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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 09:27
Modiano, par Pierre Le Tan

Storytelling et name-dropping, sont les deux mamelles de notre logorrhée actuelle. Guy Sitruk, dans France Football, en donne un merveilleux exemple :

« Même Sébastien Bazin, patron de Colony Capital, l’actionnaire principal du PSG, semblait au bord des larmes quand les parisiens ont ouvert le score. Qu’un homme d’affaires puissant ait été à ce point touché par le sauvetage miraculeux du club parisien, montre que la drôle d’aventure vécue par le PSG a une dimension humaine positive ».


Si le PSG avait perdu, les journaux auraient pu titrer : « Le martyr de Saint-Sébastien » ! Si Bazin avait invectivé le président de Sochaux comme l’a fait son directeur sportif, un autre titre aurait été proposé : « Bazin, vipère au poing » ! Donc, aujourd’hui, il faut mettre de l’émotion partout, et encore plus avec des personnages andywarholiens. Je réfléchissais à cette emprise en écoutant hier soir André Marcon lire Dora Bruder de Modiano au musée d’art et d’histoire du judaïsme.



Atmosphère recueillie dans l’auditorium rempli. Une liste de noms, mais là, on ne distribue plus de cartes de visite, on se remémore des souvenirs poignants. Et j’étais heureux de ne pas avoir « surjoué » André Marcon aux yeux de Céline, pour moi le dernier grand acteur de théâtre vivant. « Des noms, tous des peudos » disait Romain Gary.

En rentrant de la rue du Temple, nous croisons Olivier Py rue de l’Odéon. A pied. Pas dans la DS noire qu’il a mise sur scène pour L’Orestie, et que nous avions vue arriver la veille, pour les décors.



Céline revient de La Pâtisserie Viennoise où petit déjeunait d’un strudel aux pommes au comptoir, Dominique Gaultier, toujours dans des tenues aux couleurs improbables. Comme on dit à la pétanque : « Il a gagné la consolante et a perdu la belle ».   

Après la déception des Citronniers, le bonheur de cette critique cinématographique de Richard Peyrat. Céline me sidère, elle connaît les Straub !



Message du 19/05/08 à 17h28
De : PEYRAT Richard <r.peyrat@noos.fr>
A : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>

Objet : My father... late

Vision tardive de My Father, my lord... donc quelques mots (promis) rédigés un peu à la hâte. Absolument exceptionnel, surtout pour un premier film. Pas facile, en plus, de vendre un synopsis qui parle d'une famille juive orthodoxe, chez laquelle l'amour est présent et où l'ordre (divin) règne. Et pourtant le premier plan révèle le propos. Cadré serré (pas pour faire moderne) mais pour poser une oppression qui pour nous, spectateurs, ne nous lâchera pas. (Ce climat fait penser à Family life de Ken Loach, où la aussi tout n'est qu'amour). Et dans le drame pressenti nous savons, que cette fois, la main de Dieu n'interviendra pas pour l'espoir et la foi d'Abraham ! Et la chronique de cet « accident » est terrifiante et sublime. Pour ce peuple du livre, même la chute de ceux-ci poussés par la femme, ne peut remettre en cause l'espoir de cet ailleurs à venir.
Comme dit Straub : « Il faut choisir entre l'espérance et le destin ».
Amitiés.

Richard


Yves Simon nous offre une perspective vidéo chrétienne de Chris Marker :

----- Message d'origine ----
De : SIMON Yves <yvesimon@club-internet.fr>
À : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>
Message du 19/05/08 à 14h55

David,
Quelques nouvelles du Vatican que m'envoie Chris Marker (qui raffole de la presse internationale) et que je te transmets afin que tes lecteurs puissent sourire à leur tour. Car si « Jésus, fils de Dieu, s'est fait homme pour nous sauver », j'espère qu'il a fait de même pour les millions et milliards d'extra-terrestres dont pour l'instant nous ignorons l'existence. Sinon, pour eux, ne les attend que l'enfer !

Amitiés.

Yves Simon
.

CITE DU VATICAN, 14 mai - RIA Novosti. Il est possible de croire tout à la fois en Dieu et aux extraterrestres, estime le père jésuite José Gabriel Funes, directeur de l'Observatoire du Vatican, dans une interview au journal du Saint-Siège, l'Osservatore Romano. « Il est parfaitement possible de croire en Dieu et aux extraterrestres. Il est également possible d'admettre l'existence d'autres mondes, même plus évolués que le nôtre, sans remettre en cause la foi en la Création, en l'Incarnation et en la Rédemption », a-t-il affirmé. Selon Mgr Funes, « tout comme il y a une multitude de créatures sur Terre, il pourrait y avoir, dans l'univers, d'autres êtres créés par Dieu ». « Cela ne contredit pas notre foi », a-t-il ajouté. « Tout comme nous considérons les créatures terrestres comme des « frères » ou « sœurs », pourquoi ne parlerions-nous pas d'un « frère extraterrestre » ? Il ferait quand même partie de la création », a fait remarquer l'astronome en chef du Vatican. Evoquant la question du salut de l'âme chez les extraterrestres, Mgr Funes a noté que ceux-ci pourraient ne pas en avoir besoin en raison de leur « harmonie totale avec le Créateur ».

Axel Brucker nous propose la scène des tee-shirts mouillés :

----- Message d'origine ----
De : Trailers Museum <trailersmuseum@wanadoo.fr>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Dimanche, 18 Mai 2008, 18h41mn 49s
Objet : Pour Céline

Céline dit à propos du succès T-shirts 64 :
Tu vois, le poids des numéros de département par rapport aux années historiques comme 68 !

Mais elle ne perd rien pour attendre ! Car l'an prochain, on fêtera le quarantième anniversaire de... 69, si bien chanté par Gainsbourg et Birkin. Et là, on verra pour les T-shirts, enfin pour ceux qui garderont leur T-shirt.

Axel


Elle nous signale l’ouverture du hammam Pacha dédié sept jours sur sept à la beauté des femmes sur plus de 500 m², 17 rue Mayet. L’entrée est à 35 euros, et le forfait basique (entrée, savon noir, gant de gommage et gommage) à 60 euros. Le tout sans rendez-vous.


Alice Taglioni a remporté le tournoi de poker de charité du festival de Cannes organisé par le groupe Partouche à la villa du Vip Room, en battant en finale Woody Harrelson. Pour sa victoire, elle a empoché un million de dollars qu’elle va reverser à une œuvre caritative.



Avec Ils ont tué Pierre Overney, Morgan Sportès a même divisé la rédaction de Libé :

« On a du mal aujourd’hui 30 ans et quelques plus tard, à imaginer l’énormité du crétinisme maoïste qui sévissait à l’époque en France, dans les media, la littérature, l’art, les sciences sociales, le cinéma ».

C’était l’époque où certains germanopratins arrivaient à parler le français avec l’accent chinois.


J’avais cru apercevoir l’ami Richard Zrehen à la projection des Citronniers à La Pagode. Son physique, son caractère, son style. Mais ce n’était pas lui. 

Message du 18/05/08 à 21h31
De : ZREHEN Richard <r.zrehen@gmail.com>
A : GENZEL David <david.genzel@voila.fr>

David,

J'étais dans le Perche chez Michel Desgranges, président du directoire des Belles Lettres, en train de parler livres, culture et généralisation effrayante de la demande de contrôle par des individus à peine libérés des religions comme contraintes et des totalitarismes qui ont marqué le XXe siècle, remplacés par un hygiénisme proliférant, des ceintures de sécurité à l'interdiction de fumer dans des lieux privés ouverts au public, en passant par l'hypostase du « principe de précaution ». Ce n'était donc pas moi posant ces questions intelligentes et discrètement irritées à propos d'un film dont le thème ne me plaisait pas... Périssent tous les citronniers si c'est la condition pour que les arabes palestiniens soient empêchés de poursuivre dans la voie qu'ils ont choisie dès les années 20 (cf. mon dernier billet du
11e blog, par exemple). Mon hypothèse : le séfarade sombre et tourmenté existe à plus d'un exemplaire.
Amitiés,

Richard


Je recommande une fois encore Le Bureau d’études de Christian Gatard.

Message du 18/05/08 à 01h34
De : GATARD Christian <christiangatard@gatardresearch.com>
Copie à : HEBERT Michel <michel.hebert@jumpfrance.com>
A : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>

Michel dis moi où j'envoie !

Et ce débat, on se le fait au plus tôt ! Croisements de nos sites et blogs respectifs, principe de plaisir oblige... Et pour nos promos, on recommande à tous nos réseaux d'aller les acheter en librairie... principe de réalité oblige ! Nos éditeurs seront contents.

PS : Dru a beaucoup aimé mon bouquin, Quénard va être fan, Consigny adore, Berville se délecte... J'attends ton verdict avec émotion. Quant au tien je me régale d'avance... Tu comprendras pourquoi.

Bien amicalement à vous deux,


Christian

 

 

 

David et Céline vont dans le même bateau.

