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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 10:24

Sublime Lewis Carroll par Kyle Baker

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Sublime Lady Di par Julian Rios !

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Olivier Bouana jouait hier Le repas des fauves. Nous irons le voir bientôt au Théâtre des Variétés. Pour voir la bande annonce : www.vimeo.com/8456444

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Il n'a pas pu m'accompagner au Parc des Princes.

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L'initiative Haïti d'Antonio Veronese a été très appréciée.

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De : Violaine Sanson-Tricard <vst@vst-open.eu>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 20 janvier 2010 17:04

Objet : Haïti


Hello David,


J’ai 3 copains dans des associations avec qui j’ai déjà pas mal cassé ma tire-lire, plus Action contre la Faim à qui je suis fidèle. Mais il reste toujours quelque chose, j’ai un ou deux tableaux qui relèvent plus du cabinet de curiosité que de la Douane de Mer, mais ils sont à vous si cela peut faire rentrer quelques sous. L’important est de savoir à qui on remet l’argent, tu as peut-être un idée sur la question, moi j’en ai une (l’un de ceux à qui j’ai envoyé un chèque, ils ont un type sur place, sont tous bénévoles sauf leur expert-comptable obligatoire et les sous arrivent là-bas sans déperdition. C’est Christiane Houzé, la femme de Philippe Houzé, Pt du groupe Galeries Lafayette, qui fait partie de l’association, comme tu le sais, son fils est très versé dans l’art contemporain. Enfin, j’ai quelques potes dans le milieu des commissaires priseurs, en cas de besoin. Voilà pour Haïti.


Je t’embrasse.

Violaine


De : Luc Laurentin <ll@limelight-consulting.com>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Mer 20 Janvier 2010, 12 h 18 min 56 s

Objet : Violaine


Bonjour David,


Comment peut-on laisser Vio dire des horreurs pareils sur elle-même... « suis beaucoup plus vieille maintenant »…


Petite anecdote : Vio vient dîner il y a peu de temps à la maison et arrive ‘as usual’ en moto, veste, bottes etc. car il faisait mauvais. Silence dans le salon quand elle entre, tous les yeux se rivent sur elle, sa silhouette de déesse, son sourire… inutile de te dire que dans la foulée son charme et son humour ont mis les mecs par terre, rendues les nanas folles de jalousie et clou du truc, qu’un de mes copains n’ayant pas regardé sa femme une seule fois, son attention n’étant retenue que par Vio, sa femme ne lui a pas perlé pendant 8 jours.

Alors stp, tu dis à Vio d’arrêter ses remarques désobligeantes à son égard !

 

Par ailleurs, tout à fait ok avec Antonio pour sa géniale idée de vente. Je donne aussi qq tableaux de ma collection, sachant que j’en ai quelques-uns de peintres Haïtiens

Amitiés.

 

Luc Laurentin


Merveilleux moment hier à la Casa Bini avec Marceline Loridan-Ivens, Anna-Patricia Kahn et Francis Szpiner.

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De : Stéphane Jacob <jacob_stephane@noos.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 19 janvier 2010 22:32

Objet : Soirée des Prix ActuKids...


Prix-ActuKids P1110250
 

David,

Lundi soir j'étais invité par mon ami Grégoire de Lastic à la cérémonie de remise des Prix ActuKids de la Communication Junior 2010.

Amitiés

Stéphane

Et la nouvelle formule de Standard vient de paraître !

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David & Céline vont dans le même bateau

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David Genzel - dans Culte
20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 10:42

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Message du 19/01/10 à 14h45

De : Raphaëlle Bacqué <bacque@lemonde.fr>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>


Mes chers DavidetCéline,


Ainsi, l'enfer vous intéresse... L'Express vend, ces jours-ci, avec son magazine, L'enfer de Matignon*, le DVD du documentaire (4 épisodes de 52mn) que j'ai écrit et que Philippe Kohly a réalisé et, mon cher David, tu veux que je t'en dise quelques mots.


Au fond, pour t'exprimer le mieux ce que tu trouveras dedans, il faut t'imaginer qu'en voyant soudain Balladur parler avec gourmandise de son palais d'alors, les vers de La Fontaine « Le chat, la belette et le petit lapin » te reviendront en mémoire. Qu'avec Rocard, évoquant la cruauté de Mitterrand, tu replongeras dans Saint-Simon. Avec Villepin, se dessinera la silhouette inquiétante de Raspoutine. Mauroy ? Le banquier Bertin, vu par Ingres. Fabius et ses dénégations ? Fabrice à Waterloo. Edith Cresson ? Une madame sans gêne rattrapée par le chagrin. Bref, ils sont douze anciens Premiers ministres - de Messmer à Fillon - à raconter ce qu'ils ont vécu à ce poste pour lequel ils étaient pourtant prêts à tuer. Le choc de l'impopularité, le harassement quotidien, la rivalité avec l'Elysée. Leurs témoignages sont formidables, drôles et cruels.


Mais tu verras surtout de grands acteurs, de grands conteurs et des âmes encore douloureuses. Je l'ai revu la semaine dernière dans la belle salle de projection de la SCAM où le grand critique Philippe Collin nous avait invités, l'enfer de Matignon lui ayant plu au point d'en faire le sujet de sa soirée « carte blanche ». J'ai eu presque autant de plaisir à les entendre que j'en avais eu à les filmer. Je dis cela sans aucune espèce de vanité car ce sont bien les premiers ministres qui occupent entièrement le film et le portent tout entier.


A l'époque, mon éditeur, Alexandre Wickam, à qui je racontais au jour le jour mes interviews filmées fût si enthousiasmé par leurs histoires qu'il a publié depuis leurs témoignages in extenso, sans les coupes liées aux contraintes de la télévision. Tu pourras y relire l'angoisse de Messmer confronté à l'agonie de Georges Pompidou, obligé de prévoir sa mort prochaine, sans que le sujet n'ait jamais été abordé entre eux. Tu retrouveras Rocard, pris de coliques néphrétiques, au moment de l'ouverture des négociations entre le kanak Tjibaou et le caldoche Lafleur, obligé de rester allongé dans un bain chaud tout en menant les débats. Tu comprendras les difficultés d'Edith Cresson face à un Mitterrand qui lui tend négligemment la liste des ministres qu'il veut voir figurer dans son gouvernement. Et le soulagement de Raymond Barre redécouvrant le plaisir d'être amicalement salué dans la rue, après son départ de Matignon, lui dont le nom était jusque là hué.


France 2 rediffusera L'enfer en version courte, d'une heure et demie, en mars.


Je vous embrasse tous deux.


Raphaëlle Bacqué


* L'enfer de Matignon. Ce sont eux qui en parlent le mieux
, Raphaëlle Bacqué. (Ed. Albin Michel)

Message du 19/01/10 à 12h36

De : Antonio Veronese <antonioveronese@hotmail.com>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

 
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Cher David

Peut-on organiser une ventes aux enchères, avec donations de peintres et collectionneurs français au profit du Haïti ?

Je suis prêt a donner une entière collection...
Peux-tu nous aider avec ça ?

Antonio

www.antonioveronese.blog.com


Pal Sarkozy va t-il mettre son Nicolas aux enchères ?


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La meilleure part des hommes, Prix de Flore 2008, sort en poche.


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Hier, moment d'émotion page 32 du Parisien en retrouvant Violaine Sanson.


De : Violaine Sanson-Tricard <vst@vst-open.eu>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 19 janvier 2010 18:52

Objet : Photos


Hello David,

Voilà une vieille photo d’ID (suis beaucoup plus vieille maintenant mais pas trouvé plus récent) - et les deux générations suivantes, qui n’ont pas grand chose à voir avec le reportage mais qui s’en soucie ?

Bises.

Violaine


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Message du 19/01/10 à 19h04

De : Caroline Loeb <c.loeb@noos.fr>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : Gainsbourg et les poulets


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(c) Photo Pierre Terrasson


Cher David,

après Gainsbourg et les poupées, voilà Gainsbourg et les poulets


C'est curieux les tours que joue la postérité. De leur vivant, Gainsbourg, comme Coluche et Desproges étaient tout sauf consensuels. Subversifs, iconoclastes, décapants, provocateurs, gonflés, destroys, trashs, border line. Voire vulgaires. Coluche aurait dit, en levant son index « grossier, jamais vulgaire ». Pourtant, ses blagues sur les femmes, les arabes, les pédés et les juifs n'étaient pas toujours du meilleur goût. Gainsbourg, version Gainsbarre pouvait être sacrément mufle (cf. les épisodes avec Catherine Ringer et Whitney Huston). Et Desproges n'avait peur de rien. Ni des juifs ni de la mort. Aujourd'hui, il est probable qu'ils seraient plus souvent en procès qu'en promo. « La mort nous rend bien littéraires » écrivait Jules Renard. Elle nous rend aussi bien inoffensifs. Mais c'est la mort qui t'a assassiné, Marcia chantait Catherine Ringer. D'artistes controversés qui choquent le populo, la camarde fait des icônes consensuelles. Elle gomme, elle lisse les aspérités. La mort m'a tuer! C'est la mort, mais aussi l'humanité qui a cette capacité extraordinaire à digérer, absorber et finalement récupérer tout. Les auteurs ou artistes qui continuent à être subversifs après leur mort se comptent sur les doigts de la main de Django Reinhard pour paraphraser Gainsbourg. Sade. Pasolini. Qui d'autre ?


Aujourd'hui, qui oserait dire qu'il n'aime pas ces trois immenses artistes. Personne. Aux oubliettes les excès. A la trappe les dérapages. Enterrées les provocations. Des saints. A côté, Les petits chanteurs à la croix de bois, c'est les Rolling Stones ! On sait que Gainsbourg, génie du paradoxe et amoureux de la transgression, collectionnait les médailles et les décorations avant de reprendre avec génie La Marseillaise version reggae. On sait que l'homme à la tête de chou hélait les « paniers à salade » comme d'autres hèlent un taxi. On sait qu'il était pote avec les flics du quartier. Le VIème arrondissement.


Il y a quelques années, un souci personnel m'a conduit au commissariat du VIème arrondissement, place Saint-Sulpice. J'étais dans une situation assez angoissante et cherchais à ce que la police m'aide, voire me protège. Les flics, c'est des gens qui regardent la télé et écoutent la radio comme les autres. Donc, comme tout le monde, ils m'ont reconnue et m'ont instantanément chanté « C'est la ouate ». OK. Pas de problème. J'ai l'habitude. C'est un karma. Instantané, comme auraient dit John Lennon et Yoko Ono.


Là où c'est devenu surréaliste, c'est quand, au lieu de prendre ma déposition, ils m'ont prise par la menotte pour me faire visiter le commissariat afin de me montrer la belle photo avec leur copain, feu Serge G.


C'est le syndrome « chauffeur de taxi ». Quand on a une tête connue, il n'est pas rare que le chauffeur de taxi se lance dans l'énumération des autres vedettes qu'il a eu l'insigne honneur de véhiculer. Et tout ça, sans anecdote particulière liée à la célébrité ainsi transbahutée. C'est leur nom, aux gens connus qu'ils aiment bien dire, les chauffeurs de taxi. « Incroyable que je tombe sur vous ! Figurez vous que pas plus tard que la semaine dernière j'ai eu Edouard Baer ! » Ahhhhhhhh ! C'est intéressant. « Et il y a deux mois, Jean d' Ormesson ! » Pas possible? « Et aujourd'hui vous! C'est dingue, non ? » Oui. C'est dingue. Il n'y a pas d'autre mot.


Eh bien les flics, ça leur a fait pareil quand ils m'ont vu débouler au commissariat avec mon problème. Une chanteuse de variété ! Chouette ! Ça leur rappelait le bon vieux temps avec leur copain nu-pieds dans ses Repettos.


« Vous savez que Serge Gainsbourg venait souvent boire des coups ? »
Ahhhhhhhh !
« Qu'est ce qu'il était gentil »
Oui. je sais.

« Vous l'avez rencontré ? »
Un peu…


Elle était trop contente, la maison poulaga de parler avec une autre vedette de la chanson et de me faire partager tous ces chouettes souvenirs avec leur poteau Gainsbourg. Moi aussi je l'aimais l'auteur de La javanaise et les occasions pour dire à quel point il a compté dans ma vie d'artiste et m'a inspiré comme auteur de chansons sont toujours bonnes à prendre. Mais je n'étais pas là pour faire de la promo. J'étais là parce que j'étais en danger. Ça ne les a pas intéressés, les keufs ! Mais alors, pas du tout !


Ils m'ont fait visiter leur beau commissariat du VIème. Ils m'ont montré le grand tirage photo encadré qui trônait au dessus de l'escalier. Celui de la brigade qui posait avec Serge G. avec un gros animal en peluche, genre fête foraine. Aux anges, qu'ils étaient, les condés. Sur un petit nuage, la flicaille. Juste à côté du fumeur de Gitanes.


Une fois qu'ils m'avaient fait faire le tour du propriétaire et de leurs histoires sur Gainsbourg « You're under arrest, cause you're the best », ils ont fini par me renvoyer avec mon problème qui ne les intéressait pas, mais alors pas du tout dans un autre commissariat. Dans mon dos, ils se sont remis à chanter C'est la ouate. Un karma, j'vous dis !


