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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 10:24

Naturel Abusif (Laurent Fabius) n'a jamais été fidèle à Castro. Cette phrase polysémique résume toutes les infidélités

De : Alain Chouffan <achouffan@nouvelobs.com>

À : David Genzel david.genzel@gmail.com
Date : 13 octobre 2009 11:14

Objet : Adultère


Mon cher David,

 

Je fais en ce moment quelques infidélités aux affaires qui me passionnent : Clearstream, Frédéric Mitterrand et Roman Polanski. Des infidélités de lecture avec qui ? Avec l’infidélité, la vraie ! Pas en la pratiquant comme tu pourrais malicieusement le penser - loin de là ! - mais en lisant tout ce qui est écrit en ce moment sur ce sujet. Un sujet brûlant. L’adultère s’affiche partout en ce moment. Elle est à la mode. En tout cas, l’infidélité est tendance. Même Bernard-Henri Lévy vient de rappeler, dans Libération, à propos de Frédéric Mitterrand, que Léon Blum, au temps de La revue blanche, faisait l’éloge de l’adultère. Pas un livre, pas un magazine qui n’aborde aujourd’hui ce sujet. A commencer par le livre de Maryse Vaillant Les hommes, l’amour, la fidélité (Ed. Albin Michel). Un livre décapant avec un parti pris bien précis : l’inconstance masculine n’est pas forcément une cause de rupture. L’Express (1 octobre) titrait l’interview de l’auteur : « Peut-on pardonner l’infidélité ? ». Et d’expliquer pourquoi il faut pardonner. Maryse Vaillant va même plus loin dans Version Fémina, le supplément du Journal du Dimanche (10 octobre) : elle fait l’éloge des hommes infidèles : « La fidélité n’est pas forcément la panacée ».

 


Cette psychologue clinicienne a rencontré des dizaines d’hommes qui trompent allègrement leurs femmes. Des serial séducteurs. Des maris qui jurent que leur femme est le seul amour de leur vie mais qui s’offrent des aventures sans culpabilité. De ceux qui aiment plusieurs femmes à la fois, incapables de choisir, incapables de quitter. Et qu’a-t-elle découvert ? Qu’une grande part de leur infidélité n’a parfois rien à voir avec la femme qu’ils trompent ou avec la relation qu’ils ont, mais à voir avec leur histoire d’homme et l’histoire de tous les hommes. « Les hommes sont pris dans un piège de virilité, de pouvoir, de compétition masculine que l’on a tendance à sous-estimer… et dont l’infidélité est un des symptômes » affirme-t-elle dans une interview fleuve à Elle (9 octobre). Formidable Maryse Vaillant ! Elle devient le porte-parole des hommes infidèles. Celle qui vous comprend et vous défend ! Et qui vous fournit des excuses. Car cette psychologue avertie cherche à comprendre les hommes infidèles ! Rien que ça ! « Les femmes qui ont été trompées ont besoin de comprendre pour moins souffrir » explique-t-elle. Vous avez bien lu ! Amis infidèles, pour être pardonné il suffit de faire comprendre à votre femme que ce n’est pas de votre faute, que vous ne supportiez plus la compétition avec votre ami du « Flore » qui, lui, collectionne les conquêtes, et surtout qu’il faut que vous vous prouviez à vous-même que vous étiez encore viril ! Ben quoi ! Du pain béni cette Maryse Vaillant ! Mais attention ! Maryse Vaillant n’est pas si stupide que ça. Elle dit aussi que son but est « d’aider les femmes à moins souffrir ». On est d’accord. Mais comment une femme peut-elle ne pas souffrir quand on elle découvre que l’homme en qui elle avait confiance la trompe ? Réponse de Maryse Vaillant : « Je ne minimise pas la blessure narcissique que cela représente. Ni la blessure affective, quand on découvre qu’il en aime une autre, ce qui est encore plus difficile à accepter. Mais je trouve que les femmes souffrent parfois pour rien. Elles se remettent en cause alors qu’il ne s’agit pas toujours d’elles. Si elles entrent dans la spirale du « c’est ma faute, je ne suis pas assez sexy, je n’ai pas su le retenir », c’est terrible, parce que qu’en réalité elles ne sont pas responsables de la libido de leur mari ». Alors que faire ? Notre psy recommande à la femme d’exprimer calmement ses émotions et d’écouter ce que l’homme a à dire. Où ? Dans un endroit neutre, au restaurant, en marchant en forêt ! Quelqu’un a-t-il déjà essayé !


Un tel livre ne pouvait pas passer inaperçu par Pascal Bruckner qui vient de sortir un excellent livre Le paradoxe amoureux (Ed. Grasset) ou il s’interroge sur les conséquences de quarante ans de libération sexuelle. Il revisite les nouveaux rapports amoureux, les mutations des sentiments et de l’érotisme avec lucidité mais sans nostalgie, en considérant comme acquit un certain nombreux d’avancées. Mais il pointe du doigt les contractions d’une époque qui veut tout à la fois. Et en passant, il réhabilite l’infidélité. Une aubaine pour Le Figaro Madame (10 octobre) qui a l’idée de les mettre face à face. Maryse Vaillant en profite pour mieux préciser sa pensée : « j’essaye de dédramatiser le phénomène. L’infidélité n’est pas nécessairement un signe de désamour au sein du couple. Un homme peut aimer sa femme comme un fou et avoir pourtant une liaison de temps en temps. Comme tant d’hommes, que j’appelle « monogames menteurs » qui ne divorceraient pour rien au monde ». Pascal Bruckner, plus malin que jamais, enfonce le clou, avec humour : « Je suis d’accord avec vous, je crois même que certains individus ont besoin de l’infidélité pour érotiser leur propre vie. La duperie a un potentiel érotique énorme. On ne ment pas toujours pour dissimuler la vérité, mais pour tenter d’intensifier la vie ! Freud écrit qu’on est au moins quatre quand on fait l’amour – en comptant l’ombre du père et de la mère de chacun. Dans les couples contemporains, il y a foule, car il faut compter avec les ex de l’un et de l’autre ! » Et si on ajoute les fantasmes, ça fait beaucoup de monde ! Le fantasme n’est-il pas le premier pas vers l’infidélité !


Toujours sur l’infidélité, l’ex-femme d’Eric Besson, Sylvie Brunel, révèle dans son livre qui sort ce mercredi Manuel de guérilla à l’usage des femmes (Grasset) que le jour de son mariage, le 15 octobre 1983, à la mairie de Saint Didier au Mont d’or, dans le Rhône, alors que le maire déroulait les articles du code civil – « les époux se doivent mutuellement fidélité, secours, assistance » - Eric Besson l’interrompt : « La fidélité, non ! ». Au moins on ne pourra pas dire que sa future épouse n’était pas prévenue ! D’ailleurs, Sylvie Brunel était consentante. Il y avait entre eux, « une loyauté indéfectible, sur fond d’infidélité circonstancielles » écrit-elle dans son livre. Ensembles, ils parlent de ses maîtresses - certaines étaient ou sont devenues des copines, selon Libération du 12 octobre qui lui consacre un portrait en dernière page. Pourquoi accepte-t-elle l’infidélité de son époux ? Parce qu’ils se sont connus quand elle avait 18 ans, et qu’elle avait été élevée dans une « morale petite bourgeoise ».

 


Ce n’est pas tout. Fin novembre, s’ouvrira un site de rencontres – gleeden.com - uniquement réservé aux femmes et hommes mariés. Du jamais vu ! Un site qui favorise l’adultère ! « L’infidélité technologiquement assisté et revendiqué lève l’hypocrisie des sites qui vendent de la romance. Ce site consacre les pratiques des réseaux sociaux comme Facebook où les membres se livrent à l’infidélité explique dans Le Parisien, le sociologue spécialisé dans le couple Pascal Lardellier. Ce site confirme une vie de couple plus flexible. On passe de la monogamie au polygaming, un modèle postmoderne où avoir une liaison, même si ça n’est pas officiel, devient plus simple. L’évolution de l’espérance de vie et le fait qu’Internet multiplie les possibilités de rencontres vont accroître cette évolution des mœurs. »


Bref, hommes infidèles – vous étiez 13 % à l’avouer en 1994 et 14 % à le déclarer en 2009 (Sofres) - en attendant l’ouverture de ce site, ne manquez d’acheter les livres de Pascal Bruckner et de Maryse Vaillant. Et celui de Pamela Druckerman L’Art d’être infidèle (Ed. Saint-Simon) paru en mars 2009 et qui établi un palmarès international de l’adultère. Vous y apprendrez que de plus en plus de Français estiment ne plus avoir besoin de continuer leur psychanalyse à partir du moment où ils prennent une maîtresse, que les Russes ne comptent pas les amours de vacances comme des infidélités, que les Sud-Africains invoquent l’ivresse comme excuse à leurs frasques extra maritales, que les hommes d’affaires japonais sont convaincus que « payer n’est pas tromper », et qu’enfin les Américains passent des années à se remettre d’une trahison ! Ce qui n’est pas le cas des Français !

Alain Chouffan


Loin des tapages de Sylvie Brunel, Mademoiselle Chambon.



Marge Simpson pose en couverture du Playboy américain...

 


Hier, j'arrive au Flore pour retrouver Christine Boutin. A la terrasse, Henri Baché prend un verre avec Daniel Torres. Henri m'interpelle :

- Tu vas à la messe !

Je l'emmène à la table de Christine pour qu'il lui parle de ses campagnes pour la sécurité routière, et une fois de plus, le charme opère !

 


Le 21 octobre, belle soirée à la Galerie Chappe avec des lectures du premier roman de Arnaud Le Guilcher, En moins bien (Stéphane Million Editeur) par Alexandra Geyser, Caroline Rochet, Eva Mazauric, Carole Weiss, Agnès LaBouille.

 



De : Revue Europe <Europe.revue@wanadoo.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 14 octobre 2009 08:24

Objet : Revue Europe Arthur Rimbaud


e u r o p e

revue littéraire fondée en 1923

 

Le n° 966 vient de paraître.

Il est consacré à RIMBAUD

 

SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 OCTOBRE

vous pourrez nous retrouver au

Salon de la Revue

Espace des Blancs Manteaux

48 rue Vieille du Temple
75004 Paris Entrée libre


De : Christian Delprat <c.delprat@jvldir.com>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Mer 14 Octobre 2009, 9 h 42 min 30 s

Objet : Qui ira encore dans le Cantal ?


