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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 10:06

Je positive au carrefour… de l’Odéon (clin d’œil à Henri Baché, compagnon du Flore).

Le kiosque du Sénat est fermé. C’est moi qui avais appris au kiosquier la veille - le kiosquier en bermuda qui vient de perdre sa mère - qu’il ne recevrait pas aujourd’hui son pain quotidien. Je descends donc au kiosque Danton : même punition. Pour agrémenter mon café au Danton, cher à Denis Tillinac, j’achète Positif, couverture : Viggo Mortensen. Et je lis la meilleure revue de cinéma en Europe de fond en comble. Le ravissement ! La critique de L’homme sans âge, sublime, avec la note de référence au penseur ésotériste antidémocratique Mircea Eliade. La critique parfaite de Dans la vallée d’Elah, tout baigne ! Sauf brutalement cette maudite page 78 où le rédacteur confond Ruiz et Oliveira. Le malaise.

Effet collatéral de la grève : hier soir, au MK2-Hautefeuille, carte blanche à Mathieu Bauer : projection de Goodbye South, Goodbye, de Hou Hsiao Hsien, présenté par Mathieu Bauer et Lancelot Hamelin. Superbe présentation deleuzienne… devant 9 spectateurs. L’angoisse du gardien de but au moment du penalty !

En prenant notre chocolat au Tournon, je vois Céline pâlir, blêmir, presque défaillir. Du doigt, elle me montre, un morceau de papier scotché sur un poteau du bar : « Toilettes sans consommation, 0.50 cents (merci beaucoup) ». J’essaie de la réconforter, c’est peut être à l’intention des gardes mobiles qui n’ont peut être pas de toilettes dans leur fourgon. Même au Flore, les SDF ou Richard Bohringer, peuvent aller uriner sans consommer ! Toujours au Flore, Alain Ayache veut créer le club des fumeurs de cigares pour déjouer la loi Evin.

Donc, sortir du périmètre un de ces soirs, pour aller voir au Théâtre Ouvert, cité Véron à coté du Moulin Rouge, Alta Villa, de Lancelot Hamelin. Mise en scène de Mathieu Bauer, le co-fondateur de Sentimental bourreau. Pièce avec la merveilleuse Judith Henry. Cité Véron, où vécurent Jacques Prévert et Boris Vian (bison ravi).

 
 

David et Céline vont dans le même bateau.

 

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David Genzel - dans Culte
19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 09:13

 

Dans la revue Talon haut, diffusée à l’entrée du Flore, un papier de Daniel Benoin sur le Duende. Durant des années et des années, je n’ai offert à mes conquêtes, amis et amies, que deux livres : Le Duende, de Federico Garcia Lorca, et Un coup de dés jamais n’abolira le hasard de Stéphane Mallarmé. Etre bien armé dans la vie avec Le Duende, petits principes d’éducation. Céline me retoque (j’avais écrit rétorque) : « donc tu les as offerts à tout le monde ! ». Je lui réponds : « Tu n’es pas tout le monde, ma chérie, tu es mon voyage au bout de la nuit ! ».

Hier, nous avons été enfin voir L’homme sans âge, de Coppola. Céline y a dormi trente minutes, elle avait trop bu de vin californien et elle a cru bon d’ajouter : « Je préfère les films de sa fille ! ».

Ce matin, quand je veux retrouver un peu du monde des employés et des fonctionnaires en grève demain, je vais prendre mon café Au Petit Suisse. Les brèves de comptoir sont plus fournies qu’au Flore. C’est vrai qu’il n’y a pas de comptoir au Flore.

En passant sous les arcades du Sénat, en vitrine, diffusion de Public Sénat. Du coup, je me rappelle que nous avons croisé la veille Jean-Pierre Elkabach rue de l’Odéon.