Heureusement, leurs collègues, ils étaient moins branché  « tubes ». Ça m'a fait des vacances.


Caroline Loeb


Le mercredi 10 février, sous la présidence d'honneur de Michèle Morgan et Kylie Minogue, Gérard Gros organise la Générale de Gala de la pièce : Une comédie romantique, au théâtre Montparnasse. Cette représentation est donnée au profit de l'APREC du professeur Victor Izrael.  

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Hier soir, dîner à L'Osteria del passe-partout dans la petite rue de l'Hirondelle. Nous avons pu évoquer la vie de Benvenuto Cellini !

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81-83 rue du Cherche-Midi, Céline a retrouvé comme un heureux hasard, la nouvelle adresse de Serendipity.

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Hier matin, Céline croise G.M. Le Clezio faisant ses courses chez Duriez... casquette mao vissée sur la tête. 

Alexandre Civico et Guy Solenn publient le manuel du parfait imposteur !

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David & Céline vont dans le même bateau

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David Genzel - dans Culte
19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 10:54
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Carla, Votre Mari est interviewé par Jean-Pierre Pernaut la France profonde lundi 25 janvier. Vous allez sûrement devoir l'accompagner à la première de Un couple parfait... enfin presque

Message du 19/01/10 à 03h47

De : Fred Siksou <fred.siksou@free.fr>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : Comment taire ?


Cher David,


Comme prévu j’ai regardé Canal + hier soir chez des amis, un commentaire :


Mes chères études
fait penser à La dérobade recyclée 30 ans après par la société du Web2, aussi par l’intensité de l’interprétation de Déborah François à qui Miou-Miou aurait passé le témoin.


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Laura D., en revanche, reste aujourd’hui anonyme - comme son avatar l’était sur le web - ce qui ne fut pas le cas de Jeanne Cordelier.


Elena étudiante en deuxième année de droit et Candice étudiante en première année de commerce qui regardaient le film avec nous ont décroché à mi-parcours, tant elles ont ressenti un malaise et eu de la pudeur à assister à la représentation de cette violence dans la lumière du salon de leurs parents.


En ce qui concerne le rôle de Manu incarné par Benjamin il est effectivement assez étonnant dans son interprétation du petit copain très minable de l’héroïne - mais ouf ! Il n’en sortira pas « marqué » comme le fut Daniel Duval après son film -

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Ce qui n’a pas changé depuis La dérobade, c’est toujours l’ambiguïté d’une dépendance entretenue, dans la prostitution, à une figure de père / pervers et dans cette histoire ce n’est pas vis-à-vis d’un maquereau mais d’un client Joe - elle arrête la prostitution mais lui annonce par téléphone sa réussite aux examens - c’est là que le film aussi n’en dit pas trop, dommage…


Amitiés,

Fred


PS1 : La dérobade a été rééditée chez Phébus en 2007 avec une très belle préface de Benoîte Groult.


PS2 : Au lendemain de la diffusion de ce téléfilm Valérie Pécresse sera peut-être questionnée cette après midi au parlement…

N'est pas Philip Roth qui veut... Franz-Olivier Giesbert "le prostatué"...

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Hier soir au Grand Journal, Christian Boltanski aurait pu tendre à Michel Denisot le portrait de son double : Steven Cohen.

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Golgotha


Erratum... !

Message du 18/01/10 à 20h24

De : Caroline Loeb <c.loeb@noos.fr>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>


Cher David,

un ami qui m'a lue, et bien lue, a détecté une drôle de coquille dans mon texte. On y lit « menteuse en scène » au lieu de « metteuse en scène ». C'est mon nouvel ordinateur qui fait des siennes, qui finit, et transforme les mots que j'écris ! Si « je suis un mensonge qui dit la vérité », comme le disait l'éclectique Cocteau, la mise en scène, comme toutes les expressions artistiques dignes de ce nom, est là pour donner une vérité à voir et à entendre. La sienne, et éventuellement, dans la rencontre avec le public, celle d'un plus grand nombre. La mise en scène propose justement une vision du monde, un rapport aux autres. Je m'applique toujours, dans ce travail précis, à chercher l'émotion la plus juste et à mettre en valeur avec désir et exigence ceux que je mets en scène. Ce lapsus de l'ordinateur m'a donc contrariée. Merci à toi, et à tes lecteurs de remettre les pendules à l'heure, et le mensonge à sa place. Celle de la technologie qui, parfois, transforme une vérité en... mensonge !

Amitiés

Caroline


Hier après-midi, Charles Ficat apprend à Céline la réédition (revue et argumentée) de l'intégrale de plus de 650 textes de Serge Gainsbourg (1950-1991).

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Rue de l'Ancienne Comédie, Céline croise Alice Taglioni, naturelle en veste de cuir noir. Elle n'appelle pas son chien Motus, elle le siffle. Le labrador clair se met dans ses jambes.


Nancy célèbre Marguerite Duras du 21 au 31 janvier.

http://lesyeuxverts.over-blog.fr


Henri Baché remonte sur le cheval.


Message du 18/01/10 à 18h41

De : Henri Baché <henribache@orange.fr>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>


Je voudrais vous faire part de ma jubilation à revenir dans la communication.

A travers Stratégies et Le Figaro, grâce à François Kermoal et Philippe Laroque, je suis passé de la « fin » au « début ». J’ai les mêmes sentiments aujourd’hui que lorsque j’ai créé avec Thierry Ardisson, Business, ma première agence de publicité. C’était en 1978 ! Il y a 32 ans… J’ai 32 ans. Hormis le plaisir d’avoir reçu des appels, des textos et des mails d’amis de 30 ans qui m’avaient un peu oublié, je voudrais dire à tous mes camarades de promotion des années 70/80, qui, soit, ont arrêté ou qui voudraient arrêter : ne raccrochez pas ! Nous sommes une génération bénie, élevée par des maîtres. Une expérience unique des années où la publicité alliait créativité et efficacité. Une rapidité de réaction, une vision immédiate, un désir d’action. Si vous avez arrêté, recommencez ! Si vous voulez arrêter, résistez !

« Seniors » ça ne veut pas dire « vieux », ça veut dire professionnels !

Dites vous une chose, nos neurones ont 40 ans de moins que nous. Ils ont fait beaucoup de jogging !

Henri Baché


De : Pierre de Bonneville <pdebonneville@gmail.com>

À : Genzel David <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Lun 18 Janvier 2010, 19 h 00 min 28 s
Objet : Francoise de Bonneville descend ses pistes favorites dans les Alpes françaises


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Profitant d'un soleil réparateur et d'une neige facile, Françoise de Bonneville est venue passer quelques jours à la montagne se dégourdir les muscles quelque peu rouillés par les frimas parisiens et les remugles H1N1.


Très beau texte de Bruce Benderson dans Têtu sur les photos de Jeremy Kost.

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David & Céline vont dans le même bateau

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David Genzel - dans Culte
18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 10:49
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Carla, puisque vous avez tant d'influence sur l'homme qui peut appuyer sur le bouton nucléaire, exhortez-le à sauvegarder La Demeure du Chaos à Saint-Romain-au-Mont-d'Or.

Ph-Grollier.jpg(c) Photo Philippe Grollier

Avis de recherche ! Appel à témoins : mais qui donc est Patrick Dray, le gourou conseiller en communication de Valérie Pécresse ?

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Hier après-midi, boulevard Saint-Michel, Lionel Jospin et Sylviane se rendaient-ils chez Boulinier vérifier si le dernier opus de l'ancien Premier ministre était déjà vendu au rabais à l'étal ?

Samedi, nous avons enfin pu voir Le père de mes enfants de Mia Hansen-Love.
 
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Eric Elmosnino
y joue déjà un Serge. Et Valérie Lang un personnage clé.


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De : Valérie Lang <val.lang@free.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 17 janvier 2010 10:01

 

J'avais vu le premier film de Mia Tout est pardonné j'ai été impressionnée par la maîtrise de cette jeune cinéaste par sa façon de filmer les mouvements de l'âme, je dis filmer car ce ne sont pas les mots qui importent mais ce qu'elle raconté avec la caméra, ce qu'elle s'autorise.


je n'aime pas beaucoup les histoires de couple au cinéma, mais avec elle il s'agit d'histoire d’homme, de l'homme le père, et de fille. Elle montre ce qu'est un homme-père aujourd'hui, pas dans la convention petite bourgeoise du couple. Elle montre la fragilité des hommes, l'écoute des femmes... nos solitudes absolues, nos malentendus définitifs... et pourtant il y a tant d’amour.

 

J'ai insisté pour la rencontrer car la personne qui s'occupait du casting voulait une vidéo de moi et j'ai refusé, je voulais la voir car j'aimais son travail et j'avais envie de parler avec elle.

 

Je fais une toute petite chose dans le film mais je suis fière d'en être. C'est une cinéaste qui dirige avec beaucoup d'exigence et de précision.

Quand on la rencontre on dirait une jeune fille sortie d'un tableau de Botticelli, que de douceur, et derrière cette image, il y a une volonté incroyable, une maîtrise, une force, de la braise...

 

Message du 18/01/10 à 8h41

De Fred Siksou <fred.siksou@free.fr>

A David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : Etudier plus pour...


Cher David,

 

Ce soir à 20h45 sur Canal+ première diffusion du téléfilm d’Emmanuelle Bercot Mes chères études, avec Déborah François dans le rôle de l’héroïne Laura, Alain Cauchi, Mathieu Demy et Benjamin Siksou dans le rôle de son petit ami Manu.

 

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C’est une adaptation très réaliste du roman autobiographique de Laura D. qui s’était prostituée pendant un an pour financer ses études.

 

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Je suis très curieux de découvrir cette fiction qui raconte un fait de société assez effroyable et Benjamin interprétant Manu un garçon « friqué », monstre d’égoïsme absolument antipathique qui ne fait rien pour aider Laura dans sa détresse matérielle et morale…


A mardi pour les commentaires…


L’express.fr dit qu’il est étonnant…

http://www.lexpress.fr/culture/tele/mes-cheres-etudes-une-distribution-formidable-canal-plus_842026.html


Amitiés,

Fred


PS : en mars 68 la grève sur le campus de Nanterre c’était pour que les étudiantes puissent monter dans les chambres de leurs petits copains…

 

Message du 17/01/10 à 00h58

De : Caroline Loeb <c.loeb@noos.fr>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : Serge Gainsbourg, les poupées et moi !

 

Ça y'est ! Le film sur notre Gainsbourg national va enfin sortir ! Et nous, les enfants de Gainsbourg, on a hâte de se reprendre un petit shoot de notre Maître. Gainsbourg magique, génial, paradoxal, émouvant, subversif, fascinant. On a tous en nous quelque chose de Serge Gainsbourg.


C'est donc pour moi l'occasion de partager avec vous un souvenir personnel avec le beau Serge. La beauté des laids, des laids des laids, se voir sans délai délai…


Au tout début des années 80, autant dire dans une vie antérieure, j'ai été styliste photo. J'ai même eu la chance de travailler quelque temps avec Mondino. Episode qui m'a marqué et m'a servi des années plus tard quand je me suis découverte avec bonheur menteuse en scène. Gainsbourg préparant son livre « Bambou et les poupées » fait appel à moi. L'émotion en arrivant rue de Verneuil. L'atmosphère incroyable de l'appartement noir avec le tirages géant de la photo de Bardot, le buste moulé de Jane B, la partition de la marseillaise sur un pupitre, un écorché grandeur nature… Et lui. Adorable. Un peu timide. Un écorché, lui aussi. Charme fou. Me proposant un bull shot à dix heures du mat' ! La mission ? Lui trouver un petit lit en fer forgé et des poupées, ni de cire ni de son. Gonflables. Pour un livre de photos qu'il préparait avec Bambou.


Pas de problème. Le lit en fer forgé, c'était du gâteau. Quand aux poupées gonflables…. J'avais bien fait venir un costume de King Kong de Londres pour Mondino ! Ça ne devrait pas être bien sorcier…


Me voilà donc partie pour la rue Saint Denis avec mon appareil Polaroïd pour faire mon casting de poupées en plastoc. La tête des vendeurs des sex shops quand je leur demandais si je pouvais faire un pola ! En insistant un peu, ils étaient d'accord. Le hic, c'est que les fameuses poupées gonflables, elles n'étaient pas gonflées. Elles étaient sagement pliées dans leur boite, avec juste la tête apparente. Et il y a peu de choses aussi déprimantes qu'une tête de poupée gonflable! Elle a des grands yeux en plastique, forcément, avec un gros trait d'eye-liner, et la bouche ouverte. Ben oui. Des trois que les Dieux t'ont donné, Je décide dans le moins lisse de m'abandonner. (love on the beat)… Ceux qui achètent ce genre d'objet aussi, à mon avis, c'est cet orifice là qu'ils choisissent.


