoux, avec les mains froides et le gris aux tempes. La veille encore, tout allait bien pour toi, mon frère : tant qu'il a les artères plus molles que le sexe, l'étalon piaffe. Et puis, plaf, tu sais ce que c'est : quand l'un de ses membres ne lui permet plus de cavaler, on abat le vieux cheval...


Pouf, pouf.


Avant ces digressions de cimetière où la grisaille givrée de cet hiver de merde me pousse malgré moi, j'allais vous narrer comment je fus récemment humilié, que dis-je, bafoué au plus profond de ma vanité de mâle à poil dur, par un petit garçon. Un petit Suisse, tout laiteux tout sucré, qui s'appelait Hans et qui avait huit ans et demi au moment des faits, c'est-à-dire avant-hier.


Un petit garçon normal, avec des cheveux tendres et des yeux bleus parallèles.


Je venais de déjeuner avec quelques amis chez son papa, un Suisse riche (excusez, je bafouille... ), un Suisse qui fournit des rations-repas aux compagnies d'aviation du monde entier. Un type bien : ne me faites pas dire qu'un con fait des rations helvétiques, je ne calembours point dans les alpages.


Au pousse-café, Hans - qui me tient pour un être exceptionnel parce que je dis des gros mots dans le poste - voulut à tout prix me montrer sa chambre. C'était, sur douze mètres carrés, du sol au plafond et jusque sous le lit, un musée de l'avion, avec tout ce qui vole, plane ou sombre, depuis les biplans incertains façon Blériot jusqu'à l'invincible navette d'atifice que vous savez, en passant par le Bréguet-deux-ponts et le Spirit-of-Saint-Louis. Hans m'expliqua que son père avait naturellement aidé à sa collection d'aéroplanes mais que, maintenant, ce qui l'intéressait surtout, c'était les chasseurs et les bombardiers. Quand nous fûmes revenus au salon, je félicitai le gamin pour la stupéfiante précocité de son aérophilie casanière, tout en m'étonnant tout de même de sa nouvelle attirance vers les machines de guerre.


-Je m'en fous, quand je serai grand, je serai pilote de chasse, décréta-t-il, avec une pointe d'agressivité dans le ton.


Et alors moi, pauvre moraliste de café-tabac, voilà-t-il pas qu'emporté par un élan de pacifisme moisi indigne du responsable du stage rafia longue durée de la Maison de la culture de Saint-Jérôme-Deschamps, voilà-t-il point qu'au lieu de me taire, exalté à coeur par les brumes de mon Davidoff mêlées aux effluves de la poire Williams, revoilà-t-il repoint que je m'entends dire que : a pas beau la guerre et que a caca la mitrailleuse et que c'est vilain tacatacaboum.


-Voyons, Hans, mon petit pote, ce qui te plaît, dans l'avion, c'est de voler. Mais pourquoi veux-tu à tout prix voler dans l'armée ? Sais-tu bien ce que cela représente, comme morts à venir, un pilote de chasse? Sais-tu que ça peut tuer, un pilote de chasse ?


Et lui, poliment surpris :

- En Suisse ?


Hu-mi-lié.

Pierre Desproges

 

O ù  e s t  C h a r l i e - S a r k o z y  ?

 

Christophe Hondelatte, terriblement vexé parce que Jean-Pierre Treiber a adressé son courrier à Périco Légasse...


De : Axel Brücker <trailersmuseum@orange.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 26 septembre 2009 17:12

Objet : Faites entrer le frustré

 

Je suis effaré de la réaction d'Hondelatte, d'autant plus que l'attitude de Périco a été exemplaire dans cette affaire, loin des tirages de couvertures habituels.

 

Mais la jalousie est un vilain défaut et le jour où Hondelatte fera entrer l'accusé Treiber dans son émission, il aura droit à un chien de sa chienne... sur une musique de Michel Legrand !

 

Faites entrer le frustré

 

Christophe Hondelatte est frustré que l’évadé d’Auxerre ait envoyé une lettre justifiant son évasion, accompagnée de sa carte de prisonnier, au journal Marianne à l’adresse de Périco Légasse dont il admire le talent et les « coups de gueules » (c’est l’évadé qui l’écrit, pas Hondelatte) pour qu’il en « fasse bon usage en la faisant publier »…

 

Comment ce présumé coupable du double meurtre de Géraldine Giraud et Katia Lherbier n’a pas l’intelligence d’envoyer sa lettre au grand spécialiste des affaires judiciaires, à l’animateur de l’émission Faites Entrer l’accusé ?

 

À croire que ce pauvre Treiber est un imbécile et signe là une dernière preuve de sa culpabilité !

 

Périco Légasse est, quant à lui, taxé par Hondelatte « d’ex-chauffeur ». Ex chauffeur, dont on ne voit pas très bien d’ailleurs ce qu’il y aurait de honteux là !

 

Hondelatte, qui est né et a grandi à Bayonne, devrait savoir que Périco est le fils de Marc Légasse, grande figure du Pays basque, écrivain célèbre des deux côtés de la Bidassoa et homme politique engagé dans la lutte des Basques, surtout lors de la longue dictature franquiste.

 

Périco (qui ne ferait pas un bon chauffeur car il conduit affreusement vite) à commencé sa carrière, très jeune, au Matin de Paris, responsable de la maquette publicitaire. C’est là que ce garçon intelligent et surtout extrêmement cultivé rencontre Jean-François Kahn qu’il suivra (disons qu’il « accompagnera », ça fait plus chauffeur) dans toutes ses aventures de presse, L’Événement du Jeudi, puis Marianne. Tous deux partagent la passion de l’Histoire et voyagent en province, l’un pour ses débats, l’autre pour les pages art de vivre et gastronomie, dont Périco est devenu l’une des « étoiles » si l’on voulait parodier le Michelin dont il est l’un des cauchemars…

 

Là où Hondelatte a raison, car il a son réseau d’informateurs, c’est que JFK… n’a pas son permis de conduire… et c’est toujours Périco qui conduit ! D’où, peut être l’appellation affectueuse de chauffeur, mais alors pourquoi « ex » ?

 

Légasse, à force de conduire un peu vite, n’aurait plus de point ? Ou, pire !... Jean-François Kahn aurait enfin passé son permis de conduire… j’en tremble !

 

AB

 

Samedi soir, en prenant mon infusion menthe-réglisse dans le hall du Théâtre Ouvert, j'entends Micheline Attoun raconter à des amis l'interview du Monde du 18 septembre dernier. Elle et Lucien ont dû beaucoup insister pour qu'elle ne soit pas trop en retrait sur la photo... Fabuleux couple qui nous offre déjà le meilleur spectacle de la rentrée.

 


Il faut aller voir jouer Julie-Marie Parmentier dans La séparation des songes de Jean Delabroy pour savourer une performance théatrale inouïe...

 


Bien sûr, il nous sera rétorqué Laurent Terzieff et son Philoctète.

 


Céline vient d'envoyer à sa soeur le premier roman bouleversant de Florence Noiville, La Donation.

 

 

 

Message du 25/09/09 à 11h51

De : Pierre de Bonneville <pierre@debonnevilleorlandini.com>

A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>

Objet : Alain Finkielkraut

 

Mon cher David,

Je ne sais pas si le bouquin de Finkielkraut est épuisé, mais il y a un sujet qui ne l'est jamais : l'antiracisme, relancé avec éclat (éclaboussures) par ton blog (tong blog) récemment. L'antiracisme, c¹est un de ses sujets de prédilection et Finkielkraut parle du roman de Philip Roth La tache dans lequel le personnage principal, professeur, a le malheur de dire une connerie devant ses élèves, un mot apparemment sans importance qui prend une importance extravagante, procès etc. alors que ce personnage lui-même est à moitié noir sans que personne ne s¹en doute... Finkielkraut écrit ce que je te disais alors ou presque : « Les bons sentiments sont parfois la tenue de camouflage du ressentiment » ...

 

Au Danton, je pourrai féliciter Kamel Mennour pour le remarquable portrait d'Olivier Wicker dans Libération de samedi.

 

Hier, choc émotionnel à la projection de London River, de Rachid Bouchareb. Brenda Blethyn et Sotigui Kouyaté, le griot de Peter Brook, sont bouleversants...

 

 

Dans tout Saint-Germain, je n'arrive jamais à trouver un quart Ricqles. J'en ai trouvé hier après-midi au Royal-Luxembourg !

 


De : Mark Tungate <tungateinparis@hotmail.com>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 28 septembre 2009 09:45

Objet : Le Monde de la Pub

 

Bonjour David,

 

C'est gentil de ta part de me demander ou en je suis avec mon livre. En fait, Le Monde de la Pub (Editions Dunod) va sortir le 21 Octobre, avec la fameuse préface de François Kermoal. A noter aussi que un autre de mes livres, Fashion Brands, sur le marketing de la mode, va sortir en version française le même jour, avec pour titre Le Monde de la Mode. On espère que c'est le début une série ! Entre temps j'essaie d'écrire un policier Parisien en anglais, mais « that's another story ! »

Bien à toi

Mark

www.tungateinparis.com


En octobre chez Ladurée, rue Royale, des macarons hommage à la maison Carven... à l'anis !

 


 



Aujourd'hui,

500ème billet de

David & Céline vont dans le même bateau...


 

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David Genzel - dans Culte
25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 08:55

Dîner hier soir au Sept-Quinze avenue de Lowendal avec Gérard Gros qui rentrait du Connemara. Gérard pensait nous offrir le dernier ouvrage d'Alain Finkielkraut, mais l'ouvrage était épuisé. A la place, Gérard nous offre une plaque émaillée Guiness : Black is beautiful...

Yves Bomati de la Documentation Française a été le maître de stage de Céline en 2000 et je donnais des cours dans l'établissement qu'il dirigeait, l'ISERP. Aujourd'hui, Yves Bomati est chargé de la communication du rapprochement de la Documentation Française et des Journaux Officiels, au 1er janvier 2010. Et ce, sous l'autorité de Xavier Patier, directeur de la Documentation Française. Céline, avant même de me connaître, appréciait beaucoup les romans de Xavier Patier !


Le 7 octobre à 17h30, en présence d'Emmanuel Le Roy Ladurie, Xavier Patier nous invite à un débat sur le changement climatique : la fièvre monte à Copenhague, 29 quai Volaire.

De : Louis Dumoulin <louis@booksmag.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 23 septembre 2009 18:32

Objet : Books, 20 ans après Berlin, les nouveaux murs !

 


Cher David,

 

Je t’annonce la sortie en kiosque du nouveau Books ! En couv, une soldate chinoise peu amène surveille la frontière sino-coréenne et veille à ce que ses camarades nord-coréens ne la franchissent pas illégalement pour fuir leur très pauvre et archaïque patrie. 20 ans après Berlin, les murs ont toujours la côte. Dans un dossier spécial, Books fait le tour du monde de ces barrières érigés entre les pays et les communautés, des Etats-Unis à Israël, en passant par l’Inde ou le Botswana.

