Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 10:10
Quand j'ai lu, comme chaque matin, le billet d'Anne Fulda dans Le Figaro, le titre m'a litteralement scotché :

"Les "ex" se rebiffent"

J'ai pensé qu'elle parlait du sien...


Dans le discours de notre président sur le cancer hier à Marseille, un observateur avisé aurait pu décrypter tout le subliminal... : n'a t-il pas prononcé "car l'activité"... S'adressait-il à son épouse ?!

Les ex de la pub se rebiffent ! Yves Navarre avait déjà eu le Prix Goncourt (1980) et René-Victor Pilhes le Prix Fémina (1974). Frédéric Beigbeder vient d'obtenir le Renaudot !


De : Pierre de Plas <pdeplas@gmail.com>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 2 novembre 2009 22:31

 

Cher David,

Tu m’as demandé un avis sur l’attribution du Renaudot à Frédéric...

J’espère seulement que ça va lui donner l’envie d’écrire !

 

(c) Photo Todd Selby


De : Charles Consigny <cconsigny@spring-paris.com>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé le : Lun 2 Novembre 2009, 16 h 38 min 12 s

 

Mon cher David

 

D'abord la photo que tu publies de moi en compagnie de Christine Boutin est fort déplaisante pour ce qui me concerne, mais j'en suis content car j'ai beaucoup apprécié cette dernière. Je l'ai trouvée vraie, sincère, ce qui est rare paraît-il en politique et ce qui est, ça je peux te le dire, rare aussi à la télé.

 

Alors tu m'as demandé mon avis sur l'attribution du prix Renaudot à Frédéric Beigbeder, je dois dire que je suis, sinon peiné, au moins affligé. En effet, si l'homme me plaît plutôt, par sa mélancolie, ses addictions, son humour et ses talents d'éditeur (c'est lui qui fit sortir des imprimeries le récit de mon père, La mort de Lara, du temps où il officiait chez Flammarion), je goûte peu, très peu, sa littérature.

 

Son bouquin je l'ai lu, quand même, c'est ça aussi le truc avec Beigbeder, on lit quand même son bouquin, et pour te la faire courte il m'a fait la même impression que les précédents : c'est parisien, c'est poussif, et en fin de compte assez mal écrit, ou mal rédigé. Il donne l'impression de ne pas avoir assez travaillé. Et comme il aime se comparer à Hemingway, en réponse à ceux qui l'accusent d'être un mondain, il devrait se souvenir que l'auteur de L'Adieu aux armes savait s'enfermer un bon bout de temps sans voir personne pour pondre un chef d’œuvre. Et que dire du titre, Un roman français, plus pédant tu meurs.

 

Mais Beigbeder c'est deux problèmes : d'abord, il pense et laisse penser, et donne à penser aux nouvelles générations, que pour être un artiste de talent, il faut boire, beaucoup, sortir tard et mettre son nez dans la cocaïne. Cela donne Lolita Pille, cela donne le journal Jalouse, cela donne la bande du Montana et du Baron, ramassis d'incultes décérébrés par les substances illicites qu'ils consomment tous abondamment et sans recul, pensant qu'elles leur donneront la plume de Bret Easton Ellis ou l'énergie créative de la Beat Generation. Premier problème.

Deuxième problème, les jurés de ce prix comme des autres perdent beaucoup en légitimité, en attribuant leur graal à des célébrités juste parce qu'elles sont célèbres, et l'idée que ces personnages intelligents, cultivés, dans le sérail depuis des dizaines d'années, se laissent à ce point berner par le monde retouché des médias ne me procure qu'effroi et consternation, voire de l'angoisse.

 

En fait je pense que FB est un merveilleux maillon de la chaîne littéraire, il sait lire et commenter, chaque fois que je me suis plongé dans un ouvrage qu'il recommandait je me suis régalé, et j'en veux pour preuve le dernier prix de flore, attribué à Tristan Garcia dont La Meilleure part des hommes est à mon sens une oeuvre majeure, ainsi que celui à venir, ou Sacha Sperling est sélectionné, Sacha Sperling et ses Illusions qui incarnent à elles seules la relève du genre écrit Français (enfin ça, pour ce qu'en pense...)

 

Voilà.


En espérant que cela puisse te servir à quelque chose.

Bien à toi

Charles

 

www.spring-paris.com

 

Et pendant ce temps-là, Céline croise Patrick Modiano rue Vavin...

 


Message du 02/11/09 à 16h01
De : Anna-Patricia Kahn <apkahn@mac.com>
A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : Petr Lovigin à Munich

 


Le voici, Petr Lovigin, arrivé de Moscou à Munich pour présenter trois séries photos, dont nous rafolons chez °Clair :


Une première série “Fall in Love”, l’histoire d’amour photographiée de ses jeunes amis de Yaroslavl les danseurs Julie et Serge qui dansent et bondissent, semble-t-il hors de la réalité.


La série “Takeshi Kitano et autres Icones” qui n’a rien de photoshop mais sont des portraits, des séances photos que Lovigin a imaginé de toutes pièces et avec masques à l’appui.