Ils ont du mérite. Plus débandant qu'une poupée gonflable, je ne vois pas. Le plastique est cheap, le plastique, c'est pas fantastique, le corps est sommaire, la tête est immonde… Et surtout l'idée est navrante. Enfin… Si ils arrivent à prendre leur pied comme ça… C'est toujours moins pire que d'aller se faire une gamine de l'Est de 16 ans complètement défoncée sur les boulevards extérieurs !

Mais je m'égare…


Me voilà donc en train de faire des polas de ces têtes bouche ouverte - yeux vides coincées dans leur boite pour les montrer à Gainsbarre, avec à côté le vendeur qui se dit qu'il a déjà vu des pervers, mais que là, c'est le pompon !


Inutile de vous dire que c'est Gainsbourg qui en a fait une drôle, de tête, en voyant le niveau de la laideur de l'objet. Consterné, qu'il était. Autant dire que ça n'allait pas. Il allait falloir que je me décarcasse pour lui trouver un peu mieux que ça !


Me voilà donc repartie direction rue Saint Denis. Dans les années 80, pas d'internet. Fallait y aller, marcher, se rancarder. Enfin, un vrai boulot, quoi ! Le mien, à l'époque.


A force de chercher, je la trouve, la perle rare. Une poupée non pas gonflable, mais déjà gonflée, moulée même, et dans une matière un peu moins atroce que ses consœurs du plastique. Pas besoin de souffler dedans pour qu'elle se déplie. Ils l'avaient même affublée d'un prénom, genre Simone, avec une mini biographie.


Je décris la donzelle à Gainsbourg. Rendez vous est pris pour aller la voir chez le marchand et en passer commande, si elle tient ses promesses en vrai, la Simone.


9 heures du mat' j'ai des frissons… on se choppe un taxi rue de Verneuil pour monter jusqu'à Pigalle, la mecque du cul.


Banco. C'est le coup de foudre. Il en commande une demi douzaine.

Le jour J, studio photo, le lit en fer, les poupées, Bambou… tout est prêt pour le shooting. Il me met gentiment dehors. Il n'a plus besoin de moi. Les photos et le livre sont très beaux. Il omet de me citer. Pas grave.

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Il y a quelques années, Laurent Balandras avec lequel je travaille, a publié Les manuscrits de Gainsbourg* annotés et commentés. En dépouillant les archives de Serge, il est tombé sur la page du carnet Hermès sur lequel celui ci avait griffonné mon nom et mon numéro de téléphone pour le stylisme de « Bambou et les poupées ». C'était émouvant de voir ça.

Je finirais cette évocation avec une phrase magnifique, qui clôt le livre des Manuscrits :


« Dans la vie, on est tous des bleus »

 


C'est beau, non ?

 

* Les manuscrits de Gainsbourg commentés et annotés par Laurent Balandras aux éditions Textuelle 2006

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Gainsbarre 80

Photographies de Pierre Terrasson

VERNISSAGE le 21 janvier de 18h à 22h

Galerie Hautefeuille - Francisco Salazar

3 rue Hautefeuille, 75006 Paris

 

Fin d'après-midi hier au Trois Luxembourg Persécution de Patrice Chereau. La fin ne justifie pas les moyens...

 

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De : Marceline Loridan-Ivens <marcelineloridanivens@orange.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 15 janvier 2010 12:50

 

Bonjour David,

Je pense souvent à vous deux, merci d’être, ci-joint un film qui nous vient d’Argentine, que j’aurais voulu faire et que je vais envoyer à Christine Boutin aussi.

http://www.dailymotion.com/video/xbf4en_ja-presented-by-sfjff_news

http://www.dailymotion.com/video/xbf4en_ja-presented-by-sfjff_news

Je vous aime,

Marceline

 

De : Louis Dumoulin <louis@booksmag.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 15 janvier 2010 15:21

Objet : Le vrai père de Solal...


... croqué dans la nouvelle rubrique « cartoons » de Books sur www.booksmag.fr

Nous sommes en quête de contributeurs pour nous alimenter en dessins !

Avis aux lecteurs inspirés de ton blog,

Et amitié à Céline et à toi,

Louis

 

Books

L’actualité par les livres du monde

 

Devant le plus petit restaurant du Ve arrondissment, Chez Maï, rue Galande, je suis en pull rouge offert par Gérard Gros la veille à la Bastide Odéon.

 

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Yves Bomati est cher à nos coeurs. Il a été le premier maître de stage de Céline à la Documentation Française en 2000... Et mon responsable pédagogique à l'ISERP.

 

De : Yves Bomati <yves.bomati@dila.gouv.fr>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Ven 15 Janvier 2010, 18 h 23 min 04 s

Objet : Création de la DILA

 

Mon cher David,

 

Comme je te le disais, nous avons réussi notre fusion. A présent, on peut avancer cette formule mathématique :

JO + DF = DILA, c’est-à-dire en langage plus administratif, les directions des Journaux officiels et de La Documentation française ont fusionné pour devenir la Direction de l’information légale et administrative. Une lourde mutation dont tu pourras voir les conséquences et les contenus sur notre nouveau site corporate www.dila.premier-ministre.gouv.fr

Cette fusion a été conduite dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) au sein des services du Premier ministre. A présent, tout citoyen, lecteur, internaute, quel que soit son métier, peut trouver tout ce qui concerne sa vie dans la cité grâce à notre gigantesque boîte à outils car nos missions sont quadruples :

· diffusion des données dont la publication est obligatoire,

· services d’information en ligne ou par téléphone, relatifs aux droits et démarches de chacun,

· accès des citoyens à la vie et au débat public,

· préparation de la politique interministérielle en matière de diffusion légale, d'information administrative et d’édition publique.

En résumé, la DILA, c’est entre autres plus de 100 millions de visites sur ses 11 sites Internet, 300 000 articles de lois en vigueur et en consultation, 2,5 millions d’annonces publiées, 1,5 million d’appels téléphonique, 400 nouveaux titres édités par an, etc.

Autant dire, que c’est un espace incontournable dont j’ai le plaisir et la charge de diriger la communication.

Nul doute que tes conseils sauront encore enrichir le quotidien. Merci d’avance.

 

Yves

 

Yves Bomati

Directeur de la communication

29-31, quai Voltaire - 75344 Paris cedex 07

Tél. 01 40 15 69 99 - Fax 01 40 15 67 85

yves.bomati@dila.gouv.fr

 

Desormais à Strasbourg et bientôt partout en France, Jean-Quentin Châtelain illumine un sublime Pessoa mis en scène par Claude Régy.

 

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David & Céline vont dans le même bateau

 

 




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David Genzel - dans Culte
15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 10:51
UN-DEUX-TROIS-SOLEIL.jpg

De : Christine Boutin <chri78@wanadoo.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 14 janvier 2010 18:21

Objet : un petit Solal nous est né !

 

Mon cher David,

Hier est né un petit garçon prénommé Solal.

Ce n'est pas n'importe quel prénom.

Certains s'accordent à dire que le prénom guide la destinée d'une personne.

Souvent le choix d'un prénom donne lieu à d'âpres discussions.

En tout état de cause on n'existe vraiment que lorsque l'on est nommé !

Alors, voici un prénom lourd de sens et rempli d'espérance :

La traduction hébraïque nous en donne la signification : « celui qui fraie un chemin ».

Comment pourrait-il en être autrement avec le grand-père Nicolas et le père Jean qu'il a reçu en héritage ?

Je n'ai pas l'honneur de connaître sa maman, mais je ne doute pas qu'elle aussi ait une forte personnalité !

En tous les cas mes meilleurs vœux au nouveau né et mes félicitations aux heureux parents.

Biz

Christine Boutin

 

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Rue des Ecoles, prise de guerre par Céline. Elle trouve à deux euros le cultissime 312/313 Cahiers du Cinéma : Marguerite Duras Les yeux verts, qu'elle m'avait offert en réédition il y a quelques jours...

 

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Axel Brücker a vu Invictus...

 

De : Axel Brücker <trailersmuseum@orange.fr>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Jeu 14 Janvier 2010, 11 h 07 min 51 s

 

De l’influence du public sur la perception d’un film

 

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Je ne cracherai pas dans la soupe et je ne boude pas le bonheur d’être « obligé » de voir tant de films avant le public.

 

Festivals de films, Commissions de Classification, avant-premières, projections de presse… mais cet avantage nous éloigne souvent du vrai cinéma et fausse rapidement notre esprit critique.

 

Snob, me direz-vous ? Pas tant que ça et j’ai reçu hier une belle leçon de recadrage de ma cinéphilie.

 

Plusieurs occasions manquées m’avaient empêché de voir le dernier film de Clint Eastwood et je cours donc le voir, hier soir, premier jour, à l’UGC le plus proche, sur écran géant (La Défense).

 

Le public cinéphile du « premier jour » est mélangé avec ceux qui sont venus voir un film sur Mandela et avec des fans de rugby parce que, paraît-il, le film cause rugby.

 

L’immense salle affiche complet. La régie publicitaire Screenvision a même négocié une pub grotesque pour passer des vacances… en Nouvelle-Zélande ! Belle destination de week-end… L’explication se trouvera à la fin du film… ça c’est du marketing !

 

Ce soir donc, je ne verrai pas le film avec le public blasé des avant-premières, ni le public méchant et frustré des projections de presse ou le public complaisant des festivals. Non, ce soir, la salle est remplie à craquer de « vrais » spectateurs qui ont payé leur place pour voir le film qu’ils ont choisi sans trop se préoccuper des critiques ou du mauvais temps. Ce soir, point de people et Coke et pop-corn coulent à flot.

 

À la fin du film (rassurez-vous, je ne vous raconterai pas la fin… puisque tout le monde la connaît), à la fin du film donc, la salle applaudit, comme dans une avant-première, mais là c’est sincère. Dans la bousculade de la sortie, on entend des « Morgan Freeman, incroyable ! » et des « Eastwood, c’est son combientième film ? » ça change des projos de presse.

 

Alors ne me demandez pas si j’ai aimé le film… non, j’ai adoré le film, j’ai même pleuré pendant le film, mais j’ai une excuse, je l’ai vu en salle… avec le vrai public.

 

A.B.

 

De : Olivier Snanoudj olivier.snanoudj@warnerbros.com

À : Axel Brücker <trailersmuseum@orange.fr>

Envoyé : jeudi 14 janvier 2010 13:03

Objet : Invectus e incriticus

 

Excellent !!!

Tu as le bonjour de Pierre Rissient qui était avec nous hier soir.

 

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Vincent Peillon a fait faux bond à Arlette Chabot... Un coup du baton de Bergé... ?


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From : Alain Chouffan <achouffan@numericable.fr>

To : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 2010/1/14

 

Mon cher David,

 

Excellent Besson, hier soir, sur France 2 dans l’émission A vous de juger. On attendait un débat sanglant entre Marine Le Pen et Eric Besson. Il n’a pas eu lieu. Besson a gagné par K.O. ! Il était impérial sur le plateau et s’est comporté comme un patron dans le débat. Mieux : il a complètement étouffé Marine Le Pen. Désemparée, déséquilibrée par la logique de l’analyse d’Eric Besson, elle n’a pas su trouver les mots pour le contrer ni sur l’identité nationale, ni sur la burqa. Eric Besson s’est même permis d’ironiser sur son physique « avenant » et a traité son « parti, d’espèce de dinosaure de la vie politique ». Et elle n’a même pas réagi ! Calme, précis, convaincant, Besson a su maîtriser avec finesse et intelligence celle qu’on croyait coriace. Et pourtant, la vice-présidente du Front National se délectait de ce face-à-face avec le ministre. « Je doute qu’il soit très serein et les conditions devraient nous permettre beaucoup de spontanéité » présageait la vice-présidente du Front National. Elle a fait tout faux ! Tétanisée par Besson, Marine Le Pen devrait prendre quelques leçons chez son père ! Pourtant, elle n’en pouvait plus d’en débattre avec lui. Avant d’entrer sur le plateau, on l’a vue impatiente. Dossier sous le bras, regard revolver, lèvres pincées, elle tournait en rond, impatiente d’entrer dans l’arène. Non, la « Montagne » a finalement accouchée d’une souris ! En fait, le vrai clou de la soirée fut l’annulation de la présence de Vincent Peillon qui devait débattre avec Besson. Une annulation en dernière minute ! Pas joli joli ce coup médiatique qu’il a lui même reproché à Ségolène Royal ! Le député européen PS s’est contenté d’envoyer un simple communiqué. Désistement de mauvaise foi ? Parfaitement au courant de la présence de Marine Le Pen, Vincent Peillon n’avait aucune raison de ne pas débattre avec Eric Besson. Une mauvaise image – une de plus ! – pour le Parti socialiste !

Alain Chouffan

 

Message du 14/01/10 à 18h40

De : Claude Posternak <c.posternak@posternak-margerit.com>

A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>

Objet : Goyim

 

David,

Je t'encourage à lire un article de DAVID BROOKS paru dans le NYT du 11 septembre.

http://www.nytimes.com/2010/01/12/opinion/12brooks.html?em

Bien à toi.