Mon cher David

Il y a eu L'annonce, le très beau livre de Marie-Hélène Laffon décrivant les difficultés d’une femme du Nord qui vient dans un village du Cantal pour essayer de construire un nouveau foyer avec un agriculteur du cru et qui se bat contre un entourage familial hostile et malveillant. Aujourd’hui, ce sont les Chiennes de Garde qui attaquent la campagne publicitaire du Cantal trouvant les spots machistes et “banalisant la violence faite aux femmes”. Je redoute un prochain dossier de presse qui prouverait le lien entre cellulite et fromage, saucisse ou pounti. J’ai quelques copains, toujours célibataires du côté de Saint-Flour, qui ont vraiment du souci à se faire. Ce sont les chèvres qui ont de l’avenir !

Christian Delprat


La première séance de Gérard Miller va être projeté sur France 3. Carla Bruni-Sarkozy va y raconter son expérience du divan.




David & Céline vont dans le même bateau

 



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David Genzel - dans Culte
13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 10:42

De : Axel Brücker <trailersmuseum@orange.fr>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Lun 12 Octobre 2009, 11 h 51 min 01 s

 

Le titre de ton blog du jour est très judicieux, subtil. « En France, ce 12 octobre 2009 »

On pourrait croire que tu étais à court d’idées et que tu te contentais de mettre la date du jour, mais non, « En France »… oui, vous ne rêvez pas, ce n’est pas un cauchemar et… en 2009, oui, pas en 1609, non mais « ce 12 octobre 2009 » et pas ce 24 août 1572, fête de la Saint Barthélemy … chacun interprétera ton titre du jour à sa manière, mais ça se passe en France et en 2009.

Je suis un peu triste,

Axel


From : Axel Brücker <trailersmuseum@orange.fr>

To : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 2009/10/13

Subject : Lacanien


Après « les peds »... « l'epad ! »

Lacanien, non ?

Ab


Hier soir, immense Jean-Claude Milner au Flore.

 

J-J. Moscovitz, J-C Milner et C-N. Pickman

(c) Photo Fred Siksou

 

Dimanche matin, nous avons rencontré Serge Aboukrat rue de l'Eperon tout droit sorti de Mort à Venise...

 

De : Serge Aboukrat <sergeaboukrat@orange.fr>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Mer 7 Octobre 2009, 19 h 14 min 45 s

Objet : RESERVEZ LA DATE DU JEUDI 22 OCTOBRE

 

Galerie Serge Aboukrat

7, place Furstemberg

75006 Paris


De : Frédéric Wolff <white.box@hotmail.com>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 12 octobre 2009 10:28

Objet : Un concert est un don


Cher David,

A Paris pour la Fashion Week, Prince à craqué, lors du défilé Chanel, pour le Grand Palais. Impulsion d'artiste, retour sur place mardi dernier, 20 mn de discussion et tout était organisé. Hier soir 22h au Grand Palais, un mélange de baroque et de nudité industrielle, en direct sous le ciel de Paris. Un décor sobre, un light show minimaliste pour laisser la place à un concert presque privé. Une formation réduite à un bassiste, un batteur, un clavier et trois choriste. Pantalon de cuir, veste noire et blanche, Prince - The Artist Formerly Known As Prince - Love Symbol - le roi de la fusion funk rock pop nous a offert un moment étourdissant de talent, de grâce et de plaisir. Deux heures de concert, trois rappel, tous les tubes déconstruits et ré-interprétés, de 1999 à Kiss. Et puis la guitare jetée dans la fosse, dernier don, ultime geste.

A bientôt

Frédéric Wolff

 

Joyeux Anniversaire, chère Katia ! Ton Daily Neuvième a deux ans aujourd'hui !

 


François Kermoal préface l'ouvrage tant attendu de Mark Tungate.

 

De : Mark Tungate <tungateinparis@hotmail.com>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 12 octobre 2009 10:45


Bonjour David,


Comment ça va ? Voici un petit mot pour t’inviter (avec Céline, bien sur) à une soirée organisée par Editions Dunod la semaine prochaine pour fêter le lancement de mes 2 premiers livres traduits en français (La Monde de la Pub et Le Monde de la Mode).


Rendez-vous à la Librairie de la Mode (52 rue Croix des Petits Champs, près du Place du Victoire) le lundi 19 Octobre entre 18h et 20h30. Viens dire bonjour à Géraldine. Et François va être présent aussi.


D’ailleurs, comme promis je joins en avant-première la préface que François a très gentiment écrit pour Le Monde de la Pub. Je l’ai lu plusieurs fois et ça me touche toujours autant.


Bien à toi


Mark

www.tungateinparis.com

 

La pub de Mark


C’était un soir d’hiver, à Paris. Nous parlions de nos projets en voiture en nous rendant à l’enregistrement d’une émission de télévision sur les marques. Je me souviens de Mark évoquant pour la première fois l’idée d’écrire un livre sur la publicité.

Lui : « Je vais écrire l’histoire de la publicité. Personne n’a encore vraiment osé s’y attaquer. C’est bizarre, non ? »

Moi, sceptique : « Tu sais comment tu vas l’aborder ? C’est vaste, la publicité… »


Ecrire l’histoire de la publicité… Et pourquoi pas l’histoire de la couronne d’Angleterre, pendant qu’il y était ! Je me souviens avoir pensé qu’il lui faudrait des années pour l’écrire, son histoire de la publicité.


Je l’imaginais noyé pour des siècles sous des tonnes de documentation et harcelé par des armées d’attachées de presse d’agences de publicité. Je l’imaginais dans les ruines de Pompéi, recherchant les traces des premières affiches pour les dater au carbone 14. J’imaginais ensuite des historiens se déchirant sur la véracité de telle ou telle scène, de tel ou tel auteur. Etait-ce bien Jacques Séguéla qui avait eu l’idée de « La force tranquille », ce slogan qui fit élire un président de la République ? Même les plus brillants universitaires ne s’étaient jamais vraiment mis dans un tel guêpier.


Moi : « C’est une bonne idée d’écrire l’histoire de la publicité. »

Il ne faut jamais contrarier les initiatives.


Quelques mois passèrent. De temps en temps, Mark racontait ses rencontres dans quelques spots en vue de la planète pub. Il m’apprenait, encore sous le charme, qu’il avait parlé avec Sir Alan Parker de ses débuts chez CDP à Londres, rêvé devant les 47 étages de l’immeuble de l’agence Dentsu à Tokyo, arpenté les trottoirs de Madison Avenue à New York dans les pas de Bill Bernbach, ou bu un café à Paris avec Gilbert Gross, l’inventeur du métier de l’achat d’espace et ancien champion du monde de Poker.


C’était Tintin reporter au pays de la pub. Nous parlions de la bienveillance des vraies stars du métier, qui lui ouvraient d’emblée leur porte et se passionnaient pour son projet, et ironisions sur les fausses stars, celles qui se prennent pour leur photo et mettent des semaines à vous donner un rendez-vous qu’elles annulent la veille, une fois votre vol réservé. Nous parlions des débuts de la publicité, de la filière de Chicago, des Laskers et Hopkins, ceux qui en avaient écrit les premières pages, au siècle dernier.


Puis Mark est arrivé un jour et m’a tendu son livre. Et pour être franc, il n’avait pas tout à fait tenu sa promesse. Vous pouvez vérifier, ce n’est pas vraiment l’histoire de la publicité que Le Monde de la Pub nous raconte. C’est plutôt le roman de la publicité, avec tout ce qu’on aime dans ce mot « roman ». C’est peut de dire, en effet, que la publicité est un roman. Un thriller, même.


Le premier livre de Mark, édité à compte d’auteur, était un roman policier dont j’ai oublié le titre et, je le confesse, l’intrigue un peu compliquée. Je le soupçonne d’avoir essayé de nous le repasser en douce avec son livre, en modifiant juste quelques personnages. Mais la dramaturgie est la même. Je pense à ce chapitre sur la « French Connection », qui commence par l’incendie d’une célèbre agence sur les Champs Elysées. Où l’on y voit les débuts d’un jeune loup de la pub sauvant des informations cruciales pour l’avenir de son entreprise et, accessoirement, du sien.


Je pense aussi à ces rendez-vous secrets entre les dirigeants de BBDO et DDB, qui finirent par engendrer Omnicom, un géant de la publicité mondiale dont on a vu écrit le nom tant de fois dans Campaign, Advertising Age, ou Stratégies, les bibles de la profession et les seuls capables d’énumérer tous ces sigles barbares sans se tromper de lettre et multiplier les coquilles. Personne n’a jamais raconté la genèse d’Omnicom comme dans Le Monde de la Pub.


Mark dit souvent que les meilleurs articles de presse sont ceux qui ressemblent à des conversations entre amis. C’est la même chose avec les bons livres. Comprenez qu’ils doivent être informatifs, vivants, distrayants, « entertaining », pour reprendre un autre mot à la mode chez les publicitaires du XXIe siècle.


Le premier mérite de cette « histoire globale de la publicité » est qu’on ne s’y ennuie jamais. Mark nous y distille ses anecdotes historiques avec une forme de jouissance espiègle, comme il siroterait son Armagnac des Landes (pardon Evin). En même temps, il n’a pas beaucoup de mérite. Quel meilleur terrain de jeu que la publicité et, j’allais ajouter, que le business de la publicité, ce fameux « show business » de la pub, dixit Martin Sorrell, le patron de WPP ! De fait, la publicité est l’un des univers les plus concurrentiels au monde, le seul, avec la mafia calabraise, dont les acteurs se lèvent chaque matin en se demandant qui ils vont tuer dans la journée.


Le Monde de la Pub est aussi un livre écrit par un amoureux de la pub. Un anglais, quoi ! Outre-Manche, on l’aime avec ce mélange de pragmatisme et d’intérêt pour les campagnes à l’humour décalé et absurde. On adore surtout les messages simples, la traduction de stratégies tracées au cordeau. Des campagnes aisément compréhensibles, qui attirent la sympathie sur la marque et, c’est tout de même tout l’intérêt de cet art, font vendre. A la différence des Français, les Anglais n’aiment pas beaucoup théoriser sur leurs campagnes. Quelle chance, pour nous français, que l’histoire, pardon, le roman de la publicité, ait été écrit par un anglais installé à Paris !


