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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 10:58
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Le dernier ouvrage d’Eric Laurrent, Renaissance Italienne, brille d’un étonnant paradoxe. Florence et la Toscane sont très mal traitées, l’Odéon Saint-Germain, superbement mis en valeur :

« Remontant d’un pas lent le boulevard Saint-Germain, convenant, quand nous fûmes parvenus au carrefour de l’Odéon, d’aller boire un dernier verre, nous engageant ainsi dans la rue des Quatre-Vents, où, pour m’y être rendu quelques fois, je connaissais une adresse, en remontant le trottoir sur une trentaine de mètres, avant que de frapper contre la lourde porte de métal d’un bar de nuit que rien ne signalait au passant, ni vitrine, ni enseigne, ni plaque, ni numéro, cette porte même semblant moins une porte qu’un panneau provisoire, destiné à obturer quelque passage secret ou interdit, quelque entrée condamnée, n’étant pourvue d’aucune poignée, d’aucune moulure, d’aucun œilleton, d’aucun judas, attendant près d’une minute que celle-ci s’ouvrît, ou, plus exactement, s’entrebâillât, ne s’écartant en effet de son chambranle que de quelques centimètres, de manière à ne laisser passer qu’une tête, celle du tenancier de l’établissement, lequel me dévisagerait quelques instants, puis, m’ayant reconnu (ou, plus vraisemblablement, s’étant vaguement rappelé mon visage, sans m’identifier précisément, se souvenant simplement de moi comme d’un ancien client, plus ou moins régulier), écartant plus largement le lourd vantail d’acier pour nous laisser entrer, avant que de le repousser derrière nous, nous enfonçant alors dans une salle pénombreuse, enfumée et remugleuse, de dimension modeste, au plafond bas, parcouru de poutres et de solives, aux murs aveugles, bossués de grosses pierres nues sur lesquelles étaient tendues ça et là des tentures de velours opéra, présentant à main gauche un comptoir de zinc, en forme de L, et, à main droite, une dizaine de tables basses, à plateau rond, taillé dans un bois brun, auriculées chacune de tabourets cylindriques, revêtus du même velours qui tapissait les murs, jouant des épaules, des coudes, des cuisses et des genoux pour nous frayer un passage parmi la clientèle nombreuse qui se pressait ici (…) ».  

Céline m’interrompt :

-    Premièrement, dit-elle, il fait son Modiano, deuxièmement, j’ai l’impression de la description de l’installation de Gregor Schneider à La Maison Rouge ! Troisièmement, tu crois que Laurence Simoncini, de Serendipity juste en face, est une habituée du lieu ?!    

-      Les pages sur ce lieu sans nom sont sublimes. Et sa description de la station de taxi à l’angle du boulevard Saint-Germain et de la rue de l’Ancienne Comédie est totalement juste. En revanche, dès qu’il veut cristalliser Florence, Eric Laurrent est du piètre niveau d’un guide arborant un fanion touristique. Son printemps botticellien ne mérite pas l’hirondelle de la botte ! Je vais lui donner une leçon de séduction florentine : trois lieux à explorer et le ravissement !

Tout d’abord, l’église
Santa Felicita et la Déposition du Pontormo (le plus beau tableau au monde).

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Puis, la Pharmacie de Santa Maria Novella (dont le dépositaire parisien Amin Kader est sis rue Guisarde).

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Enfin, le Harry’s Bar où le Bellini achève la dérive guydebordienne.

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Du 14 mars au 10 mai, la galerie Loevenbruck rend hommage à Edouard Levé.

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Céline veut rétablir la parité Vincent Corpet.


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 -         O Céline ! Que j’aime boire à ta source !

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David et Céline vont dans le même bateau.

 

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David Genzel - dans Culte
9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 12:17

Ce matin, à 8 heures au Flore, Bertrand Delanoë prend son petit-déjeuner en costume sombre. A quelques tables de lui, Pascal Rostain, petit-déjeune aussi avec son jeune fils. Le chasseur de scoops ne semble pas intéressé par la fête du maire ! Alain Ayache manque encore plus, lui qui l’aurait sans doute interpellé. Et, comme je ne tiens pas encore à évoquer l’Aveyron avec notre maire, je reste coi dans mon coin.

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Hier soir, nous sommes allés voir L’Heure d’été au Gaumont Ambassade, avec notre cher Gérard Gros. Céline me sermonne :

-         Gérard n’est pas ton étudiant pour que tu lui infliges à chaque fois des piqûres de rappel. Cortex, déjà, où il a essayé de sauver la performance d’André Dussolier de la médiocrité du film, et là, L’Heure d’été, où tu imposes tes problèmes récurrents à tous tes amis ! Tu as vu que Gérard a pris ce film d’Assayas pour du mauvais Sautet et moi je l’ai vécu comme un Chabrol à rebours !

-         Ma formation bourdivine m’attache aux destinées des héritiers et les phénomènes de transmission et de filiation me fascinent. C’est vrai que j’ai adoré ce film comme un « documenteur ». Et un bel hommage à Tchékhov.  

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Nous sommes allés ensuite dîner avec Gérard à La Méditerranée, la salle classée, les fruits de mer et la bouillabaisse nous ont prouvé que le passé n’est pas toujours passif.

L’Heure d’été est un film fleuri. Aussi, n’ai-je pas manqué, en sortant de chez Buci News, d’offrir des margots mauves à Céline. Telle l’histoire de l’aveugle qui mendie avec un écriteau « C’est le printemps et je ne le vois pas », la fleuriste m’a fait sourire en me racontant qu’elle avait amplifié les ventes hier en rajoutant : « Journée de la Femme » !

J’adore la pub dans ma boîte à être. Je trouve un dépliant du restaurant japonais Nagoya, 130 rue de Vaugirard, et je leur téléphone pour qu’ils nous livrent le soir même des nouilles sautées aux crevettes. Et le corridor Vaugirard devient japonais puisque le lendemain Céline nous rapporte pour le thé de superbes gâteaux jaune citron de la pâtisserie Sadaharu Aoki, 35 rue de Vaugirard.