Et enfin une première mondiale, l’histoire du Loup-Coeur d’Emeraude et de ses amis dans un pays imaginaire que Lovigin a surnommé “Costarica”.


Cette série photo sort à Moscou le 15 décembre sous la forme d’un livre portant le joli titre de “Costarica soul”.


On murmure à Moscou que Lovigin est la prochaine “costarica-star “


Cette exposition à Munich a vu le jour grace à l’appui et l’amitié de deux femmes oeuvrant pour l’art.

L’une à Paris, Jacqueline Frydman, la grande dame du Passage de Retz et Olga Sviblova directrice du musée de la photographie de Moscou et Curatorin du pavillon russe de la biennale de Venise, la tsarine de l’art russe.


Que ces deux femmes soient ici et par le biais de mes amis Céline et David vivement remerciées.


Je vous embrasse.

Anna-patricia Kahn


www.clair.me


Christophe Hondelatte a décliné l'affaire Pierre Goldman dimanche soir sur France 2. Nous avons demandé à Alain Chouffan de nous en faire des commentaires...

 


From : Alain Chouffan <achouffan@numericable.fr>

To : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 2009/11/2

Subject : Pierre Goldman

 

Mon cher David,


Christophe Hondelatte a eu beaucoup de courage. Son Faites entrer l’accusé (dimanche 1er novembre sur la 2) consacré à l’assassinat de Pierre Goldman lui a demandé des tonnes d’heures de travail. Evoquer à la fois la vie de Pierre Goldman, son itinéraire, son premier procès en décembre 1974 ou il a été reconnu coupable de plusieurs attaques à main armée - dont celle de la pharmacie du boulevard Richard Lenoir qui a entraîné la mort des deux pharmaciennes, le second, deux ans plus tard, devant la cour d’assises d’Amiens qui le déclare non coupable, puis son assassinat le 20 septembre 1979 - jusqu’à aujourd’hui non élucidé - mais une piste a été avancée que je rappelle plus loin - est une véritable gageure tant la vie de ce révolutionnaire, intellectuel engagé, guérillero, gangster et figure de la vie parisienne, il a été tout cela à la fois, et plus encore, est passionnante et bouleversante. Mais cette émission m’a permis aussi de revivre de bons moments que j’ai vécus avec Pierre Goldman qui fut un ami - il en avait tellement - quand il est sorti de prison. Je lui avais écrit en prison, il m’avait répondu puis s’est établi entre nous une correspondance amicale et chaleureuse. Invité souvent à dîner à la maison – il adorait le couscous de ma femme le vendredi soir ! – je me souviens encore de son humour et surtout de sa culture sans limites. Il parlait de tout et surtout de ses expériences de « révolutionnaire » à Cuba surtout. Il aimait la salsa, et se mettait à danser autour de la table, sur un air cubain qu’il improvisait. Sur ces accusations dont il était l’objet il reconnaissait les attaques à mains armées mais niait avoir assassiné les deux pharmaciennes. « Mon acquittement le prouve bien » me disait-il d’un air las et fatigué qu’on lui pose chaque fois la même question. Son assassinat fut pour tous ceux qui l’ont soutenu un coup de tonnerre. Ce 20 septembre 1979, jour de son assassinat, il avait rendez-vous au Nouvel Observateur avec Pierre Benichou pour déjeuner. « J’ai attendu, attendu… et j’ai apprit qu’un type venait de se faire tuer en pleine rue » se souvient Pierre Benichou dans son témoignage pour le livre de Michael Prazan Pierre Goldman, le frère de l’ombre (Seuil). J’ai tout de suite pensé que c’était Goldman. Je connaissais un peu Ottavioli, le patron de la PJ, alors je me suis rendu à la préfecture, et j’ai demandé à lui parler. On m’a fait voir Leclerc qui m’a dit, dès que je suis entré dans son bureau : « c’est moi qui l’ai serré, votre copain ! ». On s’est disputés et il m’a mis en garde à vue ».

 


Je me suis aussi souvenu de ses obsèques, cinq jours plus tard. Une foule immense d’anonymes et de gens connus, au total 15.000 personnes. Tous ses amis. Serge July, Bernard Kouchner, Marc Kravetz, Michel Butel. Tous les anciens de l’UEC. Des Antillais, des représentants de la communauté juive, des vedettes de la politique et des médias. Sartre, fatigué, est victime d’un malaise. Simone de Beauvoir l’accompagne, un peu à l’écart. Un type à la gueule de taulard, ému, engoncé dans un costume étriqué, retire ses bagues et les jette sur le cercueil qui disparaît sous terre. « Etrange attroupement que cette foule composée d’intellectuels, de célébrités et d’inconnus, de Noirs, de Juifs, d’Arabes, de gauchistes, de vieux, de jeunes, de gangsters et de musiciens » se souvient aussi Michael Prazan. Pierre Goldman fut sans doute le personnage le plus emblématique d’une France qui paraissait prête, il y a plus de trente ans, à basculer dans les années de plomb. Militant d’ultra-gauche autour de la Sorbonne, éphémère guerillero au Venezuela et un peu gangster à son retour à Paris, il avait été arrêté, jugé, condamné à perpétuité pour un double meurtre qu’il a toujours nié farouchement et plus encore dans son livre Souvenirs Obscurs d’un Juif polonais né en France que je considère comme un livre formidable et que j’ai offert comme cadeau d’anniversaire à des dizaines et des dizaines d’amis.