Claude

 

De : Fabienne Brasseur <fabiennebrasseur1@wanadoo.fr>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Jeu 14 Janvier 2010, 11 h 24 min 05 s

Objet : La Baule Plus


Bonjour,

Tout d’abord je vous souhaite plein de belles choses pour cette nouvelle année, qu’elle vous soit 10vine ! Le Café de Flore sera livré en journaux lundi soir par ma livreuse de journaux elle-même ! Elle passe quelques jours à Paris et elle se propose de les déposer ! Je suis sur Paris le week-end du 23/24 janvier, je passerai au Café de Flore !

Bisous

A bientôt

 

Fabienne Brasseur

www.labauleplus.com

www.kernews.com

 

De : Christian Delprat <c.delprat@jvldir.com>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Jeu 14 Janvier 2010, 12 h 27 min 33 s

Objet : Juste pour info David : faut jamais oublier le Cantal !

 

ça bouge dans notre département préféré. voici l’offre « séminaires » éco-responsables :

Le développement durable a fait son entrée dans les critères d’organisation de vos événements. Le Cantal, 1ère destination éco-responsable pour le tourisme d’affaires, vous propose des séminaires insolites pour vivre des expériences inédites sous le signe du développement durable.

Nos engagements :

La compensation carbone pour le transport de vos collaborateurs.

Des hébergements de charme à taille humaine et insolites pour un accueil personnalisé, authentique et empreint de la culture locale.

Une cuisine « vraie » à base de produits locaux, de saison, voire de produits bio.

Des fournitures écologiques pour votre réunion.

Des activités originales non dégradantes pour l’environnement, et où le patrimoine local est mis à l’honneur.

Une sensibilisation au développement durable grâce à l’intervention de spécialistes et à des activités.

De l’insolite : Voler avec des oiseaux, partir à l’aventure sur l’île de Canta’Lanta, remonter le temps dans un défi médiéval, randonner la nuit et dormir dans un buron, s’imprégner d’un coaching « rugby »,… Toutes les offres en activités, encadrement et lieu de séjour s’adaptent aux objectifs du manager.

Ils sont au Salon Séminaires Business à Lyon la semaine prochaine, je vais aller voir çà. Hummm... dormir dans un buron !

Christian Delprat

 

Message du 14/01/10 à 15h15

De : Anna-Patricia Kahn <apkahn@mac.com>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>


200.jpgCher David, chère Céline,

Chère Caroline,

 

Puisque l’accord entre nous semble presque parfait je me permets de vous remercier tous les trois encore une fois pour cet échange dans votre espace, votre salon sur la Toile.


Deux remarques avant de vous parler de deux autres Femmes de lettres et de scène :


Que l’on préfère un cabaret plutôt qu’un autre, un film plutôt qu’un autre est définitivement marqué par l’espace linguistique dans lequel on évolue. Vous publicitaires le savez bien puisque une campagne qui fait rugir de plaisir les Français, ennuient à périr les allemands ou les britanniques. C’est la même chose avec le travail sur scène. Ce qui ici est compris comme rigidité d’un travail artistique se lit autre part comme une merveilleuse souplesse. Dès que l’on passe une frontière, on vacille comme si l’on perdait son milieu. Mais tant mieux : Je nous souhaite de pouvoir voyager toujours, sinon avec la tête et le cœur. Je ne pleure pas, les disparus, que je n’ai pas connus. J’ai bien trop à faire avec ceux que j’aime et qui vivent ou ne sont plus.


Mon chagrin que vous avez si bien ressenti se transforme toujours en envie de combattre... Et ya dquoi faire !!!


C’est pour cela que j’ai été si émue par le recueil de Lettres de Rosa Luxemburg, choisies par Anouk Grinberg et publiées aux Editions de l’Atelier sous le joli titre de « Rosa, la vie » Anouk Grinberg signe un avant-propos magnifique qui précède les, comme dirait Maître D.G. « sublimes » lettres que Rosa écrivait de prisons à ses proches.


A.Grinberg écrit : « sa culture et sa mémoire étaient pour elle une réserve de beauté et de sens, elle habitait cet espace bien plus que sa cellule et pourtant elle ne divaguait pas. Simplement elle résistait. »


Mieux que les médocs et sans contre indications quand une crise de désespoir menace : Lisez Rosa Luxembourg !

 

PS : Il y a 91 ans exactement le 15 Janvier 1919 Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht furent assassinés à Berlin.

 

Voici une photo de la grande petite Rosa, qui répétait : « comme dirait Lassalle, le plus grand acte révolutionnaire c’est de dire ce qui est ».

 

rosalux2.jpgJe vous embrasse.

 

Anna-Patricia Kahn

 

A Grenoble, exposition du dandy populaire Gaston Chaissac !

 

chaissac-cluses.jpg

Au Café de la Mairie, place Saint-Sulpice, Raphaël Sorin est plongé dans Le Monde des Livres... Lit-il le Pagano de Céline ?

 

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David & Céline vont dans le même bateau

 

 

 

 

 

 



 

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David Genzel - dans Culte
14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 10:41
FrankNouchi_MattBourgois.jpg(c) Photo Mathieu Bourgois

Moment délectable hier après-midi en lisant la chronique de Franck Nouchi dans Le Monde : confusion entre l'assureur militant Xavier Bertrand et Yves Bertrand le paraît-il toujours secrétaire général de l'UMP. Si notre président a lu cette chronique, il a dû imaginer que Franck Nouchi le visait à travers l'affaire Clearstream.

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Hier au Grand Journal, James Ellroy a aboyé : Notre Père qui êtes odieux reconnaîtra les chiens. Mais James Ellroy aurait pu aboyer un autre nom : celui de François Guérif, l'éditeur de Rivages grâce à qui il est au summum en France.

M_ard12_hd_jpg.jpeg(c) Photo Pictographiste(s)

Le Figaro a eu tellement raison de choisir Hélène Bamberger pour la une de son supplément litteraire... La sublime photographe de Marguerite Duras magnifie les dahlias !

GEDC6288.JPG
Le nom de François de Grossouvre est maudit... La parfumerie new-age Aepure à l'angle de la rue Guénégaud vient déjà de disparaître...

Jean-Claude Dreyfus bientôt à la Mairie du VIe, formidable événement !

mairie_6e_dreyfus.jpg


De : Christian Lorin <cl.comvoce@yahoo.fr>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Jeu 14 Janvier 2010, 0 h 25 min 14 s

Objet : La Vie Héroïque de Serge Gainsbourg

 

Entièrement d'accord avec notre ami Henri-Christian Schroeder : il faut y aller ! J'ai eu comme lui la chance de voir le film dans la salle de projection d'Universal, ce soir. Il y a en plus une scène qui se passe pas loin de l'Odéon... puisqu'elle se passe dans le Jardin du Luxembourg ; on peut y apprendre plein de choses sur ses rencontres insolites avec Boris Vian et les Frères Jacques ; et même qu'il était juif, car il y a une scène magistrale sur sa demande volontariste de l'Etoile Jaune et la caricature de l'antisémite notoire : Edouard Drumont. Oui, j'étais à la projection avec une amie totalement athée qui ne savait pas que Gainsbarre était juif ; c'est dire qu'il a su séduire les gens sans frontières ! Le seul regret, c'est qu'on n'évoque uniquement : sa carrière de chanteur. Et rien sur toute l'écriture de textes pour de nombreux artistes, les nombreuses BO de films, ses longs métrages, ses spots publicitaires et même sa propre utilisation au service de la Pub ! Mais peut être, ce film n'est qu'un début sur l'histoire du Grand Serge qui avec un seul billet de 500 Francs savait nous enflammer...

 

De : Pierre de Bonneville <pdebonneville@gmail.com>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Mer 13 Janvier 2010, 23 h 22 min 30 s

Objet : Francoise de Bonneville est Blanche Neige au lever du rideau

 

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A Créteil, au MAC, après le TNP, Françoise de Bonneville a réussi à obtenir un presque dernier rang pour assister à la belle, très belle création de Blanche Neige, appréciant la chorégraphie de Preljocaj, les costumes de Jean-Paul Gaultier, sur du Mahler, pour le bonheur d'une salle envoûtée.

 

De : Charlotte Meutey <charlottemeutey@gmail.com>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 13 janvier 2010 15:50

Objet : Vernissage !!!

 

Bonjour Mes P'Tits Trésors,

Je Viens ce Jour pour Papotter de Xavier Rava qui est un « Elfe » Captivant, Le Jour, Serveur au Café de Flore, La Nuit, Peintre... et il s'Expose pour la Première Fois à partir du 15 Janvier à la Librairie ambiphoque 10, rue des écoles Paris Vème... à Suivre !!!! ;))) Nous y serons !!!

Je Vous Embrasse Tout Plein,

La Merteuil & Sir Orson

 

Obama-affiche-1ere-expo.jpg

Ego comme X édite en un seul tome toute l'autobiographie de Joe G. Pinelli.

 

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Notre président adore le prénom de son petit-fils Solal. Allez, passons sur les initiales.


"Gérard Larcher, président du Sénat, s'est absenté de son bureau un petit quart d'heure pour choisir rue de Tournon, l'eau de Bonpoint, le flacon de 300 ml."

 


 



David & Céline vont dans le même bateau

 




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David Genzel - dans Culte
13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 11:53

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Nicolas Sarkozy est grand-père. S'il ne sait qu'offrir à son petit-fils, il peut interroger Christophe Barbier qui a déclaré à Philippe Vandel :

- "L'écharpe rouge que je porte autour du cou m'a été offerte par Carla dans l'hiver 2007-2008... C'est un peu mon doudou"


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"Si je porte à mon cou En souvenir de toi Cette écharpe..."
Maurice Fanon


C'est Robert Zarader qui assure avec une équipe de créatifs la communication de Jean-Paul Huchon pour les Régionales. Robert Zarader s'occupe aussi du futur présidentiable François Hollande. Quant à Benoît Devarrieux, qui vient de quitter H, il était chargé de Ségolène Royal en 2007.

robert_zarader.jpg


 

Message du 11/01/10 à 17h06
De : Pierre Belfond pierre@belfond.com 
A : David Genzel
david.genzel@voila.fr 

 

Cher David, chère Céline, que répondre à vos vœux si chaleureux, sinon les recopier à votre intention, dans  l'espoir que l'on puisse imaginer qu'ils sont de moi ? Voilà, c'est fait, je recopie, mais Camille Laurens dira que c'est du plagiat lyrique... Merci pour Sylvia Tabet ; c'est un peintre d'un talent très original et une écrivaine qui a publié plus que des promesses. J'ai un petit projet dont je vous parlerai dans quelques semaines ; prévoir un déjeuner bien arrosé !

Affectueusement.

Pierre

 

Pour les apprentis palo-altistes... Réédition en poche.


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Hier soir, clin d'oeil à Caroline Loeb, nous dînons chez Watt, rue de Cluny.

GEDC6287.JPG

Céline, elle, pense à La rue Watt de Boris Vian.

 

Y a des rues dont on cause
Qu' ont pourtant pas grand chose
Des rues sans caractère
Juste un peu putassières
Mais au bout de Paris
Près d'la gare d'Austerlitz
Vierge et vague et morose
La rue Watt se repose
Un jour j'acheterai
Quelques mètres carrés
Pour planter mes tomates
Là-bas dans la rue Watt
La rue Watt

 

Message du 13/01/10 à 09h27
De : François Dumoulin <fdumoulin@signeascendant.com>

A : Anna-Patricia Kahn <apkahn@mac.com> David Genzel <david.genzel@voila.fr>
Objet : Kurt Gerron

 

Bonjour,
J'avais également été troublé par le propos initial.
Merci pour votre excellent complément d'enquête qui puise directement aux sources de l'information.
Bien à vous,

François Dumoulin
 

De : Caroline Loeb <c.loeb@noos.fr>
À : David Genzel <david.genzel@voila.fr>
Date : 12/01/2010 11:55:55 Objet : Kurt Gerron suite


PrisonerOfParadiseDVD.jpg

Chère Anna-Patricia,


Merci beaucoup pour votre mail.


Quelques précisions. L'image que j'ai choisi de Kurt Gerron est celle qui a servi pour le visuel du film que j'ai vu sur Arte. Il s'agit bien de « Prisonnier du paradis ». Le film auquel vous faites référence, je l'ai vu à la BNF grâce aux archives de l'INA. Ceci dit, merci pour votre réaction. Grâce à votre mail, j'en apprends plus. J'ai visionné pas mal de documents à la BNF, mais avoir des infos en direct du chef op' est passionnant ! A l'époque j'avais trouvé une bio sur Internet, en allemand, et malheureusement, je ne lis pas l'allemand. Ma quête d'infos restait donc frustrée. Ceci dit, ce qui m'a intéressé personnellement, c'est la question du bien et du mal, comme vous avez pu le lire. Et mon vécu d'artiste me fait ressentir très profondément ce qu'a de vital ce besoin de créer. Le spectacle dont l'affiche m'a interpellé ces jours ci en est la preuve vivante. Et comme vous le savez sûrement, le cabaret de Terezin inspire beaucoup d'artistes depuis quelques années.


Vous l'aurez compris, pas d'acte manqué de ma part, mais une inversion de visuels due à notre cher David. Dés que je l'ai vue, cette inversion, je lui ai d'ailleurs envoyé un mail pour l'en avertir !

