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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 11:53

VertigeDeLaListe.jpg

Nicolas Sarkozy est grand-père. S'il ne sait qu'offrir à son petit-fils, il peut interroger Christophe Barbier qui a déclaré à Philippe Vandel :

- "L'écharpe rouge que je porte autour du cou m'a été offerte par Carla dans l'hiver 2007-2008... C'est un peu mon doudou"


photo-133229.jpg

"Si je porte à mon cou En souvenir de toi Cette écharpe..."
Maurice Fanon


C'est Robert Zarader qui assure avec une équipe de créatifs la communication de Jean-Paul Huchon pour les Régionales. Robert Zarader s'occupe aussi du futur présidentiable François Hollande. Quant à Benoît Devarrieux, qui vient de quitter H, il était chargé de Ségolène Royal en 2007.

robert_zarader.jpg


 

Message du 11/01/10 à 17h06
De : Pierre Belfond pierre@belfond.com 
A : David Genzel
david.genzel@voila.fr 

 

Cher David, chère Céline, que répondre à vos vœux si chaleureux, sinon les recopier à votre intention, dans  l'espoir que l'on puisse imaginer qu'ils sont de moi ? Voilà, c'est fait, je recopie, mais Camille Laurens dira que c'est du plagiat lyrique... Merci pour Sylvia Tabet ; c'est un peintre d'un talent très original et une écrivaine qui a publié plus que des promesses. J'ai un petit projet dont je vous parlerai dans quelques semaines ; prévoir un déjeuner bien arrosé !

Affectueusement.

Pierre

 

Pour les apprentis palo-altistes... Réédition en poche.


9782020129411.jpg
 

Hier soir, clin d'oeil à Caroline Loeb, nous dînons chez Watt, rue de Cluny.

GEDC6287.JPG

Céline, elle, pense à La rue Watt de Boris Vian.

 

Y a des rues dont on cause
Qu' ont pourtant pas grand chose
Des rues sans caractère
Juste un peu putassières
Mais au bout de Paris
Près d'la gare d'Austerlitz
Vierge et vague et morose
La rue Watt se repose
Un jour j'acheterai
Quelques mètres carrés
Pour planter mes tomates
Là-bas dans la rue Watt
La rue Watt

 

Message du 13/01/10 à 09h27
De : François Dumoulin <fdumoulin@signeascendant.com>

A : Anna-Patricia Kahn <apkahn@mac.com> David Genzel <david.genzel@voila.fr>
Objet : Kurt Gerron

 

Bonjour,
J'avais également été troublé par le propos initial.
Merci pour votre excellent complément d'enquête qui puise directement aux sources de l'information.
Bien à vous,

François Dumoulin
 

De : Caroline Loeb <c.loeb@noos.fr>
À : David Genzel <david.genzel@voila.fr>
Date : 12/01/2010 11:55:55 Objet : Kurt Gerron suite


PrisonerOfParadiseDVD.jpg

Chère Anna-Patricia,


Merci beaucoup pour votre mail.


Quelques précisions. L'image que j'ai choisi de Kurt Gerron est celle qui a servi pour le visuel du film que j'ai vu sur Arte. Il s'agit bien de « Prisonnier du paradis ». Le film auquel vous faites référence, je l'ai vu à la BNF grâce aux archives de l'INA. Ceci dit, merci pour votre réaction. Grâce à votre mail, j'en apprends plus. J'ai visionné pas mal de documents à la BNF, mais avoir des infos en direct du chef op' est passionnant ! A l'époque j'avais trouvé une bio sur Internet, en allemand, et malheureusement, je ne lis pas l'allemand. Ma quête d'infos restait donc frustrée. Ceci dit, ce qui m'a intéressé personnellement, c'est la question du bien et du mal, comme vous avez pu le lire. Et mon vécu d'artiste me fait ressentir très profondément ce qu'a de vital ce besoin de créer. Le spectacle dont l'affiche m'a interpellé ces jours ci en est la preuve vivante. Et comme vous le savez sûrement, le cabaret de Terezin inspire beaucoup d'artistes depuis quelques années.


Vous l'aurez compris, pas d'acte manqué de ma part, mais une inversion de visuels due à notre cher David. Dés que je l'ai vue, cette inversion, je lui ai d'ailleurs envoyé un mail pour l'en avertir !