Vitrine.jpg
Dans le JDD-Paris, un classement original : les meilleures terrasses chauffées. Dans le VIe, pour son rapport quartier-qualité-prix, mon ineffable Petit Suisse, 16 rue de Vaugirard. J’ajouterai que mon serveur du matin a la qualité des garçons du Flore. 

Dans le même JDD, Audrey Pulvar déclare : « Quand je suis arrivée à Paris, j’ai eu la chance de pouvoir m’installer chez une de mes tantes à l’Odéon ». Et Audrey cite, dans ses adresses, Le Rostand, Les Editeurs, Le Studio des Ursulines et L’Arlequin. L’Arlequin, où la sixième édition du Festival International Paris Tout Court va avoir lieu du 11 au 18 mars, en présence de Jean-Pierre Mocky, Michel Lonsdale et Henry Chapier.

L’habitué du Flore, Guy Birenbaum débarque sur Rire et Chansons. De la concurrence pour Paul Wermus !

Dominique Ambiel sort prochainement Qui veut la peau du président ?  Le premier ministre, dans cette fiction, s’appelle Daniel De Monpion. Est-ce notre voisin du Point qui est ainsi caricaturé, retour à l’envoyeur ?!    

Pascale Santi, dans Le Monde, parle du retour des vendeurs à la criée dans les gares. Et elle conclut : « Pour Le Monde, il n’en reste aujourd’hui que quelques-uns, dont le célèbre Ali Akbar, figure de Saint-Germain-des-Prés ».   

A la vitrine de L’Avant Scène, place de l’Odéon, un fauteuil Moby Dick. Il ne manque que Denis Lavant pour en faire son fauteuil de maître.

Céline me demande :

-         Si tu avais à m’offrir un tableau pour la journée de la femme, quel portrait aurais-tu choisi ?

-         Sans hésitation : Vincent Corpet.

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----- Message d'origine ----
De : MICHEL Barbara  
À : GENZEL David
Envoyé le : Samedi, 8 Mars 2008, 15h24mn 58s

Objet : Rives

J'avais pris votre bateau par hasard, et me voilà rivée à vos dérives odéationnistes ! J'ai remonté tout le fleuve.... et j'attends l'arrivée du prochain bac avec impatience...même si la Seine n'est pas le Mékong, n'en déplaise à Duras... Ai conseillé votre lecture à un de mes amis : si vous croisez une sorte de Solal au Café de Flore... c'est bien lui ! ...
A-quoi-tiquement,
Barbara.

 

David et Céline vont dans le même bateau.

 

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David Genzel - dans Culte
7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 13:47
A l’espace Photocopies-Thèses de la rue de l’Ecole de Médecine, en face de la Pâtisserie Viennoise, Céline rencontre le candidat beigbederien Jean-Marc Restoux avec ses programmes « Un autre son de cloche » dans les mains. Et il ne lui réclame pas « deux ou trois euros s’il vous plait » comme devant La Hune.

----- Message d'origine ----
De : Trailers Museum <trailersmuseum@wanadoo.fr>
À : GENZEL David <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Jeudi, 6 Mars 2008, 17h41mn 33s

Objet : Un slogan pour ton candidat sdf

Sur le blog :
Dans France Soir, Jean-Marc Restoux, le candidat SDF de Saint-Germain, a le soutien de Louis Garrel.

Un ancien de Publicis propose un slogan pour les généreux électeurs germanopratins :
« Votez... Restoux du cœur ».

Amitiés,
Axel

Le dimanche matin de chaque scrutin, à 11 heures tapantes, Bertrand Delanoë vient voter au bureau de la mairie du VIe où il réside. Dans son sillage, il est souvent entouré de micros et de caméras. Mais pour ce dimanche, Jean-Pierre Lecoq fait part de ses craintes : « On m’annonce une douzaine de demandes de télés, sans parler des radios, il ne faudrait pas que ça empêche les gens de voter ! A 11 heures, c’est le coup de feu ici, nous sommes face à Saint-Sulpice, et beaucoup d’électeurs viennent voter après la messe ».

Dieu a inventé les cloches pour faire sa publicité !

Nous déjeunons chez Yves Camdeborde au Comptoir, une couverture identique à celle des loges du PSG sur les genoux, quand brusquement un ami perdu de vue depuis 20 ans passe devant nous au carrefour de l’Odéon : c’est le lyonnais Gérard Gamand, fondateur de la somptueuse revue Azart. Le hasard a bien fait les choses !
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Les parents de Céline viennent nous voir en début de semaine prochaine. Le président, qui était à Vesoul hier, aurait pu les ramener avec lui. Le président a visité le CFA de Vesoul qui forme 850 jeunes à 17 métiers. Mais il n’est pas allé rencontrer le cultissime chocolatier - champion du monde - Mickaël Azouz, il aurait pu rapporter une fantastique sculpture en chocolat à Carla. Mais, avant de retourner à l’Elysée, le président s’est arrêté dans les locaux de M6 pour baptiser le studio Jean-Drucker. A Vesoul, on a eu droit au Sarkozen, se permettant de citer Coluche et de blaguer avec une apprentie maquilleuse, en lui lançant : « Ce soir, tu sors ? ».

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Jean-Marie Le Pen compare Sarkozy à Nicolas Fouquet, sous le seul prétexte que notre président a fêté sa victoire du 6 mai 2007 au Fouquet’s ! Nicolas aurait pu répliquer que les électeurs de Jean-Marie sont des lepénistes et que Coluche y aurait entrevu tout une phallucination ! 

Le Café de Flore vient d’être recrée à Ménilmontant pour les besoins du téléfilm Ah c’était ça la vie coproduit par France 2. Le Café de Flore a été reconstitué tel qu’il était dans les années 1953-56. Mais, plutôt que de transformer le café situé sur le boulevard Saint-Germain, la production a préféré recréer un autre Flore en lieu et place du café Le Zéphyr.