Nicolas Beytout va prendre la responsabilité du pôle Médias de LVMH. Je me demande si passer du Figaro aux Echos est vraiment une promotion…

Frédéric Menant me livre deux toiles : un Quentin Tarantino et un David Lynch. Recherche d’un encadreur. Je m’interroge si le fameux Bessis, près du Rostand, existe toujours. Bien sûr, nous avons revu Mulholland Drive en dvd. Naomi Watts et son coté lisse me font à chaque fois chercher sa faille…

Michèle, la sœur de Céline, mon Isild Le Besco de Vesoul, nous demande pourquoi nous écrivons « tout ça ». Nous lui répondons : « Nous jouons au Ca perché à Saint-germain ! ».

 

 David et Céline vont dans le même bateau.       

     
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David Genzel - dans Culte
18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 10:12

En sortant du 22 Odéon, nous choisissons le trottoir au soleil. Nous nous arrêtons devant la vitrine du Coupe Papier, LA librairie du théâtre à Paris ! Céline aperçoit le DVD de Duras India Song. Nous passons à la caisse 27 Euros pour fêter la Sainte Marguerite ! Nous allons prendre notre soupe indienne chez Litchi, puis nous rentrons nous installer pour revoir India Song.

J’ai trois films cultes : India song, Querelle de Brest, L’important c’est d’aimer. Lorsque nous avions été voir Querelle de Brest au MK2 Beaubourg, Céline m’avait objecté que la salle sentait le sperme froid. Elle a quand même reconnu Franco Nero dans Lucia et les gouapes !

India Song, on a frôlé l’incident diplomatique. Céline a renâclé devant les histoires sublimes, forcement sublimes, de coucheries d’ambassades, tournées à Rueil-Malmaison. Et elle a abandonné le film pour aller acheter des marqueurs chez Muji rue Saint-Sulpice pour Camille, Margaux et Baptiste. Je n’ai pas osé lui dire que Mickaël Lonsdale adorait la crypte Saint-Sulpice ! En sortant de chez Muji, Céline est passée chez Estrella nous ramener le café quotidien. La dernière fois que j’avais vu India Song, c’était à Brioude – Haute-Loire – avec ma petite fille Florentine. Point commun : Céline et Florentine ne sont pas dans le bateau d’India Song. Le cri du vice-consul de France à Lahore, c’est mon au-dessous du volcan en images.  

Dans le JDD Paris-Ile de France, nous apprenons que FOG adore Les charpentiers, rue Mabillon. Une adresse que son ex-confessé, Chirac, avait du lui refiler. Chirac adorait y aller avec Grégory Peck. FOG oublie à quelques mètres les senteurs de Santa Maria Novella.

 

David et Céline vont dans le même bateau.   

 

PS : au Flore, nous trouvons le numéro 4 de Talon Haut.
Prose de Marc Lambron.
Est-il fétichiste ?

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David Genzel - dans Culte
17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 11:00

Sommes retournés à la galerie Kamel Mennour pour l’expo Benichou/Asloum. La boxe virtuelle et lymphatique. Descendre au sous-sol pour contempler les vidéos en risquant de renverser Buren dans l’escalier. Damien Odoul a raison, ce Benichou, est vraiment le seul Benichou ! Lui, on ne le rencontrerait jamais chez Castel.

Ce matin, petit déjeuner au Tournon, salle encore vide, en plein nettoyage, comme si une fête qui n’a jamais eu lieu, venait éclairer les mines défaites. Et toujours, en face, le car de gardes mobiles en faction.

Marianne, lettre ouverte à Simone Veil. Son livre est un réel succès qui montre que peut être elle est passée à coté d’une vraie présidence.

Aujourd’hui, Céline cherche à exploiter notre blog en relations presse : pour faire connaître les formidables adresses que nous mettons en lumière chaque jour. Ainsi, la crêperie rue Servandoni, mémorisée par la plaque de Faulkner. Certes, pas une mythologie de Roland Barthes, mais le Bon Saint-Pourçain, la cantine de Christine Ockrent, vaut tous les tours et détours. L’autre belge, Simenon, y retrouverait ses chattes !