... Plus gai, et à découvrir aussi dans Books, le vrai sens du Kâma Sûtra !
Bonne lecture,

Amitié à toi et à Céline,

 

Louis

 

Books

L’actualité par les livres du monde

 

Et le mot COUPABLE ?

 

Message du 17/09/09 à 18h05

De : Marie-France Lavarini <marie-france.lavarini@tbwa-consulting.com>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : Livre

 

Bonjour David,

 

En avant première, je vous envoie en pièce jointe la maquette de la couverture du livre que nous avons co-écrit Jean Yves Lhomeau et moi.

 


Sortie le 1er octobre chez Calmann Levy

 

La politique est bien souvent une affaire de mots. On a tous vu des hommes politiques vaciller pour un mot de trop. Un mot mal choisi. Certains ont su en jouer et les utiliser comme arme politique.

 

De « Je vous ai compris » à « Casse-toi pauvre con », en passant par les « cactus » de Pompidou et le « ni-ni » de Mitterrand, ce livre revisite tous les grands moments de la Ve République àtravers ses bons mots et ses phrases historiques.

 

Anecdotes échappées des coulisses du pouvoir, discours officiels et citations marquantes composent cet abécédaire.

 

Exemple à lettre V :

Versatile, Velléitaire, Vulgaire, Voyou

 

“François Mitterrand affublait Jacques Chirac de quatre qualificatifs assassins que ses collaborateurs appelaient les « quatre V » : « versatile, velléitaire, vulgaire, voyou ». Ces méchancetés ayant été révélées en pleine campagne pour l’élection présidentielle de 1988, Jacques Chirac en demanda compte au président. Versatile, velléitaire, vulgaire, passe encore, mais voyou… François Mitterrand affirma qu’il s’agissait d’une invention de journaliste à l’imagination fertile. Jacques Chirac fit semblant d’y croire.”

 

A bientôt,

Marie-France Lavarini

 


Message du 25/09/09 à 00h27

De : Vincent Crouzet <vincent.nirvana@free.fr>

A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>

Objet : Compter les chats tigrés

 

Chers tous deux,

 

J'ai cru ressentir dans le commentaire d'Axel Brücker sur mes impressions de l'affaire Clearstream une légère ironie.

 

Mais voilà, j'assume : je suis fasciné par Villepin. J'aime les dirigeants politiques qui ont de la gueule, de l'allure, et du courage, ceux qui incarnent la France. Je ne me berce pas d'illusions : j'imagine bien les grandes faiblesses de Dominique de Villepin. Mais j'avoue mon penchant pour ceux qui aujourd'hui créent les derniers contre-pouvoirs. Et peu m'importe que Villepin n'ait jamais pour l'heure affronté le suffrage universel qui ne me semble pas être gage d'excellence si j'en juge le niveau affligeant de certains élus (oui, vraiment ça se saurait, si la seule participation à un scrutin garantissait des qualités de dirigeant...). Comme dans de nombreuses autres démocraties, les citoyens éclairés ont fui la vie politique.

 

En revanche, je ne suis pas fasciné par un Président de la République Française qui s'exprime aux Français depuis l'étranger, dans un décor de générique de Dallas (Tapiro, il y a du boulot !!!), par un avocat de métier qui confond présumés innocents et coupables. Je ne suis pas fasciné par l'enfantillage vaniteux d'un politicien immature qui veut montrer qu'en communiquant depuis le gratte-ciel d'une ville fantasmatique, il est un puissant, aussi, de ce monde. Je ne suis pas fasciné par la droite décomplexée. J'aime les gens qui se tiennent, surtout ceux qui exercent les plus hautes responsabilités, par respect pour ceux qui triment, qui souffrent, qui ne bouclent pas leur fin de mois. Oui, je rêve d'un peu de tenue, de modération, d'exemplarité. Du reste, j'aimerais qu'on trouve ailleurs (budget de l'Elysée, Service d'Information du gouvernement... ?) que sur le dos des accidentés du travail ces quelques 150 malheureux

millions d'euros.

 

(Je ne suis pas fasciné non plus par Madame Chirac qui semble être une référence solide - elle, a affronté le suffrage universel, c'est vrai - pour l'excellent Axel Brücker. Le côté dame patronnesse du Faubourg Saint-Honoré, Tatie Danielle relookée par John Galliano, ce n'est pas trop mon truc. Villepin doit être honoré de ne pas avoir échappé à sa langue de vipère).

 

J'aimerais être si fier de mon Président, même celui pour lequel je n'ai pas voté, mais bon, comme la grande majorité des habitants de mon petit village de Provence, comme beaucoup de Français, je n'ai aucune raison de fierté. Je préfère, au Café de la Poste, parler de l'OM, m'inquiéter de la sécheresse qui grille les buis et les chênes, me passionner pour le tournoi de pétanque de l'après-midi, compter les chats tigrés et revenir à mon imaginaire romanesque.

 

C'est un peu triste, mais c'est mieux ainsi.
Salutations à Axel Brücker.

 

Amitiés

 

Vincent

 

Message du 24/09/09 à 17h32

De : Pierre de Bonneville <pierre@debonnevilleorlandini.com>

A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>

Objet : Quelque chose de testamentaire.

 

Quelque chose de testamentaire

 

On ne le dira jamais assez : le théâtre, c’est la vie !

Allez au théâtre, et vous pouvez même retenir vite.


Aux Bouffes du Nord, ce merveilleux espace en cercle cher à Shakespeare, donc à Peter Brook.

Depuis une semaine et pour pas très longtemps (24 octobre), il se joue un véritable drame humain.


Le grand Georges Wilson, 88 ans, joue. Ne joue pas, il est.


La pièce : SIMPLEMENT COMPLIQUE (Einfach kompliziert), l’avant dernière pièce de Thomas Bernhard, écrite 3 ans avant sa mort, et 10 ans après Minetti, interprétée récemment par un Piccoli dont la densité n’était pas Mintettienne pour deux flancs.


Justement, là, l’interprête est le grand Georges Wilson, 88 ans.


Le rôle (qui était encore du grand Minetti, à mettre en regard) lui va comme ses charentaises : il l’enfile à l’aise et donne a cette scène l’hallucinante sensation de quelque chose de testamentaire.


C’est un devoir d’aller s’y recueillir.

 






David & Céline vont dans le même bateau

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David Genzel - dans Culte
24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 10:08

 

Christine Boutin était à Auschwitz-Birkenau le 8 septembre dernier et a publié dans La Croix d'hier une tribune sur ce pelerinage. Je tenais absolument à lui faire rencontrer au Flore Marceline Loridan-Ivens pour parler de "cet abîme du mal, de la haine et de la folie". La rencontre a été émouvante et Armand Morgenzstern, lui aussi témoin dans sa chair de ces douloureux moments, m'en a plus parlé que durant les 30 ans de notre fidèle amitié.

Et la vie continue... Un reporter et un photographe de Voici venaient ensuite interviewer Christine.

Alain Chouffan a promis de transmettre à Carla Bruni-Sarkozy le dernier livre (Ma vie balagan) de Marceline et le dvd de son film.

Karin Müller est venue prendre un café avec nous et nous a offert son livre d'entretiens avec Dominique Desanti sur Sacha Guitry (Arléa).

Ne manquait à ce déjeuner que notre amie Anna-Patricia Kahn...

Message du 23/09/09 à 16h23
De : Anna-Patricia Kahn <apkahn@mac.com>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>
Objet : Du lien et de son effet immédiat pour l'art


Ah la bonne nouvelle : le café d’avant déjeuner s’accompagne de nouveau de la lecture du blog le plus ceci et aussi très cela du monde germanopratin. Il était temps !!! J’avoue pourtant ne pas avoir encore surpris de bavarois lire « David et Céline » depuis leurs Iphones. Cette lacune s’explique facilement : par gros temps et en pleine fête de la bière les capacités linguistiques diminuent considérablement.

Par contre l’export de l’art français à Munich se porte comme un charme : Raoul Pahin, dont j’ai appris qu’il avait déjà la cote chez le bloggeurs genzeliens  a été reçu à Munich avec enthousiasme. J’en profite pour  t’envoyer des photos de la galerie juste après accrochage... Le 22 Octobre °Clair invite à un concert de musique de chambre qui accompagne le finissage de l’expo Raoul Pahin. 


Au programme : José Gallardo (piano forte) et Linus Roth (violon) joueront des oeuvres de Haydn, Mendelssohn, Ravel et Piazzolla. Ouvert à ceux des germanopratins proches de Céline et David qui viendront jusqu’à Munich sur réservation.

Je vous embrasse très fort,
Anna-Patricia Kahn
www.clair.me



Le Figaro
annonce des licenciement à la direction du Parisien. Pourtant, quand je lis la double page 8 et 9 du Parisien, je suis "ravi" d'infos : "Les Sarkozy invités chez les Attias", "Le soldat Lefebvre se recase"...

Axel Brücker répond à Vincent Crouzet sur l'affaire Clearstream...


From : Axel Brücker <trailersmuseum@orange.fr>
To : David Genzel <
david.genzel@gmail.com
>

Date : 2009/9/23
Subject : Villepin le fascinant

 

Fascinant !

 

« Son élection en 2007 aurait représenté une très mauvaise nouvelle pour l'administration Bush, et un frein considérable à l'expansion américaine au Moyen-Orient, et en Asie Centrale. »

 

Vincent Crouzet parle de… Dominique de Villepin ! On est dans le romantisme absolu, le lyrique même.

 

Peut-on imaginer sérieusement que, Nicolas Sarkozy éliminé de la course à l’Elysée, c’est Dominique de Villepin qui aurait été élu ?

 

« La première concerne la lucidité de Dominique de Villepin. »… Vincent Crouzet est vraiment l’un des rares analystes à trouver de la lucidité dans la personne de Dominique de Villepin, que Bernadette Chirac appelait « Neron », et dont la célèbre « dissolution » n’est pas le moindre des « coups tordus ».

 

Mais je comprends la fascination que peut exercer sur l’auteur de Villa Nirvana le « flamboyant » Villepin, personnage magnifique et trouble à la fois, qui accède aux plus hautes responsabilités politiques sans avoir jamais affronté le moindre suffrage populaire, mais pour avoir fasciné le Président, lui aussi, lui surtout, un Président qui le voyait presque en successeur à la Présidence ou, mieux, en artisan du retour de la gauche… après Lui !

 

L’enquête, pour ceux qui s’intéressent à cette affaire, est accablante et rocambolesque à la fois.

 

C’est même pas mal, pour un écrivain, avec des voitures aux glaces fumées qui viennent chercher les acteurs du complot en un lieu secret pour les emmener directement dans le bureau du ministre de l’Intérieur, avec les noms sur « la liste » dont on doit retrouver, davinci-codé, le nom de Sarkozy (c’est la partie un peu facile) et dans laquelle on ne voit jamais le patronyme de Galouzeau (moi, je l’aurais mis pour pas qu’on me soupçonne).