Hier soir à La Hune, je prends Renaissance Italienne du clermontois Eric Laurrent (Minuit), Suicide d’Edouard Levé (Pol) et, surfant sur son succès sarkoziste, Le petit Panthéon portatif d’Alain Badiou (La Fabrique).  En sortant de la librairie, à ma grande surprise, Céline propose d’aller dîner à L’entrecôte de la rue Saint-Benoît. Elle n’a pas le fantasme de la sauce, divulguée par un récent article du Monde, mais plutôt celui du pensionnat en voyant s’activer les serveuses toutes de noir et blanc vêtues et qui semblent diriger les malheureux convives comme dans un ballet sado-maso.

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Pour me consoler de ce choix malheureux (ce n’est pas l’onglet de Camdeborde…), Céline me fait lire avec jubilation l’édito de Thierry Guichard dans Le Matricule des Anges : « Le Pauv’ con et le bling-bling » : Qui était l’interlocuteur en question, un visiteur, un badaud, un retraité ?   
Et cette phrase d’une sémantique ambitieuse : « On remarquera que l’algarade entre le petit président et le badaud a eu lieu après que ce dernier a demandé qu’on ne le touchât point (« Qu’on » désigne le président, ou plutôt Sarkozy est ce « qu’on »).

L’illustrateur belge Pascal Lemaître a imprimé un tee-shirt avec une vache qui dit à un cochon : « Casse-toi pauvre con ! ». Les 300 exemplaires ont été vendus en une journée au Salon de l’Agriculture. Ce tee-shirt est déjà en cours de réimpression...

Je n’aime pas revoir les femmes qui nous ont fait du mal. Aussi, j’ai décliné au dernier moment, l’invitation de Daniel Vignat aux caves Saint-Sabin. Daniel, magnanime, me répond avec humour :

----- Message d'origine ----
De : VIGNAT Daniel
À : GENZEL David
Envoyé le : Jeudi, 6 Mars 2008, 19h11mn 18s

Cher David,

Merci pour ton absence finalement amicale.
C’est ce que mon ami Jean Carteret appelait :
« la présence de l’absence ».
        Bien à vous
                                                
Daniel

 

 
David et Céline vont dans le même bateau.

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David Genzel - dans Culte
6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 15:41

Céline n’avait pas aimé notre dîner de la Saint-Valentin chez Saudade aux Halles. Elle n’a nullement goûté les représentations théâtrales de Pessoa auxquelles je l’ai conviée. Même la prestation de François Marthouret aux Bouffes du Nord l’a laissée indifférente. Et le suicide récent de Gilles Dao fondateur de la Compagnie Pessoa n’a rien fait pour tonifier l’hétéronyme aux yeux de ma bien aimée. Et pourtant, lorsqu’Alain Z., le frère de l’ambassadeur itinérant des Droits de l’Homme, se rend à Lisbonne pour un voyage d’affaires, nous lui recommandons expressément le Café Pessoa !

----- Message d'origine ----
De : Alain Z. 
À : David G.
Envoyé le : Jeudi, 6 Mars 2008, 7h50mn 17s
Objet : de Lisboa

Bonjour David et Céline,

Comme promis quelques photos de cette adresse merveilleuse que vous m'avez faite découvrir !
Et un petit clin d'œil en passant...

Amitiés

Alain

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Décidément, notre président adore le foot. Hier, il a reçu à l’Elysée Michel Platini qui a évoqué avec lui « la lutte contre le hooliganisme, le racisme, le blanchiment d’argent, la corruption, l’homophobie… toutes les choses qui sont à bannir des stades de football ». Platini, Wenger, décidément… notre président a tout l’arsenal du foot ! Espérons qu’il n’aura pas l’angoisse de l’arbitre au moment du ralenti de la vidéo !

On parle beaucoup de remaniement. Le grand rêve guydebordien serait que notre vénérable président nomme Roselyne Bachelot à Matignon ! Ainsi, aborderions-nous le printemps avec optimisme !

Dans France Soir, Jean-Marc Restoux, le candidat SDF de Saint-Germain, a le soutien de Louis Garrel. D’ici à ce que Carla vienne rejoindre son « beau-frère », il n’y aura plus d’après à Saint-Germain. Céline croise Florian Zeller, et me dit :

-         Il était au mariage de Carla, puisque sa compagne était témoin de la mariée !

Céline sort de La Hune, avec une carte postale d’Yves Yacoël : Jardin effervescent.

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L’une de mes revues cultes, L’Unebévue, 29 rue Madame, sort en cahier rattaché au numéro 25, Santé ! Sporté ! Clarté ! Traduire Elfriede Jelinek, par Elisabeth Kargl. D’après moi, Lust est LE LIVRE.  

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Tautologie : Céline boit de l’eau de source Céline.

Coup de fil des parents de Céline :
          -     Notre président est à Vesoul, il s'est posé à la BA-116 de Luxeuil !
Sarko a voulu voir Vesoul, il a vu Vesoul... ! mais sans Parisot !


 David et Céline vont dans le même bateau.

 

 

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David Genzel - dans Culte
5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 13:37
Céline a coutume de me répéter cette tautologie :

-         Les histoires juives, il n’y a que les juifs qui peuvent les raconter !

Titre du Parisien : « Goldenberg, c’est fini ». Et tout de suite, je ressors à Céline ce witz proverbial de notre ami Armand Morgensztern à Patrick Goldenberg :

-         Ta bouffe est tellement mauvaise, que même sous l’Occupation, tu n’aurais pas eu droit à une étoile !

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Et pour expliciter à Céline l’attitude par trop désinvolte de notre président lorsqu’il a rencontré Benoit XVI, je surenchéris :

-         Pendant la dernière guerre, un soldat allemand va tuer un soldat polonais. La main de Dieu se pose sur l’épaule du soldat Allemand :

« Ne l’abats surtout pas ! 

- Qu’aurais-je en échange ?!

- Tu le remplaceras… ».