Bon, j’arrête. Les meilleures préfaces sont comme les campagnes les plus impactantes. Elles doivent être courtes et aller à l’essentiel. Si vous la lisez, c’est que vous avez acheté ce livre ou qu’on vous l’a, c’est mon cas, gentiment offert. Nul besoin de vous faire davantage l’article, la pub de la pub, la pub de Mark… Juste quelques mots de plus en guise de conclusion ou plutôt de « packshot » final: bon voyage dans Le Monde de la Pub.


François Kermoal

Directeur de la rédaction de Stratégies

 

Message du 13/10/09 à 10h11

De : Anna-Patricia Kahn <apkahn@mac.com>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : Raymond Federman (Montrouge 1928- San Diego 2009)

 

Raymond Federman est parti.

 


Mais cette fois-ci je n’ai pas envie de rire en pensant à ce magnifique poète, saxophoniste, inventeur de mots et découvreur de la « surfiction ». Je suis même fâchée de tristesse : enfin, Federman tu pouvais pas attendre encore un peu. Bien sur, tu avais prévenu sur ton Blog, http://raymondfederman.blogspot.com/, le 29 Juillet dernier, tu apostrophais « the final exitus », en vrai crâneur. Tu ne faisais pas de vers tu écrivais une seule grande histoire de vie en plusieurs livres. La tienne de vie avait failli être écourtée le 16 juillet 1942. Ta mère t’a poussé dans l’exigu d’un placard quand ils sont venus rafler à Paris. Un enfant de 14 ans mis au placard, momifié par sa mère qui en l’enfermant le sauve cela laisse des traces. Ce n’est que plus tard, en Amérique, que tu as su pour eux: Tes parents, tes deux sœurs, après la rafle, ce fut Drancy puis Auschwitz.


La première fois que je t’ai entendu lire, Federman, en anglais, tu parlais déjà de « survie gagnée sans efforts ». Depuis ton émigration en Amérique en 1947, tu écrivais l’anglais autant que le français. Je voulais te demander si de dire les choses dans une langue qui n’est pas celle de la mère, vous protège un peu de la souffrance. Pas eu le temps.


J’aimais bien ta gouaille qui protège du pathos, le minimalisme tenu des phrases qui va droit aux tripes.


Federman né à Montrouge poussé dans le noir d’une armoire s’était pris de passion pour la raillerie, la tendresse ,les mots courts.


Je t’ai revu lors d’une grande conférence à Paris où tu passais le long des stands pleins de livres avec l’oeil vif et la démarche chaloupée. Un loup au regard doux. Te parler faisait du bien : Tu étais « tout toi » sans bouillir d’importance. Rien que pour cela tu aurais du être décoré du Nobel. Mais la plus grande décoration, c’est ta fille Simone qui te l’as offerte avant de nous dire, à nous tes lecteurs et amis : « We said Kaddish for him at the mortuary, and he was cremated, as he wished, like his mother, father and sistes, at about noon. »


Anna-Patricia Kahn – www.clair.me


Et demain, Alain Chouffan nous livrera ses réflexions sur... l'infidélité.






David & Céline vont dans le même bateau

 

 

 

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David Genzel - dans Culte
12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 10:16
Frédéric Mitterrand et Axel Brücker se connaissent depuis toujours. A ce duo, on peut ajouter Gonzague Saint Bris et Philippe Houzé. Frédéric et Axel ont été en 6e et en 5e ensemble à Janson. Axel ne réagit donc pas en tant qu'ancien patron d'une salle d'art et d'essai qui defend un confrère...

De : Axel Brücker <trailersmuseum@orange.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 11 octobre 2009 18:19

Objet : Mitterrand

 

(c) Photo Denis Rouvre

 

Cher Frédéric,

 

Je n’arrive pas à réprimer la colère et la blessure que provoquent en moi ces déchaînements de foules, de cris, de blogs et de commentaires indignés. Une foule bien pensante ? Non ! Une foule refoulée dans ses préjugés, manipulée, trompée et alors haineuse de la liberté sexuelle, de la différence, de cette putain de différence !

 

Et soudain, par un coup génial (il faut le reconnaître) d’un Front National presque oublié, la France « profonde ? » ou plutôt, la France « immonde » se réveille, retrouve sa jeunesse, retrouve le bon temps de la chasse aux sorcières. Sus aux pédés… et aux nantis au dessus des lois, à l’intelligentsia parisienne qui se croit tout permis.

 

Après le « Non à la privatisation de la Poste » que personne n’envisageait, « Non à la pédophilie »... que tout le monde condamne à commencer, et depuis si longtemps, par tous les gouvernements de la France.

 

Bien joué, mais dégueulasse. Bien joué mais détestable dans sa banalisation de la pédophilie qui serait acceptée, ou tolérée, au plus haut niveau de la République, pardonnée ou admise chez les intellos, les artistes, le Festival de Cannes, bref, tous les profiteurs…

 

Pour une fois, les juifs et les francs-maçons sont épargnés… (encore que Polanski… si vous voyez ce que je veux dire…) mais attendons, la bête immonde ne sommeille jamais complètement, elle se réveille.

 

L’affaire Polanski traîne depuis trop longtemps dans un pays où la justice ne suscite pas toujours l’admiration. Une justice merveilleusement dénoncée dans ses propres films, cette justice américaine de l’argent, des conseils et des arrangements. Polanski a eu raison de quitter ce pays, comme d’autres cinéastes avant lui, non sans avoir plaidé « coupable » et avoir payé la lourde somme que réclamait la mère qui avait jetée sa Lolita dans les bras du monstre.

 

La France (et pas seulement celle du Festival de Cannes) est dans son rôle de s’indigner et de dénoncer le guet-apens spectaculaire tendu par la Suisse à l’occasion, non d’une visite privée du cinéaste, mais du Festival de Zurich qui rendait hommage à l’ensemble de sa carrière. Une Suisse qui avait donc beaucoup à se faire pardonner, mais à laquelle beaucoup ne pardonneront jamais ! Honte à la Suisse ? Oui.

 

Cher Frédéric, entre amis et entre cinéphiles, dans ce cauchemar que tu traverses et au milieu de cette foule déchaînée, je trouve qu’il y a du Marlon Brando dans La Poursuite impitoyable, du Spencer Tracy dans Un Homme est passé et même du Gary Cooper dans Le Train sifflera trois fois… oh ! je sais qu’au cinéma, tu préfères les femmes, mais moi, c’est les hommes, surtout quand ils sont seuls contre la foule, contre l’opinion, contre la rumeur.

 

Tu finirais presque par ressembler à ces héros d’Etoiles et Toiles que tu nous présentais sur une musique de Georges Delerue, la musique d’un film de Godard… Le Mépris… justement.

 

Cher Frédéric, puisqu’on se sert des blogs pour te salir, moi je profite de celui-ci pour t’embrasser.

 

Axel


Pascal Bruckner écrit brillamment dans Le Figaro de ce matin :

 

"Dès lors qu'un personnage public

tombe sous le coup de la loi, il y a des

phénomènes de chasse aux sorcières à travers

lesquels nous exorcisons nos peurs"

 

Attention Pascal, vous sortez trop du bois. "En cette France moisie" d'octobre 2009, un petit malin sur Internet va sans doute rappeler vos relations avec Cécile Brossard...

 

Henri-Christian Schroeder a parcouru l'expo BB.

 

Message du 11/10/09 à 21h24

De : Henri-Christian Schroeder <hcschroeder@hotmail.com>

A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>

Objet : Exposition : BRIGITTE BARDOT, les années "insouciance" : whaaaaouuuuuuu !!!

 


Fallait y aller ...

 

J'étais impatient d'y aller : mon père - ami proche de Curd Jürgens avec qui il l'avait rencontré en 1955 à Grasse - achetait depuis tous les Paris-Match qui en parlaient (... et que je récupérais dans la poubelle où ma mère les jetait !), BB fut la marraine de ma course de yachts classiques (www.tropheebaillidesuffren.com) en juin 2006 qu'elle me fit le plaisir de venir honorer de sa visite lors de notre dîner des armateurs à la citadelle de Saint-Tropez. Je possède tous ses disques (même La Belle et le Blues resté inédit !), tous les livres sur elle (dont quelques raretés) et presque tous ses films en dvd (sauf malheureusement Vie Privée, Chère Brigitte, Les Femmes, L'histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise, tous introuvables ! Avis aux bonnes âmes.).

 

Essayez d'y aller en douce (ma compagne est médecin & psychanalyste et j'entends déjà son diagnostic : "fétichiste obsessionnel"... à moins qu'elle ne transforme - enfin ! - sa chevelure rousse en choucroute blonde ?!). Et hop... je croise un 1er patron d'agence... puis un client... puis un ami.... mais jamais accompagnés de leurs femmes. Surtout, on ne s'est pas vu. Le mythe marche toujours, le charme opère encore, et je retrouve ce sentiment enfantin de culpabilité... ou de voyeurisme nostalgique d'une "féminitude" révolue ??? Mystère, mystère...

 

En tout cas, cette exposition BRIGITTE BARDOT, LES ANNEES "INSOUCIANCE", mérite de s'y déplacer (elle rappelle d'ailleurs celle sur Gainsbourg à la Cité de la Musique l'an dernier), moins pour toutes ces photos sublimes (ah celles de Sam Lévin : un régal !) et ces tirés à part de revues de presse que pour quelques images de plateau, textes et objets "culte" :

 

: la projection d'un montage vidéo des plus belles séquences des films de BB dans LE MEPRIS, LA LUMIERE D'EN FACE, LA VERITE, MANINA LA FILLE SANS VOILES, ET DIEU CREA LA FEMME, LE REPOS DU GUERRIER, etc.

 

: la fameuse HARLEY DAVISON 750 qu'elle chevaucha dans le SHOW BARDOT.

 

: la projo d'un montage des scènes de baiser de BB avec ses partenaires dans tous ses films : suis resté Bouche Bée (y en a qui ont du pot !)

 

: ses collaborations avec Serge Gainsbourg : chansons, cinéma...

 

: la reprise de ses interviews, souvent politiquement incorrects, souvent impertinents, souvent donnant à réfléchir, à désirer, à débattre... :


Exemples :

"Brigitte, quel fut le plus beau jour de votre vie ? Une nuit !".

"Vous souvenez vous de votre première nuit ? Moi, non; lui, très certainement !"...

Comme disait Marguerite Duras : "Si Dieu a créé la Femme, Brigitte Bardot créa elle le Diable !" ...

"Marylin Monroe was a tease, Brigitte Bardot was the real thing !"...