 

 

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David Genzel - dans Culte
18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 18:21

Pour nous rendre à l’exposition d’Annette Messager, nous passons par la rue des Beaux-Arts. Céline aperçoit, sortant d’une grosse voiture noire, BHL. Il se rend à la porte d’un immeuble, sonne à l’interphone. Attend la réponse. Et s’écrie : « papa ! » avant qu’on ne lui ouvre. Il allait déjeuner chez Justine.

Nous prenons une salade à La Charrette, endroit fréquenté par Kate Moss, et nous nous rendons au vernissage. A l’entrée des Beaux-Arts, je fulmine. Plein de journaux en vrac : Le Figaro, La Croix, Le Journal des Finances. Au moins les gratuits ne sont pas déposés comme des paquets clandestins. Céline cependant se réjouit de récupérer un article sur Cannes d’Eric Neuhoff dans Le Figaro. Elle me demande désormais de tous les lui garder. Nous pénétrons dans le cabinet des dessins Jean Bonna et nous tombons sur… Agnès Levy, qui venait admirer l’accrochage Messager. Agnès :

-         Mon cousin Romain Levy, l’ex-candidat à la mairie du VIe, m’a demandé l’autre jour qui tu étais… !


Hier après-midi, un des chocs de l’année : les 5h30 d’Angels in America, la sublime pièce de Krzysztof Warlikowski.


Dans Libé, René Solis a raison d’écrire : « Ces presque 6 heures en polonais surtitré passent à tire-d’aile : de l’art de côtoyer l’apocalypse avec le sourire ». Je crois que je n’oublierai jamais l’avocat Roy Cohn dans sa descente aux enfers.


Et notre Francis Szpiner du Flore a droit au Parisien et à Rue89 pour sa prestation cannoise.
Dans Le Parisien :
« Le ténor du barreau et chiraquien pure pomme semble apprécier ce retour aux racines ».

Rue89 est plus acerbe :
« C’est dur d’être aimé par des cons rafraîchit opportunément la mémoire tout en amusant, même si le rire est jaune. Avocat chiraquien de presque toujours, Maître Szpiner (présent à Cannes pour la promo !) assure le spectacle en taxant Val et son équipe d’irresponsables, mettant en péril l’intégration en France des populations musulmanes venues d’ailleurs ».

Après nos 6 heures au théâtre du Rond Point, nous rejoignons à dîner notre ami Gérard Gros au nouveau restaurant Nabulione, 40 avenue Duquesne, ouvert depuis un mois. A la table voisine, Guillaume Durand qui aurait pu remarquer les deux livres offerts par Gérard à Céline : Les trois glorieuses : Michèle Morgan, Danielle Darrieux et Micheline Presle (éditions Pygmalion) de Henry-Jean Servat, et Je reviens de te chercher, de Guillaume Musso (Xo éditions), dont une Céline est une des héroïnes. Ce restaurant a un casting de micro-jupes d’enfer !

Ce matin, nous assistons, à La Pagode, à la projection du film israélien Les citronniers. Animation par Jean-Jacques Moscovitz qui vient de publier aux éditions de l’Archipel un livre d’entretiens sur notre président, avec Yann de L’Ecotais : Psychanalyse d’un président. L’assistance monde des A : de Léa à Barbara, pour suivre les pérégrinations de Salma ! J’ai détesté ce film pour un seul plan démagogique : l’héroïne se nomme Salma Zidane. Et dans sa petite maison, un poster de notre Zinedine national ! Un seul plan coupable peut démolir tout un ensemble. Et Céline, une fois de plus m’a sidéré : elle a reconnu l’actrice des Citronniers, Hiam Abbass, pour l’avoir vue dans notre cultissime : Un roman policier !


Malgré la présence du député de Montbéliard, Sochaux a perdu contre le PSG. Et ce matin, j’ai pu prendre mon petit déjeuner tranquillement au Flore en face de Pascal Rostain sans être agressé par Marc, le garçon supporter de Nantes ! Marc, à qui j’ai dit :

-         Allez lire l’article sur Kita, le sulfureux président de Nantes, dans L’Equipe Magazine !

-       Pascal Praud, que j’ai connu tout petit quand je travaillais à La Baule, est venu me rendre visite l’autre jour au Flore ! me répond t-il.

------Message d’origine------
Le 16 mai 2008 13:06,
DE : MEUTEY Charlotte <charlottemeutey@gmail.com>
A : GENZEL David <davidgenzel@gmail.com>

Bonjour mes p'tits Odéonistes préférés,

Voici quelques nouvelles des Mots pour une Mise en Bouche... Gourmande et sans Modération. J'Aime la Presse écrite... je la lis toute et la vis comme un Pêché Mignon... et hier matin, Jolie Surprise pour l'Imaginaire dans Libération Littérature LIVRES V. L'Article de Didier Pourquery s'intitule « Le fruit est dans le verre ».  Intriguée je poursuis. J'y sens Une Bonne Odeur d'Esprit Dada, puissance André Breton, je Grimpe « ti suite » au 3ème degré...  Il s'agit d'un ouvrage de Sylvain Tesson « Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages », Editions des Equateurs, un petit recueil Croustillant... et Pétaradant comme une Belle et Vieille Décapoteuse !!!  ;-) S'y trouvent entre autres « La mouette est un éclat de rire, habillée de blanc qui se moque de la gravité » « Vin : le fruit est dans le verre » « Falaise : la mer au pied du mur » « Géraniums au balcon : pour cacher qu'il ne se passe rien à l'intérieur » « Un jour les sentiers se vengeront d'avoir été battus » « La mer est la descente de lit des fleuves » « Le tapis des toundras séchaient sur le fil de l'horizon » « Dans le vent, les palmiers de l'Atlas époussettent les étoiles »... J'adooooore...  à Croquer... Je Vous invite aussi sur la même page à lire l'article de Claire Devarrieux « On dit une écrivaine, pas une génie... »quand soixante-dix-huit écrivains, plus une, pèsent leurs mots dans deux recueils. Par exemple, Le mot - gentil - Comme disait Al Capone, fin connaisseur des mentalités contemporaines, « on obtient beaucoup plus avec un mot gentil et un flingue qu'avec un mot gentil tout seul ». La langue joue, l'auteur aussi. Tiens, « joug » : Alexandre Dumas fils : « Le joug du mariage est si lourd qu'il faut être deux pour le porter, quelquefois trois ».

Baisers Velours  ;-)

Votre Merteuil au Soleil & Sir Orson

Le mardi 27 mai à 20h, la rue de l’Odéon se déplace à Nancy. Au Palais des Congrès, Pierre Moscovici va débattre avec Régis Debray ! Ils auraient eu meilleur temps de se retrouver aux Editeurs !

Céline :

-     Explique-moi pourquoi Alice Taglioni et Jocelyn Quivrin ont tenu à des photos, séparés, à Cannes ?!

Sa diaspora le conduit du Cherche-Midi au Flore. Il publie Bouts lambeaux (Arthaud) avec le cd de son film : C’est beau une ville la nuit. Cet homme là m’émeut, même quand il mécène les Don Quichotte !


------Message d’origine------
Message du 17/05/08 à 16h50
De : GATARD Christian <christiangatard@gatardresearch.com>
A : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>
Objet : lendemain de fête…

Cher David,

Il semble, dis donc, que mon dernier bouquin a quelque vocation à lever des coins de voile. Stratégies (tu me l'avais annoncé et je t'en remercie) écrit cette semaine avoir dévoré Bureau d'études, récit des coulisses du cabinet d'études qualitatives Gatard & Associés par son président-fondateur, Christian Gatard (éditions Impressions nouvelles). Ce dernier lève un coin du voile sur les relations entre les marques, les agences de publicité et les sociétés d'études par petites touches impressionnistes. Instructif et distrayant.
Ton clin d'œil à ma dédicace dans ton blog ne lèverait-elle pas un autre coin de voile - sur le futur de l'écrit, cette fois ? Le stylobille utilisant le scan comme prothèse. De l'écrit comme autrefois, sur l'écran... que du bonheur. Serait-ce un des signaux faibles dont sont friands les prospectivistes ? En tout cas c'est le thème de mon prochain bouquin... il faut qu'on en parle.
As-tu visité mon « cabinet de curiosités » www.e-dito.com ? Est-ce que tu accepterais d'être un prochain invité ? A ton tour de lever un coin du voile sur tes activités licites et illicites de « passeur » entre pub et culture, non ?
Bien amicalement,

Christian

PS : Au petit jeu que propose Michel Hébert on pourrait ajouter une étude sémio sur les dédicaces : graffitées, mises en page, dessinées...

Et si Michel Hébert nous prêtait les locaux de son agence 23 rue des Grands-Augustins pour réunir notre jury des dédicaces ?!

 

 


David et Céline vont dans le même bateau.