-         J’ai une autre tautologie, rajoute Céline : le pamphlet de Léotard ! Ca va mal finir pour Sarkozy, écrit-il, pourquoi, lui a bien fini ?!

-         En Léautaud !

Petit déjeuner habituel au Flore ce matin : Marine Jacquemin, Pascal Bruckner, Maurice Szafran, toujours sans aucune Marianne, Pascal Rostain, sans tenue de camouflage.

Nous feuilletons le splendide numéro d’hiver de Double, le précédent glorifiait Isild Le Besco, celui-ci les amants du Flore : Anna Mouglalis et Samuel Benchetrit :

Deux amoureux de Paris se sont offerts le VIe pour projeter leurs rêves. « De notre appartement, on voit la tour Eiffel, Notre-Dame, la tour Montparnasse, le Sacré-Cœur, un vrai décor à la Bertolucci ».

Dans le même numéro, je parcours un très beau texte d’Emmanuel Cirauqui : « Dandys, not dead ». Au moment même où Céline me montre courriel et invitation de notre dandy préféré : Daniel Vignat :

poissons.jpgSalut les amis,

BLEUSTEIN. A l'époque, après deux ans de direction de création acrobatique, je lui présente une liste de prix et de récompenses. Je m'attends à être encensé. Mais non. Il se contente de me répondre : « c'est bien, continuez mon vieux ! » en me posant la main sur l'épaule. Je suis vraiment déçu, je m'attendais à des lauriers, à une prime, à je ne sais quoi de valorisant. En fait c'était le cadeau d'un Sage. J'ai mis longtemps à comprendre l'importance de la continuité. Pourtant je l'avais déjà lu dans Stendhal, quelque chose comme : « le génie est dans la continuité ».

TERZIEFF. Ce Laurent magnifique. Un jour il se met à dire un texte en plein cocktail. C'était aux Ouvriers du Paradis. Après ce moment unique, je me permets un compliment et lui demande quel est ce beau texte. Il me griffonne sur un papier : Les cahiers de Malte Laurids Brigge - Rainer Maria Rilke. Si ça vous intéresse c'est chez POINTS avec une préface de Patrick Modiano.

A la prochaine,
Amitié

Daniel

Jacques Séguéla n’hésite pas à voir « du Sarkozy dans Claude François. Il aurait fait un formidable président moderne. Il avait le même activisme, la même énergie ». Il ne reste plus à Séguéla qu’à faire visiter à notre président la gare de Perpignan. Notre président aimera alors le chocolat Lanvin.

Céline est la seule personne à comprendre que j’achète Charlie Hebdo pour un seul article : celui de Philippe Lançon. Toutes les lignes de Beigbeder ne vaudront jamais « coke en stock » de Philippe Lançon de ce jour !  

Notre prochaine toile : L’heure d’été, avec la cultissime Edith Scob.

-       Tu crois, ricane Céline, en prenant son petit air initié, que Pascal Bruckner a été voir le précédent Assayas : Boarding Gate ?!

De :  « CALLEUX Eva »
A : « NAVARRE Céline »
Date : 05/03/08 à 10h55

Bien sûr c'est un recadrage ! (humour d'un matin froid et ensoleillé sur le boulevard Saint-Germain vu de ma fenêtre). Un David Genzel ça ne se recadre pas ! Mais j'aime bien cette photo.  

Bisous de Eva.

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David Genzel - dans Culte
4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 13:48

Ce matin, au courrier, je reçois le nouvel opus de Morchoisne et Rampal : La bande à Sarko (Hors Collection).

Morchoisne.jpg
Le pol-art ! A chaque fois je précise à Céline que Jacques Rampal a été le dernier compagnon de Claude Jade. L’ouvrage en main, je pense instantanément au Eugène Tarpon de Manchette et Tardi.

tardi.gif
Et à chaque fois, je me pose la question marketing : est-ce que Morchoisne va autant vendre avec Rampal qu’avec Gerra ?!

Dans So Foot, la bande à Carla. Les onze joueurs en 4 – 3 – 3 qui composent l’équipe de foot (foutre, dirait Jacques Peyrat !) de Carla. Du numéro 10, notre président, au numéro 2 Jean-Jacques Goldman, en passant par les deux ailiers Charles Berling et Arno Klarsfeld.

Hier soir au Flore, radio nostalgie. Laurent Terzieff encore plus émacié que d’habitude monte à l’étage :

IL Y A des après, à Saint-Germain-des-Prés. Laurent Terzieff le sait, lui qui, depuis des années et des années, vit là, flâneur érudit des librairies nombreuses, curieux de la rue, attentif à ce qui bouge dans la ville, lecteur de journaux, habitué de quelques cafés célèbres. Mais c'est au Flore, au premier étage, qu'il préfère se tenir, heureux dans le chaud brouhaha des discussions. Un bon vin rouge, quelques olives. Les garçons le savent qui le servent avec des douceurs respectueuses sans qu'il ait rien à demander. Il inspire le respect, Terzieff. Il peut être impressionnant, intimidant. Sa beauté en impose. Parfois, fiévreux, hâve, il ressemble aux héros de Dostoïevski. On se souvient alors de ses origines russes. Mais, ces temps-ci, s'il est toujours aussi maigre dans son grand manteau, son costume élégant, il émane de lui une paix et on a même envie d'écrire une légèreté, qui donnent à son visage si bien architecturé, à ses yeux clairs, bleus gris peut-être, quelque chose de la plénitude de la jeunesse.             

Armelle Héliot - Le Figaro - 15/10/2007

Terzieff.jpg
En bas, à sa place habituelle, Arielle Dombasle, ainsi qualifiée par François Simon et Sébastien Le Fol (in : Peoplogie, éditions des Equateurs) :

Elle arrive pile à l’heure en long manteau et courte jupe. Elle retire ses lunettes fumées pour aviser son rendez-vous. Elle s’assied posément, fait un effet de cheveux shampoing volumateur à dégeler un morse. C’est un très beau moment. Irréel, vaguement surjoué mais tellement mieux que la vie ambiante.