Rue Grégoire de Tours, la boutique à tendances khmères, est déjà en solde. Céline me dit : « Ce samedi, ravis au lit ! ». Au coin de cette rue, le bistro sans nom, sans néon, du néant sous le néon, allons-nous oser l’aborder ? Mais finalement, nous allons prendre notre soupe pas populaire, au Litchi, marché Saint-germain. Le décor le plus fatalement kitsch de tout le 6ème, mon Valparaiso à moi. Les soupes sont si fluides qu’on en oublie les blocages de la grève.


David et Céline vont dans le même bateau.


                                                                                       



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David Genzel - dans Culte
16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 10:54

Faute de grives, on a la grève. De la grève à la crève, il n’y a que les pharmaciens pour faire sonner Drill. Le kiosquier face au Sénat est ravi de la grève. « Les gens marchent, dit-il, s’arrêtent, et achètent davantage de journaux ». En revanche, Au Petit Suisse, 50 couverts en moins le soir, un Beaujolais triste, et des serveurs qui ne s’y retrouvent pas avec autant d’heures. A la Poste, sur un paper-board, le meilleur taux n’est pas affiché, mais seulement cette info : En raison des grèves, le bureau fermera une heure plus tôt. Je dis à Céline en riant : « Je raccompagnerais bien la blonde guichetière à la coupe au carré ! ». Elle me répond : « Hasard du calendrier, Lionel, l’autre guichetier, est un ami d’enfance de Luxeuil ».

En descendant la rue de Tournon, le car de Police en permanence devant l’hôtel particulier de François Pinault, nous rappelle la nomination de Claude Chirac à la direction de la communication de PPR. Comme l’écrit avec emphase Anne Fulda : « La fille au père est passée chez PPR ». La chroniqueuse de France-Info, Anne-Elisabeth Lemoine, surenchérit : « du RPR à PPR ».

A la librairie Compagnie, Céline va me chercher deux Pocket thriller Le sang de la mariée et Coupe-gorge : Quel plaisir, ce référencement, savoir que deux ouvrages sont cités et que je puisse ensuite les trouver instantanément. Si chaque libraire faisait aussi sérieusement son travail, il n’y aurait pas de crise du livre. Faute de grives, me répond Céline, c’est surtout une question d’espace.

Et ce soir, avec de copuler, le dernier Coppola : il est vrai que L’homme sans âge me convient tout particulièrement. « Une vraie chute d’airain », me louange Céline.

 

David et Céline vont dans le même bateau. 

 
 
PS : Acte manqué : j’ai oublié de prêter à Michel au Flore le dvd du Divore de James Ivory, où on l’aperçoit en train de servir.

 

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David Genzel - dans Culte
15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 17:53

La deuxième galerie Kamel Mennour vient d’ouvrir à Paris, 47 rue Saint-André des Arts, avec une exposition Daniel Buren. Si Marlon Brando réquisitionnait le beurre pour Maria Schneider, je ne solliciterai pas les bandes de Buren pour épanouir Céline. Buren, elle n’y a vraiment vu que du beurre. Sa conclusion de l’expo : « Dépêche toi, il n’y aura plus de place chez le Chinois ! ». En outre, nous n’avions pas vu le fameux Richard O de Damien Odoul. Mais il était au sous-sol et pour Céline, les WC sont fermés de l’intérieur.

Hier soir, à Mogador, Le roi lion. Catharsis : je n’ai réussi à suivre ce musical qu’en substituant au roi lion Le roi Lear : quand Kent, Edmond, Edgar et Cordélia ont pris place sur la scène : la barre lion et ça repart ! La grève avait amputé la pièce de nombreux spectateurs : au moins, Robert Hossein offrait une place pour le prix de deux !

Emotions au Flore, au déjeuner. Pierre Grimblat, toujours aussi gainsbourien, il ne manquait que Jane Birkin rue Mazarine. Et la Porsche d’Yves Simon qui vaut plusieurs Birkin Hermès.

Agnès Michaux va réapparaitre sur Paris Première en scènes d’intérieur.

Rue Gay Lussac, la boulangerie Piccadi’s exhume les vieilles recettes de la guimauve d’antan. Vite, Céline, allons jouer de la guimauve.