 

 

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David Genzel - dans Culte
16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 09:21


A midi, nous allons à l’Ecole des Beaux-Arts découvrir l’expo d’Annette Messager, Melo-Meli. Depuis qu’elle a « fui » Daniel Mesguich au même endroit, Céline est traumatisée d’y retourner ! Annette Messager a choisi, à travers un groupe de 19 dessins, de développer sur papier, les tribulations de Pinocchio, fétiche vedette du Casino de la Biennale de Venise en 2005.

Céline :

-         Est-ce à voir avec le Pinocchio de Jim Dine, exposé chez Daniel Templon ?!

Ce soir, Enfances à L’Arlequin, mais demain après-midi, nous ne pourrons pas assister à la signature de Philippe Colin-Olivier au Bon Marché.

Nous sommes requis par les 5h50 de Angels in America, au théâtre du Rond Point. Cette pièce de Tony Kushner sous-titrée : « fantaisie gay sur des thèmes nationaux » est mise en scène par Krzystof Warlikowski. Je dis à Céline :

-         Peut-être vais-je retrouver l’esprit de Tadeusz Kantor ! Dont une de ses pièces aurait pu servir de référent au discours de notre président hier à 18h15 : La classe morte.



Et lundi soir, nous allons écouter André Marcon qui reste pour moi un des derniers grands survivants, lire le Dora Bruder de Modiano. André Marcon qui, sans doute, nous procurera la même émotion que Jean Quentin Chatelain avec Le Kaddish de Kertész.


Tuyau de poêle : hier soir, nous sommes retournés dîner chez Wadja, 10 rue de la Grande Chaumière, le restaurant de Thierry Coué, dont Edouard Baer a repris Les Amognes dans le XIe. Avec Céline, nous y avions fait notre premier dîner d’amoureux, mais hier, ma compagne a repoussé ardemment le plat fétiche du chef : sa tarte aux sardines fraîches !

-         Elles étaient comme crues, les sardines !


Temple de la salsa, du merengue, de la bachata, La Péna, rue de l’Echaudé, fêtera son huitième anniversaire le 28 mai avec Raul Paz, Yuri Buenaventura, José Alberto et el Canario.


Il ne manquera que le fantôme de Pierre Goldman, et ses Souvenirs obscurs d’un juif polonais né en France, font la transition entre Warlikowski et la salsa !


Informations aux riverains :
Le tournage du téléfilm Sang d’encre réalisé par Charlotte Brändström aura lieu du mercredi 21 mai au vendredi 23 mai, rues Antoine Dubois, Monsieur le Prince, Tournon, et Casimir Delavigne. Film interprété par Florence Pernel, si souvent au Flore, et Stéphane Freiss, si souvent dans la tribune présidentielle du PSG. Céline me souligne que Sang d’encre est le titre de la dernière œuvre de ma cultissime Isild Le Besco !


Dans Les Echos, un article sur la bande-dessinée en pièce unique, avec l’adresse du précurseur :
Daniel Maghen, installé au 47 quai des Grands-Augustins, et qui vend dans cette spécialité depuis 1990. La galerie propose 8000 planches originales de 300 auteurs accessibles à partir de 400 euros.


Rue de l’Odéon, devant la vitrine de la librairie du théâtre, Le coupe papier, nous apercevons Dominique Blanc. Phèdre. Anna, du Capitaine Achab. Elle ne s’observe pas dans le reflet du miroir si précieux à Mosco. Pierre Moscovici a noté sur l'agenda de son blog qu'il sera présent demain au match couperet PSG/Sochaux. Espèrons de tout coeur qu'il n'aura pas à remettre la prime de 3500 euros aux joueurs de Sochaux-Montbéliard !   


De : CHALVIDANT Jean <chalvidant@wanadoo.fr>
A : GENZEL David <david.genzel@gmail.com>

Date :
15/05/2008 17:11

Il est intéressantissime, ton blog.
Et comme je me suis installé au Pays basque, je me retrouve parisien en te lisant.
J’ai vu que tu citais des sites, rajoute dans tes liens celui de Critica. C'est un quotidien en ligne, décalé et impertinent, que j'ai monté il y a trois mois et qui commence à marcher furieusement bien : 10 journalistes, 2 pubards. Et des lecteurs de haut vol.
A te revoir bien vite ; pour le verre, ce sera dans le sud, et bien à toi.
Jean Chalvidant
www.critica.fr


Et nous recevons, grâce à l’obligeance d’Alain Zimeray, le tirage culte Gainsbourg/Birkin de Just Jaeckin.


Le divin chauve de Stratégies conseille de regarder ce soir sur Direct8 La pub et le beau temps, spécial Vincent Leclabart.


Le patron d’Australie, dont on attend les résultats de son jeu concours sur l’acronyme, va peut être nous révéler, les prochaines communications de Michel-Edouard Leclerc sur le pouvoir d’achat.


Nous tenons un slogan très mai 2008 :

Prenons le pouvoir d’achat !

 

 

David et Céline vont dans le même bateau.


 

 

 

 

 

 

 

 

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David Genzel - dans Culte
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 09:31


Quand j’ai reçu ce texte d’Yves Simon, j’ai cru qu’il voulait me parler d’Albert Cossery que nous avions croisé la veille avec Céline, sur un banc, seul, non loin du Flore.

Message du 14/05/08 à 18h35
De : SIMON Yves <yvesimon@club-internet.fr>
A : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>

David, ça y est, je te situe physiquement puisque je t'ai vu avec Francis
Szpiner au Flore accompagné de Karim Achoui notre avocat sulfureux. Nous
nous étions vus avant ton arrivée. Ils étaient accompagnés alors par deux
jolies Africaines dont l'une avait les mains très moites (sans doute
aguichée par maître Francis !) ce qui est très désagréable car lorsque j'ai
serré la main de l'autre, après la sienne, la mienne était toute trempée.
Mais le principal dont je veux te parler n'est pas là : étais-tu encore
présent lorsque nous avons conversé, Patrice-Flora et moi, avec un très
vieux monsieur qui ressemble à Ike Aronovwicz le capitaine de l'Exodus et
qui est en quatrième de Libé aujourd'hui? Cet homme, je l'ai vu arriver de
loin, à la hauteur du kiosque à journaux devant la Hune, et j'ai dit à
Patrice : « Prépare-toi, tu ne l'as encore jamais rencontré, c'est Chris Marker
qui arrive. Lorsqu'il nous aperçoit à l'entrée du Flore, lui disant ma
surprise de le trouver là, il s'assied à notre table et me répond: « Je suis
comme Kant qui sortait à heure fixe de sa demeure de Königsberg, sorties
tellement régulières que les habitants réglaient leurs pendules lorsque le
maître passait. La mardi est le jour de la semaine où je me rends à la même
banque que toi, Place Dauphine, ce qui me fais circuler quelques heures dans
le sixième arrondissement ». Je lui présente Patrice-Flora qui veut lui
offrir en guise de bienvenue le numéro hors série de L'Humanité dont je lui
avais parlé la veille, comme à toi également. « Je l'achèterai, il faut faire
travailler le petit commerce », a-t-il répondu. Le cheveux ras, habillé d'une
veste et d'un pantalon en toile beige clair, style baroudeur, il avait
rendez-vous à l'étage avec le graphiste qui avait habillé son dernier
coffret DVD, « Le fond de l'air est rouge ». Nous sommes restés cinq minutes
sans que personne ne reconnaisse le cinéaste cultissime puisqu'aucune photo
de lui n'est jamais parue dans la presse. David, si tu étais encore là vers
15h15, il est passé juste devant toi pour monter à l'étage.
Amitiés.
Yves Simon


Christian Gatard me dédicace son Bureau d’études. Sa dédicace pourrait servir d’exemple à Michel Hébert !

Message du 14/05/08 à 13h37
De : HEBERT Michel <michel.hebert@jumpfrance.com>
A : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>

3 universités à Strasbourg sur le même site.
Une université dédiée à l’économie, l’autre à la science et la dernière aux lettres...
3 directions, des étudiants qui ne se croisent jamais.
A partir de l’année prochaine, la direction des trois universités fusionne.
Un étudiant qui fait médecine peut s’inscrire à un cours de philo.
Tout peut être mêlé... Ca, c’est un vrai progrès.
JT de TF1 du week-end dernier...
Comme quoi « Raisonner Métis » ça concerne tout le monde.
Michel


Céline, à l’affût de toute manifestation concernant la disparition de Nuala O’Faolain, trouve cette coquille dans le faire-part de Libé

-         Faire-part, et parfaire ! lui dis-je.


Dans Challenges, un billet nous fait sourire : « Carla réconcilie son mari avec son ennemi paparazzi Pascal Rostain ». Quand le couple viendra-t-il se faire prendre en photo au Flore ? Le premier étage se libérerait bien pour eux deux.


Dans Elle, Valérie Toranian nous en fabrique une bien bonne. Elle place la critique du Huitième prophète de Franz-Olivier Giesbert juste à coté du premier roman de Nadia Bouzid : Quand Beretta est morte. Céline sourit : (Emmanuel) Berretta est l’enquêteur maison sur la communication au Point, et lepoint.fr  - rubrique media - est un de nos sites favoris.