Merci de votre passion et des précisions que vous apportez.


Bien à vous, 

Caroline Loeb

 

De : Anna-Patricia Kahn <apkahn@mac.com>
À : David Genzel <david.genzel@voila.fr> Caroline Loeb <c.loeb@noos.fr>
Date : 12/01/2010 19:14:44

Objet : Gerron suite et encore


Chère Caroline,


Merci pour votre prompte réponse. Permettez-moi de revenir encore une fois sur le sujet de notre échange : Kurt Gerron. Si je le fais, c’est justement parce que vous abordez la question du Bien et du Mal en portant très vite, trop vite me semble-t-il un jugement  et si je l’ai bien compris, quasi définitif sur Gerron : « Un monstre au seul service  de son art. » C’est précisément ce jugement émis par delà les décades qui a en quelque sorte mis en route mon moteur très personnel de recherche. La question soulevée par votre opinion, est d’importance et elle touche maints domaines : Nos relations à l’Histoire en général et à „cette Histoire-là“ en particulier : Sommes-nous en état de juger de ce qu’ont fait les victimes pour tenter de se sauver? Si oui, pourquoi s’accorder ce droit ? Tenter d’y voir clair, - vous voyez je n’ose pas parler de réponses -, me semble d’autant plus important que l’instrumentalisation de l’Histoire à des fins peu ou pas éthiques du tout menacent notre compréhension du futur et nos capacités à transmettre. Et pas seulement cette Histoire-là.


D’autre part l’intérêt suscité par les artistes de Terezin, comme vous dites est du aussi et c’est ce que j’essayais de dire hier, à la disparition même, de cette immense culture qui fut crée et qui s’est développée depuis le tout début du 20ème siècle au cœur de l’Europe dans la Mitteleuropa. Nous avons perdu traces de plus d’un grand artiste dont les vues sur le monde changeraient probablement notre conception actuelle de l’art en particulier et de la vie en général. Qui connaît aujourd’hui les compositions par exemple de Gidéon Klein, musicien et pianiste ? Il fait partie de ces ombres de l’histoire, qui habitent l’air, puisqu’il est passé lui aussi, comme l’écrivait André Schwarz-Bart, de l’état d’homme à l’état de Luft-Mensch. Il était aussi interné à Theresienstadt (probablement au même moment que Gerron). Nous, je veux dire vraiment le monde, avons perdu la trace et jusqu’aux noms de dizaines de peintres sculpteurs et architectes de l’école de Breslau, nous ne savons presque plus rien de leurs recherches de leurs textes, des Lieder, pièces de théâtre des poètes yiddishisant et anarchistes de Minsk... Vous voyez je m’emporte facilement  quand il s’agit de défendre contre l’oubli, et j’imagine que nous avons là les mêmes intentions, les œuvres et les artistes par deux fois immolés.


Mais encore quelques mots sur le film d’Ilona Ziok. Je ne sais pas si vous avez pu voir son film en entier. Il a été montré au cinéma partout dans le monde (jusqu’en Australie), mais pas en France où il est effectivement passé sur Arte fin 1999 début 2000. Donc avant la production américaine de « Prisoner of paradise ». Pour la petite histoire, les producteurs américains  de Prisoner ont acheté une partie de leur matériel d’archives chez… Ilona. Beaucoup des participants ne vivaient déjà plus : Iwan Fric le chef opérateur avec lequel Ilona a parlé est mort juste après le tournage. Ce qui a du vous fasciner dans « Karussel » c’est que c’est justement film-cabaret, tourné avec Ute Lempert, Max Raabe Ben Becker, pour ne citer qu’eux chantant Gerron tout en racontant son histoire : C’est un film  tourné en partie dans l’enceinte de Theresienstadt et avec des figurants qui sont eux aussi des survivants de ce camp. Dans l’extrait que vous pouvez voir si vous appuyez sur le lien en dessous: Vous voyez à de la chanson chantée par Ute des images couleurs d’un public  plus âgée : d’anciens camarades ou connaissances de Kurt Gerron. Les images noires et blanches sont celles du public ..de l’époque, tous assassinés après le tournage du film de propagande.


http://www.youtube.com/watch?v=BP35uVK-Rm4

http://www.youtube.com/watch?v=J7z_bZ2D98o&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=l_R8OHOU6Go


Une idée me vient : Pourquoi ne pas re-montrer ce film en France ? Qu’en pensez-vous ?

Un metteur en scène américain épris du Karussel a déjà proposé de le monter en music-hall pour Broadway… Pourquoi pas à Paris ?
Les bons génies ne lisent-ils pas le blog de David et Céline…

En attendant je vous remercie de supporter… ma passion comme vous dites, elle m’est fort utile pour mettre du bleu dans le gris et d’ailleurs je suis sure que vous vivez vous aussi sans cesse avec et par ce sentiment.


Bien à vous

Anna-Patricia Kahn

www.clair.me

 

De : Caroline Loeb <c.loeb@noos.fr>
À : Anna-Patricia Kahn <apkahn@mac.com>
Date : 13/01/2010 00:09:57

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Chère Anna-Patricia, 


En vous lisant, je crois qu'on a le même intérêt et la même sensibilité sur cette partie de l'histoire tellement violente et complexe.


Evidemment, comme vous, je pleure tous ces grands artistes et intellectuels qui ont été décimés par les nazis. Nous savons que le Cabaret allemand, (qui a été LE Cabaret) est mort dans les camps. Ses artistes n'ayant pas survécu, il n'a jamais retrouvé son inventivité, son culot, sa créativité. Nous savons tous ce que le cinéma hollywoodien et la musique américaine doivent aux juifs allemands qui ont fui le nazisme. Fritz Lang, Marlene Dietrich, Margo Lion, Peter Lorre, Sternberg, Lubitsch, Friedrich Hollaender et Kurt Weill, pour ne citer que les plus connus, viennent directement de ce creuset incroyable. 


Quand je me suis passionnée pour cette période, j'ai effectivement découvert des artistes inouïs. Des personnages atypiques, corrosifs, extraordinairement inventifs. Les Tucholsky, Claire Waldoff, Werner Finck avaient une liberté de ton et d'expression à part.


Vous avez raison. On ne peut pas juger de ce que firent ces hommes et ces femmes pour survivre dans ces conditions de vie déshumanisantes. Ce qui est extraordinaire, entre autres, c'est cette force de vie JUSQU'AU BOUT! Jusqu'au seuil de la mort. On est d'accord que les plus monstrueux n'étaient évidemment pas les artistes, mais leurs bourreaux pervers.


J'ai vu le film d'Ilona Ziok en entier. Personnellement, je n'ai pas adoré les interventions d'Ute Lempe et des autres artistes. Je les trouve un peu formels par rapport au peu que je connais des originaux. Il me semble que la représentation contemporaine que l'on donne du Cabaret est souvent bien convenue et lisse par rapport à la crudité et au désir subversif qu'avaient ces artistes allemands des années 20. Comme vous le savez, bon nombre d'entre eux étaient très proches des communistes et des anarchistes russes, ainsi que du mouvement Dada 


Dans le film d'Iliona Ziok, j'ai été beaucoup plus intéressée par les témoignages de ceux qui avaient vécu cette période.


 Le film qui, à mon sens, retrace le mieux ce qu'était le Cabaret berlinois est "Cabaret" de Bob Fosse d'après le livre "Adieu à Berlin" de Christopher Isherwood. Ce qui est par ailleurs très intéressant c'est que "Cabaret" soit devenu cet énorme succès américain, alors que des artistes comme Valeska Gert et Kurt Robitscheck, qui avaient réussi à quitter l'Allemagne, avaient essayé en vain de faire du cabaret à New York.


Pour ce qui est de travailler sur un projet théâtral autour de "Karrusel", ça serait, vous imaginez bien, un rêve! J'avais écrit un projet de livre autour de ce sujet il y a quelques années et n'avais pas trouvé preneur. Effectivement, peut être notre échange vif et passionné va t il bouger des choses. Qui sait ?


Bien à vous, 

 

Caroline

   

En mars prochain, sort L'horizon de Patrick Modiano !
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David & Céline vont dans le même bateau

MERCI vraiment à Martine Hollinger de sa somptueuse intervention pour résoudre nos soucis techniques.

 

 

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David Genzel - dans Culte
12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 10:51

Eric Rohmer est mort, l'homme de MON film, le film de ma vie : Ma nuit chez Maud, le film de Clermont-Ferrand. Pendant que j'apprenais cette triste nouvelle, à la télévision "le phalangiste" Olivier Besancenot, l'homme qui se fracasse le doigt contre les statues du Commandeur, pavanait son plâtre sur le plateau du Grand Journal.

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Céline :
- J'ai mon Matt Démon à la maison !

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Message du 11/01/10 à 12h05

De : Victoria Man-Estier <victoria.man-estier@orange.fr>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>


Merci beaucoup, mais je suis jalouse que tu penses à inviter Christine Boutin et pas les autres copines...
Tu as vraiment changé de look...
On dirait un gourou...


De : Jacques Bordelais <jacquesbordelais@gmail.com>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 11 janvier 2010 20:26

 

Elle a raison, la forme, c'est le fond qui monte à la surface.
Tu es en train de prendre ton vrai look. N'est-ce pas Céline ?

Amitiés,

J B


Message du 08/01/10 à 12h55

De : Jean Daviot <jean@daviot.net>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : Bonne année


Bonne année chers Céline et David

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Message du 11/01/10 à 19h34

De : Anna-Patricia Kahn <apkahn@mac.com>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : Inversion et corrections


Bonjour Céline et David,

Chère Caroline Loeb,


En lisant votre texte hier sur le blog j’ai eu un moment de trouble, désagréable.

Me méfiant d’une première lecture, j’ai repris du début et sursauté au meme endroit : Vous écrivez, à propos de Kurt Gerron, né Kurt Guerson à Berlin en 1897 et assassiné à Auschwitz en 1944 : „Comment peut-on être un juif persécuté, et être du côté d’Hitler et de ses bourreaux ?“ J’ai relu aussi votre description:, „ KG est un des personnages marquants du Cabaret berlinois alors à son apogée. Imposant acteur juif allemand au physique ingrat, gros et plutôt antipathique“ Vous écrivez que le sujet vous passionne et parlez d’un film vu sur Arte il y a quelques années qui racontait l’ultime travail de Kurt Gerron, metteur en scène d’un film sur et dans le camps de Theresienstadt, Terezin „vantant les bienfaits des camps de concentration.(sic) Il s’agit du portrait d’un monstre parce qu’il devait créer quoiqu’il advienne. “


À cet endroit et n’y tenant plus j’ai appelé Berlin : Je voulais ne rien laisser au hasard. Le film que vous avez vu sur Arte (probablement en 1999 ou 2000) est l’œuvre d’une femme réalisatrice, Ilona Ziok. Son film s’appelle „Kurt Gerrons Karussell“, d’après le nom du cabaret « Karussell » créé par Gerron dans les derniers mois de sa vie pendant son internement dans le„ camps de concentration-modèle“ de Theresienstadt.


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Le régime nazi, vous le dites, faisant preuve d’un cynisme à toute épreuve, voulait semer le doute chez tous ceux (la majorité) qui ne voulaient pas croire aux atrocités nazies. Theresienstadt devint donc un faux-camps-modèle où l’on pouvait „inviter“ les délégués des instances internationales et leur montrer un KZ propre, sans (trop) d’exactions. La machine de propagande nazie eut une idée plus perverse encore, celle de tourner un film de propagande „le Führer offre aux juifs une ville“.


Pour cela les nazis choisirent Gerron, une star juive allemande du cinéma et de la scène. Un acte de torture supplémentaire contre celui qui avait fuit l’Allemagne en 1933 pour la France puis dût continuer à fuir avec sa femme en Hollande. Vite rattrapé par les sbires de la Gestapo il fut interné au camps de Westerborck, (le Drancy hollandais) et transporté à Theresienstadt.


J’ai appelé Ilona Ziok pour „faire court“. Je voulais que la réalisatrice de ce film nominé aux oscars, primé dans plus de 50 festivals me /nous parle de Gerron, acteur dans plus de 60, oui, soixante films muets et 14 autres films, metteur en scène, cabaretiste, chanteur une bête de scène en somme comme vous le dites. Ilona était en studio de montage pour finir son dernier film qui devrait être présenté à Berlin en février prochain.


Je voulais une réponse sans ambages, d’où ma question : „Kurt Gerron était il peu ou prou un collaborateur des nazis ? “


„Absolument pas“, fut la réponse d’Ilona Ziok. Elle avait pu interviewer pour son documentaire des survivants ainsi que le chef opérateur tchèque de Gerron pendant le tournage du film à Terezin.