 

: les portraits de BB "colorisés" par Andy Warhol !!!

 

: les pubs avec BB d'ETERNA, KARTING, BNP, PSCHITT, RENAULT, YAMAHA, SOLEX, ...

 

Ce qu'il en reste ? Cette certitude, que depuis BB, l'on a jamais réuni en une seule actrice de cinéma autant de beauté fulgurante, de "naturalité", de liberté de parole, d'esprit et de corps, d'animalité, de joie de vivre, d'authenticité, de simplicité, de gentillesse et... de contradictions... C'est bien vrai, les stars, çà n'existe plus ! !!!

 

... Et puis une fois à la sortie, j'ai fait le plein de briquets, stylos, coussins, mugs, bracelets griffées "BB" ! Je vous le dit, ma compagne va vraiment l'appeler pour l'insulter...

 

HCS

 

Rue de Buci...

 


L'entreprise au cinéma dans Rien de personnel, c'est aussi l'image industrieuse de la France d'aujourd'hui. Et le film n'est pas dédié à Didier Lombard. Pascal Gréggory en patron chanteur culte avec une interprétation toute personnelle de La Sommation irrespectueuse...

 


David Douillet est en tête de la législative partielle à Poissy...

 


Le "divin chauve" de Stratégies va participer au Cristal Festival du 8 au 13 décembre à Crans Montana. Espérons que ni lui ni les publicitaires ne subiront le sort de Roman Polanski.

 


RTL et Christophe Hondelatte se dédouanent de l'affaire Périco Légasse - Jean-Pierre Treiber en achetant la troisième de couv de Marianne. C'est une INFO.

 

Message du 09/10/09 à 18h28

De : Alain Demouzon <aldem@club-internet.fr>

A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>

Objet : Alain DEMOUZON : le site

 

Nous avons l'honneur et le plaisir de signaler à votre aimable attention, l'ouverture du site

 

www.alain-demouzon.fr

 

(Toute remarque visant à la rectification ou à l'amélioration de ce site sera la bienvenue)

 

Dans ce site, un entretien exclusif avec Maxime Lehutin (extrait) :

 

MAXIME LEHUTIN : Il y a peu, vous profériez que « celui qui n’a ni site ni blog ne peut pas être entièrement mauvais ». Et maintenant…

 

ALAIN DEMOUZON : C’est de votre faute, aussi ! Quelle idée de m’embarquer dans cette aventure numérisée. J’étais bien tranquille.

 

M. L. : Mon vieux, mais c’est vous ! Vos paramètres : « Que ça se lise comme un livre, qu’on glisse le long de pages abondantes qui donneront le sentiment d’un parcours, d’un enchaînement au fil du temps, d’un

livre à l’autre. Et des images partout, et des digressions, et bien de la lenteur au téléchargement, c’est sûr.

 

A. D. : Je veux décourager le cliqueur frénétique, l’obsédé de l’instantané, de l’immédiat fébrile. Qu’on prenne un peu son temps, qu’on mérite ses petites découvertes.

 

M. L. : Dites, on ne parle plus d’immédiat, on dit le « temps réel ».

 

[...]

 

Francine Disegni a rencontré Eva Schloss, la demi-soeur d'Anne Frank, à l’hôtel Perreyve, à Saint Germain.

 


Céline vient de terminer Efina de Noëlle Revaz. Dès la première phrase, on resté collé au texte. A sa ponctuation surprenante.

 

Une jeune femme, va au théâtre, un jeudi.

 

Dans Edwige, l'inséparable, Edgar Morin raconte comment Orphée a perdu Eurydice. Il va même jusqu'à faire appel à un medium...

 


De : Pierre de Bonneville <pdebonneville@gmail.com>

À : Genzel David <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Ven 9 Octobre 2009, 13 h 03 min 56 s


Françoise de Bonneville en visite au Louvre aimant les grandes expositions organisée

 

Et hier soir, boulevard Saint Germain, à la petite brasserie Stop Cluny, venait de s'asseoir en parka rouge, le durassien Michel Lonsdale...

 


 





David & Céline vont dans le même bateau

 

 

 

 

 

 

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David Genzel - dans Culte
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 10:19


Dans le dernier numéro de BORDEL sur le Rat Pack, Fabrice Gaignault écrit :

 

 

"J'ai lu quelque part que Frédéric Mitterrand aurait adoré être réincarné en Lana Turner. J'imagine que seul le talent de la star hollywoodienne jusitifie un tel souhait de métempsychose chez le ministre à la "Mauvaise Vie". Je ne peux croire que ce désir ardent serait dû à sa blondeur sexy de salope solaire [...] ni à son insatiable avidité sexuelle la poussant irrésistiblement dans les bras velus de bad boys bien pourvus par la nature"


Georges Kiejman demande la démission de Benoît Hamon :

 

 

 

 

"Ses paroles ignorantes et populistes à l'égard de Frédéric Mitterrand méritent d'être sanctionnées par le retrait des fonctions qu'il usurpe dès lors qu'il singe les attaques du FN"

 

 

 

Je déjeunais hier à La Société quand l'hôtesse me tendit le dernier numéro de Palace Costes. Ma surprise de découvrir sur la couverture du magazine le nom de Jean Feldman et page 20 une double-page sur le maître du carton. Texte de Ellen Willer et photos de Bruno Sutter. Véritable bonheur que mon rôle de passeur puisque j'avais branché Ellen sur l'atelier de Jean et le plaisir de voir cet ancien grand maître de la pub devenir un véritable artiste. Jean nous prouve qu'il y a une vie après la pub !

 

 

 

 

Message du 08/10/09 à 19h03

 

De : Jean Feldman <jean.feldman@orange.fr>

A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>

Objet : Ellen

 

Comment ne pas croire a la magie des rencontres !

Ellen Willer vient dans mon atelier pour un interview et me rappelle avoir remplacé mon assistante dans le temps glorieux de FCA ! Elle se souvenait surtout d avoir été en charge de coller des gommettes dans mon agenda sans jamais avoir aucune explications sur ces mystérieux rv ! (C’etait les rv avec mon psy hihihihihi...!) Je l’encourage à écrire avec son talent un scénario ayant pour titre « les gommettes » ses livres sont pleins d’humour, je les recommande !

A bientôt

Jean

 

De : Daniel Vignat <danielvignat@wanadoo.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 9 octobre 2009 01:07

Objet : Sutter et la Terre

 

Coucou David,

 

Tu me demandes le souvenir de ma rencontre avec Bruno Sutter, le voici.

J’ai connu Bruno en Suisse, près de Klosters un jour où je me rendais chez Peter Knapp. C’était fin des années 60. Knapp était pour moi un maître directeur artistique. Il me présenta Bruno comme son assistant.

Je sentis chez ce gars de la détermination et du talent.

Quelques années plus tard, je le faisais rentrer à Publicis dont je venais de devenir Directeur de Création, adjoint de Pilhes et sergent recruteur.

On lui confia Dim. Il choisit William Klein pour le film. Et une grande histoire a commencé là. Pour Publicis un vrai tournant. Pour moi, un sacré épisode.

Pour Bruno, son Histoire.

Aujourd’hui, Bruno a sûrement encore du talent, ça ne s’use pas comme ça.

On ne se voit plus guère. Mais je l’aime bien.

Le temps est plein de surprises, ça m’a amusé cette année, de refaire travailler William Klein pour la carte de vœux de Château Lafite... 39 ans après.

     Salut les amis

          Daniel V.

 

De : Dominique Cara - La Hune <dcara.lahune@wanadoo.fr>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Mer 7 Octobre 2009, 19 h 16 min 59 s

Objet : soirée l'Europe des bains de mer avec Raphaël Pic

 

Chers David et Céline

Notre prochaine rencontre à la librairie.

Amitiés

Dominique Cara

 

Le syndrome du Titanic fait réagir...

 

De : Armand Morgensztern <armand.morgensztern@gmail.com>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Jeu 8 Octobre 2009, 19 h 21 min 22 s

 

Salut David,

Sans voir le film Hulot j'étais déjà dans l'état d'esprit de celui qui, méfiant, rejette ces sorciers modernes qui savent tout et veulent faire notre bonheur malgré nous... et puis, quand j'ai lu les propos de Christine Boutin j'ai admiré la pertinence et la profondeur de son analyse qui exprimait de la meilleure manière ce que ce genre d'action m'inspire.

à +

Armand

 

De : Christine Boutin <chri78@wanadoo.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 9 octobre 2009 00:06

 

Je viens de lire sur Facebook une interview de Francis Lalanne sur TVMAG.com sur l’écologie. C'est magnifique et sans langue de bois. Je lui conseille de ne pas aller voir le film de N. Hulot : il rentrera dans une colère indescriptible et il sait déjà tout !

Amitiés

Christine Boutin

 

Réhabilitons l'humain, les bonheurs simples. Ce dessin de sa petite nièce Camille a beaucoup ému Céline.

 

 

Message du 08/10/09 à 20h53

De : Sali Elmenkouri <sali.elmenkouri@hemispheredroit.com>

A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>

Objet : Invitation Soirée de Lancement du Livre de Frank Tapiro

 

Bonjour M. Genzel,

 

A l’occasion de la parution du livre de Frank Tapiro Pourquoi La vache qui rit ne pleure jamais, et autres secrets génétiques des grandes marques (Albin Michel), nous avons le plaisir de vous convier à la première rencontre du « Club du génome des marques » qui réunira :

 

Daniel Cohen (Généticien, fondateur du Généthon),

Antoine Fievet (Président de La vache qui rit),

Christian Polge (Président de Coca-Cola France),

Bruno Bich (Président de Bic),

Lucien Fa (Président de Yoplait),

Carlos Rosillo (Président Bell & Ross),

Charles Beigbeder (Président de Poweo),

Guillaume Klossa (Fondateur de Europanova)

Frederic Lefebvre (Député, porte-parole de l’UMP),

Christian Baumard (Président de Kabo Productions),

Jean Watin-Augouard (Rédacteur en chef de La revue des marques).

 

La soirée aura lieu au Pavillon Dauphine - Porte Dauphine

le jeudi 15 octobre, de 19H00 à 21H00

 

Après une présentation du livre et du site internet dédié « legenomedesmarques.com », nous aurons l’occasion d’échanger autour du concept du génome des marques et de son apport en énergie positive en ces temps de crise.

 

La soirée se clôturera par un cocktail dînatoire.