Dans le même Elle, un papier sur les rues fumantes, et notre rue de Buci adorée. Rue de Buci où nous passons tous les jours pour nous rendre chez Buci News, notre si agréable boutique de journaux.


Note à l’intention de monsieur Luciano Bosio, grand spécialiste devant l’éternel de la presse quotidienne qui le salarie : si tous les marchands de journaux étaient aussi obligeants que les gens de Buci News, la crise de la presse serait bien moins amplifiée !


Il a gagné trois Molières, et son e-mail me fait un plaisir fou, car le Studio Raspail est un de mes lieux les plus cultes.  

------ Message transféré------
De : JAILLARD Xavier <xavier-jaillard@wanadoo.fr>
A : GENZEL David <david.genzel@gmail.com>
Date : Wed, 14 May 2008 15:18:07 +0200
À : <david.genzel@yahoo.fr>
Objet : De la part de Michel Le Net

Monsieur,
Notre ami commun Michel Le Net m'a conseillé de prendre contact avec vous,
car, dit-il, vous participez à médiatiser la culture.
Membre de l'Académie Alphonse Allais, auteur dramatique et comédien, j'ai eu
la chance de voir ma dernière pièce, La Vie devant soi, couronnée de 3
Molières, dont celui de l'adaptation et le prix du meilleur spectacle privé.
Outre mes activités sur scène, je préside l'Association pour la Création
Théâtrale Européenne, qui a produit plusieurs pièces cette année, et j'anime
les Découvertes Théâtrales du Studio Raspail depuis 3 ans. Ces soirées
(toujours des lundis, évidemment !) présentent à la fois l'actualité du
spectacle vivant et, en seconde partie, nous pouvons souvent proposer des
œuvres intégrales cherchant une scène.
Je me permets d'inscrire votre e-mail dans ce fichier, et vous recevrez
ainsi les invitations à ces soirées, fréquentées par un nombre croissant
d'artistes et de gens du spectacle au Studio Raspail, un théâtre de 240
places en plein Montparnasse (216 bd Raspail) proche de La Coupole.
La prochaine soirée est lundi prochain 19 mai, et nous présentons en seconde
partie l'intégrale de L'Etranger de Camus. Le lundi suivant 26 mai est une
manifestation importante pour nous : nous présentons la lecture publique
d'une pièce que j'ai écrite sous l'instigation de Michel Le Net, Après
l'Incendie, Saint-Paul et Sénèque
... un sujet difficile à traiter au
théâtre, mais qui pourrait nous valoir un partenariat de la Fondation La
Poste
pour la création d'un grand prix de théâtre de correspondance.
Je serais heureux que vous preniez contact avec moi pour que nous fassions
mieux connaissance,
Et dans  cette attente, je vous prie de croire, Monsieur, à mes sentiments
les meilleurs.
Xavier Jaillard


Jean-Pierre Raffarin va arriver trop tard : le Sénat annule l’exposition sur la Renaissance, les trésors des Médicis. Eric Laurrent ne pourra pas venir se prosterner devant l’adoration des mages.


Edouard Baer triomphe, à juste titre, dans la lecture du Pedigree de Modiano. Mais, le 19 mai à 20h, sa performance risque d’être reléguée : le sublissime André Marcon va lire Dora Bruder au musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, 71 rue du Temple.


Céline rentre amusée de chez Duriez, la papeterie où elle avait rencontré Gaëlle Merle, cette fois, c’est Alice Taglioni qui cherchait un cahier, sobre et toute jolie, un pull noué à la taille.


Au buzzomêtre d’Edouard Dutour, dans Elle, Moscovici décline cette merveilleuse phrase de Jean-Claude Vannier :

« J’aimerais tant que tu m’aimes, comme ça, on serait deux à m’aimer » :

Le député du Doubs ou l’auto-kiff :
n.m.
[je m’aime]
« Je suis le meilleur candidat ».


Hier, nous évoquions le succès de la marque des tee-shirts 64, et dans Challenges, une double page sur la marque Sorbonne, les tee-shirts roses pouvant plaire à Max Guazzini.


Dans Service Littéraire n°8, un très caustique papier de Gilles Martin-Chauffier sur Les coûts du père François : « Léotard, qui n’est pas Léautaud, s’est mis à l’écriture, et on se demande s’il ne ferait pas mieux de se remettre à la politique ».

 

 

David et Céline vont dans le même bateau.


 

 

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David Genzel - dans Culte
14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 09:39

Hier au Flore, déjeuner avec Francis Szpiner. Aux tables voisines, Yves Simon et son épouse, Patrice-Flora Praxo, et Denis Olivennes pas loin. Francis Szpiner m’a annoncé tout heureux qu’il allait monter les marches du festival de Cannes vendredi à 16h, pour la promotion du film de Daniel Leconte : C’est dur d’être aimé par des cons, sélectionné pour la caméra d’or. Francis sera accompagné de maîtres Badinter et Kiejman.

-         Comme je joue le rôle du méchant, c’est moi que l’on voit le plus ! dit Francis l’œil espiègle.

Dans ce festival très « Clint Eastwood », Francis Szpiner va être le Lee Van Cleef du festival !


Karim Achoui, présent à notre déjeuner, ajoute :

-         Je vous souhaite le même succès que le film de Jacques Vergès !

J’ai oublié de demander à Francis Szpiner s’il était présent au dîner de chez Georges à Beaubourg, autour du président Chirac. Le Figaroscope de ce matin a moins aimé chez Georges : « Les prix aussi élevés que l’étage et le directeur de salle faisant la leçon à son équipe en plein service ».

Notre président est à l’offensive sur le pouvoir d’achat et en ce moment, plusieurs agences de publicité planchent sur une compétition à ce sujet. Notre président aurait pu demander au député-maire de Cannes, Bernard Brochand, de juger les différentes recos. Cannes, cumulé à son expertise publicitaire, le rendent incontournable en ce domaine.

Dans France Soir, le storytelling de la marque 64 : « la marque créée sur la côte Basque a connu en dix ans une percée spectaculaire sur le marché du tee-shirt ». La boutique à l’angle des rues de Seine et Saint-Sulpice, ne désemplit pas.

Céline :

-         Tu vois, le poids des numéros de département par rapport aux années historiques comme 68 !

A L’Arlequin, nous irons voir bien sûr : Enfances, la comédie dramatique française dont une des réalisatrices est notre cultissime : Isild Le Besco.


Isild fait surgir un fabuleux petit Orson Welles, héros de conte qui croit garder sa mère en vie par la force de son regard aimant.

Christian Gatard organise une fête ce soir pour le lancement de son livre : Bureau d’études. « Fête , signature, vin frais des domaines Barons de Rothschild, buffet à volonté, bonne  musique pas trop forte, performances entre fiction et réalité, en présence des personnages du récit...»

Céline, ironique :

-      Tu ne savais pas, quand tu avais apprécié l’édito de Paul-Henri Moinet « Guy Debord aurait 75 ans, et alors ? » dans Le Nouvel Economiste, qu’il était le mari de Dominique Julien !

Dans La mare aux canards de ce matin, un coup de griffe contre Mosco :

« Mosco a lâché un mot en anglais que personne autour de la table n’a compris. Mais qui a fait se marrer l’assistance. Notamment le jeune fabusien Guillaume Bachelay qui a interpellé ainsi le blairiste Mosco : Tell me, Pierre, how do you say « délocalisation » in English ? ».

Céline :

-         En tous les cas, il n’a pas encore délocalisé le Flore à Montbéliard… !

Parution chez Plon du Guide du Paris rebelle, par Ramon Chao et Ignacio Ramonet. « Jean Genet se trouve à fréquenter Antonin Artaud en La Rhumerie du boulevard Saint-Germain ou Joséphine Baker estampillée rebelle pour avoir dansé quasi-nue dans la revue Nègre ». 


Dans l’excellent
Bordel 8 (Stéphane Million Editeur), Céline relève dans la nouvelle de Solène Bouton :


« 2001, vingt-cinq ans. Il y a quelque chose au monde que j’aime particulièrement : donner un rendez-vous au café de la rue de Seine. La Palette. J’aime l’atmosphère de cette institution dédiée à la consommation de caféine, de cigarettes et de bières blondes. Institution pour tout étudiant des beaux-arts qui se respecte. Institution des galeristes de la rue. Pour moi, ça c’est Paris. Mon Paris ».

Samedi, pour la nuit des musées, une projection vidéo sur la façade du musée de la Monnaie, quai de Conti : « Un tapis d’euros à la Monnaie. Sous le péristyle, le visiteur marche sur un tapis d’euros. Sous son pied, les monnaies glissent et laissent apparaître des bribes de citations sur l’argent qu’il doit reconstituer ».

Katia Kermoal, dans Le Daily Neuvième, nous fait l’honneur d’un bandeau publicitaire animé : « David et Céline vont dans le même bateau », la bouée fassbinderienne créée par Magali Lacombe.

 

 

David et Céline vont dans le même bateau.