Et toujours au Flore, Daniel Cohn-Bendit qui a su voir en notre président le sublime guydebordien : « S’il y a un soixante-huitard à l’Elysée, c’est bien lui ! Jouir sans entraves ? C’est ce qu’il fait. Il n’arrête pas ».

Jean-Pierre Lecoq et Romain Lévy débattent sur la rue de Rennes. J’ai envie de leur poser cette question, style chauffeur de taxi : Que ferez-vous du numéro 1 au numéro 42 ?!

Dans le mercato du Figaro, Oliver Sarkozy passe de la banque UBS à Carlyle. Fils de Paul Sarkozy et de Christine de Ganay, Oliver serait brillant et influent. Carla et Carlyle !

Oliver-Sarkozy.jpg
Nous parlions hier des macarons de Clémence Boulouque. Céline veut davantage s’attribuer Clémence. Il y a trois ans, l’écrivain a été choisie par la marque de luxe contemporaine Céline pour imaginer un sac de sa collection « Les Parisiennes », à l'occasion des 60 ans de cette maison de mode légendaire.

Clemence-Boulouque.jpg

France Football annonce une rencontre Arsene Wenger - Nicolas Sarkozy à Londres à la fin du mois. Pour préparer notre président, Carla ne va pas manquer de lui offrir ce chef-d’œuvre absolu, le football selon Pasolini : Un sacrifice italien par Alberto Garlini (Christian Bourgois).

Un-sacrifice-italien-par-Alberto-Garlini.jpg
De : « Stéphane Million »
A : « Céline Navarre »
Date : 04/03/08 à 10h15


Bonjour Céline,

C'est un bon moyen de se cultiver et d'apprendre des trucs, votre blog. Ca fait plusieurs jours que je suis terré à bosser (et farnienter).
Ca aide bien.

Des bisous
sm

Ah oui le sommaire définitif de Bordel, en exclu, tralala :


Anne-Catherine Fath,

Aurélie Antolini,

Barbara Israël,

Katia Landréas,

Jérôme Attal,

Christian Rol,

Edmond Tran,

Bernie Bonvoisin,

Laurent Richioud,

Thierry Frémont,

Erwan Denis,

Fanny Salmeron,

Gaudéric Grauby-Vermeil,

Gérard Walraevens,

Philippe Bourgoin,

Lucie Maréchal,

Régis Clinquart,

Laurent Boscq,

Louis Lanher,

Philippe Sohier,

Stéfan Liberski,

Thomas Bouvatier,

Roxane Duru,

Victoria Bedos,

Solène Bouton,

Valérie Tong Cuong,

Delphine Bertholon,

Matthieu Jung,

Alexandra Geyser,

Christophe Rioux,

Renaud Santa Maria,

Anne Bernert,

Manon Fort,

Anna Rozen,

Denis Parent

Serge Joncour.

 

 
David et Céline vont dans le même bateau.

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David Genzel - dans Culte
3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 16:52
« Nul n’est petit volontairement », avait coutume de répéter Marcel Bleustein-Blanchet, et il avait tellement raison ! Deux images me restent en mémoire pour justification :

La première, bien entendu, le duo-duel Mitterrand-Kohl.

 

Mitterrand-Khol.jpg
La seconde, plus culturelle, un soir à Bobigny, le couple Pieral et David Warrilow, dans le somptueux Minetti - Thomas Bernhard - et Joël Jouanneau.  

minetti_jouanneau.jpg
Aussi, toutes les attaques démesurées contre la taille de notre président, me semblent dérisoires. Technikart a cru consacrer un numéro sur la psychanalyse de notre président. En ce cas là, chercher un autre éditeur que Scali pour valoriser la discipline lacanienne !

Quand je lis dans Le Monde Sophie de Menthon « appeler notre président à la dignité de sa fonction », je me dis que son mouvement de menton est par trop mussolinien et que je préfère l’éthique de la native de Luxeuil-les-Bains, à l’Ethic de notre fausse Madame de Ségur !   

Superbe portrait d’Helena Marienské par Luc Le Vaillant dans Libé de samedi :

« Soit une fellation forcée qui se termine par le tranché net de l’objet contondant. Fait divers avéré réinterprété à la manière de… Céline ».

Je dis à ma chérie :

-         J’espère que tu ne te prêteras pas à ce pastiche !

Le 20 mars, jour du Macaron. A l’origine de cette idée, le pâtissier Pierre Hermé offrira à tous ses clients des macarons rouges. Les dons iront à la Fédération des maladies orphelines, avec pour objectif de récolter plus de 100. 000 €. Céline me ressort instantanément le Clémence Boulouque : Au pays des macarons.
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Céline revient du Bon Marché avec quatre mignonnes assiettes et elle me dit surtout :

-         Il y a à l’espace horlogerie-joaillerie une superbe exposition Andy Warhol par Ron Galella : That’s great ! Jusqu’au 22 mars.  

Andy---Truman.jpg
Dans le JDD Paris, un petit article pertinent sur La Crêmerie, 9 rue des Quatre-Vents. Le restaurant mouchoir de poche ferme impérativement à 22h.

William Ledeuil, de Ze Kitchen Gallery, 4 rue des Grands-Augustins, va pouvoir fêter sa première étoile au Guide Michelin. Honoré par Les Gastronomades, William a bien su faire le travail de Ledeuil !

L’objet de la semaine, d’après Femina : les bottes de pluie pour enfants et mamans, à paillettes et parfumées, disponibles chez Boatilus, 18 rue du Dragon.

Céline a pris mon plus vilain défaut, acheter un livre pour sa jaquette ! Et elle me montre le Louise de Vilmorin, illustré par… Pierre Le Tan !

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Alain Robbe-Grillet a été enterré à la manière de Mozart. Et Céline me dit :

-         On trouve déjà son « Priez Porno » à moitié prix à la librairie du Dilettante

 

 

David et Céline vont dans le même bateau.