 

Nous pourrons compter sur la présence de certains journalistes ainsi que celle d’autres représentants des grandes marques, pour faire de cette première rencontre un rendez-vous à ne pas manquer

Nous vous remercions de bien vouloir nous confirmer votre présence à cet évènement le cas échéant.

 

Cordialement.

 

Sali Elmenkouri

www.hemispheredroit.com

 

 

Céline :

- Je t'admire d'arriver à faire ce blog chaque jour, à bout de forces...

 

 

 

 

 

 

David & Céline vont dans le même bateau

 

 

 

 

 

 

 

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David Genzel - dans Culte
8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 10:32
Armelle Heliot nous livre sa critique de La séparation des songes... Nous attendons avec impatience celle du Minetti à l'Athénée.


De : Armelle Heliot <aheliot@lefigaro.fr>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Mer 7 Octobre 2009, 19 h 05 min 37 s

 

Cher David,

Je vous lis, je vous suis fidèlement. Mais autant j’ai aimé la mise en scène de Michel Didym et les deux interprètes, la musicienne et la comédienne, autant je trouve Julie-Marie Parmentier époustouflante jusque dans la rigueur de ce long et difficile parcours, autant le texte m’a semblé convenu, manquant du souffle que j’aurais imaginé pour un tel propos, manquant d’une originalité susceptible de rompre le ronronnement d’une parole qui tient toujours la même note…

Donc je ne vous suis pas, hélas… sur ce point. D’ailleurs, je doute et je n’aime pas ne pas aimer.

Je dis toujours que la critique n’est pas une science…

Bien à vous

Fidèlement

Armelle H.

 

Francis Szpiner est aujourd'hui aux assises à Bobigny. Il nous fait partager son coup de coeur pour L'intranquille de Gérard Garouste (éditions L’iconoclaste).

 


De : Francis Szpiner <francis.szpiner@wanadoo.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 7 octobre 2009 13:29

 

Lisez L’intranquille de Gérard Garouste, « Autoportrait d’un fils, d’un peintre, d’un fou. » Le Titien avait figé l’art de l’autoportrait. Andy Warhol l’avait fait évoluer en présentant le même personnage sous multiples facettes. Garouste fait exposer les règles. C’est un tableau magnifique. C’est un portait multiple. Celui d’un amour infini, d’une femme qui s’accroche jusqu’au bout de ses limites pour sauver l’homme qu’elle aime guetté par la folie. C’est le portrait d’un père « un salopard qui m’aimait » un antisémite qui profita de la guerre. C’est le portrait d’un égaré qui dans sa quête de dieu témoigne de la force d’une foi. C’est le portrait d’un artiste dont le regard sur le marché de l’art est rafraîchissant. Vous croyez en achetant ce livre avoir un autoportrait vous venez de faire l’acquisition d’une galerie, c’est magnifique et puissant.

 

Christine Boutin nous commente Le syndrome du Titanic...

 


From : Christine Boutin <chri78@wanadoo.fr>

To : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 2009/10/8

Subject : Sortie du film de N. Hulot !!!

 

Cher David,

 

Je sors scandalisée de la projection du film morbide de Nicolas Hulot Le syndrome du Titanic.


Ce film, par nature militant, est en réalité un film politique dans lequel Nicolas Hulot joue le rôle du Grand Prêtre, référence au dessus de tous, et… donneur de leçons de morale !!!


Lorsque l’on sort de cette projection il vaut mieux ne pas avoir de revolver sur soi, sinon la tentation serait grande de le mettre sur sa tempe et de tirer.

 

Si un lien entre la nature et l’humanité est établi, les relents panthéistes sont partout : «nous faisons partie d’un tout » nous avons « brisé l’harmonie avec la nature » et… l’Homme est mis en accusation tout au long de la projection !!!

 

Le retour au passé est omniprésent et l’on pourrait penser au livre de Roy Lewis Pourquoi j’ai mangé mon père avec ce vieil oncle qui ne cesse de dire « Back to the tree » !


Le projet politique de Nicolas Hulot c’est le retour en arrière, la nostalgie du passé, la négation du progrès… sur le dos de l’HOMME !


Eh bien, non merci Monsieur Hulot je ne suis pas d’accord.

Je veux comme vous défendre la planète.

Mais, pourquoi défendre la planète si l’HOMME est de trop, si l’Homme est l’accusé ?!

 

Quel est le sens de votre philosophie Monsieur Hulot ?


Vous nous donnez de l’émotion en montrant un fœtus d’éléphant mais pourquoi pas celui de l’homme ?


Doit-on en conclure que, comme de nombreux autres écologistes, vous pensez qu’il y a trop d’hommes sur la terre et que c’est à cause d’eux qu’elle s’effrite ?


Vous nous appelez à poser des limites, OK, mais vous vous gardez bien d’en citer une seule.


Jamais vous n’évoquez les valeurs fondamentales qui fondent l’équilibre d’une Société !


Jamais vous ne tirez les conséquences de ce que votre voix monocorde et tragique décrit sur les images les plus sombres de notre temps !


Pas une lueur d’espoir, pas une image positive, pas une seule voie pour s’en sortir !


Vous soulignez un certain nombre de faits, mais… proposer une réponse, pas question !


Je choisis au hasard de vos images :

Comment limiter la violence à la télévision ? Pas de réponse

Comment interpeller les chaînes de télévisions pour les inciter a freiné la légèreté des programmes que vous soulignez ? Pas de réponse


Vous évoquez les paradis artificiels ?

Et alors, que proposez-vous-vous ?

Le libre accès ?

La dépénalisation ?

 

Allez, allez Monsieur Hulot un peu de courage !


Faites attention, dans ce siècle magnifique de mutations qui démarre, à ne pas démoraliser les Hommes ! Ils n’ont pas besoin de cela !

 

Si vous décidez de défendre une écologie humaine, qui place l’HOMME au cœur de la problématique comme étant celui vers lequel tout doit être ordonné et non l’inverse, je serai avec vous. Sinon je serai contre Vous.

 

Christine Boutin

 

Pour nous réconcilier avec l'humain et la nature, il faut voir le miraculeux Katalin Varga. La scène de la barque restera figée dans les mémoires des spectateurs...

 


Ce matin au Flore, Hervé Témime invectivait un journaliste du Parisien suite aux trois pages sur l'affaire Polanski... Moi, j'invective Benoît Hamon, pathétique porte-parole du PS, Post-Scriptum ! Si encore Benoît Hamon avait lu Mauvaise vie de Frédéric Mitterrand à sa parution j'aurais pu comprendre sa réaction. Mais découvrir l'ouvrage sur Internet et le site de la Fnac... et ensuite le vouer aux gémonies, relève de l'opportunisme malsain d'un porte-flingue au look de VRP de son parti.

 

(c) Photo Yury Toroptsov

 

Pour son anniversaire, Charles Dantzig nous offre deux pages sublimes dans le supplément du Monde, "La mode à la lettre".

 

De : Publicis cachemire <fgrosliere@nat.fr>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Mer 7 Octobre 2009, 18 h 29 min 56 s

Objet : mes nouvelles copines

 

Salut David,


Je te présente mes nouvelles copines, Miss Geneviève de Fontenay, Marjorie Garroust Miss Clermont-Ferrand depuis hier élue aux Galeries Lafayette de Clermont-Ferrand, Miss Auvergne 2008 et ton serviteur bien placé dans le jury à côté de Geneviève...

 


Seule fausse note de la soirée, elle n'a pas voulu goûter à l'Auvergnat Cola toujours très « TRAD » elle a bu du cidre pas de chez nous.

Clermont c'est fou !



François


François GROSLIERE

Directeur Artistique

Publicis Cachemire Clermont-Ferrand

33, Place de Jaude

63000 Clermont-Ferrand

 

Irving Penn vient de décéder...

 

 

 



David & Céline vont dans le même bateau

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David Genzel - dans Culte
7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 10:09
DDV ne sera pas l'heureux élu du "destressing" de Daniel Robert...


De : Daniel Robert <info.gymstill@orange.fr>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Mar 6 Octobre 2009, 13 h 07 min 09 s

Objet : Sérénité pour les parlementaires

 

Il faut toujours penser aux autres :


Par exemple nous venons d’offrir aux 577 parlementaires notre très nouvelle séance ANTI STRESS EXPRESS.


« 4 minutes qui associent douleur, hyperventilation et lâcher prise. »


Une séquence inédite et particulièrement efficace pour apaiser le stress.


De nos jours, c’est utile.

 

Comme ton blog n’est lu que par des gens importants, c’est avec plaisir que GymStill offre à tes lecteurs la possibilité de partager cette expérience avec les parlementaires qui ont largement utilisé cette séance vidéo :


 


Amicalement

Daniel

 

De : Christine Boutin <chri78@wanadoo.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 5 octobre 2009 19:48

 

Bravo pour la séance anti-stress express !

Les parlementaires vont en avoir besoin…

Christine


Nous avons retrouvé l'auteur heureux-malheureux du shoot réussi sur la Golden Barre...

 

De : Mathieu Bourdon <tieum78@gmail.com>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 6 octobre 2009 12:41

Objet : Golden Barre

 

Bonjour,

 

Ravi de vous avoir fait « hurler de rire » ; je suis en effet l'auteur du second tir sur la transversale, le héros malheureux de l'histoire...

En tout cas, j'ai adoré l'ovation du public, immédiatement suivi des huées.

Merci pour ce petit mot sur votre blog.

Cordialement.

 


Hier, à déjeuner, à la Toscana, Dominique Manotti était à la table voisine. Elle a prononcé des tas de noms connus, Hughes Pagan, François Guérif, Andréa Camillieri...


 

Petit déjeuner au Flore, Frédéric Wolff me présente Marc Tubiana, le co-fondateur de l'agence Novembre. Immédiatement, le courant est passé.

 


De : Marc Tubiana <tubiana@novembre.com>

À : David Genzel <David.genzel@gmail.com>

Date : 6 octobre 2009 20:35

Objet : Suite a notre rencontre....

 

David,

 

J'ai été ravi de faire ta connaissance ce matin et te remercie du temps que tu nous as accordé. Frédéric m'avait à plusieurs reprises parler de toi comme une personne à rencontrer absolument sur notre planète pub.