 

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David Genzel - dans Culte
13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 09:47


Les jeux semblent faits à Cannes. Clint Eastwood, de Pour une poignée de dollars à Million dollar Baby, devrait remporter la palme pour L’Echange (ce titre si claudélien). Tout y est : Sean Penn, de Mystic River à la présidence du jury, John Malkovich en icône festivalière et Angelina Jolie en contre-emploi. Donc, le compte est bon. Pourtant, un film israélien Waltz with Bashir remporte déjà la palme du buzz. Ce dessin animé pourrait être le Persepolis de cette édition, surtout que Marjane Satrapi, figure aussi dans le jury...


Hier soir au Flore, Lilian Thuram. Le défenseur central français dont le contrat avec le FC Barcelone se termine en juin, veut continuer à jouer, sans savoir pour l’instant dans quel club.


Message du 12/05/08 à 19h09
De : "Yves Simon" <yvesimon@club-internet.fr>
A : davidgenzel@voila.fr

Chers David et Céline,

Une fois n'est pas coutume : je vous recommande la lecture de L'Humanité, et
surtout  de son numéro « hors série » sorti cette semaine sur l'esclavage. Ils
ont eu la bonne idée de mettre en couverture un tableau de Patrice-Flora
Praxo ma femme. A l'intérieur des interviews de Lilian Thuram, Christiane
Taubira, Youssou N'Dour... Et de Patrice-Flora.
« Traces » fut le titre de son exposition (février/mars 2008) sur la
déportation des Noirs de l'Afrique vers l'Amérique, à la galerie Agnès
Dutko, rue Bonaparte. Le catalogue était préfacé par Edouard Glissant.
Amitiés à tous les deux.
Yves


Au Flore, le set de table, tout comme le haut-vent, m’irrite cette semaine. En effet, y est représentée une publicité pour la bière Sochaux.



Certes, c’est sans doute la raison pour laquelle le député de Sochaux-Montbéliard y est aussi assidu, mais avec le déplacement historique du PSG à Sochaux ce samedi, ce nom m’hypnotise. J’espère que dimanche matin, au petit déjeuner, Marc, le garçon supporter effervescent de Nantes, ne va pas ironiser sur le destin du PSG.

Michel Hébert nous propose un concours de dédicaces pour son Raisonner Métis.


Message du 13/05/08 à 09h24
De : HEBERT Michel <michel.hebert@jumpfrance.com>
A : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>

Objet : Les dédicaces

Dur de dédicacer des livres. Pense que c’est un métier. Ai passé 4 heures aujourd’hui. Fatigué.

Partie la plus difficile en fait. Le livre à coté, c’est rien.
Surtout difficile quand on en envoie à plusieurs personnes d’une même entreprise, car tout le monde compare.
Pensais pour les cas de flatterie évidente, souhaitée, un truc comme ça :
« Ce livre pour vous, visionnaire, homme de challenges, à la tête de cette entreprise si innovante, qui marque son époque avec ses concepts surprenants, inattendus. A vous homme de dialogue pour qui l’humain est tellement important. Vous avez compris avant tout le monde que l’entreprise était avant tout… une histoire d’hommes, unis dans la solidarité.
A vous qui avez écrit récemment « Demain ne sera plus comme hier » dans un essai magistral hélas non publié, mais tellement dans nos esprits et nos cœurs. Merci pour tout ».
Je trouve ça un peu « surjoué »,  comme ils disent à « la nouvelle star ».  Bon  mais je le garde en réserve au cas où.

David, si tu as des idées...

Michel

J’y pense : est-ce que par ton blog, certaines et certains pourraient m’aider ??? Allez quoi, on s’entraide. On fait un grand concours de dédicaces, et on les publie, et on vend le livre, et on fait ça avant l’été pour lire sur la plage.

Olivier Schmitt, du Monde 2, déjeune à La Méditerranée, avec le jeune cavalier Karim Laghouag, et il nous livre cette phrase exquise :

« L’établissement, où les poissons sont délicieux, si frais qu’ils paraissent sauter de l’océan à l’assiette, appartient à la famille de sa compagne ».

Chaque samedi, à 23h45, pendant un an, au Cinéma du Panthéon : « Patti Smith dream on life » un film de Steven Sebring. Sur les marches du cinéma, Céline reconnaît Eric Elmosnino en Eric Elmosnino.

Dominique Julien nous envoie un superbe papier dandy. Je lui conseille alors d’aller au musée Christian Dior de Granville, admirer l’exposition : Dandysmes 1808 – 2008. Il y a quelques années, l’affiche de Christian Dior avait été réalisée par Pierre Le Tan.


Message du 12/05/08 à 23h39
De : JULIEN Dominique <julien.dominique@atjust.net>
A : GENZEL David <david.genzel@voila.fr>

Alors voilà,
j'ai pourtant habité 3 ans rue de condé,
j'ai bien sûr émigré depuis 10 ans rue Mabillon,
j'ai en commun avec vous quelques centaines de détails,
et notamment 15 ans de quartier,
et puis dans le désordre - un mari chroniqueur au Nouvel Economiste, une voisine et amie dont l'image de marque fut réalisée par Le Tan, une assiduité inexpliquée au PSG, Michel Moulin - Henri Nijdam, le divin chauve, une sainte horreur de la foule, un soutien assidu à Romain Levy, 3 cantines et seulement 3 - Casa Bini - La Méditerranée - Le Saint-Pourcain - et puis Jean Michel Carlo, Consigny, la Hune, le collège Jacques Prévert, les prénoms de mes fils, le dernier Aurélien en hommage à Aragon, Le nain jaune..............................
J’adore les blogs, j'ai créé @just, je suis toujours publicitaire, j’aime mon métier, j'ai co-signé Petites Histoires extraodinaires d'entrepreneurs aux PUF,
j'ai choisi de défendre les pme.
MAIS VOILA, JE N'AVAIS PAS LA CHANCE DE VOUS CONNAITRE
Alors comment vous dire, vous racontez fort bien, don de conteur, écriture légère et pétillante,
on se laisse porter de billet en billet,
c'est  très agréable.
Bravo, Bonne continuation et mes sincères salutations à votre muse Céline.
Bien à vous,

Dominique Julien-Moinet

 

 

David et Céline vont dans le même bateau.


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David Genzel - dans Culte
12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 10:03


François Mitterrand avait Robert Badinter pour le droit, et Roland Dumas pour le tordu. Il pouvait recevoir simultanément Elie Wiesel et René Bousquet. Il cumulait, il amalgamait, il privilégiait toujours le « et » par rapport au « ou » ! En écoutant ce samedi Nicolas Sarkozy en fin de matinée dans les jardins du Luxembourg, je constatai que notre président devenait de plus en plus François Mitterrand. Certes, tous deux ont été avocats avant de faire le président, ont épousé des causes différentes de la défense à la partie civile, mais tous les deux ont des affinités communes, ne serait-ce déjà que Pascal Sevran…
Céline en rajoute :

 

-         Notre président aurait même pu faire venir chanter Johnny Noir c’est noir à l’issue de son discours…

Nicolas Sarkozy a donc annoncé samedi que l’histoire de l’esclavage allait être enseignée à partir de la rentrée prochaine dans le primaire, dans le cadre des nouveaux programmes. Céline sourit :

-     Est-ce que son discours prononcé à Dakar, si dénoncé par les intellectuels africains, sera aussi au programme ?!

 


Céline qui s’étonne de ne pas apercevoir Rama Yade dans les jardins du Luxembourg… elle qui a pourtant travaillé au Sénat.

-       En étant l’épouse de Joseph Zimet, elle aussi cumule deux « situations », énoncerait Guy Debord… !

Notre président en déplacement dans l’Isère ne pourra pas assister demain à l’hommage qui sera rendu à Pascal Sevran, en l’église Saint-Louis-en-l’Ile. Mais notre président ira se recueillir sur sa dépouille dans la commune de Bessines-sur-Gartempe.

Au Luxembourg, nous apercevons Jean-Pierre Elkabbach avec une troisième couleur d’écharpe : mauve.

Céline :

-       Ce n’est pas Elkabbach qui a enterré Pascal Sevran prématurément, c’est « l’œuvre au noir » qui a retiré prématurément l’animateur de la Chance aux Chansons des chœurs populaires. Et, ironie du sort, France Télévisions a même envoyé un embargo sur l’annonce de son décès !


COMMUNIQUÉ – EMBARGO 13H45

 La famille de Monsieur Pascal SEVRAN a la profonde douleur d’annoncer son décès, survenu le vendredi 9 mai 2008 à 10 heures à Limoges, des suites d’un cancer du poumon.

Un hommage lui sera rendu le mardi 13 mai 2008 à 10 heures 30 en l’Eglise Saint-Louis-en-l’Île de Paris.

Les obsèques seront célébrées dans l’intimité familiale.