 

 

Bref, l’assassinat de Pierre Goldman « vit » encore dans mon esprit. En pleine rue, ce jeudi 20 septembre 1979, à bout portant, place de l'Abbé-Georges-Hénocque à Paris 13e. Les témoins décrivent trois personnes d'allure hispanique. La police pense à une piste mafieuse. L'assassinat est néanmoins revendiqué à l'AFP par une organisation d'extrême droite inconnue : Honneur de la police. Jusqu’à aujourd’hui les coupables n’ont pas été retrouvés. Qui sont-ils ? Plusieurs hypothèses circulent dont une semble être celle du milieu marseillais. Commanditée par les Grupos Antiterroristas de Liberación, suite à des rumeurs selon lesquelles Pierre Goldman aurait aidé l'ETA à se procurer des armes. En avril 2006, le journal Libération publie ainsi une entrevue avec le commissaire Lucien Aimé-Blanc dans laquelle il révèle le nom de son assassin :


« C'est mon informateur Jean-Pierre Maïone qui a flingué Pierre Goldman et me l'a avoué bien après. Au départ, comme la revendication était signée "Honneur de la police" et que Maïone travaillait avec le directeur des RG (Renseignements Généraux), Maurice Paoli, ancien des réseaux Algérie française, j'ai pensé que ces "ultras" avaient liquidé Goldman, acquitté du double meurtre de la pharmacie. Mais mon collègue Paoli, qui ne me cachait pas grand-chose, m'a dit : "C'est pas nous". Et puis mon indic', Maïone, m'a expliqué que c'est le futur Groupe d'action libération, le GAL, qui avait décidé du "flingage" de Goldman. Le GAL, c'était un service parallèle de contre-terrorisme composé de barbouzes et de voyous manipulés par les forces répressives officielles espagnoles qui liquidaient des gens d'ETA (armée séparatiste basque, ndlr). Pierre Goldman, qui fréquentait la brasserie Bofinger, fief des indépendantistes basques, ambitionnait de monter un réseau armé pour contrer ces anti-ETA. Il a contacté des voyous de gauche, comme Charlie Bauer qui n'a pas marché, Mesrine qui s'est défilé, et des autonomes. A force de se vanter de ses futures actions contre le GAL, Goldman est apparu dangereux. Des voyous marseillais du GAL l'ont tué avec Maïone, qui a évoqué aussi un commandant, ancien du SDECE mais actif à l'époque, sans me donner son identité. ». Le commissaire Lucien Aimé-Blanc a confirmé cette version dans un livre paru en 2006 intitulé L'Indic et le Commissaire ( Lucien Aimé-Blanc et Jean-Michel Caradec'h, ( Plon, 2006).


Souvenirs, souvenirs… Pierre Goldman restera toujours dans notre esprit. Merci et bravo Christophe de nous les avoir faits revivre !


Alain Chouffan

 

Message du 30/10/09 à 15h47

De : Richard Zrehen <r.zrehen@gmail.com>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : Littérature populaire

 

Où il est question d'archives, de graphomanie et de rigolade...

 


San-Antonio : une figure de désir


Un Colloque, organisé par Françoise Rullier-Theuriet, linguiste, et intitulé : « Sand-Antonio et la culture française » se tiendra à la Sorbonne (!) les 19 et 20 mars 2010, et auquel je participerai avec plaisir. Pour saluer l’événement, car c’en est un – San-Antonio à la Sorbonne ! – j’ai jugé amusant de republier un vieil article, pas entièrement périmé, que m’avait demandé il y a bien longtemps François Châtelet – philosophe débordant d’humour, qui avait volontiers accepté de diriger mon travail de thèse (!!), consacrée au curieux commissaire imaginé par Frédéric Dard.

L’article a été publié par La Quinzaine littéraire dans son numéro 169, daté du 1er au 31 août 1973...

 

Pour lire la suite, aller à l'adresse suivante :

http://www.richardzrehen.blogspot.com/

 

Chantal va devenir le prénom fétiche de la pub ! Après la Chantal du Cantal, la Chantal de la banane de la Guadeloupe !


Le souvenir de Daniel Adam, je le retrouve à La Coupole, au Bar à huîtres, hier soir au Dôme...

 


Et il pleut sur la fontaine Médicis...

 


Et ne pas oublier le triomphe annoncé de Marie Ndiaye...

 


 


 

David & Céline vont dans le même bateau


 

 

 

 


 

 

 



Partager cet article

Repost 0
David Genzel - dans Culte

Présentation

davidetceline

davidetceline

Recherche

Liens