 

Dans ce film qui se termine bientôt, hélas, l’une des plus belles scènes restera l’arrivée au Palais de Justice de la famille Villepin au complet, « sublime » dirait le Genzel, et l’appel du héros à tous les Républicains et patriotes.

 

Dans cette affaire, il y a un côté accablant avec un premier ministre qui essaye de fausser l’élection présidentielle, l’élection suprême de notre république, mais il y a surtout un roman et même un film fascinants.

 

Vincent Crouzet est fasciné par Dominique de Villepin… il n’est pas le seul !

 

A.B.




David & Céline vont dans le même bateau

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David Genzel - dans Culte
23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 10:27

 

Le prochain numéro de la revue culte BORDEL sort début octobre chez Stéphane Million Editeur. Après Les pommes au four dans le BORDEL consacré aux Imposteurs, Céline poursuit sa saga culinaire avec... Comme un pudding. Le procureur de Clearstream, Jean-Claude Marin, peut dormir tranquille, Frédéric Beigbeder ne plubie pas dans BORDEL les pages caviardées de son Roman Français


Elie Ohayon n'aura pas erré longtemps après son départ de Mc Cann. En effet, il rejoint la direction générale de Leg et son ami Gabriel Gaultier. Simple comme un coup de fil... !

Premier numéro de Bakchich, l'hebdo papier. Fidèle à son ADN, Nicolas Beau titre : "Votre nouveau canard satirique". Une belle signature : Angelo Rinaldi

Jean-Pierre Teyssier n'a pas demandé à Gérard Unger de retirer les culs de bus consacrés au Petit Nicolas. Jean-Pierre Teyssier ne connaît sûrement pas l'affaire Faurécia...

Revenons sur Bakchich, page 8 le journal révèle le deal secret de Denis Olivennes qui vient de prendre 6% de SFA, le champion du sanibroyeur. La maman de Denis va être ravie de voir que son fils a dépassé le stade anal...




David & Céline vont dans le même bateau

  

 

 

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David Genzel - dans Culte
22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 10:42

Vincent Crouzet nous livre sa version de l'affaire Clearstream.

(c) Photo Martin Bureau


Message du 21/09/09 à 23h09

De : Vincent Crouzet <vincent.nirvana@free.fr>

A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>


Cher David,


Nous avions tous les deux, il y a quelques jours, commenté l'affaire Clearstream pour nous alarmer des profonds dégâts provoqués, et particulièrement ceux qui ébranleront l'image de la République. Quels que soient les coupables, l'effet est là : le Président de la République entend pendre à un crochet de boucher un ancien Premier ministre. Le populisme va bon train, le Front National se frotte les mains à quelques mois des élections régionales, et le récurrent « Tous pourris » revient férocement à la mode au comptoir des bistrots.

 


Bravo, il n'y a rien d'autre à applaudir le désastre devant la médiocrité d'analyse et de prise de décisions de la supposée intelligentsia française. La conjonction des haines, des incompétences et des petites et grandes lâchetés nous mène à un procès kafkaïen.


Je t'ai dit que ce n'était pas l'auteur de romans d¹espionnage ou l'expert en renseignement qui s'exprimait, mais le citoyen qui ne se satisfait pas des opinions toutes faites, et qui cherche à prendre du recul devant l'avalanche des commentaires souvent médiocres, la plupart évidemment focalisés sur la rivalité entretenue entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin.


Trois réflexions de bon sens n'ont jamais été vraiment menées sur cette affaire (pardon si elles l'ont été, mais je ne les ai jamais entendues, ni lues, et particulièrement tout au long de ces dernières heures).


La première concerne la lucidité de Dominique de Villepin. Comment un homme intelligent, qui a exercé les plus hautes fonctions de l'administration française, aurait-il pu penser un instant qu'un simple bidouillage de listes informatiques puisse duper un magistrat instructeur, et en l'occurrence Renaud Van Ruymbeke, juge d'instruction rompu aux manipulations politiques, et que cette falsification grotesque, ce bidonnage grossier, puisse survivre à l¹étape de la première expertise des faux listings ?

 


La deuxième réflexion affaiblit considérablement l'accusation : c'est Villepin qui charge Rondot en janvier 2004 d'une mission de vérification des listings. Cette décision disculpe de facto Dominique de Villepin. Comment l'instigateur de l'affaire pouvait-il raisonnablement nommer l'un des plus responsables du renseignement français pour enquêter sur la véracité des listings, tout en connaissant leur caractère éminemment fictif et facilement démasquable ?


Le troisième point a trait à la traditionnelle question « à qui profite le crime ? ». L'armée des commentateurs a, durant de longues semaines, enfoncé gaiement les portes ouvertes : à Nicolas Sarkozy, bien sûr. Le début du procès révèle qu¹il n'est plus du tout certain que le Président de la République sorte gagnant politiquement de ce procès. À qui profite le crime ? L'unanimité a désigné Sarkozy. Certes. Mais tout bon thriller mérite plus de sophistication, et quelques premières évidences vite brouillées par de l¹imagination, de l¹audace, ou tout simplement de la curiosité. Le 14 février 2003, Dominique de Villepin prononce son mémorable discours d¹opposition à l¹entrée en guerre des Etats-Unis, et de leur coalition, contre l'Irak. Il incarne alors le visage résolu de l¹indépendance de la France. Trois années plus tard, deux personnalités issues de la majorité prétendent à la candidature à l'élection présidentielle de 2007. Le premier est gaullien, très réservé quant à l'alignement de la France sur la politique étrangère américaine, et plus particulièrement dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Le second est ouvertement atlantiste, libéral, fasciné par le modèle américain. Les premières révélations de l'affaire Clearstream éliminent Dominique de Villepin, le candidat gaullien, et laissent la voie libre au candidat atlantiste. À qui profite le crime ? L'énergie de Dominique de Villepin aux Nations-Unies, sa perplexité devant les supposées preuves avancées par la CIA concernant les armes de destruction massive irakiennes, ont considérablement remonté les milieux du renseignement américain contre ce ministre puis Premier ministre français impétueux, incontrôlable. Son élection en 2007 aurait représenté une très mauvaise nouvelle pour l'administration Bush, et un frein considérable à l'expansion américaine au Moyen-Orient, et en Asie Centrale. Un service de renseignement organisé, celui de la première puissance mondiale, comprend dans ses rangs des agents de haut niveau capable d'architecturer des opérations de déstabilisation, s'appuyant sur le traitement d'acteurs identifiés comme fragilisés, et prioritairement exposés à la manipulation. Ces opérations se révèlent complexes, ne laissant jamais en premier rideau des agents du service impliqué. On me répondra que c¹est une thèse hautement romanesque (normal, je suis romancier). Je dois constater simplement que trois objectifs ont été atteints : Villepin a été sanctionné, un président atlantiste a été élu, et aujourd¹hui l¹image de la France est singulièrement abîmée à l'étranger. Alors, j'aimerais aussi, sans verser dans le complotisme que j'exècre, que l'on puisse dire, écrire, que le crime profite également à la politique étrangère américaine, et que si tel était l'objectif initialement visé, que le boulot a été proprement exécuté.

Cette thèse, égoïstement pour le patriote et le républicain que je suis, a
au moins le mérite de blanchir et Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, d'éviter trop de sang sur les murs, et de croire encore, en oubliant leurs faiblesses et ne retenant que leurs mérites, qu'aucune de ces deux hautes personnalités n'a travesti et manipulé la vérité, ni n'a profité de l'enchaînement des faits pour vouloir éliminer l'autre.


Pardon pour ces lignes qui sortent un peu de l'épure du blog (en fait, non, tout est permis chez David et Céline). J'aurais préféré te relater le remarquable salon du livre de Besançon, dans une région chère à Céline, mais j'en ferai part plus tard.

 

Bises à notre fée Céline.


Amitiés.


Vincent

 


Les lecteurs des Inrocks ne liront sûrement pas le scoop Closer de la page 9 :

"Marie Drucker abandonnée la veille de son mariage"

Et Alexandre Augustin, le journaliste de Closer ne cite jamais le fiancé que ses parents ont dissuadé d'épouser Marie Drucker. Ce flamboyant banquier d'affaires venait de racheter Les Inrocks et de prendre la direction générale de la banque Lazard.

Dans Le Figaro, Anne Fulda revèle le plan de loge du match PSG-Lyon. De Franck Riboud à Valérie Pécresse, de Rama Yade à Bertrand Delanoë, d'Eric Besson à Enrico Macias, de Luc Chatel à Alexandre Bompard, de Rachida Dati à Bernard Laporte. Mais pendant tout le match, je me suis demandé où Rolland Courbis aurait pu être placé et si les gendarmes seraient venus l'arrêter...


Frank Tapiro a ses raisons sur la vague de suicides chez France Télécom...

Message du 22/09/09 à 03h46
De : Frank Tapiro <
frank.tapiro@hemispheredroit.com> 
A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>
Objet : France Telecom

Cher David,

Je tenais à revenir sur la triste histoire des suicides de France Télécom.

J’ai fait ma petite enquête auprès d’un psychanalyste qui étudie les relations particulières que nous entretenons avec le monde du travail. De nombreux cas cliniques qu’il a accumulés depuis 25 ans lui permettent d’affirmer qu’on ne se suicide pas à cause de son travail. Cette analyse, tu le comprendras, vient en contradiction absolue avec le bruit médiatique qui a été véhiculé par les medias.

Certes, les mauvaises conditions de travail peuvent déclencher ou amplifier une situation déjà difficile, ou accentuer un état de souffrance préexistant sans pour autant être l’unique cause du geste fatal. Si il y a un danger à minimiser ou ignorer les causes profondes du mal, il y a un autre danger qui consiste à désigner l’entreprise comme coupable idéal de tous les maux de notre société. La longue entreprise de démolition de l’entreprise et de la notion de travail ne doit pas cacher les raisons véritables du malaise qui dépasse le simple cadre du travail. N’oublions pas que pour beaucoup d’entre nous, le lieu de travail est un lieu d’épanouissement professionnel, personnel et social.

Renault a connu une situation similaire il y a quelques années. Carlos Ghosn avait alors réagi de manière rapide et communiqué de façon efficace pour tenter d’enrayer le phénomène en prenant des mesures simples et cohérentes. Responsable mais pas coupable. En revanche, Didier Lombard, pourtant président de France Télécom, est coupable de ne pas être un pro de la communication.

"Contagion", "mode du suicide", "petit coup sur la tête" sont des mots malheureux qui ne font que démontrer l’importance absolue de réagir en cas de crise par une communication plus humaine. Ce n’est qu’un début, poursuivons le débat.

Amitiés

Frank Tapiro


Christine Boutin est intervenue ce week-end à Lyon au forum de Libération à Lyon.