La chronique de Patrick Besson sur le dernier ouvrage d’Alain Demouzon, Un amour de Melchior (Fayard) m’avait un peu réconcilié avec Marianne. Mais le billet de Guy Konopnicki, hommage à Frédéric Fajardie, m’a totalement dégouté de cet hebdo revanchard :
« Soutier de la gauche prolétarienne, Fajardie savait que, si le grand timonier Pierre Victor, alias Benny Lévy, avait disposé de la moindre parcelle de pouvoir, on tiendrait aujourd’hui Pol Pot pour un modéré… ».
Prêter de telles paroles à un mort, ce n’est même pas salir sa mémoire, c’est régler des comptes au fiel pour une trajectoire éditorialiste pathétique.

 

Sans savoir que notre président allait se rendre au Luxembourg, je m’étais muni d’un livre qui était de circonstance avec la cérémonie qu’il allait animer : Raisonner « Métis », de Michel Hébert (Maxima Laurent du Mesnil éditeur).

 


Michel Hébert, qui dirige le dixième groupe de communication en France, ose le métissage sans se glisser dans les pas de Benetton ou de Jean-Paul Goude. Michel Hébert qui a la qualité de la fidélité.


Message du 09/05/08 à 18h55
De : HEBERT Michel <michel.hebert@jumpfrance.com>
A : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>

David,

J’espère que si tu as le temps de  parcourir, ce livre, tu y trouveras, ce qu’il y a au fond de moi-même : de la conviction. Je ne fais pas ça par opportunisme, mais simplement parce que c'est à ça que je crois depuis 15 ans. J’ai tellement d’admiration pour Philippe Calleux qui m’a appris tant de choses, et qui est un homme « Bien ». Je sais, c’est tout simple de dire que c’est un homme « Bien », mais c’est tellement rare. David si le monde de la communication avait été peuplé de Calleux, il ne serait pas pareil. J'ai bien hâte de te voir ! Allez très bonne fin de WE et à très bientôt.

Michel

PS : J'ai deux choses à dire sous formes de citations :
1- « C'est l’ère de l’intelligence collective » (Tim O’Reilly initiateur de Web 2.0).
2- Et, dans un autre genre, une magnifique phrase que JM Dru m’a soufflée à l’oreille, venant d'un livre magnifique Battements d'ailes de Milena Agus (écrivaine italienne qui écrit sur la diversité et les mélanges de cultures) :
« Si le  tout le monde pense pareil, alors le monde penchera du même coté, et... l'univers basculera ». Très belle phrase qui nous rappelle que nos cerveaux ont  besoin de diversité, autant que la nature a besoin de diversité biologique. (Si nous pensons tous pareils alors nous serons alors tous clonés).

Bien sûr, le mot « Métis » prend tout son sens dans ce contexte.

Après le discours du Luxembourg, nous partons déjeuner chez Perraudin, 157 rue Saint-Jacques, le restaurant aux petites nappes Vichy.

 


Sur l’ardoise : « Bœuf du Cantal ». Je demande à la serveuse :

-         Pourquoi pas bœuf de Salers ?!

-         Parce qu’il s’agit de blondes d’Aquitaine nourries dans le Cantal ! dit-elle en riant.

Monsieur Guy, le si sartrien garçon du Flore, élu choix de France Inter par Laure Adler dans son émission hebdomadaire « Studio théâtre », a adoré Les Trompettes de la mort :

 

Message du 11/05/08 19:50
De : FLATTOT Guy <gflattot@wanadoo.fr>
A : GENZEL David <david.genzel@mail.com>
Objet : Guy du Flore

Bonsoir David,
En pièce jointe, mon billet.
A bientôt.
Guy Flattot.

 Au Bouffon théâtre, jusqu’au 17 mai du mardi au samedi à 20 h 30

 Les Trompettes de la mort, de Tilly

Mise en scène et décor : Eric Guérin

Avec : Gaëlle Merle, Géraldine Brandao, Xavier Irigoin,

et la voix de Jacqueline Jéhanneuf

Si les murs ont des oreilles, ils peuvent aussi avoir des yeux au Bouffon Théâtre où l’on donne actuellement Les Trompettes de la mort de Tilly. Car c’est un peu la place qui nous est assignée à nous spectateurs par l’écriture de Tilly et la mise en scène d’Eric Guérin : être le quatrième mur de ce studio-kitchenette  où vit Annick et être témoin d’un affligeant et cruel  instant de vie. Dans le théâtre de Tilly, le décor est partie intégrante de l’action. Le rapport des comédiens au décor est un langage déterminant.  Tout comme les objets dans son studio-maison de poupée, Annick est à sa place, elle, la déplacée de sa Bretagne natale. Ses invités Henriette et son ami Jeff « bobos, fashion-rive-gauche », sensibles aux trompettes de la renommée, par leurs mots et leurs gestes déplacés vont créer un désordre qui va être vécu par  Annick comme un véritable chaos.

Tilly nous donne à voir et entendre, dans le quotidien le plus banal, des hommes et des femmes usant insidieusement de méthodes qui, déplacées dans un cadre social ou historique, déclencheraient de leur part indignation et protestation. Ce ne sont pas des bons ou des méchants mais  des êtres possédés par leur rôle social et dépossédés de la faculté de s’entendre et de se voir agir. Voilà un théâtre qui nous ressert en quelque sorte la réalité, sans nous conditionner,  mais fait appel à notre vigilance, à condition de pouvoir déceler  dans notre quotidien, le théâtre de toutes les cruautés.

Bravo, pour la qualité de la  mise en scène et du décor d’Eric Guérin,  l’excellence du jeu des comédiens et tout particulièrement de Gaëlle Merle qui incarne avec justesse et tout en retenue une Annick fragile, s’accrochant au rituel du quotidien pour ne pas tomber.

Dommage que Tilly ne soit pas mis en scène plus souvent. Je souhaite vraiment que ce beau travail puisse être prolongé, peut-être ailleurs, et qu’il trouve le public qu’il mérite.

                                                                      Mr. Guy – Studio Théâtre – France-Inter

Cette semaine, sur Cinéculte, diffusion de L’important c’est d’aimer. J’aurais bien vu Michel Hermon dans le rôle de Klaus Kinski et Gaëlle Merle interpréter Nadine Chevalier…

----- Message d'origine ----
De : MERLE Gaelle <gllmerle@wanadoo.fr>
À : GENZEL David <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Dimanche, 11 Mai 2008, 17h47mn 40s

Pourvu que toutes ces bonnes ondes se conjuguent pour que nous puissions continuer à jouer cette pièce magnifique ailleurs ! Guy Flattot nous a en effet fait part de son enthousiasme. Son papier devait être ligne ce soir, mais il y aura un léger retard... L'important, c'est qu'il existe !
Michel Hermon était là hier soir ! J'ignorais qu'il venait, je n'ai donc pas pu vous prévenir. En fait, il n'a jamais mis en scène Les Trompettes de la mort. Il devait le faire à New-York, mais le projet n'a pas abouti. La première pièce de Tilly dont il ait fait la mise en scène est Charcuterie Fine (formidable aussi !). Il a beaucoup beaucoup aimé le travail de mise en scène d'Eric. Armelle Héliot a rédigé un autre article paru dans Le Quotidien du Médecin de mercredi. Eric Guérin me l'a lu, je n'en ai pas encore de copie. Que de bonheur en tout cas !
Bon week-end à vous et Céline et merci pour votre soutien !

Gaëlle

A la galerie Lumas, 40 rue de Seine, s’achève l’expo True romance : photos raffinées de Jacques Olivar, comme échappées d’un thriller de David Lynch.

(c) Photo Jacques Olivar

Richard Zrehen nous envoie des nouvelles microcosmiques de Saint-Trop’ :

Message du 11/05/08 à 07h26
De : "Richard Zrehen" <r.zrehen@gmail.com>
A : david.genzel@voila.fr

Objet : Retrouvailles

David,

Ce qui suit devrait te faire sourire.
Me promenant dans les rues de St Tropez, assez vides le matin, mardi dernier, j'ai rencontré un ancien de Publicis, Christian Benoît. Il a fermé Le petit Charron, le restaurant qu'il animait avec sa femme depuis 1992 et a ouvert, à la place, une épicerie fine à l'enseigne de « Benoît Gourmet », rapidement devenue un must pour les cognoscenti.
Il m'a offert à boire et fait visiter les lieux, où nous avons pu évoquer de vieux souvenirs de  notre ancienne maison. - Quand un gendarme rencontre un autre gendarme...
Dans sa nouvelle aventure, il continue de suivre les préceptes de MBB, m'a-t-il expliqué !
Il a mis son nom sur des vins, des thés et des huiles, et « quand on met son nom sur un produit, on s'engage, alors il faut qu'il soit de qualité ».
Publicis, quand tu nous tiens...
Salut et civilité,

Richard

PS : J'ai acheté et goûté en famille du blanc, du rosé et du rouge « Benoît Gourmet » : ça se laisse boire ! Apparemment, les préceptes de MBB sont toujours pertinents.