Ilona Ziok : „Le caméraman m’a raconté que Kurt ne voulait pas faire le film, il était un homme brisé. Toutes ces années il avait espéré que le régime nazi passe un peu comme un cauchemard pendant une mauvaise nuit. Gerron ne pouvait, ne savait travailler que dans sa langue maternelle, l’allemand. C’est une des raisons qui l’ont fait refuser l’aide de Marlène Dietrich. Il aimait cette culture dont il faisait ardemment partie, cette culture modelée par des générations de juifs allemands amoureux de leur langue adoptée. Mais les anciens du Judenrat, du conseil juif de Theresienstadt l’ont supplié de le faire: Ils lui répétaient : pendant que le film est tourné personne ne sera envoyé à Auschwitz. Personne ne sera tué. Tu dois le faire.“


Selon Ziok, Gerron aurait fait trainé le tournage aussi longtemps que possible pour protéger les siens et se sauvegarder aussi, bien sur. Les Nazis qui savaient que Gerron était un professionnel du show biz, un perfectionniste ont compris la raison de la lenteur au travail de Gerron. Le 14 octobre il a été „convoyé“ à Auschwitz. Sur la „Rampe“ de l’usine de mort il aurait dit aux SS „je ne peux pas travailler.“


Chère Caroline, comprenez je vous prie, mon désir de remettre ces choses au clair.

 

Ah et puis ce joli acte manqué, d’inversion ! Kurt Gerron, dont parle Caroline Loeb n’est pas ce monsieur grimé pour un carnaval. C’est le méchant Ernst Moritz Arndt, dont le nom est combattu car synonyme d’antisémitisme et de racisme par 1200 Etudiants d’une université en Allemagne du nord. Voici donc une photo du génial Kurt Gerron ainsi que de l’affiche du film d’Ilona Ziok. Avec mes remerciements.


Anna-Patricia Kahn

www.clair.me


Message du 12/01/10 à 05h13

De : Fred Siksou <fred.siksou@free.fr>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : Bonnes années 1960 !


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(c) Photo Fred Siksou


Cher David,

Après avoir vu samedi soir L’Enfer de Clouzot aux 3 Luxembourg, j’ai reçu un autre choc aujourd’hui avec l’appel énergique (ou NRJik) de Pierre de Bonneville pour le retour du vinyle - double choc qui m’a permis de retrouver un cliché rescapé des années 70… Et de me dire en ce début 2010 que les stratèges de l’organisation du désir de et par l’image que sont publicitaires et cinéastes, ont besoin de celles des années 60. Mode rétro 1960 comme une sorte de retour rassurant de l’analogique, contre le numérique implacable enregistreur et reproducteur de la réalité 2010 et de ses avatars digitaux.

Amitiés,

Fred

PS : Gilles Deleuze aurait écrit : « L'intérêt peut être trompé, méconnu ou trahi, mais pas le désir »


Message du 11/01/10 à 16h17

De : Henri-Christian Schroeder <hcschroeder@hotmail.com>

A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>

Objet : GAINSBOURG (Vie Héroïque) : un film pour les p'tits gars !...


ON A TOUS QUELQUE CHOSE DE GAINSBOURG EN NOUS !...


Pour avoir eu le plaisir de voir le film GAINSBOURG (Vie Héroïque) de Joann Sfar en projo privée, je peux juste confirmer les critiques déjà lues dans la presse : « faut y aller ! ».


Ce film fait honneur à « l'Homme à la Tête de Choux » de par la conjugaison de nombreux talents et savoir-faire comme seul Mister Melody savait le faire !


On ne peut-être que scotché au fonds de son siège (... heureusement que dans le noir personne ne peut voir votre émotion !) en voyant Sergio vivant et en assistant à un raccourci saisissant (plutôt pré-Gainsbarre !) de sa vie et de sa oeuvre...


L'émotion est à son comble quand à l'écran, l'image et les mots restituent ce mélange finalement très slave - forcément slave ! - de délicatesse, de timidité, de provocation et d'audace sans limite, lorsque l'on retrouve ce très fin équilibre entre le génie et la vulnérabilité, la tendresse et l'agacement, la munificence et la simplicité, la solitude et la popularité du personnage...


En fait, ce film réussit à rendre compte de ce que souvent chacun d'entre nous a vécu : la beauté indicible du gris, entre le noir et le blanc !


En sortant de la salle, on ne peut s'empêcher de se regretter que ce type de personnage n'existe plus: tellement séduisant dans sa soit-disante laideur, tellement cultivé dans son accessibilité, tellement chic dans ses fringues de bric et de broc, tellement sincère dans ses manipulations, tellement provocant dans sa fragilité...


Certains moments du film virent au sublime, notamment les scènes de Gainsbourg avec une Laetitia Casta plus BB que Brigitte Bardot dans les bras d'un Eric Elmosino plus Ginsbourg que...Gainsbarre, une Anna Mouglalis/Juliette Gréco, une Lucy Gordon/Jane Birkin et une Mylène Jampanoi/Bambou telles que l'on pensait ne jamais les revoir à l'écran...


Ce film bouleversant m'a renvoyé à mes quelques rencontres fugaces devant chez lui au 5bis rue de Verneuil, à l'Elysée-Matignon et chez Castel, ou bien auparavant encore, à Château Volterra à Ramatuelle durant le tournage en 1968 de La piscine (sorti en 1969) avec Jane Birkin et Alain Delon durant lequel je faisais le laveur de sa voiture (une grosse américaine qui ne pouvait même pas tourner dans les rues étroites de St-Tropez) pour 10 F grâce à mon pote fils du régisseur de la propriété : « Alors mon pt'it gars, on reluque la baby-sitter ?! »


Pour encore mieux apprécier le film, faire d'abord un petit tour devant sa tombe toujours aussi émouvante au 3 Bld Edgar Quinet, ou rue Verneuil devant le mur « des lamentations » de son « hôtel particulier », puis aller à la FNAC rue de Rennes et procurez vous l'album collector double CD Edition Deluxe (Universal-Polydor) et l'un des deux livres de dessins (Dargaud) de Joann Sfar. A ne pas louper aussi, la petite expo-vente jusqu'au 17 Février sur le film à la FNAC des Ternes...


Et puis, si vraiment, vous voulez vous faire un petit frisson perso & intime en exclu pour vous donner l'impression d'être le seul à vraiment avoir compris le film en regardant la scène La leçon du Guitare (voir CD 2 de l'album collector du film) dans laquelle le guitariste manouche Angelo Debarre enseigne cet instrument à Serge (dont le père Josef Ginsburg en 1946 se lassait de la paresse à apprendre le piano, ce qui en fera un guitariste crypto-manouche jouant du Django Rheinhardt dans les bals de quartier pour se payer les cours de peinture à la Grande Chaumière), procurez vous et écoutez religieusement en boucle les reprises « à la manouche » de plusieurs titres de « Gainsbourg le Gitan » :


: Le Poinçonneur des Lilas par Les Doigts de l'Homme (Coop Breiz, 2003) ou par Angelo Debarre (Chant du Monde, 2007),

: Les Oubliette par Rodolphe Raffali avec Christian Escoudé (Frémeaux & Associés, 2003),

: Sans Aucun Prétexte / Comment te Dire Adieu par Christtophe Lartilleux (Frémeaux & Associés, 2006)

: La Javanaise par Victoria Abril (Topami, 2007)

: Je me Donne à Qui me Plait par Marie France de Paris ( JPB, 2009)

: Couleur Café par Yye de Càdiz (El Europa, 2009)

: Les Petits Papiers par Norig (Tzig'Art, 2008)

... et surtout regarder la vidéo sur www.YouTube.com ou www.DailyMotion.com de Serge Gainsboug au piano avec Elek Bacsik à la guitare swing et Michel Gaudry à la contrebasse interprétant « à la manouche » en 1963 sur la RTBB le standard de jazz All these things you are de Jerome Kern : un pur chef-d’œuvre resté inédit sur CD !


« Je ne veux pas qu'on m'aime, mais je veux quand même ! » (S. Gainsbourg)


HCS


Anna-Patricia Kahn ne nous a pas envoyé de commentaires sur German Porn !


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David & Céline vont dans le même bateau

 

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David Genzel - dans Culte
11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 10:50

Pour mon retour au Flore, j'avais organisé un rendez-vous pétillant : Christine Boutin et Caroline Loeb !

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Si notre président était lucide en Ile-de-France, il abandonnerait Valérie Pecresse, restée à quai avec sa péniche SOS-Détresse, et aux autres femmes de la liste, il ajouterait la vraiment populaire Christine Boutin.

Christine sait même porter le tee-shirt !

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Message du 10/01/10 à 14h25

De : Caroline Loeb <c.loeb@noos.fr>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : Terezin, le cabaret


Bonjour David,


Merci encore de m'avoir remis à mon clavier. Quel bonheur de se remettre à écrire régulièrement ? Je pensais que je n'en avais pas le temps. Et évidemment, c'est le contraire. Soudain, tellement de choses deviennent des sujets d'écriture potentielle. Voilà ce que m'ont inspiré des affiches dans le métro. Comme tu vois, c'est un sujet qui m'a passionné et sur lequel j'ai fait pas mal de recherches.

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En ce moment dans Paris, des affiches pour le Cabaret Terezin tapissent le métro. Elles me rappellent un documentaire que j'ai vu sur Arte il y a quelques années sur Kurt Gerron. Cet artiste juif allemand, star du cabaret berlinois dans les années 20 qui finit à Terezin, il crée son Cabaret puis tourne un film qui vante « les bienfaits des camps de concentration » (sic) avant de lui même mourir gazé à Auschwitz dans les derniers mois de la guerre. Cette vie contrastée et violente posait beaucoup de questions. Comment peut-on être un juif persécuté, et être du côté d’Hitler et de ses bourreaux ? Un monstre, Kurt Gerron ? Sans doute. Mais un monstre de quoi ?


Kurt Gerron est un des personnages marquants du Cabaret berlinois alors à son apogée. Imposant acteur juif allemand au physique ingrat, gros et plutôt antipathique, il est connu non seulement pour ses numéros grinçants et ses chansons insolentes, mais aussi pour avoir créé Mack the Knife dans l’Opéra de quat’sous de Kurt Weill et Brecht, pour avoir joué avec Marlene Dietrich dans L’Ange bleu de Sternberg, et dans Le journal d’une fille perdue de Pabst aux côtés de la divine Louise Brooks. Non content de prêter sa tronche et sa corpulence à ces personnages veules, il réalise des films, et tourne même en France, « Incognito » sur la Riviera en 1933 avec Pierre Brasseur et Renée Saint Cyr. Un fou de travail. Son œuvre, c’est sa vie. Hitler et les nazis arrivent au pouvoir, les acteurs juifs allemands sont interdits d’espace public, le Cabaret, haut lieu de débauches sexuelles et de contestation communiste, est, en quelques années, réduit en cendres. Celles de ses acteurs, directeurs, décorateurs, musiciens et fantaisistes, qui finissent dans les fours de Dachau et d’Auschwitz, après être parfois passés par Térézin. Un camp de concentration où les nazis parquent l’intelligentsia juive d’Europe de l’Est, avant de les exterminer à Auschwitz. Kurt Gerron essaye de rester à Berlin jusqu’au bout, refusant le billet que Marlene et Peter Lorre, déjà réfugiés à Hollywood, lui envoient, sous prétexte qu’il ne voyage qu’en première, puis se réfugie en Hollande, avec de nombreux camarades du Cabaret, avant que les nazis l’arrêtent et le déportent finalement à Terezin.


Quand il arrive, il y est fêté et reconnu comme l’artiste populaire et aimé qu’il est. Imaginons Fernandel débarquant, et l’on aura une idée de l’enthousiasme que suscite son arrivée. A Terezin, la vie est atroce, sept mille personnes essayant de survivre dans un état de misère et de malnutrition indescriptibles. Mais les enfants vont aux cours que leur donnent les professeurs, les musiciens se fabriquent des instruments et certains répètent pendant des mois le Requiem de Verdi*, juste avant d’être envoyés dans les chambres à gaz. Il y a même un Cabaret, le Karroussel. Celui de Gerron. Fait avec les planches de la synagogue du village voisin que les allemands ont détruite ; on y rit tous les jours. Aux larmes. Des larmes devant ces artistes géniaux, les plus grands artistes de cabaret ayant jamais existé. Des larmes de savoir la mort proche, peut-être pour le lendemain. Des larmes de voir le sacré servir de décor aux blagues crues et parfois salaces. Le fameux humour juif donnait là toute sa mesure et sa dimension tragique. Dans cet univers où les vivants ne le sont plus pour longtemps, où le désespoir côtoie l’héroïsme, où la vie continue malgré l’horreur, les humiliations et le déni d’humanité, Kurt Gerron est le roi de la fête. Pour lui, survivre, ça n’est pas seulement manger. C’est aussi, et peut être surtout, faire son métier de clown, se faire applaudir, faire rire, organiser ces spectacles qui réunissent les bourreaux et les victimes : les allemands friands de musique et de rigolade et les juifs persécutés au bord du gouffre.