De : Christine Boutin <chri78@wanadoo.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 21 septembre 2009 21:39
Objet : Forum Liberation


Depuis vendredi Lyon sous le soleil accueillait les nombreux débats organisés par Libération quand je suis arrivée. Après la visite de la biennale d''art contemporain et un magnifique dîner au Le Bec sur la Saône ou se côtoyait l'eau et le feu de la pensée française je suis intervenue avec D. Lapeyronie sur la problématique posée par les ghettos. Si nous n'avions pas les mêmes positions sur le communautarisme auquel je n'adhère pas nos conclusions étaient très proches : les ghettos se développent et se referment sur eux mêmes. Pour moi il y a urgence à prendre une décision politique forte ; vrai partage de la richesse (création d'un dividende universel) et droit de vote aux étrangers pour les élections locales. J'ai été heureuse de parler avec L Jaffrey, son épouse, Jean-Francois Kahn et bien d'autres. La table ronde avec Frédéric Mitterrand sur les racines culturelles de l'europe, magnifique. cb.





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David Genzel - dans Culte
2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 08:49

De : Christine Boutin <chri78@wanadoo.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 2 septembre 2009 00:12

 

Mon cher David,

 

Je sors de la projection du film de Jacques Audiard Un Prophète que je voulais absolument voir.

 

Quel film ! Il est magistral sur tous les plans.

 

Commençons par le plus facile pour aller vers le plus exigeant :

 

La musique tout d’abord : tous les registres ou presque soutiennent la densité de l’image, et permettent de se laisse porter, tant les images sont fortes.

 

Les prises de vues : elles ne négligent aucun détail et sont aussi remplies de poésie quand cela est nécessaire.

 

La prison : Alors là, pour tous ceux qui veulent essayer de connaitre les réelles conditions des détenus alors qu’il est très difficile de pénétrer dans le milieu carcéral, ils peuvent, en allant voir ce film, en percevoir la réalité : le bruit, les portes qui claquent, les murs remplis de salpêtre, le mitard et ses WC…

 



Le film se déroule dans une centrale et reste fidèle à ce type de prison où il y a peu de surpopulation. Mais imaginez les conditions de détention quand vivent dans une cellule de même taille 2, voire 3 détenus !


Les acteurs : Tahar Rahim interprète talentueusement ce jeune homme fragile qui devient le caïd et Niels Arestrup est sublime. Mais au-delà de leur magnifique interprétation, il y a dans ce film, comme un fil rouge : au-delà de la violence qui devient de plus en plus extrême, le jeune délinquant devenu prophète, garde toujours une profonde humanité, comme si le message était de nous dire, qu’il y a toujours, quelques soient les actes des Hommes quelque chose de Beau, de Grand en eux ! C’est en tous les cas ce que je crois et que j’ai ressenti dans ce très beau film. Une seule petite réserve, on pourrait croire que tous les gardiens de prisons sont des pourris. Ce n’est pas vrai et je tiens à leur rendre hommage.

 

En conclusion, allez voir ce film magnifique, il aidera chacun d’entre nous à prendre à bras le corps la question du traitement de la réinsertion. Et... vous choisirez autre chose pour passer une soirée de détente !

 

Christine Boutin, qui va participer en fin d'après-midi à la réunion des élus de la majorité autour de notre président, a apprécié la déclaration de rentrée politique de notre chanteur et poète populaire, Francis Lalanne...

 

De : Christine Boutin <chri78@wanadoo.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 1 septembre 2009 19:03

Objet : Candidature de FL

 

C'est avec grand intérêt que je viens de lire sur ton blog la déclaration de Francis Lalanne. Quel souffle et quelle détermination ! La langue de bois il ne connaît pas ! C'est ce qui lui a permis de faire son bon score aux Européennes. En tous les cas, sur la taxe carbone je pense qu'elle est injuste pour les plus fragiles et en particulier pour les familles, elle n'est pas à la hauteur des besoins si elle remplace la TP, elle peut mettre une nouvelle fois le pauvre citoyen en situation de psychose face a un problème qu'il ne maitrise pas ! (la production de CO2 que nous produisons tous en respirant !). Il faut d'autres réponses.

CB

 

De : Charles Consigny <cconsigny@spring-paris.com>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Mardi, 1 Septembre 2009, 10h16mn 40s

 

Et Charles Consigny sur http://charlesconsigny.unblog.fr !

Bon ça ne parle pas beaucoup de Boutin mais quand même :-)

Biz

Charles

www.spring-paris.com

 

Guy Carlier, en duo avec Marc-Olivier Fogiel sur Europe 1, a été séduit par Nadine Morano.

 


Le président de l'AACC joue les modérateurs dans l'affaire Vincent Tong Cuong vs Vincent Moscato.

 

Message du 01/09/09 à 20h27

De : Nicolas Bordas <nicolas.bordas@tbwa-france.com>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

 

Bonjour David,

 

Je réponds avec un peu de retard à votre mail de samedi qui m’avait échappé (car je l’avais pris pour le mail quotidien qui renvoie sur votre blog ;-), mais la sagacité de mon assistante Susanna a une fois de plus porté ses fruits... Désolé d’avoir raté l'opportunité d’un commentaire sympathique à l’égard de Michel Cacouault ;-)

 

A titre personnel, la réaction d’Eric prenant, à juste titre, la défense de son frère, m’a doublement touché, pour ne pas dire ému. Parce que le racisme ordinaire ne peut-être accepté. Mais aussi parce que la valeur de fraternité, chère à Edgar Morin et à Régis Debray, prend ici un sens et une force toute particulière.

 

A titre professionnel, je ne soutiens pas ceux qui veulent « faire justice » à la place de la justice, en appelant au boycott de la radio RMC-Info ou du groupe NextradioTV. Il me semble qu¹il faut savoir séparer la responsabilité individuelle d’un journaliste ou d’un animateur, fusse t-il coupable en direct à la radio, de celle d’un média ou de son patron. Je connais bien Alain Weill pour qui j’ai beaucoup d’estime, et je ne pense pas qu¹on puisse lui prêter quelque complaisance que ce soit à l’égard du racisme. Si l’on en croit Sénèque « on doit punir, non pour punir mais pour prévenir ». Le sujet n’est pas de trouver une punition pour Alain Weill, mais de limiter, par l'éducation, les risques qu’un Moscato des ondes ne récidive.

Cordialement

Nicolas

 

Eric Tong Cuong "corrige" Frank Tapiro.

 

De : Eric Tong Cuong <etc@lachose.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 1 septembre 2009 10:11


Ben voyons, la thèse officielle RMC de l'incompétence. Donc voilà, Moscato, le gars qui s'occupe de l'émission sur les paris sportifs n'y connait rien et mon frère n'est pas visé ? Même si on avale leur couleuvre, boa constrictor, il n'en reste pas moins que le propos nauséeux sur les chinois. Encore une fois, remplacez Vincent par Obama, Chinois par Noir, atelier à 12 ans par champ de coton, et Chinois dans le football par Noirs en politique (qui comme les Chinois dans le football ne sont pas nombreux en politique), ca sent vraiment des pieds non ? Frank, je t'adore mais là tu me la joues chat bite.

 

Stéphane Watelet a beaucoup apprécié l'intervention de Frank Tapiro.

 

De : Stéphane Watelet <sw@editionstelemaque.com>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 1 septembre 2009 16:43

Objet : Enfin le dialogue : quelqu'un parle à MOSCATO !

 

Cher David,

 

Tout en partageant la lassitude écœurée et la colère des injuriés, Frank Tapiro a fait le pas qui s'imposait : parler à Moscato. D'évidence, il y a plus d'ignorance, de facilité, d'incompétence journalistique (autre vrai enjeu de ce débat) que de haine xénophobe à proprement parler chez le chroniqueur de RMC. Encore faut-il le faire s'exprimer, s'expliquer... s'excuser. Cette « affaire » nous le rappelle : le combat n'est jamais gagné. Le dialogue, toujours un passage obligé... et c'est peut-être malgré tout, bien ainsi.

 

Message du 01/09/09 à 16h41

De : Pierre de Bonneville <pierre@debonnevilleorlandini.com>

A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>

 

David, tu me demandes un petit commentaire.

Dès le 27 juillet, en avant première, l’agence De Bonneville Orlandini faisait les faveurs au blog David et Céline de la parution, de l'apparition de NIKOS sur NRJ. Le magnifique page que lui consacrent nos amis Inrockuptibles pose la question essentielle et enrobée de fiel : mais au fait, qui écoute NRJ le matin ? Eh bien les services media peuvent leur répondre : un peu plus que de gens qui lisent Les Inrockuptibles, près de 2.500.000 personnes... Bien entendu, avec Nikos on compte que ça fasse plus.

 


Dans Charlie Hebdo, cette saillie en dernière page :


"Tous les frères Kennedy sont morts,

tous les frères Castro sont vivants.

C'est bien la preuve que le système de santé cubain

est meilleur que le système de santé américain"

 

Message du 01/09/09 à 21h00

De : Patrick Jelin <jelinblog@jelin.net>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : jelinblog « on the corner »

 

Juste Une Photo


" On the Corner " ou comment passer un bon moment à Harlem ?

 

Aparté, pour ceux qui suivent.

C'est en 1972 que Miles Davis produit « On the corner » le premier 30 centimètres d'une nouvelle sorte de jazz-funck psychédélique qui sera durement critiqué par les puristes. La couverture sur fond jaune de cet album représente les caricatures des habitants de Harlem qui semblent sortir tout droit d'un film de Spike Lee.

 

Jusqu'en 1992, la réputation d' Harlem était celle d'un coupe-gorge. A partir de la 90ème rue, le promeneur qui remontait Madison Avenue hésitait à aller plus haut dans Manhattan. 17 ans plus tard, Harlem est devenu un lieu de gaieté et de fantaisie qui se développe en s'appuyant sur sa différence culturelle.

 

Il est vrai que l'on voit encore trainer quelques camés, prostituées et « délirants » cela fait partie du folklore, une certaine image modelée très longtemps par la misère. Mais Il y a dans ce coin là quelque chose d'autre qui rend l'urbanité supportable, c'est l'âme d'un village.

 

Message du 01/09/09 à 22h41

De : Frank Tapiro <frank.tapiro@hemispheredroit.com>

A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>

Objet : Sublime

 


Sublime émission mardi soir sur France 2 : Terre inconnue avec Gilbert Montagné, présentée par Fréderic Lopez. Une émotion intense, des images du Tibet merveilleuses, un grand moment de service public qui réhabilite pour longtemps la Télé réalité telle qu’elle devrait être. Plus de réalité pour plus de vérité, plus de sincérité. Un grand moment qui a fait couler des larmes et qui fera couler a coup sur beaucoup d'encre. Bravo.

Frank Tapiro

 

Au théâtre des Feux de la rampe, Annie Papin lit les lettres de Grisélidis, la catin révolutionnaire à Jean-Luc Hennig.