Maurice Fanon chantait : « Si je porte à mon cou en souvenir de toi cette écharpe de soie que tu portais chez nous… ». Tout ça, oui, parce que Céline rentre de la rue Racine avec un superbe cadeau, une écharpe multicolore Hollington ! Et elle ajoute en souriant : « N’oublie pas que Charles Dumont habite au troisième étage de notre immeuble ! ».

Pas de cigarette après l’amour, je conclus.

 

 
David et Céline vont dans le même bateau.    

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David Genzel - dans Culte
14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 10:33

Il y a une expression qui me ravit tout particulièrement : la situation est sous contrôle. Hier soir, au MK2 Hautefeuille, nous sommes allés voir Control, la bio de Ian Curtis, d’après le témoignage de sa veuve. Avec l’actrice Alexandra Lara Maria qui triomphe dans le dernier Coppola roumain. Déjà la chanson de Lara me trotte davantage dans la tête que le biopic de Ian Curtis. D’après Les Cahiers du cinéma, c'est un mauvais film parce qu’il adopte le point de vue de Debbie. Selon Jacques Derrida, point de vue, c’est être aveugle. Et c’est vrai que j’aurais préféré l’angle d’Annik Honoré. Je me demande par ailleurs comment Coppola va se sortir du piège intenté à Mircea Eliade !

En lisant Le Figaroscope de ce matin, Céline triomphe. Sa crêperie, recommandée par Jean Picollec, Ty Breizh, l’emporte largement sur ma crêperie du Comptoir, d’Yves Camdeborde.  Lorsque nous travaillons tard, Céline descend au carrefour de l’Odéon, nous chercher les galettes complètes au corner du Comptoir. 

Sur le portable de Céline, un message de Claire-Marie qui habite à Plaisir : « J’adore le style de David sur votre blog. Céline : « Ne joue pas avec elle, le soir elle s’amuse avec ses enfants ».

7h du matin Place Saint-Sulpice, je croise Gabriel Gaultier promenant son petit chien. Le publicitaire d’Eurostar peut être fier, son train ne fait pas grève.  

Texte de Pierre Assouline sur l’expo Courbet : « La carte postale la plus vendue, c’est l’origyne du monde ». Pourtant, Michèle, la franc-comtoise, la sœur de Céline, à qui j’avais envoyé cette vallée escarpée, sans enveloppe, me dit : « Heureusement que c’est moi qui ai relevé le courrier ! ».

Avec Céline, nous croisons notre voisin, rue de l’Odéon, Pierre Moscovici. Céline : « Il ne doit jamais aller dans sa circonscription ! Dans le Doubs, abstiens-toi ! ».

 


David et Céline sont dans le même bateau.

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David Genzel - dans Culte
13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 14:48

Stéphanie me téléphone :

" Tu n’écris rien sur L’ignorant et le fou de Thomas Bernhard, ça m’étonne vraiment de toi !

- D’abord, j’ai été voir la vraie pièce à Saint-Denis, mise en scène par Célie Pauthe. Ensuite, Thomas Bernhard, c’est le retour constant du refoulé, et des Thomas Bernhard nous gâchent la vie sans avoir le talent du maître autrichien. La vie se sépare entre refoulés à la Minetti et ostentatoires à la Bret-Easton Ellis. Les conflits qui se préparent en ce moment opposent les refoulés des avantages acquis aux ostentatoires des profits conquis. Bien entendu, les seconds vont l’emporter mais, en devant encaisser toutes les récriminations mesquines des ayant-droits. Donc, chroniquer Thomas Bernhard c’est assurer d’être le porte-voix des brèves de comptoir. Enfin, Thomas Bernhard réclame à chaque fois des acteurs fascinants et Serge Merlin ne peut pas avoir toujours le physique du rôle."