Je ne t'ai pas parlé des valeurs fondatrices de notre groupe centrées sur le respect et la liberté d'expression de tous nos collaborateurs, c'est ainsi que nous construisons notre groupe avec mon associé, Emmanuel Knafou, depuis plus de 20 ans. Après t'avoir rencontré j'ai l'intuition que ces valeurs ne te sont pas étrangères. Nous sommes en train de retravailler notre présentation agence, je serai très heureux, si tu le souhaites, de pouvoir te la présenter d'ici un mois et prendre en compte tes remarques.

A très bientôt

Marc Tubiana,

Groupe Novembre

 

PS : impressionnante ta capacité à écouter, écrire de la main gauche et twitter de la main droite, belle performance, bravo !

 

De : Bernard Leroux Robert <blerouxrobert@clearchannel.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 6 octobre 2009 11:50


Toujours un régal d'intelligence votre blog !

Demandez à Axel Brücker de bien vouloir imiter le chant du coq de Pathé...

Qu'il trouve un moyen pour que nous puissions l'écouter tous les matins sur DavidetCeline.fr !

 

Amicalement,

Blr

 

De : Emmanuel Racca <e.racca@nouveausens.com>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Mar 6 Octobre 2009, 12 h 38 min 12 s

Objet : 5.0 !

 

Cher David,

 

Webmii grâce à ton blog ne doit plus s’arrêter de chauffer… Le buzz est bien parti et je ne me suis pas gêné de buzzer à mon tour l’info notamment à la reine du Personal Branding,

Fadhila Brahimi 6.5, qui ne manquera pas de l’utiliser… Webmii étant beaucoup plus puissant qu’123 people moteur du même acabit…

 

J’ai donc 5.0 pile la moyenne… Bien loin de notre Président 8.9 ou de Carla 7.8 égalité avec Ségolène ...Il y aura désormais un avant et après Webmii les médias afficheront ils le people Rank de nos politiques ? Une idée… A suivre ;-)

 

Beaucoup ont été déçu l'année dernière par Michel Piccoli en Minetti. Qu'ils aillent à l'Athénée voir Serge Merlin en Minetti, ils verront le vrai.


Alain Rémond dans La Croix d'aujourd'hui est sidéré par cette annonce de recrutement parue dans Le Monde... 



Pauvre dramaturgie que Le Viol de Marion Sarraut hier soir sur France 2... Voir à tout prix plutôt Katalin Varga de Peter Strickland.




David & Céline vont dans le même bateau

 

 

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David Genzel - dans Culte
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 10:34
Pendant la déposition du général, DDV devait sûrement fredonner Blue Rondo à la Turk de Dave Brubeck. Et DDV aurait été bien inspiré pour mieux préparer sa défense d'aller voir ce week-end The Informant de Steven Soderbergh...


Mon ami Pierre rentre de la nouvelle Mamounia...

 

Imagine que la Tour Effel soit repeinte en bleu blanc et rouge. Certains crieront au génie et d’autres ne le supporteront pas.


La Mamounia revue et corrigée par Garcia a ouvert ses portes le mardi 29 septembre. J’y étais. Je n’ai pas été séduit.


Un hôtel Coste marocain, au début, surprend. On veut y voir les changements et malheureusement, on les trouve.


Ma chambre était tout sauf confortable. Un coin salon avec deux poufs en cuir et une table haute entre les deux. C’était ravissant mais par définition, les poufs n’ont pas de dossiers et là ça manquait terriblement. La salle de bains était très sombre. Le plus étonnant était la douche. Seuls des majors de polytechnique peuvent l’utiliser. Les combinaisons sont multiples. On peut se laver les pieds, le buste, actionner une douchette ou faire couler un pommeau situé au dessus. Le tout séparément. Ajoutons le robinet qui règle la température de l’eau et on se retrouve face à une panoplie de boutons dont le maniement est incompréhensible. Je ne remercierai jamais autant cet employé qui voulant m’expliquer le fonctionnement de l’ensemble est sorti de ma douche trempé. Je suppose que d’ici quelques semaines il aura compris. Cela s’appelle essuyer les plâtres !


Un bon point par contre pour la piscine.


Superbe. Plus grande, avec des transats parfaitement choisis. Le restaurant/buffet est encore plus agréable qu’avant et surtout délicieux. La tenue blanc et bleu des serveurs est jolie. Le service est exceptionnel de gentillesse et d’efficacité.


Le restaurant français est inspiré par Jean Pierre Vigato, créateur de l’Apicius. Délicieux. Le restaurant italien est supervisé par Don Alfonso, grand restaurateur de Positano. Moins bien. Les spaghettis craquaient sous la dent. Ras le bol de cette course à l’Al Dente que se livrent les chefs italiens.


Le Spa est immense. 2500 m2 pour se refaire une beauté. Malheureusement, comme pour tout le reste de l’hôtel, la lumière est tamisée à outrance. On se perd ou on trébuche dans l’un des nombreux escaliers.


Un mot sur le directeur. Précédemment, il dirigeait le Pierre à New York. Ce serait génial s’il y retournait ! Lui ayant fait une remarque sur une table non réservée, il répondit que c’était des choses qui arrivaient et, en gros, qu’il avait d’autres soucis à régler !


En résumé, je ne suis pas sur d’aimer la Tour Effel repeinte en bleu, blanc, rouge.

 

Ariel Wizman est entré à la Hune ce samedi avec ses enfants, quand l'un d'eux s'est exclamé :

- Papa papa ! Ils ont changé ton livre de place ! Il est moins bien, là !

Et Ariel de répondre, légèrement embarassé :

- Mais non, les enfants, c'est très gentil de l'avoir mis là...

 


From : Axel Brücker <abrucker@orange.fr>

To : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 2009/10/5

Subject: 5,3...

 

Mon cher David,

 

Grâce à ton blog, je découvre WebMii… c'est excellent !
Indispensable pour soigner son ego.

En plus, en inscrivant mon nom, je découvre des photos de filles superbes « en relation » avec moi… j'en rougis de bonheur !

Et dans les « personnes en relation avec Axel Brucker », Karim Achoui est en tête ! Classement alphabétique ou people ? … j'en rougis encore… Axel B. est-il le client de Maître Achoui ?… son ami ?... son complice ?

« Axel & Karim… ça ne m'étonne pas » penseront certains « visiteurs »…

J'ai un cœfficient de popularité de 5,3… est ce beaucoup ??? Je fonce vers mon idole… Dominique de Villepin qui, lui, est crédité de 8,5 ! Je suis donc presque aussi populaire que lui !

Mon autre idole, Johnny Hallyday est crédité de 7,5… Disons que Johnny est entre Dominique et moi… Sauf que Dominique est là « par l'acharnement d'un homme » Johnny par le rock n'roll pur et moi… et moi ? et moi ?

J'entends déjà dans les déjeuners du Flore ou les dîners chez Séguéla (6,2) « et toi Vincent ? » (Bolloré… ndlr) … « tu n'es qu'à 6,3 ? Je vais t'arranger ça… »

N'empêche qu'un type de plus de cinquante ans qui n'a pas la moyenne dans WebMii a raté sa vie.

Moi, moi, moi, j'ai déjà la moyenne avec mon 5,3 et je me demande ce que je pourrais faire pour augmenter ce chiffre et pour me rapprocher encore un peu du sommet de mon idole ?

Autant le dire tout de suite, sur ce blog :

Oui ! C'est moi qui ai demandé à Jean-Louis Gergorin (3,9 seulement…) d'ajouter Stephane Bocsa (0) et Paul de Nagy (0) sur les listings de Clearstream !!! Et j'avais même demandé à l'ami de mon idole de rajouter mon nom (déjà à 5,3) sur ce rendez-vous mondain du tout-Paris, il ne l'a pas

fait, le vilain corbeau !

Voilà, mon cher David (5,9) je t'embrasse…

Axel (5,3)

 

 

Eric Besson est Premier-ministrable, nous lui suggerons de mettre sur son bureau de Matignon cette sculpture de Ottmar Hörl...



Daniel Sibony participe au débat sur le traitement des récidivistes sexuels avec sa tribune dans le Figaro de ce jour.

"La castration chimique

rappelle à beaucoup

les moeurs des barbares

où l'on coupe la main

du voleur qui récidive.

Le remède ne sera pas

purement technique"


La publicité télévisée pour le Cantal a été efficace : nous sommes allés au Sauvignon !

 

 





David & Céline vont dans le même bateau

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David Genzel - dans Culte
5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 10:41

Nous avons passé la Nuit Blanche à La Hune, en compagnie de Dominique Cara et de Lyne Cohen-Solal. Puis, avons dîné au Flore qui est devenu l'anti-chambre du Montana.

Je revenais du Parc où j'avais assisté au match du PSG contre Nancy en compagnie du comédien supporter Olivier Bouana. A la mi-temps, une pub (ou une contre-pub) pour Suzuki nous a fait hurler de rire. Il s'agissait pour des supporters tirés au sort d'envoyer un tir sur la transversale, le jeu Golden-barre. Le premier supporter qui a tiré a touché la barre et gagné la voiture ! Mais un supporter suivant a aussi touché la barre et n'a pas gagné la voiture ! Les tribunes ont grondé... Il y avait aussi un hommage à Brice dans les tribunes.

Après la Nuit Blanche, au petit matin, les Vendanges à Suresnes.

De : Axel Brücker <trailersmuseum@orange.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 4 octobre 2009 17:29

Objet : Suresnes

 

Conflit d’intérêt…

 

David me demande quelques lignes sur la traditionnelle Fête des Vendanges de Suresnes.

Rendez-vous mondain et people pour les intronisations dans la Confrérie, au milieu de ces vignes historiques du Mont Valérien qui domine tout Paris (et le tout-Paris) mais aussi rentrée traditionnelle des arts de la rue avec des spectacles extraordinaires dans la ville.

 

Si David me demande un « papier » pour le blog, c’est parce que je suis, depuis quelques années déjà, le Grand-Maître de la Confrérie des Vins de Suresnes… mais je suis aussi, depuis de longues années, le mari d’Anne Foucart, attachée de presse reconnue, qui gère cette année les relations de presse de l’événement… Conflit d’intérêt énorme et grand sentiment de solitude devant mon clavier !

 

Si je refuse d’en parler dans le blog, ma femme me fera la gueule…

Et si je n’en dis pas le plus grand bien… idem !

Et enfin, si j’en dis le plus grand bien, genre « c’était génial ! »… le blog sera envahi de commentaires dénonçant la collusion, le copinage même, entre le Grand Maître et l’attachée de presse. Et ce sera bien la première fois qu’on dénoncerait du « copinage » dans mon couple…

 

Bon, honnêtement (…) c’était génial !