De : Cyril Perrin <cyril.perrin@affinioninternational.com>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 1 septembre 2009 14:09

Objet : Cyril Perrin expose à la fondation


Bonjour,

Après le théâtre en Juillet, j’ai le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition collective à laquelle je participerais le 19 et 20 Septembre 2009, à la Fondation Eugène Napoléon (254, rue du Faubourg Saint-Antoine - 75012 - Paris)


Le vernissage aura lieu le 18 Septembre 2009, de 18h30 à 22h30, et vous pourrez voir des peintures, des sculptures, des photographies (dont mon thème sur la Pologne - http://www.monpointdevue.com/errancepolonaise)

Au plaisir !

Cyril Perrin

 


De : Librairie Mazarine <librairie@lamazarine.com>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 1 septembre 2009 11:35

Objet : Arman : « L'Afrique à l'œuvre »

 


Parcours des Mondes, Edition 2009

Vernissage le mardi 8 septembre à partir de 15 heures.

 


From : Remi Gross <remi.gross@pimentddb.fr>

To : David Genzel <david.genzel@gmail.com>, david.genzel@voila.fr

Date : 2009/9/1

Subject : Molitor

 

http://www.flickr.com/photos/thewebjourney/sets/72157620250834474/

 

Aux quadras du PS ou de l'UMP, nous dédions ces propos de Christophe Honoré dont vient de sortir le sublime Non ma fille tu n'iras pas danser, dans Les Inrocks :

 

"Les quadras, quand j'étais au collège, on nous appelait la bof-génération, on était décrit comme dépolitisé, très peu considéré. Et là-dessus est arrivé le Sida, qui a fait de nous la première génération à démarrer sa sexualité au moment précis où on nous disait que le sexe était la mort. On a grandi avec des images de cadavres, des destins à la Hervé Guibert ou à la Klaus Nomi. Et puis, depuis quelques années, on nous appelle les bobos, ce qui est une nouvelle façon de nous déconsidérer, de faire de nous des petits nantis démagogues"

 

Genevière Brisac, co-scénarite du film, a édité en 1996 à l'Ecole des loisirs le premier livre de Christophe Honoré pour enfants, Tout contre Léo.

 

Et hier, au dessus de l'Alacazar, rue Mazarine...

 

David & Céline vont dans le même bateau

 

 

 

 

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David Genzel - dans Culte
1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 10:40
Alain écrivait :
"Il n'y a que les huîtres et les moules qui adhèrent"

Je ne suis ni une huître ni une moule, mais pour moi... l'existentialisme est un humanisme. J'ai eu un coup de coeur pour Francis Lalanne comme j'en ai eu un pour Christine Boutin, tout comme Guy Carlier a pu avoir un coup de coeur pour Nadine Morano.

Je publie donc ici la déclaration de rentrée politique de Francis Lalanne par pure amitié.



Ma rentrée politique

Par Francis Lalanne


 

 

Suite aux résultats des européennes, regrettez-vous qu’il n’y ait toujours pas eu d’accord entre l’Alliance Ecologiste Indépendante et Europe Ecologie ?


L’accord, hélas, n’est pas possible, en tant qu’écologiste indépendant, nous ne pouvons pas être les jouets de l’écologie institutionnelle. D’ailleurs, nous ne sommes pas à l’origine de la rupture.


Europe Ecologie nous a fait perdre de précieuses semaines dans l’organisation et la préparation de notre campagne, en nous faisant croire, qu’ils souhaitaient inscrire notre alliance dans leur propre rassemblement.


Lorsque nous avons exprimé la volonté d’avoir des candidats de notre mouvement en position éligible, ils nous ont exclu du rassemblement, au motif, je les cite (j’ai gardé leur message sur mon portable) : « Que lorsqu’on n’est pas plus important qu’une puce », on n’a pas à avoir de telles prétentions. Et bien la réalité est que la puce a fait 4% au niveau national, soit 1/4 du score d’Europe Ecologie, cela sans jamais avoir eu accès aux débats nationaux et régionaux, et avec même pas 10% de leur budget.


Quant à la vérité historique c’est que si Europe Ecologie avait acceptée les propositions de l’Alliance Ecologiste Indépendante, elle se serait retrouvée devant le PS au niveau national, pour la première fois dans l’histoire de l’écologie politique.


C’est cette vérité historique qui a fait quitter le plateau d’une des grandes chaines de la télévision française, à Daniel Cohn-Bendit, lorsqu’au soir des résultats, le journaliste, lui en rappelait les termes. C’est en plus, le moment que j’avais choisi pour allumer la télé, j’ai trouvé Cohn-Bendit pathétique dans son refus d’admettre que sa fausse victoire est un véritable échec, d’où son empressement à fuir la question du journaliste.


Vous aviez 10 ans en 1968, que vous inspire aujourd’hui Daniel Cohn-Bendit ?


Quand j’étais gamin, c’était mon héros politique avec Che Guevara ! Mais, la différence entre Cohn–Bendit et Che Guevara, c’est que Che Guevara lui, n’a jamais voulu devenir Jack Lang.


Je pense que si Dany le Rouge se trouvait aujourd’hui en face de Daniel le vert, il lui gerberait à la gueule.


Qu’on arrête de nous raconter des conneries sur celui qui se présente depuis plus de 30 ans comme un révolutionnaire écologiste, alors qu’il n’est en fait qu’un réactionnaire libéral comme les autres, mais déguisé en vert, pour faire croire qu’il est de gauche.


C’est bon, on a compris pourquoi il était là celui-là, c’était pour barrer la route à Bayrou, et tirer sur l’ambulance du PS.


Il a fait le boulot, il sera récompensé. Chaque fois que le petit caporal aura besoin de lui, il viendra aux ordres, et quand le boulot sera fini, il s’en retournera dans son Allemagne chérie, les prochaines instructions du château.


A votre avis, quel rôle jouera-t-il pour les régionales ?


Là, pour les régionales, on va le retrouver, pilotant à distance, plutôt à gauche, juste pour que l’UMP rame un peu, et n’aille surtout pas croire, qu’elle peut faire sans Sarkozy.


N’oublions pas qu’après les régionales, il y a les présidentielles et qu’il faut que le petit tondu, apparaisse comme le seul homme fort de la droite, face à la nouvelle union de la gauche, des verts et du centre.


Cohn-Bendit, au milieu de tout cela, il fait ce qu’il sait faire le mieux, c’est à dire foutre le bordel. En l’occurrence, ici, le bordel dans la concurrence à l’actuel et futur président.


Cohn-Bendit finalement c’est Shulemeister, l’agent double, l’âme damnée de l’empereur, le sous marin vert de l’actuel président. On y aura encore droit, c’est sûr. A voile ou à vapeur ; mais on fera avec.


A quoi attribuez-vous la percée du vote écologiste ?


Avant toute chose, je l’attribue à la prise de conscience mondiale des grands enjeux écologiques. Ce qui est apparu clairement aux dernières élections, c’est que 20% des français qui votent, ont voulu voter écologiste.


Les écologistes indépendants ont voté pour l’Alliance Ecologiste Indépendante. Les verts ont voté pour Europe Ecologie.


Quant à ceux qui se sont rajoutés à l’électorat écologiste de base, ils ont voté sincèrement pour ceux qu’on leur a montrés dans les médias, comme étant les seuls représentants de l’écologie politique. L’écologie institutionnelle aujourd’hui est devenue le fer de lance de la manipulocratie politicienne. Mais, j’ai confiance dans l’aptitude du peuple à prendre conscience des manipulations qu’il subit. Les gens finiront bien par voir qu’ils se font avoir et la roue tournera.


En quoi l’écologie indépendante se différencie-t- elle de ce que vous appelez l’écologie institutionnelle ?


L’institutionnel est politicien, l’indépendant est politique. L’institutionnel travaille pour son parti, l’indépendant pour sa patrie. L’écologie institutionnelle fait de l’écologie dans les clous en conformité avec le système, sans vouloir bouger les lignes. Alors que l’écologie indépendante c’est de l’écologie pure et dure, sans vouloir s’adapter à tout prix au système.


La différence entre l’écologiste Institutionnel et l’écologiste indépendant, c’est que l’institutionnel ne veut pas s’éloigner des pistes balisées, alors que l’indépendant fait du hors piste. L’institutionnel veut rester dans le carcan des partis, l’indépendant veut rester en mouvement. L’institutionnel est attaché à l’idée de croissance, l’indépendant privilégie l’humain.


L’écologiste indépendant reste écologiste, l’écologiste institutionnel cesse de l’être selon les besoins de l’institution. Et c’est ainsi que Madame Voynet signe pour la gauche, l’autorisation de cultiver les OGM en plein champ, et Mr Borloo se fait l’apôtre de la taxe carbone, pour mieux assurer l’expansion d’Areva et la prolifération du nucléaire.

 

Vous êtes opposé à la taxe carbone ?


Cette taxe carbone apparaît comme une aberration à plusieurs titres :


1. Financièrement

- Cette nouvelle ponction fiscale est annoncée à prélèvements constants : la taxe carbone serait appelée à remplacer la taxe professionnelle.

- Or, le montant du produit de la première est estimé par Bercy à 5-6 milliards d’euros alors que le produit de la taxe professionnelle, ressource essentielle des collectivités locales représente 28 milliards. La substitution paraît pour le moins inopportune.

 

2. Ecologiquement

Alors qu’elle a pour objectif de prévenir le réchauffement climatique, cette taxe a deux gros inconvénients :

- Elle ne cible que le CO2. Or, celui-ci représente entre 60 et 70 % des émissions de GES (Gaz à Effet de Serre), ses émissions augmentent moins vite que d’autres catégories, comme notamment, les composés chlorés et bromés. De plus, alors qu’il existe des puits de carbone, nous n’avons aucun moyen de fixer les autres GES.

- Elle ne prend pas en compte le secteur des transports qui représente la première source d’émissions et de croissance de CO2 en France (27 % des émissions, 40 % si on y ajoute les émissions des raffineries pour produire l'essence, celles de l'industrie pour la construction des voitures et des routes, et plus généralement toutes les émissions produites par des activités concourant aux déplacements (assurances, garages, etc.).


3. Mécaniquement

- Un effet ‘taxe carbone’ masqué par une variation du prix des carburants à la pompe 6 à 16 fois supérieur. A titre d’exemple, en 2008, la variation du prix des carburants à la pompe a représenté 50 centimes d’euro par litre contre 3-8 centimes prévus pour la taxe carbone.

- Une perte totale du signal prix. Lorsque la croissance économique reviendra et qu’on recommencera à consommer beaucoup de pétrole, les prix du carburant repartiront à la hausse et les consommateurs feront pression pour que la taxe carbone baisse alors que ce serait justement le moment de la maintenir pour favoriser des comportements économes.