Céline revient sur un Luxembourg plus apaisé. Elle fredonne du Frida Bocara de 1969 :

 Près du Luxembourg,
passe chaque jour,
une fille perdue d'amour.
Elle a la couleur,
des blessures au cœur,
la fragilité des fleurs,
Belle, elle est si belle,
si frêle qu'auprès d'elle,
on croit imaginer,
une tendre hirondelle,
ouvrant des ailes,
celle qu'on appelle,
Belle de jour,
près du Luxembourg,
parmi les enfants qui courent.


Et elle me lit un texte de Serge Joncour, in : Remix 4 (Hachette Littérature) :

« Ils passent leur journée au jardin du Luxembourg à observer les poneys qui baladent les enfants. Leur rêve, c’est de s’acheter des chips, mais c’est interdit, de manger des chips au Luxembourg, dans le jardin, comme de fumer… Du coup ils se déplacent à pied, mais sans paquet de chips à la main, ni cigarettes (…). Le soir, ils rentrent à la maison de retraite qu’est là, au beau milieu du Luxembourg, on l’appelle le Sénat ».


Deux adresses sélectionnées rue du Cherche-Midi :
L’imagination est dans le sac, de Karine Dupont, 16 rue du Cherche-Midi ;
Midi-Vins : 83 rue du Cherche-Midi, le restaurant qui change du 10h10.


Dans le supplément de Libé, Next, un reportage fascinant sur les fantasmes à l’Elysée : le quotidien du couple présidentiel illustré de photos de Bruce Gilden, totalement troublantes.


Ce que vous ne lirez pas sur le blog de Pierre Moscovici, l’emploi du temps de son dimanche de Pentecôte : brunch aux Editeurs, lunch au Flore.


Céline achève ce billet en sanglotant : je lui apprends le décès de Nuala O’Faolain. Elle avait connu cette écrivaine irlandaise grâce à une chronique d’Eric Neuhoff sur France Inter… il y a cinq ans.

 


 

 


David et Céline vont dans le même bateau.


 

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David Genzel - dans Culte
9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 11:21

 


Je ne vais jamais voir de mauvais films : j’aurais trop de mal à m’en remettre. Certes, toujours à la recherche du paradigme perdu, après la fratrie de L’heure d’été d’Assayas, après la famille juive intégriste de My father, my lord, après le père à la dérive du Premier venu de Jacques Doillon, ce petit bijou : Ciao Stefano de l’italien Gianni Zanasi. Je croyais tout connaître de l’histoire de la famille Bruni-Tedeschi avec Le jardin des Finzi Contini de Vittorio de Sica, j’en sais encore davantage sur la famille de Carla avec Ciao Stefano. Et l’émotion de retrouver dans le rôle du père : Teco Celio, chez qui j’avais dîné il y a quelques années boulevard Raspail. Teco, qui triomphait alors à la télévision dans la série policière : La Crim.


-      Avec toutes ces histoires de familles recomposées, crois-tu, me demande Céline, que notre président va aller féliciter à Cannes son presque beau-frère : Louis Garrel, qui triomphera sans nul doute dans le film de son père Philippe : La frontière de l’aube ?!

-      Avec ce statut de beau-père que concocte Rachida, on ne sait plus si c’est pour avantager Nicolas avec Aurélien, ou Richard avec Louis…

Dans sa chronique du Figaro, Yann Quéffelec raconte son déjeuner avec Barbara Schultz : « Au théâtre, elle aimerait jouer Cordélia, la fille chérie du roi Lear, un des plus beaux textes écrits pour le souffle humain. Machinalement elle cite un mot du grand William, et pardon si ma mémoire me joue des tours : « To be or not to drink, that is… » ou peut être l’inverse, en tout cas, une vraie question ».

Chaque mois, Les Echos confient la rubrique Livres à Nicolas Bordas, président de TBWA France. Ironie de Céline :

-         Tu crois que c’est son nom d’éditeur qui le crédite de cette rubrique ?!

C’est un sicilien, Francesco Procopio Dei Coltelli, qui ouvrit en 1686 rue de l’Ancienne Comédie le premier café glacier, dans lequel, bientôt, l’on servit aussi du vin… Le Procope fut vite à la mode. Jean-Claude Ribaut a écrit un très beau texte sur ce restaurant de nouveau  en vogue dans le numéro du Monde de l’après grève.


Céline reçoit de Franche-Comté un billet de Jean-Pierre Tenoux publié dans L’Est Républicain : « Pierre Moscovici, qui ne désespère pas de fonder une famille et de se marier, dans cet ordre ou dans l’autre. Qu’on se rassure toutefois, le député PS du Doubs, est célibataire, mais pas sans amour ! Il a connu de grandes amours, et s’avoue aujourd’hui amoureux. Comme c’est lui qui le dit, nulle raison d’en douter. On est donc très content pour l’élu de ce cœur féminin encore ignoré des électeurs ».

 

(c) Photo Olivier Roller

Dans Libé livres, Edouard Launet prend la plume pour Michel Houellebecq : « Tu féliciteras Denis Demonpion de ma part. Quand il te fait dire : « Mon fils, qu’il aille se faire foutre par qui il veut avec qui il veut, qu’il refasse un bouquin, j’en ai rien à cirer », je crois qu’on est vraiment dans la poésie, la vraie ».

Et pour les yeux, cette photo de l’homme de la rue Servandoni : Roland Barthes, qui lui, n’a jamais eu le mal de mère de Houellebecq.

 

 

(c) Photo Louis Monier

 


 David et Céline vont dans le même bateau.

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David Genzel - dans Culte
7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 09:42

Dans son style inimitable, qui tient à la fois de l’esprit des Inrocks et de Gérard Miller, Véronique Richebois a chroniqué hier dans Les Echos sur La Chose. Elle rend La Chose publique, ce qui est l’essence même de la publicité ! J’adore les papiers de Véronique, parce qu’en parlant toujours des mêmes, elle donne l’impression de parler des autres. Ainsi pour La Chose : « Un objet publicitaire hybride, quasi-hermaphrodite ». Ce même jour, je recevais un e-mail d’Eric Tong Cuong, faisant la promotion du blog de son épouse Valérie :


Message du 06/05/08 à 17h48
De : TONG CUONG Eric <etc@lachose.fr>
A : GENZEL David <david.genzel@voila.fr>

Bonjour David,
J’aime beaucoup.
Surtout les sujets culturels, moins les scories du microcosme :=))
N'ayant pas de blog moi même, je serai ravi que vous visitiez celui de ma chère et tendre :
http://providence-valerietongcuong.blogspot.com/
Bien à vous

Eric

 


Le ravissement de Céline (qui adore tous les livres de Valérie) : elle attend avec une impatience non feinte la sortie aujourd’hui de Bordel n°8 (Stéphane Million éditeur) - avec une nouvelle de la compagne d’Eric.

 


Pour amplifier l’effet « Jeune fille », j’incite Céline à illustrer Bordel de la couverture de Playboy avec Isild Le Besco, la cultissime actrice qui me fait tant penser à Valérie Tong Cuong.

Hier, à déjeuner, l’ami Patrick Moulin me fait sourire, il croyait que j’évoquais le décès de son vieux compagnon de route… Roger Fajardie.

Dans Charlie Hebdo de ce jour, un plan détaillé à la façon de La vie, mode d’emploi, de l’eco-Maison de Josef Fritzl : je suis sidéré qu’aucun journaliste n’ait jamais fait référence à l’œuvre de Thomas Bernhard pour décrypter ce fait divers autrichien. On en est toujours à Freud et fredaines…

 

A L’Olympia hier soir, Madonna a eu cette phrase malheureuse : « L’Olympia, cette scène où ont chanté Edith Piaf, Juliette Gréco, Mistinguett ou Marlène Dietrich » avant d’ajouter : « elles sont toutes mortes ». Gréco appréciera !

 

Le père d’Aurélien, Raphaël Enthoven, vient d’enregistrer sur CD (Disques Naïve) ses entretiens philosophiques de France Culture. Est-ce que La Chose va en faire la promotion de cet été ?


A 19h, librairie du Drugstore Publicis : David Lynch. Tout en noir, le front légèrement suintant, David Lynch a signé son Histoire vraie comme Charlie Chaplin à l’usine des Temps Modernes : à la va-vite. Mais il avait cette phrase pour chacun de ses admirateurs « Take care » et une belle poignée de main franche. Son verre de vin rouge sur la table.

(c) Photo Alain Zimeray

(c) Photo Alain Zimeray

Dans Le Figaroscope, Mai68 par le petit bout de la fourchette. La liste de notre guide du routard du quartier :

Au Petit Suisse,

La Pâtisserie viennoise,

La Méditerranée,

Polidor,

L’Assignat,

Orestias,

Le Petit Vatel,

Aux charpentiers,

Moissonnier,

Chez René,

Lipp,

La Charrette,

Le Petit Saint-Benoit,

Le Perraudin,

Et bien entendu…

La Palette,

Le Flore,

Les Deux Magots,

La Rhumerie,

Le Comptoir des Canettes,

L’Old Navy,

Et Le Polly Magoo.