Après le passage « réussi » de Maurice Rossel** de la Croix Rouge à Terezin, Hitler décide de faire réaliser un film de propagande sur les camps, qui montre ceux-ci comme des lieux de vacances avec des prisonniers heureux et trop chanceux. C'est à Kurt Gerron qu'on confie la réalisation de « Hitler donne une ville aux juifs », un concentré de cynisme. Les enfants auxquels on donne des tartines les dévorent bien avant le clap de départ, on doit assouvir leur faim avant de pouvoir les montrer souriants face caméra et Kurt Gerron fait le pitre hors champ pour les faire rire et donner cette (fausse) image de bonheur. Il réalise ces images lumineuses pleines d’enfants joyeux, de soleil et de campagne alors que le IIIème Reich agonise. Chacune des personnes filmée est emmenée le lendemain à Auschwitz pour y être assassinée. Comme Kurt Gerron lui-même peu de temps avant la fin de la guerre. Ce film impossible reste inachevé.


L'histoire de ce personnage m'a fascinée. Evidemment, c'est le portrait d'un monstre. Mais c'est surtout le portrait d'un artiste. Comment un artiste juif peut-il aller si loin dans la collaboration? Comment peut il aller jusqu'à mettre en scène un tel mensonge ? J'ai pensé à Mephisto de Klaus Mann, lui aussi capable des plus viles collaborations pour continuer à « faire l'artiste ».


Kurt Gerron est monstrueux parce qu’il voulait, il devait créer quoi qu’il arrive. A n’importe quel prix. Même celui de sa dignité. Parce que l’art quoi qu'on en pense, existe par delà le bien et le mal. Parce que ça n'est ni avec des grandes idées, et encore moins avec des bons sentiments qu'on fait des grandes oeuvres. Parce que quand on est artiste, créer est un besoin vital. Existentiel. Et la pire chose qu'on puisse faire à un artiste c'est l'empêcher de créer. Son art c'était le Cabaret ? Jusqu'au bout, il serait le Roi du Cabaret. Le monde pouvait bien s'écrouler autour de lui. Un monstre. Un artiste.


Le Requiem de Terezin de Josef Bor

** Un vivant qui passe de Claude Lanzmann


Norbert Saada très ému par le décès de son proche ami Philippe Seguin.


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De : Pierre de Plas <pdeplas@gmail.com>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 8 janvier 2010 18:05

 

Nous avons créé ensemble l’émission sur l’Europe avec Guillaume Durand et Mitterrand.

J’avais participé à la création et au déroulement de l’émission sur l’Europe avec Mitterrand, Philippe Seguin et Guillaume Durand. Deux anecdotes :

- Lorsqu’il s’est agi de choisir un débatteur, Le Président a de lui-même donné le nom de Philippe Seguin. « Il est bien élevé » nous a-t-il dit.

- Au cours de l’émission, Seguin est entré sur le plateau comme prévu et Mitterrand devait immédiatement le retrouver. Philipe Seguin attendait debout que le Président sorte de sa loge. Mitterrand le voyant les bras ballants, au milieu du plateau, assez empoté a souri et a décidé d’attendre 10 minutes. « Ca va lui enlever toute agressivité ! » dit le Président. Ce fut le cas !

Amitiés.

Pierre de Plas


Message du 08/01/10 à 20h04

De : Victoria Man-Estier victoria.man-estier@orange.fr>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>


Cher David,


Bonne année et bonne santé pour toi et pour Céline bien entendu...

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Comme tu le sais, pour les socialistes il fallait être au Forum des Halles à l'invitation de Lionel Jospin pour voir en avant-première les 2 films qui passeront bientôt à la télé. 3h de Jospin cela peut paraître long si on ne l'aime pas mais si on a de la sympathie et même de l'amitié pour lui (ce qui est mon cas...) ces 3 heures sont passionnantes car le film réalisé par Patrick Rotman est très bien fait - images d'archives, photos de famille et interview uniquement de Jospin - . De revoir ces images de son parcours surtout depuis 1973 jusqu'à 2002, c'est toute notre histoire qu'on a revu, et on a s'apercevoir -hélas-de tout ce qu'on a perdu. quel gâchis ! Donc, ce rendez vous de la gauche - pas caviar ! il n'y avait que du saucisson à l'entracte- toute la gauche y était. Je les ai presque tous rencontrés. de Martine Aubry, François Hollande, Pierre Mauroy, aux militants du 18ème arrondissement, mais avec aussi beaucoup de « people ». Les plus proches de moi (je veux dire de mon fauteuil de cinéma :-) Sonia Rykiel, Marie-France Pisier, Wolinski et beaucoup, beaucoup d'autres. Jospin, lui était accompagné de toute sa famille, Sylviane, ses 3 enfants, sa sœur Noëlle Chatelet, son frère Olivier, la sœur de Sylviane Sophie avec son mari Jean-Marc Thibaut... comme tu le vois, cette projection était aussi une histoire de famille et d'amitié... la photo que je t'ai envoyé est nulle car prise de mon portable... désolée. Ah ! Oui j'oubliais ! Il a dit que c'était lui

qui portait toute la responsabilité pour 2002.

Amitiés,

Victoria


Qu'à cela ne tienne ! Hier vers 15h, Lionel et Sylviane remontaient la rue Monsieur le Prince. Lionel n'est pas lacanien : éternel second, il s'est arrêté devant le restaurant Polidor, a constaté qu'il était ouvert "même le dimanche" mais il n'y est pas entré.

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De : Ciné Reflet <cine.reflet@wanadoo.fr>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Ven 8 Janvier 2010, 13 h 23 min 57 s

Objet : Rencontre Natacha Thiéry pour Photogénie du désir


La librairie Ciné Reflet

vous propose de rencontrer

Natacha Thiéry

vendredi 15 janvier à 19h

pour la parution de son livre

Photogénie du désir

Michael Powell et Emeric Pressburger 1945-1950

aux Presses Universitaires de Rennes

Préface de Raoul Ruiz


Souvent méconnue en France, mais influente sur plusieurs générations de cinéastes, la filmographie profuse du britannique Michael Powell articule la fantaisie et l’élégance, l’humour et la gravité, la fureur et l’ellipse. Ses films réalisés après-guerre en collaboration avec le scénariste d’origine hongroise Emeric Pressburger sous la bannière des Archers, leur propre compagnie de production, représentent la période la plus féconde de son œuvre. Je sais où je vais !, Une question de vie ou de mort, Le Narcisse noir, Les Chaussons rouges, The Small Back Room et La Renarde frappent, tous, par leur inventivité formelle, leur liberté de ton, leur exigence artistique, leur densité. Chacun sollicite aussi bien la pensée que le corps du spectateur. Comment la narration et la représentation y sont-elles, à l’occasion, suspendues ou défaites ? Pourquoi leur vision est-elle si poignante ? Comment qualifier la singularité de la poétique powellienne ? Dans sa circulation entre l’écran et nous, le désir est la substance de la photogénie powellienne. Celle-ci n’est nullement une complaisance faite au regard, mais ouvre sur sa jouissance, vertigineuse.

Natacha Thiéry est maître de conférences en esthétique du cinéma à l’université Paul Verlaine de Metz. Elle est l’auteur de Lubitsch, les voix du désir. Les comédies américaines, 1932-1946. Ses recherches portent notamment sur les processus par lesquels le cinéma rend sensible l’invisible et, singulièrement, pense et reconfigure le désir, mais aussi sur le travail de cinéastes intranquilles ou hétérodoxes tels que Watkins, Eustache ou Cavalier.


Librairie Ciné Reflet

14, rue Monsieur le Prince 75006 Paris

tél. : 01 40 46 02 72 tlj de 13h à 20h

http://www.myspace.com/cinereflet


De Johnny Hallyday à Philippe Seguin, en passant par Lionel Jospin, la tragédie du père...


Message du 10/01/10 à 20h37

De : Anna-Patricia Kahn <apkahn@mac.com>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr> Céline Navarre <celine-navarre@voila.fr>

Objet : Comment changer le Nom-du-Père ?


Chère Céline, Cher David,


Puisqu’il est vrai que nous souhaitons et espérons une „bonne“ année, j’ai décidé de bien commencer 2010 en vous envoyant... des bonnes nouvelles.


J’ai donc cherché dans les bruits du monde, si un petit entrefilet dans les journaux allemands pouvait faire l’affaire, mais las, ces derniers jours il n’est question que de Daisy la reine du froid, du prix du cacao qui augmente, autrement dit c’est cuit pour le chocolat, des trains allemands moins résistants qu’on ne l’imaginait aux températures glaciales, des soucis de la chancelière avec son nouveau ministre des affaires étrangères G.Wetsterwelle qui fait des

ronds de jambe à Ryad et veut se balader au Yémen. Et je n’ai encore rien dit de l’économie Bref, on flippe quand on lit les journaux allemands.


Mais hier, oh merveille, j’ai découvert en première page l’histoire suivante qui fait et ce n’est pas rien en ce moment, fort plaisir :


La ville de Greifswald est un pays bien plat à la pointe nord-est de l’Allemagne. Le vent de la mer baltique doit y souffler en rafales ces jours-ci. Le nom de cette ville a acquis une certaine notoriété grâce à un très beau tableau de Caspard David Friedrich, enfant de la région. On y vote, dans ces lieux reculés de l’ex DDR, aujourd’hui platement CDU avec une pointe à 6% d’élus du NPD (parti d’extrême droite).


A Greifswald l’habitant est fier de sa cathédrale gothique, de ses bistrots comme „chez le vieux Fritz“ où la philosophie, c’est de servir la bière fraîche à point et épicée comme il faut. Il est fier surtout des grands et beaux bâtiments de l’ université qui rassemblent des facultés de linguistique, d’histoire, et de philosophie et tout ce qu’il faut pour voir grandir une nouvelle génération de Greifswälder...


L’université de Greifswald porte le nom de son patron : Ernst Moritz Arndt. Ce philologue et écrivain né en 1769 à Rügen s’est surtout fait connaître par ses violentes tirades anti-françaises (nous sommes en pleine guerre contre Napoléon) sa détestation de Jean-Jacques Rousseau et sa haine virulente des juifs. Ce prêcheur avant-gardiste du nationalisme allemand et de l’antisémitisme meurt 90 années plus tard à Bonn.

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La médiocrité n’étant pas une assurance contre l’oubli, Arndt est quasi anobli par Hermann Göring, en 1933 qui décide de rebaptiser l’université de Greifswald du nom de Ernst-Moritz Arndt ou plus mode, EMA. Les fonctionnaires du Nazisme n’ont pas leur pareil pour retrouver leurs pairs même quand ils sont morts, enterrés et presque oubliés. Pendant plus de 77 ans et jusqu’à ces jours personne ne semble être troublé par ces liens douteux gravés dans la pierre et sur les portails de la ville. On oublie, on ne sait pas ou plus. Imaginez un peu si Paris Vincennes avait été rebaptisée Faculté Gobineau ou Maurras, ou Céline...


L’oubli a la faculté de se fortifier avec le temps. Mais c’était sans compter avec un groupe de 15 jeunes étudiants d’histoire et de sciences politiques qui depuis un an s’évertuent à demander non pas réparation, mais du changement, de l’air, de la réflexion : Ils ne se
disent pas révolutionnaires mais veulent qu’on change le Nom du Père. Ils refusent de recevoir des diplômes portant le „nom d’un antisémite, raciste et mauvais écrivain de surcroît“.


Lorsqu’ils ont créé le groupe „Uni-sans Arndt“ (http://www.uni-ohne-arndt.de/) ces jeunes entre 18 et 26 ans avaient peu d’espoir mais des convictions.


Depuis, leur initiative est devenue la coqueluche des médias allemands. Les grands journaux süddeustche Zeitung, die Zeit et Spiegel lui ont consacré de longs articles et suivent avec attention le débat.
Il y a, d’ailleurs de quoi fasciner plus d’un spécialiste en médias ou en sociologie: Comment un groupe d’étudiants sans un sou a-t-il réussi à parler de choses qui font fuir en général les jeunes auditeurs. Sébastian Jabbusch se veut modeste : „Nous sommes un groupe archi motivé nous savons nous servir d’Internet et dit-il je crois que nous savons parler aux médias..“


Il se pourrait bien que cette initiative à la fois joyeuse, ludique et fin stratège soit en état de changer bien plus que la face d’une ville. Demain et pour la première fois dans l’histoire de cette l’université le vote ouvert aux étudiants sera un premier pas vers le changement de nom. Si la majorité vote oui au changement le sénat de la région a promis d’envoyer une commission pour décider au plus vite du retrait (en Mars) et de choisir un autre patron.


L’affaire pourrait avoir bien d’autres conséquences : Pensez un peu, il y a en Allemagne plus d’une dizaine d’écoles portant ce nom à Cologne, Bonn et ailleurs ainsi que deux… casernes.
Voilà un petit groupe deCombat qui aurait bien plu à Albert Camus...


Nous, nous les soutenons et les remercions vivement pour cette bonne nouvelle.


Je vous embrasse


Anna-Patricia Kahn

www.clair.me


De : Valérie Lang <val.lang@free.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 11 janvier 2010 09:35

 

Cher David,

Bonne année.

En consultant ton blog je tombe sur cette lettre de Sylvia Tabet. Il se trouve que cet après-midi je lis pour Direct 8 (programme de nuit) et que maintenant on doit présenter avant la lecture un auteur contemporain, un livre qui va sortir en plus du livre qu'on doit lire qui lui appartient au domaine public... Le programmateur de l'émission m'a demandé de présenter le livre de Sylvia Tabet. Ils m'ont fait un vague résumé... Comment je peux avoir un bon résumé et une note sur elle et quelques extraits à lire pour donner envie ?