 

Et parmi les jeunes et les vieux qui participaient à cette fête, parmi les personnalités de la presse, de la politique ou des affaires que l’on accueillait dans nos vignes, il y avait deux gamins, deux enfants, deux poètes (car la poésie et les mots en liberté en étaient les thèmes) René de Obaldia et Francis Lalanne.

 

Ils étaient si heureux d’être là, au milieu de la foule, l’un jouant avec les mots et l’autre les chantant.

 

Pour les photographes et les cameras de télévision présentes, je propose une petite mise en scène car un portrait géant de Obaldia est accroché au dessus des belles grilles en fers forgés du Lycée de Suresnes : « Et si l’on faisait la photo du poète enfermé ? »

 

Une fois derrière les grilles… l’un passe un bras et l’autre une jambe pour s’échapper !

 

Deux gamins !

 

AB

 

(c) Photos Khris Houin

 

De : Christian Delprat <c.delprat@jvldir.com>

À : david Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Lundi, 5 Octobre 2009, 9h21mn 17s

Objet : Ségolène : service minimum

 

Invitation à l'Université Populaire Participative du lundi 5 octobre

sur la politique de Barack Obama

 

Ci-dessous le mail reçu vendredi pour ce soir. Une invitation en noir et blanc. Un philosophe en chemise blanche pour expliquer la politique d’un noir ...à la Maison-Blanche. Bonne idée de s’installer dans un théâtre : ça justifie la dramaturgie de la chose. Le nec est en dernière ligne : il faut envoyer un courrier pour se desinscrire de la newsletter : c’est la technologie à remonter le temps !

Christian Delprat

INVITATION


S é g o l è n e  R o y a l


Présidente de Désirs d'Avenir

vous invite

à l'université populaire participative


Bilan et perspectives de la politique de Barack Obama

 

avec B e r n ar d - H e n r i  L é v y

Ecrivain et philosophe


Le lundi 5 octobre 2009 à 20h30 Au théâtre Dejazet à Paris

Ouverture des portes à 20h

 

Olivier Roller a fait la couverture de Marianne avec Daniel Cohn-Bendit, et celle du Matricule des Anges avec Marie N'diaye.

 

Message du 02/10/09 à 12h34

De : Olivier Roller <olivier.roller@free.fr>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

 

moi aussi j'ai 5,9

pareil, comme David,

na !

 


Message du 02/10/09 à 12h00

De : Pierre de Bonneville <pierre@debonnevilleorlandini.com>

A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>

 

J'ai 4 et Françoise a 4,3 .

Total : 8,3

Pas mal pour des gens discrets...

 

De : Charlotte Meutey <charlottemeutey@gmail.com>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 3 octobre 2009 10:04

Objet : Webmiiiiiiiiiiiiiiiii

 

Bonjour mes P'Tits Choux...

Mon Score webmii est 2.0... Tip Top !!! Déjà Vu ça quelque part Moi !!! Très Contemporain !!! ;))))

La Merteuil aux Fruits sur Sucre

 

Dans le numéro 51 de Magazine, nous reconnaissons David de chez Schwart'z !

 


(...)

"Dénicher ce que le visage humain

pouvait avoir d'étrange,

d'assymétrique ou d'outré.

Il n'est alors plus question de beauté

au sens classique,

mais d'humanité :

ce qui me diffencie mais aussi

ce qui m'est commun à ses inconnus"

 

Message du 03/10/09 à 10h12

De : Sylvestre.rossi <sylvestre.rossi@wanadoo.fr>

A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>

Objet : Jack Palmer et Emma Peel

 

Cher David,

 

J'étais jeudi à Porto Vecchio, l'antre des People. Moi qui quitte rarement mon Cap Corse adoré, loin des paillettes et des strass, j'ai consenti à faire trois heures de route aller et autant pour le retour afin de voir René Pétillon qui publie son Intégrale, 30 ans de dessins sur la Corse, avec des textes soignés d'Ariane Chemin tout à fait dans l'esprit. C'est un très bon livre qui à mon avis fera date tout comme le Astérix en Corse de Goscinny et Uderzo. J'étais très heureux de rencontrer le flegmatique Pétillon et mon idole Ariane alias Emma Peel. Ci-dessous une vidéo de l'évènement :

 

http://www.corsematin.com/ra/video/214748/porto-vecchio-rene-petillon-de-retour

 

Bien amicalement

Sylvestre

 

De : Richard Zrehen <r.zrehen@gmail.com>

À : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Date : 30 septembre 2009 21:19

Objet : Roman des origines

 

A Cuba (c) Photo Odile Vilmer

Bizarre… Vous avez dit : bizarre ?

 

Dans Rivarol (!) du 11 septembre (!!) 2009, on peut lire ceci dans la « Chronique de l’art… ou du béton ? » de Claude Lorne :

 

« A propos de la Mairie de Paris, Claude Contassot [1] et son groupe écolo ont demandé, à l’occasion de l’anniversaire de la mort, le 8 août 2001, de l’agronome René Dumont, de donner son nom à la ‘‘coulée verte’’ du XIIe arrondissement. Vœu adopté à l’unanimité par le Conseil de Paris bien que le Jardin tropical [2] y soit déjà dédié à ce père du ‘‘développement durable’’, premier candidat écologiste à une élection présidentielle, celle de 1974…

 

« René Dumont [a été] élevé dans une famille de républicains laïques militants, dont l’ascension sociale correspond parfaitement à l’idéal de la méritocratie. Cet univers familial explique sans doute certains traits caractéristiques qui suivront le personnage tout au long de sa vie...

 

Pour lire la suite, aller à l'adresse suivante :

http://www.richardzrehen.blogspot.com/

 

Notre président et son épouse ont acheté des meubles samedi à 13h cité de la Roquette, dans le XIe arrondissement, aux ateliers Xylos.

 

Aujourd'hui, Carla Bruni-Sarkozy lance son site Internet : carlabrunisarkozy.org.

 

Et rue du Vieux Colombier, en vitrine chez Agnès b, Querelle !

 


 




David & Céline vont dans le même bateau

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David Genzel - dans Culte
2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 11:03
François Bazin, chef du service politique du Nouvel Obs, vient d'écrire un remarquable ouvrage sur Jacques Pilhan, l'homme du grand écart Mitterrand-Chirac.

From : Alain Chouffan <achouffan@nouvelobs.com>

To : David Genzel <david.Genzel@gmail.com>

Date : 2009/10/1

Subject : pilhan jacques (livre bazin)

 

Mon cher David

 

Il est fou ce François Bazin ! Comment a-t-il pu écrire 420 pages sur un inconnu du grand public ! Ou a-t-il trouvé toutes ces anecdotes, ces révélations, et les confidences de celui qui fut le conseiller de l’ombre le plus puissant de la Ve République ? Et nous, pauvres lecteurs, ou allons-nous trouvé le temps de lire cet énorme pavé ! Et pourtant, il faut lire ce livre passionnant. Toute la Ve République y défile on ne peut rater ça. Comme on ne peut manquer l’histoire de cet homme incroyable, « sorcier » pour Bazin, « enchanteur » pour Alain Minc, et gourou pour les médias. Dans Le sorcier de l’Elysée (1), Bazin raconte l’incroyable histoire de Jacques Pilhan, décédé en 1998, qui a servi successivement deux présidents qui, durant un quart de siècle, n’avaient cessé de s’affronter, François Mitterrand et Jacques Chirac. Traître ? Mercenaire ? Stratège ? Tout cela à la fois. François Bazin nous fait revivre ces moments historiques. Car Pilhan a révolutionné la communication politique, en donnant une place primordiale au message subliminal. En codifiant la parole publique, François Bazin raconte en détail – et quels détails ! – les méthodes et les ficelles de ce « flibustier » de la politique. En conseillant Chirac et Mitterrand, Jacques Pilhan a gagné trois présidentielles : celles de 1981, de 1988 et de 1995. Cet enfant de Guy Debord et de Jacques Séguéla, inventeur à la fois de la « force tranquille » et de la « fracture sociale » se voulait stratège. Par goût du luxe, il n’imaginait pas que son agence, Temps public, puisse ne pas avoir l’Elysée comme principal client, quitte à travailler, en même temps, pour tous les grands de la politique, de Michel Rocard à Bernard Arnault en passant par Nicolas Sarkozy ou François Pinaultr » de la politique, la nature de ses rapports avec le monde politique. Son génie a été d’influencer simultanément les contraires, Mitterrand et Rocard, Jospin et Tapie, de prendre en charge Jacques Chirac sans rendre compte à Mitterrand et sans scrupules à l’égard de son ami d’antan, Lionel Jospin.

 


C’est Jacques Pilhan qui inaugure l’idée du plan média, aujourd’hui devenue banale : au lieu de répondre aux sollicitations des journalistes, c’est l’homme politique qui choisit le média dans lequel il veut s’exprimer « selon l’effet qu’il veut obtenir » disait Pilhan, afin « d’imposait son choix, son rythme, son écriture médiatique ». D’autre part, Pilhan cible toutes les interventions sur la télévision au détriment des autres médias. « Le réel est dans l’écran de télévision » disait-il. Il règle les moindres détails des interventions télévisées et apprend aux hommes politiques à apprivoiser la caméra. « Pilhan a toujours encouragé Mitterrand à négliger l’écrit, témoigne Jean Marc Lech, ancien M. Sondages de Pilhan. Et il a eu raison. ». En 1995, Pilhan sait que Mitterrand ne se représentera pas et Jacques Chirac lui propose de piloter la communication de sa campagne présidentielle. Il n’a eu que quarante secondes d’hésitation. Il rejoint donc l’équipe de Chirac et l’aide à conquérir l’Elysée. Les caciques socialistes crient à la trahison, les chiraquiens du premier cercle parlent d’une « faute morale ». Et voilà comment Pilhan reprend du service à l’Elysée pour le compte de celui contre qui il a échafaudé tant de stratégies. Incroyable !