En revanche, François Simon déconseille totalement Le Balzar : « Bon pour un nouveau pavé ».


Est-ce qu’Yves Simon se rappelait de la chanson du maudit Maurice Fanon : L’écharpe, en nous envoyant cet e-mail ? 

 



Message du 06/05/08 à 18h19
De : SIMON Yves <yvesimon@club-internet.fr>
A : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>

Ai aperçu aujourd'hui mardi 6, aux alentours de midi, Jean-Pierre Elkabbach semblant attendre quelqu'un devant Les deux Magots.
Malgré les 25° qui chauffaient Paris il arborait une longue écharpe bleue enroulée autour du cou. En hiver, elle est rouge. J'en déduis que notre homme possède deux écharpes.
YS


Emotion en lisant France Football : Gennaro Bracigliano, le gardien intellectuel de Nancy, lit Lettres à Prunelle d’Alain Ayache : « Ma Bible, qui délivre des messages simples et positifs sur la vie ».

A la galerie Di Méo, 9 rue des Beaux-Arts, l’immense Fassianos, qui exposait souvent à la galerie de La Hune, rue de l’abbaye avant la disparition de la galerie.


La librairie Ciné Reflet et les éditions Cahiers du cinéma vous invitent à rencontrer :

Françoise Puaux, à l’occasion de la parution de son livre :

LE DECOR DE CINEMA

En présence de Benoît Barouh, décorateur et professeur

à la FEMIS en section décor.

Mercredi 14 mai 2008, à partir de 18h30,

à la librairie Ciné Reflet

14, rue Monsieur Le Prince

cine.reflet@wanadoo.fr     http://www.myspace.com/cinereflet


----- Message d'origine ----
De : ZANA Michel <mzana@wanadoo.fr>
À : GENZEL David <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Lundi, 5 Mai 2008, 20h37mn 46s

Cher David,

Nous avons eu une très bonne première semaine pour My father, my lord, avec 10 000 entrées sur les 10 salles France du film (dont 4 salles à paris) ; La seconde semaine se passe bien et nous devrions atteindre les 17/18 000 entrées dès mercredi.
Je suis très content car ce n’était pas gagné avec tous les films en salles en ce moment (et surtout le film de riklis) ; je pense que nous pouvons terminer à au moins 25/30 000 entrées ce qui est un très bon résultat par rapport au nombre de copies du film. Et c’est ce que j’espérai au mieux en décidant de sortir le film.
Je te remercie encore pour le blog et les nombreux messages que j’ai vu.
Seras-tu à cannes ?
Nous présentons 2 films sélectionnés à la quinzaine : Dernier maquis de Rabah Ameur Zaimeche (réal de Wesh, wesh et Bled number one) et un film chilien Tony Manero de Pablo Larrain.
Bien à toi,

Michel Zana


Un bel échange épistolaire initiatique : Serge-Uzzan/Edouard-Moradpour nous permet de découvrir un superbe roman paru aux USA, pas encore traduit en France : Famous Georges. Dans un chapitre, Serge explique son entrée dans la pub grâce à Edouard.


Sur l’initiation, cet e-mail de Thierry Delpech :

Message du 06/05/08 à 09h41
De : DELPECH Thierry <TDelpech@moneygram.com>
A : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>

Objet : Tombé par hasard sur votre blog cordial souvenir d'un de vos anciens élèves a l’Eslsca

David,

J’ai encore en mémoire 20 ans après le fameux exposé que vous m’aviez fait préparer à l’Eslsca sur « clean et crad ». Avec comme icônes Choron, Gainsbourg, Carax et bien d’autres. Grâce à vous ou bien à cause de vous j’ai fait carrière dans la réclame pendant de nombreuses années. Avant de m’enfuir vers des horizons africains. Au plaisir de vous inviter à prendre un verre.
Bien cordialement,

Thierry Delpech


Et de l’église Saint-Sulpice à Science-Po, de l’Hôtel de la Monnaie aux Starbucks Coffee, de l’Alliance française à la Sorbonne, Saint-Germain-des-Prés fête le jazz…

 


David et Céline vont dans le même bateau.


 

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David Genzel - dans Culte
5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 16:57
(c) Photo Louis Monier

Je venais à peine de féliciter l’ami Louis Monier pour ses splendides photos de Pierre Bourdieu dans La Quinzaine Littéraire et de Roland Barthes dans Le Magazine Littéraire, quand Céline m’apprend le décès de Frédéric Fajardie. Instantanément, je commande un frigo à Louis. Et je téléphone longuement à Alain Demouzon pour m’entretenir « de ce gauchiste tant adoré par Le Figaro » ! J’ai connu Fajardie comme libraire, rue de Tolbiac, c’est dans sa librairie que fut tourné L’amour en fuite de Truffaut, c’est dans cette librairie que je me suis procuré le cultissime Les salades de l’amour, l’incunable d’Antoine Doinel.

 


Je félicite Armelle Héliot pour son splendide papier sur Les trompettes de la mort de Tilly, au Bouffon théâtre. Gaëlle Merle ayant été oubliée sur la photo, je demande à la splendide comédienne de la pièce de Tilly de nous fournir « son » Agatha, de Marguerite Duras.

----- Message d'origine ----
De : MERLE Gaëlle <gllmerle@wanadoo.fr>
À : GENZEL David <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Lundi, 5 Mai 2008, 9h47mn 10s

C'est trop d'honneur ! Allez, je joins une photo d'Agatha pour le plaisir !
L'article est superbe ! Nous sommes heureux !


Laurence Teper poursuit son formidable travail de promotion :

Tschann Libraire & LES EDITIONS LAURENCE TEPER

sont heureux de vous inviter à une rencontre

 jeudi 15 mai 2008, à partir de  19h30

 en présence de l'auteur-traducteur François Mathieu,

de l'écrivain Pierre Pachet

 et du poète Claude Mouchard

 à l'occasion du lancement de la collection

BRUITS DU TEMPS

et de la parution de

 POEMES DE CZERNOVITZ

Douze poètes juifs de langue allemande

  Tschann Libraire, 125 bd du Montparnasse, 75006 Paris, métro Vavin, www.tschann.fr


Sur le mal de mère de Michel Houellebecq, Céline a trouvé une merveilleuse et terrible correspondance imaginaire d’Eric Pougeau :


Pierre-Louis Colin vient de publier chez Robert Laffont Le guide des jolies femmes de Paris.


Dans son top 5 des lieux où les rencontrer, le carrefour de la Croix-Rouge. Il écrit : « Le centre de Paris concentre tous les types de parisiennes, mais c’est aux Halles, aux Tuileries ou à Odéon que la diversité est la plus grande. Et l’élégante établit son QG au Bon Marché », où d’ailleurs, Carla fait ses courses. Ainsi Céline croise tout à l’heure, sobre et gracieuse, Fanny Ardant rue du Vieux-Colombier.

Christine Angot monte à l’étage du Flore. Elle n’est pas dans ce guide, bien entendu, et à chaque fois que je la vois, j’ai envie de remplacer le O de son nom par un S. Elle me donne vraiment de l’angoisse. Céline enchérit :

 -         Hier, Doc Gynéco marchait boulevard Saint-Germain… dans la direction opposée au Flore !

   


Nous venons de revoir le fascinant Magnolia de Paul-Thomas Anderson et je vois mal notre tout-à-l’égo national avoir le physique de la junkie qui a subi des attouchements sexuels de son présentateur de père.

Emmanuelle Béart va donner une conférence sur l’économie le 10 mai à l’Odéon. Elle lira des textes de Bernard Maris, adaptés et mis en scène par Bérangère Bonvoisin. Bérangère Bonvoisin qui a partagé la vie du si regretté Philippe Clévenot. Ces conférences seront payantes, à la grande surprise du Figaro. Mais peut être qu’Emmanuelle Béart va-t-elle redistribuer aux sans-papiers ?!

 


Portrait de Richard Attias dans Libé, en amateur des chocolats belges : Marcolini, dont la seule boutique à Paris est 89 rue de Seine.

Dans
Chronic’art, ce merveilleux petit texte : « Le jour où… on a récupéré Benamou » :

 

« Scandale dans le milieu culturel ! A l’origine, la décision de notre président de dégager Georges-Marc Benamou, en le nommant directeur de la rédaction de Chronic’art… Dégoûté, Olivier Poivre-d’Arvor le flingue dans une lettre ouverte publiée par Le Nouvel Obs. Tout le Café de Flore vient alors à la rescousse : Jeanne Moreau lance une pétition dans Le Monde, aussitôt signée par Chéreau, Darrieussecq, Bernard Comment, Yves Simon et 350 autres personnalités... La rédaction s’est réunie pour prendre une décision. On n’en voulait pas trop de Georges-Marc mais on a trouvé la pétition tellement débile qu’on lui a donné une chance. On l’a pris en stage pour six mois. Il tiendra le standard tout l’été. Appelez-le ».

Et pour le fun, Guy Debord à Florence (1972) :

 


 
 

David et Céline vont dans le même bateau.


 

 

 

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