Bises

Valérie


De : Daniel Vignat <danielvignat@wanadoo.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 9 janvier 2010 22:46

Objet : Voeux


David et Céline,

J’ai envoyé aussi des vœux avec cette carte.

Donc, je vous renouvelle mes vœux pour 2010.

On n’en reçois jamais trop !

Et pour qui apprécie ce très beau travail à la feuille d’or, voir la galerie de Jean-Marc Vachter, le père de mon petit-fils Lazar, sur :

www.vachter.com


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Meilleurs vœux de bonheur et de réalisation !

 

Et en 2010... Tenir la constante et varier avec les variables (souhait soufi) !

                   Daniel V.


La météo nous incite et nous invite à parcourir avec ravissement Les Grandes chaleurs de François-Marie Banier...


GEDC6275.JPG

De : Pierre de Bonneville <pdebonneville@gmail.com>

 

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Dim 10 Janvier 2010, 16 h 14 min 34 s


Pour le retour du vinyle

photo-copie-2.jpg


Eloge de la pièce manquante, par Space Invaders...


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David & Céline vont dans le même bateau

 

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David Genzel - dans Culte
8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 10:59

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L'hommage de Aré à Philippe Seguin... 


De : Christine Boutin <chri78@wanadoo.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 7 janvier 2010 15:04

 

Cher David,


La disparition brutale de Philippe Seguin plonge l'ensemble de la classe politique dans la stupéfaction et la tristesse.
Il faut dire que Philippe Seguin ne laissait personne indifférent. Sa voix, sa corpulence, son autorité naturelle conduisaient a l'écoute spontanée et au respect. A la différence de beaucoup, quand Philippe Seguin prenait la parole c'est qu'il avait quelque chose à dire et, ce quelque chose était toujours important !

Nous le savions tous et c'est pour cela que nous avions cette écoute attentive. Philippe Seguin c'est le Républicain amoureux de la France, indépendant, libre et fort de sa dimension sociale. Pour moi, un des moments des plus forts, fut le discours qu il prononça à l'Assemblée Nationale, fidèle à sa filiation gaulliste (et contre sa famille politique) au sujet de Maastricht. Tout Seguin était là : l'homme de convictions, libre ! J'ai partagé et admiré son discours parce qu'il témoignait du respect a ses principes, et de l'intérêt supérieur qui fondait son engagement politique... La dernière fois où je l'ai vu personnellement c'est a la Cour de Comptes. Il était toujours aussi Majestueux et... critique...

La France dans cet hiver glacial vient de perdre un Sage.


Christine Boutin

Ancien Ministre

Présidente du PCD


From : Alain Chouffan <achouffan@numericable.fr>

To: David Genzel <david.Genzel@gmail.com>

Date : 2010/1/7

Objet : Philippe Seguin et le « clan tunes »


Mon cher David,


Oui, Philippe Seguin mérite tous ces formidables hommages que les hommes politiques de tous bords viennent de lui rendre. Et c’est vrai, il occupait une place qui faisait de lui un grand homme d’Etat. J’ai connu un autre Philippe Seguin. Plus intime, plus chaleureux, plus proche des « tunes », ces juifs tunisiens qui forment à Paris, le « clan des tunes ». Né à Tunis le 21 avril 1943, Philippe Seguin y est resté jusqu’en 1956. Comme Claude Bartelone, Bertrand Delanöé, Pierre Lellouche, Michel Boujenah, Serge Moati, Philippe Seguin n’a jamais renié ses origines tunisiennes. Au contraire, il y était non seulement très attaché mais aussi « pratiquant ». C'est-à-dire qu’il ne manquait jamais de manger toute la cuisine tunisienne qu’il connaissait par cœur. Il adorait le « nikkitouche », le couscous au poisson, les bricks, la « Bkaïla ». A Paris, il se régalait à la Boule Rouge, un restaurant tune, excellent, du 9e arrondissement de Paris. Raymond Haddad, le patron médiatique et toujours accueillant, a tapissé les murs de son restaurant de ses photos qui côtoient celles de Nicolas Sarkozy, François Fillon, Rachida Dati et tant d’autres qui sont passés par la Boule Rouge. « C’est la couscous qui me fait grossir » me disait-il en riant quand je lui signalais son embonpoint un peu trop visible. « La Boule Rouge, c’est ma cantine, je ne peux pas m’en passer ! » ajoutait-il avec une moue un peu fataliste. Il aimait aussi « passer du temps » au Ken Club de Mireille Benzaquen, à Paris, un club privé de remise en forme haut de gamme de 1600 m2 d’installations sportives avec une piscine majestueuse, sur les bords de la Seine, entre le Trocadéro et la Maison de la radio.


La Tunisie était sa seconde patrie. Il passait toujours ses vacances à l’hôtel « Le Résidence » souvent seul, mais toujours entouré d’amis tunes. Il retrouvait toujours les producteur Norbert Saada ou Tarak Ben Ammar. Il y a deux ans, nous avons passé une superbe soirée chez Serge Moati, à Marsa-Cube. Il y a avait là entre autres, Jacky Moati, une figure « tune », animateur des nuits tunisiennes, et sa femme Monette qui tient, à Paris, le plus beau magasin de lingerie féminine, rue des Saint-Père, « Sabbia Rosa ». « On en compte pas les sorties en bateau que nous avons faites ensemble se souvient Monette Moati. On jouait aux cartes, on discutait, et puis on prenait un énorme apéritif. Philippe Seguin en raffolait ! » Et puis tout ce beau monde allait se reposer, à Sidi-Bou-Saïd, dans la belle maison des Moati. Dans ce même Sidi-Bou ou se trouve « le café des délices » que chante Patrick Bruel. « Quand j’écoute cette chanson, j’ai les larmes aux yeux » m’a confié Philippe Seguin, ce soir-là. Philippe Seguin était très solidaire. Il souffrait de n’avoir pas connu son père. C’était son chagrin secret. Et c’est sans doute ce qui lui donnait cet air sombre où il se retranchait quand il y pensait. Il était un peu le petit Prince de Saint-Exupéry. Il mettait du temps avant de donner son amitié, et de faire confiance aux gens. « L’amitié c’est comme le bon vin disait-il, il faut attendre qu’elle se décante ». Et quand elle s’était décantée, alors là, il se lâchait. Il riait, il plaisantait, il ironisait sur les choses de la vie, avec beaucoup d’humour. Il avait sa cour. Beaucoup de jolies tunes. C’était un beau séducteur. Avec son regard noir et sa barbe poivre et sel. Et les tunes l’aimaient bien. Serge Moati qui le considérait « comme son frère » était sans doute son ami tune le plus proche. Même à la Cour des Comptes, Philippe Seguin comptait un ami « tune », Daniel Houri, conseiller maître à cette même Cour !


« L’enfant de Tunisie » comme l’a appelé Frédéric Mitterrand, était sans doute le plus tunisien des Français. Emu par son amour de la Tunisie, le Président Ben Ali qui vient de lui rendre un vibrant hommage, avait même voulu lui offrir l’appartement de l’Avenue de Londres, à Tunis, ou il est né, et ou il passa toute son enfance jusqu’en 1956. Mais Philippe Seguin a préféré le léguer à une association. Il a fait toute sa scolarité au lycée Carnot de Tunis. « C’est au Lycée Carnot que j’ai appris la tolérance » disait-il souvent. Reconnaissant, il a été Président de l’Association des Anciens et Amis du lycée Carnot de Tunis. Comme il a été Président de l’Association des Juifs de Tunisie en France.


Serge Moati a raison : Philippe Seguin aurait fait « un formidable Président de la République ». Et France 2 a bien fait de diffuser à la place de « la mort du juge d’instruction : pour quelle justice » le portrait de Philippe Seguin réalisé par Serge Moati et déjà diffusé sur France 3, le 16 novembre 1996 !


Alain Chouffan

 

De : Vincent You <vincent-you@club-internet.fr>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Ven 8 Janvier 2010, 9 h 09 min 28 s

Objet : Souvenirs et hommage


Bonjour David,

 

Dans le flot des louanges sur Philippe Séguin, je voudrais évoquer deux anecdotes qui montrent bien qu’il n’appartenait pas aux coteries politiques habituelles.

 

En juillet 1997, Séguin devient Président du RPR. Quelques mois après, il lance une « école des cadres » qui se réunit un week-end par mois pendant un an pour donner une formation de fond à une centaine de jeunes militants. Je me souviens de son discours inaugural où il nous avait fait un cours magistral sur la 5è République de très haut niveau. A cette occasion, il avait baptisé notre promotion du nom de « Koufra », évoquant ainsi l’appel du Colonel Leclerc en 1941 : « Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg »…


On mesure l’écart entre cette conception de la politique pour les jeunes (le travail, la formation, et l’engagement à combattre au nom des devoirs qu’impliquent une vision de la France) et les responsables actuels qui courent derrière le buzz en faisant un Lipdub… deux façons de changer le monde !

 

Le 4 juillet 1998, au cours des universités d’été des jeunes du RPR, je me trouve assis à sa table directement à sa gauche… l’occasion d’une discussion passionnante ? Pas vraiment ! pas facile d'avoir une conversation car l'écran géant retransmet le match "Croatie-Allemagne" dont le vainqueur sera adversaire de la France en demi-finale... Il a passé sa soirée à signer des autographes sans quitter des yeux l’écran. Au départ, les militants venaient lui parler politique, ils ont vite compris que son esprit était ailleurs et qu’il ne répondait ce soir là qu’aux questions sur le football… Dès le coup de sifflet, il se lève et prend le micro "La Croatie a battu l'Allemagne, donc la France va gagner cette coupe du monde!"... bien vu! derrière l'homme d'Etat se cachait un amoureux des sports populaires... on peut avoir de grandes responsabilités et resté un passionné!

 

Son échec à la mairie de Paris le poussera hors de la politique… je me suis trouvé orphelin et me suis rapproché de l’autre porte-voix de la droite sociale qu’est Christine Boutin (je suis actuellement le vice-président du Parti Chrétien-Démocrate qu’elle préside). Conviction, cohérence, fidélité, force de caractère, ambition sociale… oui cela existe en politique ! merci Cher Compagnon !

 

Amitiés

 

Vincent

Pendant que je regardais Pierre & Gilles au Grand Journal, Axel Brücker me téléphone :
- La télévision publique, France 2 en l'occurrence, n'a rien trouvé de mieux pour honorer Philippe Seguin au 20h qu'un hommage de Charles Pasqua !

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Image de Lionel Jospin. 

De : Axel Brücker <abrucker@orange.fr>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 7 janvier 2010 12:22

 

Formidable lecture de Jospin par Chouffan.

En résumé, vous aviez aimé Mitterrand ? Vous adorerez Jospin ! On retrouve d’ailleurs dans leur vie privée la même duplication, gêne, mensonge et trahison et c’est aussi ce qui les rend intéressants.

Pourquoi Jospin n’avoue t’il pas avoir été trotskiste dans sa jeunesse ? Pourquoi Mitterrand ne reconnaît-il pas son respect pour Pétain au moment de la débâcle ? Pourquoi Villepin ne reconnaît pas avoir cru un instant aux faux listings ? Ce qui, justement, le rendrait innocent. Et ainsi de suite.

Il faudrait analyser le mensonge profond en politique pour des actes que les citoyens, les électeurs, seraient prêts à entendre.

Ce qui est insupportable aux citoyens, c’est le mensonge, cette passion du mensonge qui rend la plus petite faute, le plus petit détail inavoué suspect.

Il est intéressant et même très respectable que Sarkozy soit allé, avec son ami Fillon, à Berlin, fêter la chute du mur un jour ou deux après cet événement historique et… imprévisible. Mais pourquoi faire croire que nos deux génies politiques étaient informés de l’imminence de cet événement au point d’être arrivés le soir même et d’avoir participé aux coups de pioches ?

Pourquoi mentir ? Je me pose la question.

Jospin, dans sa jeunesse, aurait été trotskiste ? Ca ne m’aurait pas empêché de voter pour lui.

En 68, j’étais d’extrême droite et nous faisions le coup de poing contre les maoïstes et les trotskistes. J’en garde encore un souvenir merveilleux et ça ne m’empêchera pas de voter beaucoup plus tard pour Jospin.

Victor Hugo, Lui, encore Lui, dans sa jeunesse, a publié des brûlots contre Napoléon et des odes à la gloire des Bourbons, non sans talent… déjà !... avant de devenir le plus grand poète de l’épopée impériale et le républicain engagé.

Pourquoi mentir sur sa jeunesse ?

AB


Comme à chaque rentrée littéraire, Céline fait ses choix : L'absence d'oiseaux d'eau, d'Emmanuelle Pagano, Entrée des fantômes de Jean-Jacques Schuhl, Les cris de Claire Castillon. Et à chaque fois, elle peste !

- J'aurais dû aller chez Gibert, ils sont déjà à moitié prix...

Et nous nous préparons pour le Monumental Boltanski !




David & Céline vont dans le même bateau

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