Merci de votre passion et des précisions que vous apportez.


Bien à vous, 

Caroline Loeb

 

De : Anna-Patricia Kahn <apkahn@mac.com>
À : David Genzel <david.genzel@voila.fr> Caroline Loeb <c.loeb@noos.fr>
Date : 12/01/2010 19:14:44

Objet : Gerron suite et encore


Chère Caroline,


Merci pour votre prompte réponse. Permettez-moi de revenir encore une fois sur le sujet de notre échange : Kurt Gerron. Si je le fais, c’est justement parce que vous abordez la question du Bien et du Mal en portant très vite, trop vite me semble-t-il un jugement  et si je l’ai bien compris, quasi définitif sur Gerron : « Un monstre au seul service  de son art. » C’est précisément ce jugement émis par delà les décades qui a en quelque sorte mis en route mon moteur très personnel de recherche. La question soulevée par votre opinion, est d’importance et elle touche maints domaines : Nos relations à l’Histoire en général et à „cette Histoire-là“ en particulier : Sommes-nous en état de juger de ce qu’ont fait les victimes pour tenter de se sauver? Si oui, pourquoi s’accorder ce droit ? Tenter d’y voir clair, - vous voyez je n’ose pas parler de réponses -, me semble d’autant plus important que l’instrumentalisation de l’Histoire à des fins peu ou pas éthiques du tout menacent notre compréhension du futur et nos capacités à transmettre. Et pas seulement cette Histoire-là.


D’autre part l’intérêt suscité par les artistes de Terezin, comme vous dites est du aussi et c’est ce que j’essayais de dire hier, à la disparition même, de cette immense culture qui fut crée et qui s’est développée depuis le tout début du 20ème siècle au cœur de l’Europe dans la Mitteleuropa. Nous avons perdu traces de plus d’un grand artiste dont les vues sur le monde changeraient probablement notre conception actuelle de l’art en particulier et de la vie en général. Qui connaît aujourd’hui les compositions par exemple de Gidéon Klein, musicien et pianiste ? Il fait partie de ces ombres de l’histoire, qui habitent l’air, puisqu’il est passé lui aussi, comme l’écrivait André Schwarz-Bart, de l’état d’homme à l’état de Luft-Mensch. Il était aussi interné à Theresienstadt (probablement au même moment que Gerron). Nous, je veux dire vraiment le monde, avons perdu la trace et jusqu’aux noms de dizaines de peintres sculpteurs et architectes de l’école de Breslau, nous ne savons presque plus rien de leurs recherches de leurs textes, des Lieder, pièces de théâtre des poètes yiddishisant et anarchistes de Minsk... Vous voyez je m’emporte facilement  quand il s’agit de défendre contre l’oubli, et j’imagine que nous avons là les mêmes intentions, les œuvres et les artistes par deux fois immolés.


Mais encore quelques mots sur le film d’Ilona Ziok. Je ne sais pas si vous avez pu voir son film en entier. Il a été montré au cinéma partout dans le monde (jusqu’en Australie), mais pas en France où il est effectivement passé sur Arte fin 1999 début 2000. Donc avant la production américaine de « Prisoner of paradise ». Pour la petite histoire, les producteurs américains  de Prisoner ont acheté une partie de leur matériel d’archives chez… Ilona. Beaucoup des participants ne vivaient déjà plus : Iwan Fric le chef opérateur avec lequel Ilona a parlé est mort juste après le tournage. Ce qui a du vous fasciner dans « Karussel » c’est que c’est justement film-cabaret, tourné avec Ute Lempert, Max Raabe Ben Becker, pour ne citer qu’eux chantant Gerron tout en racontant son histoire : C’est un film  tourné en partie dans l’enceinte de Theresienstadt et avec des figurants qui sont eux aussi des survivants de ce camp. Dans l’extrait que vous pouvez voir si vous appuyez sur le lien en dessous: Vous voyez à de la chanson chantée par Ute des images couleurs d’un public  plus âgée : d’anciens camarades ou connaissances de Kurt Gerron. Les images noires et blanches sont celles du public ..de l’époque, tous assassinés après le tournage du film de propagande.


http://www.youtube.com/watch?v=BP35uVK-Rm4

http://www.youtube.com/watch?v=J7z_bZ2D98o&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=l_R8OHOU6Go


Une idée me vient : Pourquoi ne pas re-montrer ce film en France ? Qu’en pensez-vous ?