 

 

 

 

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David Genzel - dans Culte
2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 11:19

Luxembourg-1967.jpgLe Luco, tout juste avant mai 68 (photo prise par le Nelson Algren de Céline).

----- Message d'origine ----
De : SCHROEDER Henri-Christian

A : GENZEL David
Envoyé le
29/02/08 à 16h29
Objet : 1er FESTIVAL ICONOCLASTE DE LA RIVE GAUCHE !

Le 1er FESTIVAL « ICONOCLASTE » DE LA RIVE GAUCHE !

Les Mercredi 18, Jeudi 19, Vendredi 20 & Samedi 21 Juin 2008, à l' occasion de la 27ème Fête de la Musique, aura lieu le 1er « Festival Iconoclaste de la Rive Gauche »  de musique « cross-over » dans les jardins du Luxembourg !

Ce 1er festival de musique transposée (... d'un genre à l'autre) rendra un hommage « jazzy » à la chanson française :

- Mercredi 20 Juin: hommage du jazz à Aznavour,
- Jeudi 19 Juin: hommage du jazz à Jacques Brel,
- Vendredi 20 Juin: hommage du jazz à Georges Brassens,
- Samedi 21 Juin: hommage du jazz à Serge Gainsbourg.

Ces concerts auront lieu chaque soir derrière le Palais du Luxembourg, précédés par un cocktail d'accueil à l' « Orangerie », et suivis d'un souper aux chandelles autour du grand bassin du jardin du Luxembourg.

 -         Ma sidération avec toi, me dit Céline, c’est comment tu peux passer en quelques heures d’une soirée privatisée en petit comité élitiste à la Galerie des Glaces de Versailles aux Championnats du Monde 2008 de Full Contact, au nouveau gymnase de Bagnolet !

Galerie-Versailles.jpg                                             Photo prise au téléphone-portable par Eva Calleux.

-  Un seul mot : le duende ! Gérard, qui a organisé la visite de Versailles, ou Farid Khider, qui a combattu pour obtenir sa quatrième ceinture mondiale, ont le duende ! Tout ce qu’ils touchent auréole la réalité prosaïque !

Farid.jpg
 

Hier, nous sommes allés revoir le Rembrandt de Charles Matton, à L’Arlequin. Dans la longue file d’attente, l’animateur du cinéma nous a prévenu que Charles Matton ne pourrait pas venir répondre aux questions de l’assistance parce qu’il venait de subir une opération, qu’il n’était pas totalement encore remis, et qu’il avait présumé de sa date de sortie. Sylvie Matton heureusement était là, Charles n’avait subi qu’une opération de la cataracte ! J’ai adoré revoir ce film avec Céline, parce qu’à chaque fois je comprends mieux pourquoi j’adore partager la vie d’une compagne aussi jeune : elle a reconnu dès le premier plan Ludivine Sagnier dans un de ses premiers rôles et m’a désigné Franck de La Personne comme le comique qui avait dîné avec nous à Angoulême aux Gastronomades ! La vraie fraîcheur, telle Romane Bohringer avec Rembrandt dans le film.

Rebrandt-Matton.jpg
En sortant de la projection, des groupies du quatrième âge entouraient Sylvie Matton et se lançaient dans des comparaisons convenues avec le film de Greenaway. Nous avons vite fui cet aréopage, incapable de voir le film sans les béquilles d’une pédagogie ! Et pourtant, ce n’était pas la séance de Claude-Jean Philippe !

----- Message d'origine ----
De : MATTON Sylvie   
À : GENZEL David
Envoyé le : Dimanche, 2 Mars 2008, 1h34mn 35s


Merci beaucoup...
Ludivine et Franck ? eh bien... parce qu'ils étaient parfaits dans leur rôle, non ?
Mais on en parlera de vive voix n'est-ce pas. Oui ces veuves aiment le cinéma...

Merci d'être venus.
Amitié.

Sylvie

Phébus vient de ressortir Flirter au Bon Marché de Gertrude Stein (c’est au Bon Marché que Céline m’a offert la litho de Gertrude Stein de Lustig). Claude Grimal, dans le dernier numéro de La Quinzaine Littéraire, se permet ce commentaire pudibond :

« Encore une femme de lettres nue. Après Simone de Beauvoir déshabillée en couverture du Nouvel Observateur, c’est au tour de Gertrude Stein, l’auteur américaine, en couverture d’un recueil de ses œuvres intitulé Flirter au Bon Marché. Certes, il ne s’agit pas d’une photographie ni même d’un portrait posé, mais d’un tableau peint en 1996, 50 ans après sa mort, par Leonard Breger. Flirter au Bon Marché, sous sa malencontreuse jaquette, montre l’écrivain assise de face, entièrement dévêtue, le sein gauche brutalement coloré de jaune, les cuisses s’ouvrant sur un entrejambe violet ».

Gertrude-Stein.jpegJe ne peux que renvoyer Claude Grimal à la vision du Rembrandt de Matton et de Breger !

hommage-to-Rembrandt.gifSi Claude Grimal jouissait d’une ironie lacanienne, la réponse adéquate : le patron du Bon Marché s’appelle Philippe de Beauvoir !

Céline :

-         Philippe de Beauvoir, comme nous, est un habitué de Casa Bini !

Hier, après le Rembrandt, nous avons déjeuné à la terrasse d’Yves Camdeborde. Amusant de lire en même temps dans Le Monde 2 :

« Excellente nouvelle pour ceux qui ont renoncé à trouver une table au Comptoir de Camdeborde, L’Epigramme vient d’ouvrir à 200m, 9 rue de l’Eperon. Et la joue de bœuf de L’Epigramme est la révélation du Petit Lebey 2008 ».

Mais Céline, qu’Yves Camdeborde embrasse toujours comme du bon pain, n’abandonnera jamais le Comptoir !

Ce matin, le Flore au petit déjeuner, nous a semblé bien vide sans Alain Ayache.