4. Opérationnellement

- La mise en place d’une telle taxe n’a de sens à terme que si elle est généralisée à l’ensemble du territoire de l’Union Européenne. Or, cela implique une décision du Conseil à l’unanimité. Condition qui paraît compliquée à remplir à l’heure actuelle avec la commission Barosso. D’autant plus que la mise en place de la taxe carbone en Allemagne, a démontré que malgré une hausse de celle-ci qui s’élève aujourd’hui à 18 centimes d’euros, c'est-à-dire 6 fois plus que le montant annoncé pour la France, on a pas diminué la consommation qui au contraire a augmenté régulièrement et continue hélas à croitre. On voit bien que l’exemplarité d’une telle mesure est un mythe car, le citoyen européen, contrairement à ce que l’on voudrait faire croire, souffre des montants à payer pour le carburant et donc ne roule pas au-delà de ses besoins incompressibles.


5. Stratégiquement

- Enfin, cette taxe sans véritable efficacité en termes de prévention du réchauffement climatique aura un seul effet certain : en pénalisant le pétrole, elle constituera sur le marché de l’électricité un avantage compétitif énorme pour le nucléaire et parachèvera notre addiction vis à vis de cette énergie.


Que proposez-vous alors ?


Moi, ce que je propose, c’est qu’on arrête tout de suite de rouler à l’essence et qu’on privilégie les transports en communs aux transports individuels en améliorant le système et en le rendant plus économique et plus agréable. C’est un vaste sujet sur lequel je suis intarissable, mais, pour le développer, il me faudrait beaucoup plus d’espace et de temps que nous n’en avons.


Ce qui est certain en tout cas, c’est que contrairement à ce que l’on veut faire croire au citoyen du monde, cela est possible, économiquement, politiquement, techniquement, stratégiquement, et à court terme.


Le seul problème est que cela exige des taxeurs-pollueurs qu’ils veuillent bien se partager un peu moins de dividendes et de bakchich, ce qui, on l’aura compris un jour, j’espère, n’a jamais été et n’est toujours pas le projet de ceux qui nous gouvernent. Revenons donc à la réalité du monde tel que nous la subissons.


Pour sortir du discours incantatoire tenu par certains écologistes sur le thème « Ni nucléaire, ni effet de serre », une solution : La mise en place de quotas.


Si on considère que le secteur des transports est le problème numéro 1, il faut le traiter de la même manière en étendant au transport de marchandises le système déjà en vigueur dans l’industrie, c’est à dire des quotas d’émissions échangeables et négociables.


Au contraire de la taxe, un tel système permet d’atteindre à tous les coups des objectifs quantifiés d’émissions. Les chargeurs achèteraient aux enchères des quotas et seraient amenés à choisir leurs transporteurs en intégrant le paramètre CO (ou d’autres gaz d’ailleurs. Pourquoi ne pas imaginer des quotas pour les Nox, les particules etc. ?). Pour étendre ce système au particulier, on peut imaginer des quotas de CO2 achetés par des importateurs ou des raffineurs en fonction des quantités et des qualités de carburants vendus dont le coût serait répercuté sur le prix à la pompe.


La différence essentielle avec la taxe est que le surcoût pour le consommateur dépendrait directement de l’atteinte ou pas des plafonds d’émissions. On peut par extension, imaginer la mise en place de tels systèmes pour d’autres secteurs et d’autres gaz.


De quoi s’agit-il en résumé ?


Encore une fois, sous couvert de protection de l’environnement, l’écologie institutionnelle veut faire peser sur le dos du contribuable un impôt supplémentaire.


Ce genre de méthode n’est définitivement plus acceptable. Certes, on est loin encore de la solution finale, qui doit consister à renoncer aux énergies polluantes pour développer enfin l’énergie propre et durable.


Mais, en attendant, il existe d’autres solutions provisoires et palliatives qui peuvent être mises en place rapidement sans alourdir le budget fiscal des citoyens. La solution des quotas est aujourd’hui certainement la moins mauvaise. Elle fixe une limite à l’émission de GES autorisée à chaque acteur économique, au delà de laquelle chacun devra arrêter d’émettre ou acheter un droit d’émission supplémentaire sur le marché de l’émission.


Cette mesure a pour avantage d’atteindre de manière certaine les objectifs de limitation des émissions de chaque pays. De plus, et je le répète, elle n’est pas imputée au contribuable à qui le ‘Green Washing’ spéculatif pourrait faire désormais plus de mal que de bien.


Le « Green washing » ? De quoi voulez-vous parler exactement ?


Je veux parler de la façon dont l’institution économique et politique prétend utiliser aujourd’hui la prise de conscience écologiste, citoyen du monde, pour faire du capitalisme avec l’écologie.


Le premier grand choc pétrolier a eu lieu en 1973. Nous sommes en 2009, 36 ans plus tard (soit ce qui sépare l’année 1945 de l’année 1981), rien n’a changé, on roule toujours avec des voitures à essence.


Pétrole et produits dérivés continuent à polluer atmosphère, mers et sols, de manière exponentielle. Pendant ce temps, au lieu d’avoir au G8, un consensus mondial, pour un virage immédiat vers l’énergie propre et durable, ce qui aurait du être fait dès 1974, on s’obstine à nous faire encore des projections de réduction de GES (Gaz à Effet de Serre), pour dans 40 ans.


De plus, on nous fait ces projections à la baisse, en passant de 80% à 50% d’espérance de réduction. En d’autres mots, des gens comme moi, qui ont 50 ans aujourd’hui, doivent alors expliquer à leurs enfants, que quand eux-mêmes, auront 50 ans, on commencera peut-être à réduire la pollution sur terre.


Et jusque là, ils devront élever leurs propres enfants et petits-enfants, dans un climat de pollution, pire encore que celui que ma génération aura connu à leur âge. Tout cela pourquoi ? Tout cela pour qui ? Voyons les choses en face, le passage au développement durable, n’est pas à l’ordre du jour des grandes puissances économiques qui dirigent le monde. En revanche, cela peut être un moyen supplémentaire de faire du profit.

 

Que voulez-vous dire par là ?


Les solutions, nous les avons, elles sont connues de tous.


Aujourd’hui, rien qu’avec le solaire, on peut régler tous les problèmes de production d’énergie. De même, avec les outils bactériens, on peut réduire à néant la pollution chimique.


On peut le faire dans le monde entier et les plus brefs délais, si et seulement si, les gouvernements du monde s’entendent pour cela. On peut rapidement procéder au changement nécessaire dans toutes les nations, en acceptant notamment le principe de la décentralisation de la production d’énergie.


Mais, le problème est que tous les gouvernements sont, aujourd’hui, sous la dépendance financière de ceux qui président à la pollution du monde : j’ai nommé la puissance pétrochimique, la puissance semencière, les lobbies producteurs d’armements, etc., etc. Soyons donc enfin clairs et honnêtes avec les citoyens de la planète.


Même s’ils sont responsables par omission, ils ne sont pas les fauteurs de la pollution car s’ils polluent, c’est avec les moyens de consommation que continuent à mettre à leur disposition, ceux qui les gouvernent, pour le compte des puissances économiques et financières, qui dirigent le monde.


A partir du moment où un besoin est créé, comme la voiture par exemple, que ce besoin rentre dans les meurs, us et coutumes, de chaque être humain ; ces besoins sont identifiés spontanément, de génération en génération, comme indispensable à l’existence.


Et, bien évidemment… il est impensable d’imaginer que le citoyen-consommateur puisse s’en passer. Pour autant, le citoyen-consommateur, n’exige pas et surtout, ne souhaite pas, que ces moyens soient polluants.


Si demain, le lobby des constructeurs automobiles qui avancent, main dans la main, avec les pétroliers, décident, d’un commun accord, de fournir au citoyen–consommateur, des voitures non polluantes, comme, par exemple, la voiture à air comprimé, qui existe déjà et qui ne demande qu’à être perfectionnée.


Et bien, le citoyen-consommateur sera ravi et soulagé d’utiliser un moyen de consommation, devenu indispensable à sa vie, sans qu’il soit contraint pour cela de détériorer la nature. Personne ne fera de manifestation ou de grève pour que l’on continue à utiliser les énergies qui polluent la planète.


Tout ce que les gens veulent, c’est avoir une voiture, qui roule aux vitesses autorisées, et qui leur permettent de continuer à jouir de ses avantages, sans en subir les inconvénients. C’est l’intérêt de 90% des gens sur la terre qui sont les citoyens consommateurs.


Mais, ce n’est pas l’intérêt des 10% qui vivent de l’argent des bagnoles et du pétrole : donc, on ne change rien. On continue à polluer… Telle est la véritable situation que subie, de nos jours, l’humanité. Et, pour que l’humanité ne se révolte pas, on va lui expliquer que tout cela est de sa faute.


On va la culpabiliser sur l’air de : « Si on change tout, on fout tout le monde au chômage » au lieu de lui dire la vérité : « Si on change tout, on va créer de nouvelles formes d’activités professionnelles, qui profiteront à tous, en laissant une planète propre, au lieu de ne profiter qu’aux 10% actuels et de tout abimer. »


Là, commencent les mesures aberrantes, vendues aux gens, comme les seules pouvant remédier, à la pollution.


Le postulat de base étant que l’on ne peut rien espérer changer avant 2050 par exemple. Alors, il faut punir les méchants qui polluent, et les méchants qui polluent, bien sûr, c’est pas ceux qui fabriquent et qui vendent les moyens de pollution, mais ceux qui les utilisent, c’est à dire Mr et Mme Tout le Monde.


Mais, peut-on imaginer un monde sans consommateur ?


On peut imaginer un monde qui ne se développe pas autour du principe de consommation.

 

C’est à dire ?


Ce n’est pas le fait de consommer qui doit être le lien entre les hommes, mais simplement la notion que l’autre existe, et qu’en le privant de ses besoins, on condamne la relation humaine.


En quoi la consommation peut-elle condamner la relation humaine ?


Elle condamne la relation parce que l’obsession de la consommation devient l’idée centrale de l’humanité. Plus on consomme et veut consommer, plus on a le sentiment d’être humain. Moins on consomme et veut consommer, moins on vous considère comme tel. Alors que selon moi, être humain c’est être solidaire, on va faire croire aux gens qu’être humain, c’est faire marcher le business.


La perversité consiste à expliquer à Mr et Mme Tout le Monde, que s’ils arrêtent d’utiliser les moyens de pollution que l’on fabrique pour eux, ils sont encore les méchants car ils foutent l’économie mondiale en l’air.


Et là, tout le monde perd son latin, mais tout le monde fait là où on lui dit de faire, car personne n’a envie d’être méchant, et tout le monde a envie d’être humain, que ceux qui gouvernent ont dit que c’était la seule solution, et que c’est vrai, puisqu’on l’a dit à la télé.


Et qu’en plus, ceux qui l’ont dit à la télé, sont présentés, par le pouvoir, comme étant des écologistes.

Si ce sont des écologistes, ils ne peuvent pas proposer des mesures qui ne sont pas écologiques ? N’est ce pas ? Ils ne peuvent pas proposer des mesures qui ne sont pas humaines !