Un metteur en scène américain épris du Karussel a déjà proposé de le monter en music-hall pour Broadway… Pourquoi pas à Paris ?
Les bons génies ne lisent-ils pas le blog de David et Céline…

En attendant je vous remercie de supporter… ma passion comme vous dites, elle m’est fort utile pour mettre du bleu dans le gris et d’ailleurs je suis sure que vous vivez vous aussi sans cesse avec et par ce sentiment.


Bien à vous

Anna-Patricia Kahn

www.clair.me

 

De : Caroline Loeb <c.loeb@noos.fr>
À : Anna-Patricia Kahn <apkahn@mac.com>
Date : 13/01/2010 00:09:57

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Chère Anna-Patricia, 


En vous lisant, je crois qu'on a le même intérêt et la même sensibilité sur cette partie de l'histoire tellement violente et complexe.


Evidemment, comme vous, je pleure tous ces grands artistes et intellectuels qui ont été décimés par les nazis. Nous savons que le Cabaret allemand, (qui a été LE Cabaret) est mort dans les camps. Ses artistes n'ayant pas survécu, il n'a jamais retrouvé son inventivité, son culot, sa créativité. Nous savons tous ce que le cinéma hollywoodien et la musique américaine doivent aux juifs allemands qui ont fui le nazisme. Fritz Lang, Marlene Dietrich, Margo Lion, Peter Lorre, Sternberg, Lubitsch, Friedrich Hollaender et Kurt Weill, pour ne citer que les plus connus, viennent directement de ce creuset incroyable. 


Quand je me suis passionnée pour cette période, j'ai effectivement découvert des artistes inouïs. Des personnages atypiques, corrosifs, extraordinairement inventifs. Les Tucholsky, Claire Waldoff, Werner Finck avaient une liberté de ton et d'expression à part.


Vous avez raison. On ne peut pas juger de ce que firent ces hommes et ces femmes pour survivre dans ces conditions de vie déshumanisantes. Ce qui est extraordinaire, entre autres, c'est cette force de vie JUSQU'AU BOUT! Jusqu'au seuil de la mort. On est d'accord que les plus monstrueux n'étaient évidemment pas les artistes, mais leurs bourreaux pervers.


J'ai vu le film d'Ilona Ziok en entier. Personnellement, je n'ai pas adoré les interventions d'Ute Lempe et des autres artistes. Je les trouve un peu formels par rapport au peu que je connais des originaux. Il me semble que la représentation contemporaine que l'on donne du Cabaret est souvent bien convenue et lisse par rapport à la crudité et au désir subversif qu'avaient ces artistes allemands des années 20. Comme vous le savez, bon nombre d'entre eux étaient très proches des communistes et des anarchistes russes, ainsi que du mouvement Dada 


Dans le film d'Iliona Ziok, j'ai été beaucoup plus intéressée par les témoignages de ceux qui avaient vécu cette période.


 Le film qui, à mon sens, retrace le mieux ce qu'était le Cabaret berlinois est "Cabaret" de Bob Fosse d'après le livre "Adieu à Berlin" de Christopher Isherwood. Ce qui est par ailleurs très intéressant c'est que "Cabaret" soit devenu cet énorme succès américain, alors que des artistes comme Valeska Gert et Kurt Robitscheck, qui avaient réussi à quitter l'Allemagne, avaient essayé en vain de faire du cabaret à New York.


Pour ce qui est de travailler sur un projet théâtral autour de "Karrusel", ça serait, vous imaginez bien, un rêve! J'avais écrit un projet de livre autour de ce sujet il y a quelques années et n'avais pas trouvé preneur. Effectivement, peut être notre échange vif et passionné va t il bouger des choses. Qui sait ?


Bien à vous, 

 

Caroline

   

En mars prochain, sort L'horizon de Patrick Modiano !
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David & Céline vont dans le même bateau

MERCI vraiment à Martine Hollinger de sa somptueuse intervention pour résoudre nos soucis techniques.

 

 

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