 

« Que restera-t-il de Jacques Pilhan ? » se demande aujourd’hui François Bazin. En effet, au cours des dix années qui ont suivi sa mort, son nom et, plus généralement, le souvenir de son action à l’ombre de deux présidents ont été entourés d’un halo de mystère. Le sorcier de l’Elysée aimait le secret. Il estimait que c’était la condition de l’exercice de son art. Il s’est médiatisé qu’à regret. Son souci était davantage de brouiller les pistes que d’éclairer un souvenir qu’il jugeait sans objet. Jacques Pilhan se croyait unique. De fait, il l’était. Il est parti comme il était arrivé. En silence. La suite ne le concernait pas. Il a laissé à d’autres le soin de le juger, avec cette ponte de pessimisme des hommes qui ne vivent que dans l’action et se désintéressent des parties auxquelles ils ne sont plus conviés. « Agir en primitif et prévoir en stratège » disait-il parfois, citant rené Char. Sa morale était celle de la vie. Son plaisir était celui de la bataille. Son ambition était d’en comprendre les règles et d’en fixer les modalités pour qu’au final la victoire soit au rendez-vous. « Ce n’est pas ainsi que l’on fonde une école » estime François Bazin. Et il a raison. Car le seul texte à prétention théorique que Jacques Pilhan ait laissé, avant de tirer sa révérence, est une longue interview accordée au Débat (2), à l’automne 1995, à une époque où, au-delà des apparences, il cherchait moins à expliquer la réalité de son métier qu’à justifier le nouveau cours de sa carrière. Jacques Pilhan aimait le bref et le juste. Son talent était celui de la fulgurance. Bien plus que le théoricien du silence, il était le stratège du désir. Pilhan est un peu responsable du procès qui lui est fait de manière récurrente. Comme tous les communicants - un mot qu’il détestait pour sa laideur - il a été accusé d’être un gourou – un mot qu’il détestait pour sa vulgarité. Comme tous les précurseurs, on lui a reproché de mélanger les genres, sans voir que telles étaient précisément l’essence et l’originalité de sa méthode. Réponse donc de François Bazin à sa question sur ce qu’il reste de ce formidable joueur de poker que fut aussi Jacques Pilhan : « Si le nom de Jacques Pilhan n’a pas disparu des radars de la politique, s’il réapparaît régulièrement, au détour d’une campagne ou à l’occasion d’une de ces émissions télé qui scandent l’activité de tout président de la République, c’est qu’il reste associé à des figures de style qui ne le résument pas - loin s’en faut ! - mais qui sont comme la déclinaison d’une marque qui n’était pas destinée à durer plus longtemps que son fondateur ». Après Pilhan, rien ? Alain Minc qui l’a bien connu avance cette hypothèse. « Si le destin avait été plus indulgent avec Jacques Pilhan, il lui aurait donné l’occasion de vivre et donc de s’immiscer dans le premier cercle sarkhoziste. Quelle aurait été l’alchimie entre les deux hommes ? Pilhan aurait-il respecté les mêmes principes avec un acteur aussi différent ? Se serait-il « campbellisé » ? Ou Sarkozy se serait-il « pilhanisé » ? Bonne question ! Personnage génial des années 1980, Pilhan a-t-il défini une méthode aussi valable à l’âge de l’Internet qu’à l’époque de l’ouverture de la télévision à la concurrence ? La transcription en action de la pensée de Debord vaut-elle lorsque les électeurs préfèrent Twitter au journal de 20 heures ? Réponse d’Alain Minc : « Impressionné comme je l’ai été par l’intelligence supérieure de Pilhan, je suis convaincu qu’il aurait su changer de logiciel aussi facilement que de marionnettes. » Je vous l’avais dit : Bazin est fou ! Non seulement il nous tue – pour notre bien ! – à lire son excellent livre mais en plus il nous laisse sur notre faim à savoir si l’œuvre de Jacques Pilhan vivra ou non après lui !

Alain Chouffan

 

(1) Le sorcier de l’Elysée. L’histoire secrète de Jacques Pilhan. (Edition Plon)

 

(2) « En tant qu’homme public si je parle souvent, je me confonds avec le bruit médiatique, expliquait Pilhan dans la revue Le Débat, en 1995. La fréquence rapide de mes interventions diminue considérablement l’intensité du désir de m’entendre et l’attention avec laquelle on m’écoute. Si, en revanche, je me tais pendant un moment, le désir de m’entendre (…) va s’aiguiser. »

 

De : Christine Boutin <chri78@wanadoo.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 1 octobre 2009 19:53

Objet : RE: Pilhan Jacques (livre Bazin)

 

MAGNIFIQUE la presentation d'Alain Chouffan du livre de Bazin.

Cela donne envie de le lire...

Merci

CB

 

Emmanuelle Seigner continue sa pub pour Uniqlo, mais repousse la sortie de son album. L'un des titres était un duo entre elle et son mari, intitulé Qui êtes vous ?


"Qui êtes-vous Monsieur, Que faites-vous dans mon lit"


Roman Polanski lui répond :

"Je suis l'amour en personne"

 


Le site de Mathieu Morgenzstern : www.webmii.com est sublime, forcément sublime. Tapez votre nom et vous trouverez votre People Rank ! J'ai 5,9/10. Et vous ?

 

From: Jean-Michel Frodon <jmfrodon@gmail.com>

To: David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date: 2009/10/1

 

bonjour

pour info:

http://blog.slate.fr/cinema

amitiés

jmf

 

Hier soir, nous avons découvert le plus petit restaurant de l'arrondissement, Chez Mai, rue Galande.

 


De : Librairie Mazarine <librairie@lamazarine.com>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 1 octobre 2009 13:44

Objet : Christian Jaccard : livres d'artiste, leporelli et ignigraphies


 

Il faut lire l'edito de Raphaël Turcat de Technikart d'octobre sur Benjamin Biolay pour bien comprendre la crise de la presse magazine... et le succès d'Internet.

 


 




David & Céline vont dans le même bateau

 

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David Genzel - dans Culte
1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 10:18

Le numéro 1000 de La Quinzaine littéraire, numéro (un peu) spécial, avec une couverture de Jacques Monory et la publicité avec Sean Connery. Chapeau, Maurice Nadeau. Vous êtes vraiment au dessus du volcan...

(c) Photo Renaud Monfourny

Hier soir, à la galerie Catherine Houard, 15 rue Saint Benoit, dédicace du remarquable ouvrage abracadabrantesque de Marie-France Lavarini. Marie-France nous accueillait avec Françoise Seligmann...


Hier après-midi, enregristrement de l'émission Thé ou Café de France 2, avec Christine Boutin au Flore et à la Hune. J'ai particulièrement insisté pour que Christine soit filmée à la Hune, Christine énonçant comme livre de chevet La vie balagan de Marceline Loridan-Ivens. Je suis stupéfait à chaque rencontre avec Christine Boutin de voir comme ses valeurs sont exactement les mêmes que celles de Carla Bruni...

De : Dominique Cara - La Hune <dcara.lahune@wanadoo.fr>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Mercredi, 30 Septembre 2009, 20h25mn 43s

 

Cher David

 

C’est normal pour le refus quand je suis absente. Ce sont les consignes. Vous avez bien fait de vous adresser à Isabelle. Elle m’a prévenue à mon retour de rendez-vous extérieur. Tout est ok. Merci pour votre intention auprès de nous et de votre amitié.

 

Pouvons-nous nous parler vendredi. ? Je souhaite vous inviter à passer à la librairie samedi vers 21h30.

Je vous explique tout cela.

 

Amitié,

Dominique

 

Exaltation devant le numéro 53 de la revue indisciplinée Mouvement, nouvelle formule.

 


Exaltation en lisant ce message d'espoir de Daniel Robert...

 

De : Daniel Robert <info.gymstill@orange.fr>

À : Jean-Pierre Audour <jpaudour@yahoo.fr>

Cc : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Mercredi, 30 Septembre 2009, 20h21mn 10s

Objet : Déjeuner, Jean Pierre Audour et la Foudre

 

Cher Jean Pierre,


A la sortie de notre déjeuner voici trois semaines, la foudre a percuté ton cœur.


Lorsque tu m’as parlé de cette incroyable triple pontage, je ne te l’ai pas dit, mais j’ai pensé intensément à ce que tu m’as dit voici vingt ans :


« Daniel, tu le sais, ne l’oublie pas : tout passe par le cœur. »


(J’ai essayé souvent de comprendre pourquoi je le savais si spontanément dans mes publicités, et si peu dans les relations sociales.)


Alors, mon cher Jean Pierre, j’use de mon intimité avec Dieu, pour veiller personnellement sur ta nouvelle santé. Tu peux vraiment compter sur moi.

 


Je mets ce message d’amitié en copie pour David, car je pense que très nombreux sont ceux qui voudront te faire chaud au cœur.


Affectueusement,

Daniel Robert


PS : tu as vu que la lettre que tu m’as remise est restée confidentielle.

 

Charlotte Meutey, ou la Merteuil du Cinéma Vérité !

 

De : Charlotte Meutey <charlottemeutey@gmail.com>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 30 septembre 2009 20:16

Objet : Fous de L'Institut Cinéma Vérité... Evénement !!!


Bonjour Mes P'Tits Chéris,


Juste quelques Mots Rapido à propos de L'Institut Cinéma Vérité qui me tient Très à Cœur et se trouve en pleins Préparatifs pour ses Tribunes Internationales 2009. C'est à Paris et Genève du 5 au 10 Octobre 2009. Le Thème cette année est : "Quel Héritage pour Nos Enfants" en partenariat avec Les Huit Objectifs du Millénaire votés à l'ONU en l'An 2000.


1. OUI à la lutte contre la pauvreté et la faim

2. OUI à l'éducation primaire pour tous

3. OUI à l'égalité des sexes

4. OUI à la réduction de la mortalité infantile

5. OUI à l'amélioration de la santé des mères

6. OUI à la lutte contre les maladies

7. OUI à un environnement durable

8. OUI à un partenariat mondial


http://www.un.org/millenniumgoals/


Le Niveau des Enjeux est Juste "UNIVERSEL" et j'Aime !!!


Vous Pouvez Nous Découvrir et Nous Rejoindre via : http://www.cinema-verite.org/programme09.php


Voili, Voilou,


La Merteuil & Sir Orson Fous de Joie

 

Challenges et Stratégies "sortent" en même temps le patron people de Lazard, Matthieu Pigasse. Normal, il n'était pas cité dans Closer...

 

Message du 01/10/09 à 09h49

De : Henri Nijdam <henri.nijdam@nouveleconomiste.fr>

A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>

Objet : article sur Olivier roller


David,

Pour info,

Nous avons décidé en conférence de rédaction de faire un papier sur Olivier Roller « le photographe des pouvoirs » ; c'est Emmanuel Lemieux qui s'en charge.

hjn

 





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