Alors, on prend pour argent comptant ce qu’ils racontent. On vote même pour eux, car en votant pour eux, on croit lutter contre la pollution et pour l’humanité, et on se retrouve une main devant et une main derrière la bouche, pour se protéger de l’air qu’on respire.


On vous sent extrêmement révolté lorsque vous parlez de tout cela, On est bien loin de la sérénité de vos chansons d’amour.


C’est parce que mes chansons j’ai encore le droit de les chanter. Mais, ce que je dis là, les gens comme moi, n’ont plus la possibilité de l’exprimer. Ils n’ont pas la parole, ne sont pas invités dans les débats, ils sont exclus de l’institution politique. C’est ainsi que l’on se sert de l’écologie institutionnelle pour cacher l’écologie indépendante.


C’est comme cela, par exemple, que l’on va dire aujourd’hui : « Achetez des voitures qui dépassent les vitesses autorisées, on vous punira quand vous les dépasserez. Utilisez de l’essence, puisque ces voitures roulent à l’essence au delà des limites autorisées. On vous punira si vous les dépassez ».

Moi, écologiste indépendant, je dis que cela suffit.

 

Croyez-vous que vous pourrez un jour faire triompher vos idées ?


Je dis que le bon sens humain est plus fort que les idéologies et qu’il triomphera de l’obscurantisme, lorsque l’être humain voudra bien mettre enfin le bon sens au pouvoir.


Il suffit pour cela par exemple que les taxés-pollués n’acceptent plus d’obéir aux taxeurs-pollueurs et en agissant en réseau refusent en masse de consommer les énergies nuisibles qu’on veut leur imposer.


Il suffit que les peuples aient à nouveau envie d’être des peuples et que l’individualisme et l’égoïsme ne l’emportent plus sur la fraternité et l’humanisme. Cela peut faire rire certains, mais pour moi, l’utopie d’aujourd’hui, c’est la réalité de demain. Si demain on arrête simplement de rouler dans des voitures qui roulent à l’essence, plus besoin de taxer les gens contraints à consommer de l’essence.

Alors, bien sûr, cela va couter un peu d’argent aux marchands de pétrole.


Mais moi, écologiste indépendant, les marchands de pétrole et leurs copains capitalistes, je n’en ai rien à cirer.

 

Que pensez-vous de la communication et des campagnes de sensibilisation multimédia sur le thème de la pollution ? Home n’a-t-il pas contribué au succès du vote écologiste ?


Sans nul doute, la projection de Home l’avant-veille des élections aura couté, à mon sens, au moins, deux points à l’UMP. Intéressant lorsque l’on sait que le film a été produit par les amis de l’actuel président et les premières projections organisées par des élus de droite.


Mais attention aux campagnes de sensibilisation qui se muent en campagne de culpabilisation des masses. On culpabilise les gens. On leur fait peur. On leur impose une vision tronquée de l’écologie, dans le but de mieux les exploiter.


Les gens eux, hélas, dans leur grande majorité, ont renoncé à penser qu’ils pouvaient modifier les structures du monde. Alors, c’est vrai, ils s’écrasent. Ils font comme on leur dit. C’est cela leur responsabilité dans l’engrenage de la pollution. Mais ce qui est certain, c’est qu’ils n’en sont pas la cause, ils en sont la conséquence. Et, au bout du compte, ce n’est pas à eux que profite le crime.


Alors pourquoi les montrer du doigt eux au lieu de désigner les véritables coupables, c’est à dire les producteurs d’énergies polluantes et leurs valets chefs d’Etat ?


Exemple : On prend la tête des particuliers avec le tri sélectif, alors que les poubelles du domaine public ne sont pas équipées pour que le tri soit opérable.


En France, c’est l’enfer pour trouver une poubelle dans la rue, et quand on la trouve, elle n’est pas équipée pour que le tri soit possible. Pareil dans les aéroports. C’est à dire qu’encore une fois, l’Etat nous fait le coup du « Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais. »


Le résultat c’est que tous les déchets triés ou pas finissent tous dans la même benne, du même incinérateur, payé avec l’argent public pour balancer dans l’atmosphère la dioxine que l’on sait. Des poubelles compartimentées et étiquetées dans le domaine public permettrait à chacun de mettre, dans l’une, son reste de sandwich, dans l’autre, le papier qui l’emballait, et dans la troisième, la bouteille en plastique qui l’accompagnait.


Cela donnerait au citoyen l’exemple et le souci de l’exigence sélective dans le tri des déchets. Cela diminuerait la pollution d’autant de manière citoyenne et civile, à condition, bien sûr, que le tri soit respecté jusqu’au bout, et que le traitement des déchets organiques se fassent par méthanisation et non par l’incinération du tout-déchet aggloméré.


Je pourrais multiplier les exemples, mais je veux simplement dire à tous, de ne plus marcher dans la combine, de ne plus tomber dans le panneau, de ne plus se laisser berner par les grands ayatollahs de l’écologie institutionnelle, comme Daniel Cohn-Bendit, Nicolas Hulot, Jean-Louis Borloo, et autres, dont le seul rôle politique est aujourd’hui d’imposer au plus grand nombre, une vision de l’écologie, qui n’est pas écologiste, mais, tout simplement au service de l’économie de marché.


Pour cela, je considère aujourd’hui, qu’il faut cesser de dire ‘vert’ quand on pense écologiste, car, vue la manière, dont les verts français tronquent et phagocytent l’écologie politique, dans toutes les élections et pendant les mandats qu’ils exercent, le vert est devenu pour moi la couleur de la pollution.


Comptez-vous poursuivre votre action au sein de l’Alliance Ecologiste Indépendante ?


En ce qui me concerne, j’ai l’intention de continuer mon action pour l’avènement de l’écologie indépendante et à le faire de manière radicale et citoyenne.


Fort du succès remporté par l’Alliance Ecologiste Indépendante, contre vents et marées, aux dernières élections européennes, je me présenterai aux élections régionales, sous la même étiquette, en Ile de France, avec tous les militants qui seront rassemblés par la cause.


A ce titre, je lance un appel solennel à tous les écologistes indépendants, actuellement prisonniers des structures institutionnelles comme les Verts, Europe Ecologie, Cap 21 afin qu’ils nous rejoignent et ne continuent pas davantage à soutenir l’écologie politicienne qui mange dans la main du pouvoir.

Au sein de l’Alliance Ecologiste Indépendante, ils trouveront la liberté d’expression et le droit d’accéder aux responsabilités même s’ils ne font pas parties des bureaux politiques et de leurs apparatchiks.


Il faut arrêter le cycle infernal des campagnes de culpabilisation et de répression que subit depuis trop longtemps maintenant le contribuable, au nom d’un idéal qui est de plus en plus bafoué par ceux qui en sont les représentants conventionnés.


L’écologie indépendante, dont je suis actuellement l’un des représentants, est l’expression de cette alternative citoyenne à la politique politicienne.


Elle est l’incarnation de cet écologisme républicain qui ne doit pas être, n’en déplaise à Mr Hulot, un moyen de vendre des shampoings, n’en déplaise à Mr Cohn-Bendit, un moyen de se faire une place au soleil aux frais du contribuable, et non pas, comme le souhaiterait Mr Borloo, un moyen de taxer davantage ceux qui subissent eux-mêmes la pollution des taxeurs, mais, tout simplement, une force politique à part entière, ayant comme projet et pour principe une société politique humaine donc un changement de paradigme.


On peut adhérer à l’Alliance Ecologiste Indépendante en envoyant un mail à : ecologiecitoyenne@yahoo.fr


Comptez-vous abandonner votre métier d’artiste pour vous lancer exclusivement dans la politique ?


Certainement pas, je ne veux pas faire un métier de mon action politique. C’est simplement mon attachement aux valeurs civiques et mon droit de citoyen responsable que je veux exprimer, en faisant mes affaires de celle de la cité.


J’ai dit et je redis que si j’accède aux responsabilités, je verserai mon salaire à des associations. Mon métier c’est d’être artiste et je n’en veux pas d’autre. Je dis seulement et j’espère pouvoir prouver un jour que si l’on peut être député-maire, on peut, de la même manière, cumuler le mandat du cœur et celui de la raison, celui d’être artiste et d’être élu du peuple.


En tout état de cause, si je suis élu conseiller régional, je prouverai à l’échelle de ma région, qu’on a pas besoin d’attendre 50 ans pour prendre les mesures qui s’imposent dans la lutte contre la pollution. Que le G8 en prenne de la graine et le monde de demain sera un monde en fleur.

 

Francis Lalanne au bureau de Léonard de Vinci au Clos Lucé


 


Propos recueillis par Yannick Urrien

 

 


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David Genzel - dans Culte
1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 08:50

 

Séquence émotion ce matin au courrier, quand je reçois cette lettre de Michel Bongrand. Emotion amplifiée quand Michel m'explique quel couple fabuleux est Marlyse Schaeffer et René Larmignat...

De : Stéphane Watelet <sw@editionstelemaque.com>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 31 août 2009 22:50

Objet : La Forêt en folie !

 

Cher David -STOP-

 

Succès flamboyant pour la 14è forêt des livres - STOP- Orient express sublime -STOP-

People et écrivains bluffés - STOP - Soleil de plomb et ciel cobalt pour plus de 60 000 visiteurs -STOP- Colloque enflammé et café littéraire en plein air triomphal -STOP-

Druide Saint Bris a encore réussi son coup - STOP-

15è édition s'annonce inouïe -STOP-

 

Amitiés - ENCORE ! -

Stéphane Watelet

 

PS : photos du talentueux Florent Mahiette, photographe officiel de la Forêt des Livres.

 

Le Saint Bris Express entre en gare

 

Au balcon du chalet des chasseurs, très émouvante et très émue,

la présidente de la 14è Forêt des Livres, madame Simone Veil

 

La Forêt des Livres ne connaît pas la crise

 

Francis Lalanne et Gonzague Saint Bris au camp du drap d'or

 

Bernard Giraudeau : prix littérature de la Forêt des Livres

 

Comme neige au soleil :

le président de Lancel face au prix jeune talent de la Forêt des Livres

 

Le plus beau des « hommes-tronc » de la Forêt

 

Message du 31/08/09 à 20h34

De : Frank Tapiro <frank.tapiro@hemispheredroit.com>

A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>

Objet : Allez les jaunes !

 

Hello David

 

Je reviens de ma Corsitude aoutienne et découvre avec stupeur le papier émouvant d'Eric Tong Cuong sur le dérapage de Vincent Moscato au sujet de son frère Vincent.

 

Appréciant sincèrement les 2 Vincent depuis de nombreuses années, j'ai pris mon téléphone pour demander à Moscato ce qui s'était passé, m'étonnant qu'un garçon aussi sympathique et drôlissime ait pu déraper de la sorte.

 

Il m'a expliqué simplement qu'il s'agit d'une méprise, d'un malentendu. Ce rugbyman ne connaît pas ou très peu le foot et ses personnalités.