Sarkozy en dictionnaire chez Marianne, en analyse dans les Inrocks, mais à chaque fois, il manque une dimension : Sarkozy et moi. Il a divorcé deux fois, il a une double pension alimentaire, alimentaire, mon cher Watson, et il pourrait mieux se reconnaître dans le dernier opus d’Eric Neuhoff : Célib’ en vélib’. Sarkozy est mon Président de proximité, il a mes problèmes, mes enthousiasmes, et sans cesse, cherche la compet’. Je le définis comme le libéral libertin, enfin Valmont au pouvoir. Céline me murmure : « Je suis ta Cécile de Volanges ».

En kiosque, La revue internationale des livres, numéro 2. Un journal qui me convient, de longs, très longs articles, dont je savoure les titres : Projectiles pour une politique postradicale ; Judith Butler : Hannah Arendt, les Juifs et les sans-Etat

Céline surenchérit : « Encore du Matricule des Anges… ! ».

Je lui réponds : « Viens sur ton chéri ! ».  

 

David et Céline sont dans le même bateau.

 

 

 

    

 

    

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David Genzel - dans Culte
12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 10:58

« Grève générale », les gens n’ont que ces deux mots à la bouche, comme si le pays s’arrêtait, pris en otage. A.D.G. disait déjà : « l’otage est sans pitié ». Tous ces gens pourraient faire un immense sit-in au Luxembourg, RTT communautaire de pure solidarité. Déjà, les bistrots craignent pour la nuit du Beaujolais, comment les gens vont-ils rentrer avec la loi Evin si les métros ne circulent pas ? Que de capitaines de route à élire !

La Place Dauphine a mauvaise mine, complètement bouclée avec cinq Colonna à la une : espérons que le Beaujolais pourra couler à flots à La Taverne Henri IV. Amusant, presque en face du Palais de Justice, le magasin design de la rue Dauphine s’appelle Etat de siège !

Le réalisateur de Mondovino apprécie beaucoup Fogon : décidément, se taper des tapas !

A la librairie Compagnie, un sous-sol inouï de vraiment toutes les revues : Balzar et cie.

Les Vélib’ à terre : au régime sans selle, Decaux n’a pas crée un nouveau Meetic avec les Vélib’. Ils se sont intégrés et les taxis ne les désignent plus. Finalement, le Vélib’ est le grand gagnant de la grève générale. Claude Lanzmann ne se plaint plus de ne pas pouvoir tourner à vélo rue de Seine.

 

 
David et Céline sont dans le même bateau.

  

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David Genzel - dans Culte
11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 15:59

Nous allons voir mercredi Le Roi Lion à Mogador. Pour nous en imprégner à l’avance, nous avons été voir ce dimanche matin, Le Roi David dans la vallée d’Elah. Pour voir son Roi David en grand, Céline la frondeuse, a voulu le grand écran. Donc, Gaumont-Convention. Cette vallée se résume en deux phrases : du père au pire et la version du père, c’est la perversion. Après le choc Cronenberg, difficile de voir ce film que Chirak adorerait.

Après ce chicken film, nous sommes allés nous restaurer d’un somptueux pot-au-feu dans le bistrot du même nom, boulevard Pasteur. La clientèle avait été vaccinée par Pasteur, la viande et les légumes : excellents.

Céline déguste La physique des catastrophes  - pour une fois qu’elle abandonne Besson, Moix et autres Neuhoff.

Ce matin, comme tous les dimanches, le marché bio où les Japonaises avec leurs appareils photo font nos délices. Elles n’achètent rien, sauf ! des crêpes. Et à l’heure où nous y allons, il y a plus de bio que de bobos. Céline hurle à chaque fois que j’arrache un numéro de masseuses Thaï ou Africaine à un chéneau. « Décolle Nabe », dit-elle, « et délaisse les masseuses… ».

Raphaël Sorin, sur son blog - http://lettres.blogs.liberation.fr/ - égratigne Philippe Sollers. Amusant, comme l’habitué de La Closerie des Lilas provoque encore des effervescences auprès des suceurs de Debord.  

 

 
David et Céline sont dans le même bateau.

 

 

 

 

 

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David Genzel - dans Culte

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