----- Message d'origine ----
De : "contact@mediapart.fr" <contact@mediapart.fr>
À : GENZEL David <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Samedi, 1 Mars 2008, 23h09mn 15s

Merci beaucoup pour vos sympathiques posts.

Alors dites-moi pourquoi vous petit-déjeunez aussi souvent au Flore ?  Je n'y suis jamais allé : ce n'est pas encore dans mon budget !

Puis-je vous demander si vous êtes journaliste ? En tous cas, une personne très cultivée et avec beaucoup d'humour.

Bien cordialement,
Jordan Pouille, journaliste "société" à Mediapart.fr

-         Réponds-lui que Laurent Leger de Bakchich y est sans arrêt, et que nous pourrions inviter Jordan pour l’initier !

Isabelle, ma libraire préférée de La Hune, me dit que le Eric Laurrent Renaissance italienne (Minuit) et le Gilda Piersanti Jaune Caravage (Le Passage) seront à l’office du 6 mars. Isabelle a un sourire de renaissance italienne. Céline rebondit sur Isabelle, sort un instant de l’Odéon, et me montre avec ravissement un entrefilet dans Femina concernant la galerie d’Isabelle Laverny, 24-26 rue Guersant, dans le XVIIe :

-         j’y ai choisi tant de cadeaux… !

Benoit Meyer nous propose d’aider un de ses amis chanteurs :

----- Message d'origine ----
De : MEYER Benoit <meyersports@gmail.com>
À : GENZEL David <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Vendredi, 29 Février 2008, 16h09mn 37s
Objet : Music !

Salut David,

Quel bonheur de lire ton blog, c'est toujours « quelques grammes de finesse dans un monde de brut ! »

Je souhaitais te faire découvrir un ami chanteur qui mérite d'être connu, il s'appelle Bensé : http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=51768022

 et écoute « Sa peau ».

Il va sortir son premier album en mars ou mai... si parmi tes relations, tu connais quelques personnes pouvant lui ouvrir les portes de la TV, radio...

En te remerciant par avance... si tu veux en savoir plus sur lui, I'm here !

Benoit MEYER au Stade de France demain !

Au marché bio, la jeune crêpière métissée au sourire éclatant, nous sert notre crêpe tendresse… Une fois de plus, nous fondons.

 

 
David et Céline vont dans le même bateau.

 

 

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David Genzel - dans Culte
29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 14:40

deneuve.jpg
Petit déjeuner au Flore ce matin, table voisine, Georges-Marc Benamou, qui ne portait pas une grande serviette blanche pour manger ses croissants. Je ne peux pas manquer de montrer à Céline cet indiscret :
« Non, Georges-Marc Benamou n’est pas un people. La preuve ? Une série de photos de paparazzi du conseiller de l’Elysée avec sa nouvelle compagne, la comédienne Elsa Zylberstein, a été proposée à des magazines spécialisés, mais aucun n’a fait d’offre ». 

Il ne reste plus qu’au « bâton de Bergé » d’aller visiter l’exposition André Cadere au musée d’Art Moderne, pour aller se faire remarquer !

cadere-portrait.jpg
Ironiquement, Céline me demande :

-         Est-ce que le film d’Elsa sur le speed-dating a bien marché ?!

Céline passe à La Hune acheter Banana Love d’Elisabeth Crane (Phébus).

Banana.jpgElle en revient :

-         J’y ai croisé André Glucksmann qui venait de prendre un livre sur Goya et la revue Commentaire.

-    Lui as-tu dit que sa pub de première page du Monde sur les juifs hongrois et Sarkozy était particulièrement de mauvais goût ?!

Céline minaude :

-         Gaspard Uliel est à la terrasse du Flore, tu sais, celui qui a joué avec ton cultissime Anthony Hopkins !

Jean Todt, le patron de Ferrari, entouré de ses copains, a célébré le 25 février ses 62 ans au 21, rue Mazarine, le minuscule et déjà côté restaurant de Paul Minchelli.

Dans Libé, un titre qui fait rougir Céline : Céline, la grande métamorphose : « La première mini-émeute avec chute de paparazzi japonais a eu lieu hier pour le défilé Céline ».

Rue Casimir Delavigne, sur la porte de La Cambuse, sa cantine, une affiche pour le récital de Charles Dumont à L’Européen en avril. Je dis à Céline :

-         Et tous ceux qui m’accompagnent à ses soirées en conviennent : il n’y a que Michel Hermon qui sache évoquer Piaf.

Hermon.jpg
Pour sa première sortie humanitaire, Carla ne portait pas le cadeau auvergnat de notre président, le cabas Vuitton, mais un sac en toile de jute 100% bio avec son prénom sur l’épaule : cadeau des ouvrières.

Leibovitz.jpg

Après le con, le foutre. La mode est au nom d’oiseau. Une vidéo diffusée hier sur Wat.tv montre Jacques Peyrat, le député-maire de Nice, répondre à une personne : « Ta gueule va, va te faire foutre, pétasse va ». Sait-il, ce brave homme, qu’une fille bien  foutue est une fille bien baisée ?! Un con bien foutu n’est sûrement pas de l’apanage du maire de Nice ! Aux niçois qui mâle y pense !

Agence Paris 6, 103 rue de Sèvres. Proposition de deux appartements Saint-Germain-des-Prés : Croix-Rouge et Luxembourg. Lecoq et Lévy vont-il faire monter les enchères ?

Christophe Barbier va jouer au théâtre Michel le rôle d’un mari cocu. Carla Bruni, qui a permis à notre barbier de Séville, de réussir le jackpot avec sa récente interview dans L’Express, fera-t-elle de l’humanitaire en assistant à cette représentation ?  

Hier après-midi, nous sommes allés au salon-loft, situé au dessus du Cinéma du Panthéon, 13 rue Victor Cousin, conçu et décoré par Catherine Deneuve. Tout y est parfait, tout y est sublime, le magnétisme de la serveuse, la musique de Chris Isaak, et en bonne adepte du pouvoir d’achat, Céline m’a confié :

-         Ces nectars d’Alain Milliat sont de loin les moins chers de tout le quartier !