 

Il m'a avoué « avoir pris VTC pour un joueur de foot chinois et s'est étonné que St Etienne ait choisi un joueur asiatique dans son équipe, estimant que le niveau asiatique n'est pas le meilleur qui soit. Cela n'avait rien à voir avec le fait qu'il appartienne à telle ou telle ethnie. »

 

Comme à son habitude sur RMC, il en a fait des tonnes, sans jamais avoir apostrophé directement VTC, ne sachant pas son vrai rôle au sein de l'ASSE.

 

Je lui ai rappelé que Vincent Tong Cuong est un vrai passionné de foot comme on n'en fait plus. Il se bat depuis des années, avec mon ami Bernard, Caïazzo pour relancer le moteur Vert le plus mythique de France et le plus réputé au monde.

 

Il m'a dit être prêt à rencontrer VTC pour qu'ils puissent faire connaissance et s'expliquer si besoin est.

VTC décidera ce qu'il doit faire.

Voilà.

 

Je suis à la fois rassuré et d'un autre côté inquiet de découvrir une fois de plus qu'il faut maitriser les medias comme de la TNT.

 

Alors allez les jaunes ! Et allez les verts !

 

Pace e salute.

 

Frank Tapiro

 

Message du 31/08/09 à 18h23

De : Karin Muller <karin@gimpel-muller.com>

A : david.genzel@voila.fr

Objet : Satie/Malraux/Marthouret aux Bouffes du Nord

 

Chers Amis,

 

« Mon » récital Satie sera aux Bouffes du Nord du 8 au 13 septembre.

 

J’espère que vous viendrez nombreux applaudir Madeleine Malraux et ses 95 printemps pleins de fraîcheur et de virtuosité et François Marthouret au charme et au talent inimitables…

 

David et Céline, dites-moi quel jour vous souhaitez venir…

 

A très bientôt, en espérant que l’été aura été agréable pour vous et tous les lecteurs de notre blog préféré !

 

Karin Müller

Galerie Gimpel & Müller

12 rue guénégaud

75006 – paris

www.gimpel-muller.com

 

De : Francis Szpiner <francis.szpiner@wanadoo.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 31 août 2009 10:25

Objet : Critique La Femme blessée

 

Les romans bien écrits sont comme les gens bien élevés, ils sont démodés. Aujourd’hui, pour obtenir les faveurs de la critique, il faut piétiner le français et marcher sur les pieds de son voisin avec la décontraction d’un motoculteur. Il est à craindre que Caroline Pascal dont je viens de terminer La femme Blessée cumule, à elle seule, les deux handicaps.

 

C’est bien dommage pour les critiques mais c’est une délectation pour le lecteur. Sa langue puisée aux sources du français le plus maîtrisé est un plaisir qui se fait trop rare pour être boudé et ses personnages respectent les usages d’un autre temps. Chez les Clervie, famille de Victoire, héroïne décalée de cette histoire de couple, on évite d’encombrer les autres avec ses états d’âme tout comme il hors de question de poser une fourchette sur la table le ventre à l’air. On croyait que la bourgeoise française, celle que Balzac, Mauriac et Bazin ont su saisir de son apogée à son déclin, était morte et enterrée, étourdie par Vatican II, mai 68 et la Loi Veil, assommée par l’élection de François Mitterrand et achevée par l’échec d’Edouard Balladur à l’élection présidentielle de 95. Caroline Pascal a pourtant débusqué, quelque part entre Versailles et le 7ème arrondissement de Paris, les derniers rescapés de ce monde englouti. Elle a braqué sur eux sa lentille d’entomologiste et à l’aide d’un scalpel aussi tranchant qu’élégant, elle en met a nu les viscères au gré de trop rares romans. La femme blessée est le troisième, après Fixés sous verre et Derrière le Paravent.

Et l’on découvre que derrière ce respect des formes, qu’elles soient grammaticales ou mondaines, rien n’est lisse.

 

Henry Mornas, jeune loup grisonnant de la politique, boiteux congénital et ambitieux compulsif, a séduit Victoire à vingt ans avec des doigts de pianiste. Sa fidélité étant inversement proportionnelle à son ascension politique, il la trompe et elle le découvre. Par le jeu d’une construction très moderne, le lecteur assiste en direct à la crise du couple alors qu’une voix, toujours présente, lui dévoile un passé et un avenir dont on ne saura qu’à la fin s’ils relèvent de la réalité ou du fantasme. L’histoire est vieille comme le monde mais Victoire, souffrant en silence, émeut, aux prises avec la colère, la déception et les contraintes de son milieu. Pendant toute la durée du roman, Caroline Pascal alterne les grandes scènes de genre (la soirée Arop à l’Opéra, la chasse en Sologne ou le gala de charité au Château de Versailles) pendant lesquelles son héroïne, éblouie par les Lumières du Monde, est paralysée par son chagrin, avec des scènes d’introspection psychologique qui voient le personnage essayer d’échapper à ce que Freud appelait le « masochisme féminin ». Pour avoir vécu, moi aussi, certaine de ces scènes imposées de la Vie Parisienne, je ne peux que rendre un hommage appuyé à la justesse et à la cruauté des descriptions de Caroline Pascal. Quant au parcours psychologique de Victoire, il dessine un portrait inattendu de femme sensible, assez loin, il faut bien le dire, d’une Catherine Millet ou d’une Christine Angot, loin aussi des modèles préfabriqués de la presse féminine ! La dernière scène qui réunit Victoire, sa mère et sa fille dans une cuisine imprégnée par les odeurs d’une blanquette en gestation, et qui voit la femme blessée décider de son avenir avec l’homme qu’elle aime et auquel elle a juré fidélité, elle, est un moment d’anthologie. Si le lecteur pleure, ce n’est pas à cause des pelures d’oignon qui s’accumulent sur la table en formica mais par la formidable puissance d’évocation d’une écriture magnifiquement française.

 

De : Benoit Meyer <meyersports@gmail.com>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>; davidgenzel@voila.fr

Envoyé le : Mardi, 1 Septembre 2009, 0h17mn 01s

Objet : Schwartz et fils

 

David,

En allant dîner chez Schwartz, j'ai croisé Lara Fabian et Gérard Pullicino... suivi d'une addition sucrée !

Amicalement,

BM

De : Spring Magazine <magazine.spring@gmail.com>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Lundi, 31 Août 2009, 18h28mn 49s

Objet : les petits écoliers

 

Pour ceux que ça intéresse, le blog du patron de SPRING, Charles Consigny, reprend sur :

http://charlesconsigny.unblog.fr

 

De : Xavier Dordor <xd@pressemagazine.com>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Lundi, 31 Août 2009, 11h39mn 36s

 

J’aime beaucoup Zysla quand tu déclares ta flamme magazine :

 

« En remontant je pense aux instants délicieux que je vais passer, bien installée à savourer le nouveau magazine. Parce que la presse, j'adore ça. Internet aussi mais la presse magazine papier ça a quelque chose de particulier, d'unique, de précieux, de pérenne. Donc il est grand, les pubs y sont donc grandes. Et les grandes pubs, c'est beau, d'ailleurs les pubs dans ces magazines c'est toujours beau : quelques doubles d'ouverture, on en a pour ses mirettes ! »

 

Finalement le grand mérite du blog de David, c’est d’exprimer la poésie de chacun.

Merci Zysla, merci David.

XD

 

De : Christian Delprat <c.delprat@jvldir.com>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Mercredi, 26 Août 2009, 16h12mn 19s

Objet : Tutto va bene

 

Cher David, chère Céline,

Après 3 semaines et 3 000 km au compteur, je reviens des 4 points cardinaux de l’Italie : quelle belle leçon face à la morosité ambiante ! Ils ont tout compris ces Italiens. Ils sont d’un calme, d’une ingéniosité et d’une solidarité exemplaires. Un exemple : ils ont renoncé à entretenir les routes, dépense superflue puisque leurs voitures sont inoxydables, jusqu’au klaxon qui est garanti à vie. Lequel klaxon ne sert pas bêtement à s’invectiver, mais à se saluer, et comme ils se connaissent tous… Ensuite, ils ont stoppé la fabrication et l’importation de véhicules familiaux type Picasso, Scénic et autres Voyager : ils montent à 4 sur un scooter, les deux bambini coincés entre père et mère (sans casques bien sûr). Côté environnement, ils redonnent sa vraie place à la nature : les panneaux directionnels sont ainsi dissimulés derrière une végétation luxuriante, à Naples le tri sélectif se fait à même le pavé et la plupart des plages de la côte Amalfitaine sont en vrai ROC (rocher d’origine contrôlé)… Sur le plan économique, la réponse italienne à la crise semble être le système dit de « l’arrondi » : on ne s’embête pas avec les centimes et, si le client est distrait, on ne rend pas la monnaie. Mais quand on paye un café 1 euro ou une pizza 4 euros, qui se soucie de la monnaie ? Même les Ray-Ban sont à prix coûtant. Et puis, que ne ferait-on pour redorer l’image du touriste français réputé pingre et râleur ?

 

Bref, je me suis tout de suite senti comme chez moi dans cette façon de vivre si spontanée, quoique exubérante ; ainsi ai-je vite adopté les règles de conduite, toujours pied au plancher et quand j’ai fait mon premier dépassement en mangeant la ligne blanche continue, j’ai retrouvé mes 18 ans au volant de la DS de mon père (quand la moto a doublé en 3ème position, j’ai quand même frissonné). Un mot sur la solidarité et le sens de la famille. Quel bonheur de voir ce gamin ramasser le sac de la vieille dame, le transmettre à son cousin qui en courant le passe à un oncle qui lui-même… Et à Lecce dans les Pouilles (il paraît qu’il y a une contrepèterie, si quelqu’un peut m’aider…) des familles entières réunies chaque soir dans les rues, chacun sa chaise ou son banc, à refaire le monde ou plutôt la Coupe du Monde 2006, hilares quand ils apprennent que je suis Français.

 

Un reproche tout de même, à Rome, lorsque le speaker officiel du City Bus nous a affirmé que, contrairement à la légende, aucun Chrétien n’avait été jeté dans l’arène et encore moins dévoré par des bêtes sauvages : je me réserve le droit de porter plainte pour négationnisme.

 

Bien sûr, j’ai rapporté quantité de photos dont quelques perles. Le temps de trier et, si ça vous intéresse…

 

Arrivederci

Christian Delprat

 

Rue de Condé, les restaurateurs du Café de l'Odéon viennent d'ouvrir à la place des cinémas. Mêmes tables et chaises que sur le parvis.

 

 

Céline revient de l'installation by Liz Goldwyn, Los Angeles at night, au Bon Marché.

 

Elle me rapporte une boite de Fortune Cookies !

 

 

Le numéro 998 de La Quinzaine Littéraire est comme d'habitude parfait. Page 13, L'autre vie de Mathieu Terence (Gallimard).

 

 

 

 

David & Céline vont dans le même bateau

 

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