Cinema-Pantheon.jpg
Je termine ce billet avec une certaine tristesse. Pour moi, Ariane Mnouchkine était quelqu’un d’important. Or, l’entendre déclarer à l’Odéon qu’« annuler le gel ne serait qu’une victoire de chauffeurs de taxi » m’a littéralement écœuré. J’espère qu’elle est repartie à pied. En tout cas, jamais dans notre bateau.

 

 David et Céline vont dans le même bateau.

 

 

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David Genzel - dans Culte
28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 10:47

fromage-de-tete.JPG
En ces temps agités de Salon de l’Agriculture, il m’est plaisant d’apprendre que mon charcutier de la rive gauche s’installe à Manhattan. Gilles Vérot, 41 ans, la star du fromage de tête, vient de s’installer à Broadway, entre la 63rd et 64th Street. Ainsi, le porc salue : Pasolini et Porcherie (festival Pasolini toutes les semaines à L’Accattone, 20 rue Cujas). Céline, qui n’a jamais vu un seul Pasolini, est émue de savoir Jean-Pierre Léaud jouer dans Porcherie.

porcile.JPG
Gilles Chatelet, dont la vie s’est malheureusement interrompue comme celle d’Edouard Levé, avait également pensé sur les porcs. Je me souviens de lui en trouvant chez Rieffel le numéro 581 des Temps Modernes avec son texte sublime « Du chaos et de l’auto-organisation comme néo-conservatisme festif ».

Gillles-Chatelet.jpgCons et néo-cons :

----- Message d'origine ----
De : MATTON Sylvie
À : GENZEL David
Envoyé le : Mercredi, 27 Février 2008, 12h21mn 12s

Cher David,

A propos de cons, une mignonne. C'est une petite phrase de François Perier, qui mettait sans doute un point final à des conversations, et ce devait être là son unique propos - espérons que des post-féministes n'y verront pas une dérive machiste, bien trop évidente pour être. Il faut bien sûr entendre François Perier « sérieux », dans un contexte qui ne l'était pas moins : ... oui mais il faut bien admettre... qu'il y a plus de cons que de femmes.
Bonne journée.

Sylvie

La presse s’acharne sur le gardien de but du PSG, Mickaël Landreau. Il n’a pas la chance d’être un vieux routier du sms !

Penalty.jpgExcellent, vraiment excellent, compte-rendu du « règlements de comptes à l’Odéon » par Armelle Héliot dans Le Figaro. Les dernières lignes relativisent tout :

« En sortant, on apprenait la mort, à 93 ans, du grand Hubert Gignoux, l’un des hommes de théâtre les plus importants du XXe siècle en France. Autre temps ».

Je n’oublierai jamais, vraiment jamais, Hubert Gignoux et Maurice Garrel dans Villa Luco de Jean-Marie Besset, mise en scène de Jacques Lassalle, De Gaulle et Pétain.

Villa-Luco.jpg
En revenant de La Pâtisserie Viennoise, Céline tombe sur Marianne Denicourt, boulevard Saint-Germain. L’ex actrice fétiche de Desplechin disait à un couple d’amis :

-         Je sors le chien de mon fils !

Ce soir, nous allons voir La ronde de nuit de Peter Greenaway à L’Arlequin, et samedi à 11h, nous retournons à L’Arlequin revoir le Rembrandt de Charles Matton, en présence de l’artiste.

----- Message d'origine ----
De : MATTON Sylvie
À : GENZEL David
Envoyé le : Mercredi, 27 Février 2008, 15h43mn 24s
Objet : Rembrandt

Rebonjour David,

Le "Rembrandt" de Charles Matton ressort au cinéma L'Arlequin à l'occasion de la sortie de "La Ronde de nuit" de Greenaway. En pièce jointe une interview de Charles dans le Télé Obs de demain.
Bien amicalement.

Sylvie

Dans Citizen K, un très beau texte de Rémi Guinard, sur le Warhol Spirit de Cécile Guilbert : « Andy au paradis ». Simultanément, Sylvie Matton nous délivre LA photo :

----- Message d'origine ----
De : MATTON Sylvie
À : GENZEL David
Envoyé le : Mercredi, 27 Février 2008, 16h47mn 18s

Le livre de la semaine, du mois peut-être, pourquoi pas de cette décennie ?
J'ai demandé son avis au photographe avant de vous l'envoyer (en pensant bien sûr que vous aimeriez...). Il s'appelle Nicolas Guilbert et il a un talent fou (les autres sont sur la photo, les citer serait de trop n'est-ce pas ?...) Quant à Cécile Guilbert, elle est sublime aussi à regarder, mais ça ce sera pour plus tard. Ne pas se laisser troubler par le plumage pour la lire ! ...

Amitié.

Sylvie

Serge--Isabella-et-C-cile.jpg(c) Nicolas Guilbert

 

Dans Le Point, le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy, toujours aussi BHLien :

« Le mystère, c’est Obama. Je le connais un peu. Et je l’ai connu, surtout, à un moment, juillet 2004, où personne ne parlait encore de lui et où les organisateurs de la convention démocrate le tenait pour quantité si négligeable qu’ils programmaient son discours en toute fin de soirée… »

En kiosque, le numéro 8 de La Bougie du Sapeur, le périodique paraissant tous les 29 février.

Bougie-sapeur.jpg

-         Elsa Zylberstein et Georges-Marc Benamou, décidément... plus rien de m'étonne ! s'exclame Céline. Va-t-on les croiser sur le Champ de Mars ?!

Céline ressort de La Hune avec Exporama à la main, le premier magazine gratuit sur l’art à Paris, où nos endroits du VIe appréciés sont bien référencés : le Goethe Institut, la galerie Loevenbruck, la fondation Dubuffet, la galerie Salvador… Et Céline, espiègle :

-         Et la fondation Rustin, nous y allons quand ?!

 

David et Céline vont dans le même bateau.

 
 

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