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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 10:24
Céline entre au Chai de l'Abbaye avec De l'air à la main. En face d'elle, parlant italien à une femme, Céline reconnaît aussitôt Jean Sorel qui lui tourne le dos, mais lui fait face dans le miroir. Ils boivent un café. Quand ils se lèvent quelques minutes plus tard, Jean Sorel nouera l'écharpe orange autour du cou de la dame.


Alain Chouffan déjeune, lui, Chez Maï rue Galande !

 

From : Alain Chouffan <achouffan@nouvelobs.com>

To : David Genzel david.genzel@gmail.com

Date : 2009/10/20

Subject : restaurant vietnamien

 

Mon cher David,

 

Tu me fais vivre dangereusement. Ton blog du 2 octobre signalait avec beaucoup de bonheur ta découverte du plus « petit restaurant de l’arrondissement », chez Maï, rue Galante. Intrigué et amusé, je suis donc allé voir. Le choc ! Passons sur la dimension microscopique de ce restaurant, à peine 10 m2, cinq tables, la sixième servant de bureau, passons sur ce décor d’un autre monde avec aux murs des cartes géographiques poussiéreuses, des bouteilles vides sur une étagère, des planches de bois perdues dans cet univers incroyable, un vieille télévision, des cartons remplis de je ne sais quoi, un vieil ordinateur par terre, un chauffage d’une autre époque, et tout au fond de ce bric à brac insensé, quelque chose qui ressemblait à une cuisine. Bref, de quoi faire fuir même un SDF ! Et tu voulais que j’aille risquer ma vie en allant manger dans ce restaurant incertain et suspect ! Tu veux ma mort ou quoi ! Mais bon, stoïque, et encouragé par mon invitée, - qui ne cessait de se marrer en se foutant de ma gueule ! - j’ai demandé la carte. Une carte en plastique qui colle aux doigts : soupe tonkinoise, salade au poulet, au crabe, du bœuf au curry, des nems. Mais des prix à tomber à la renverse : pas plus de 3 euros chaque plat ! En temps de crise, c’est le restaurant qu’il me faut.

 

Mais le choc le plus brutal, c’est la patronne des lieux : Mme Mai. Elle fait tout elle-même, la cuisine, le service, l’accueil, et ce boui-boui lui sert même de logis, elle dort dans le faux-plafond, jusque au-dessus de notre tête ! Quelle femme incroyable cette minuscule vietnamienne de 80 ans de 150 centimètres de hauteur, au visage ridé comme une vielle pomme. Et quel look ! Il faut la voir nous accueillir avec son pull tunique taché, ses savates en plastique, ses grosses chaussettes grises, son vieux seroual violet tout rapiécé. Un personnage de roman Mme Maï ! Et quelle vie ! Elle porte en elle toute l’histoire du Vietnam. Elle a fui la guerre d’Indochine mais elle a gardé un attachement indéfectible pour sa patrie, le Vietnam du Nord ou elle est née. Mais elle hait les communistes qu’elle traite de menteurs, de voleurs et de tueurs. Elle a fait deux ans de prison, son père a été tué, sa mère, envoyée dans des camps ainsi que son frère et sa sœur. Retour sur l’histoire du Vietnam pour bien comprendre son parcours. Quand, en 1954, Diem Bien Phu tombe, le 17e parallèle sera une ligne de démarcation entre le Vietnam du Nord et le Vietnam du Sud. Les américains soutiennent le Sud, et en 1965, ils lancent leur première offensive aérienne directe sur le Nord Vietnam. Mme Mai profite de ces bombardements et de la pagaille qui en suit pour se sauver. Elle prend un boat people d’Hanoi à Saigon, ou elle failli mourir dix fois. « C’était une petit bateau de 5 mètres et il fallait vider à la main l’eau qui rentrait dans le bateau » raconte-t-elle aujourd’hui avec émotion. Elle apprendra plus tard que son mari est mort lors de ces premiers bombardements. Elle ne se décourage pas, et poursuit sa route. De Saigon, elle prend un avion pour Paris ou elle débarque en en 1967. Elle va à Dieppe, travaille dans un restaurant, puis retourne à Paris ou elle achète ce petit restaurant. C’est sans doute un des rares endroits ou est encore accroché le drapeau sud-vietnamien, à côte de celui du Vatican, car Mme Mai fait partie de ces vietnamiens christianisés par les Missions Etrangères. « Ce restaurant, c’est toute ma vie » dit-elle en vous regardant droit dans les yeux, la gorge serrée. Toute sa vie a été aussi d’attendre des nouvelles de sa famille. Son frère et sa sœur sont vivants. Sa mère est morte il y a quatre ans. Elle est allée la voir en 1991 et 1996 et elle lui a acheté une maison. Deux jours avant sa mort sa mère lui a dit « Ma fille, je te remercie pour ce que tu as fait pour moi. Grâce à toi j’ai eu une vie heureuse ». Mme Maï ne cesse de répéter cette phrase. Elle se lève pour aller chercher son trésor : une vielle boite de biscuits où se trouve l’unique photo de sa mère, et nous la montre. Non, cette mère elle ne l’oubliera jamais. Comme elle n’oubliera jamais toutes les souffrances que lui ont fait subir les communistes. « Une souffrance extrême » précise-t-elle en appuyant sur les mots. Jusqu’à aujourd’hui d’ailleurs, car Mme Maï, à son age souhaite retourner dans son pays natal, mais elle ne peut pas. En tant qu’évadée, le régime communiste d’aujourd’hui le lui interdit. Elle n’a pas d’autre choix que de rester en France. C’est à dire dans son restaurant ! « Je resterai ici jusqu’au bout. Et debout ! » affirme-t-elle avec force…

 

Alors, oui, David, pour elle, pour sa vie, pour son parcours, tu as raison, il faut aller déjeuner « chez Mme Mai », 65, rue Galante, dans le plus petite restaurant de Paris. Et pas de panique, rassure tes amis : 3 jours après mon déjeuner, je ne suis toujours pas tombé malade !

 

Le préfacier François Kermoal et l'auteur du Monde de la pub Mark Tungate au lancement de l'ouvrage !

 


Au JT de France 2, Hervé Témime. On ne savait plus s'il était là pour Denis Robert ou pour Roman Polanski.

 


A la fin du réquisitoire, Thierry Herzog a eu une jolie phrase :

 

" Dominique de Villepin

n'a pas été condamné à l'inégibilité,

la question ne se pose pas

puisqu'il n'a jamais été élu"

 

Marc Godin conclut son papier sur Le ruban blanc dans Bakchich ainsi :

 

"L'acteur qui interprète le pasteur

autoritaire et coincé, Burghart Klaussner,

est le parfait sosie de Denis Olivennes.

Et ça, ça fout vraiment les jetons"


 

De : Gérard Gros <gerardgrosconseil@gmail.com>

À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 20 octobre 2009 17:46

 

Sur la forme le texte d'Axel est fort drôle, quant aux larmes de joie de CB, elles pourraient se transformer en larmes tout court quand la gauche reviendra, encore que...

J'ai transmis le blog à Jean S. pour rire lui aussi.

nb : le chien de S a été élu président de la SPA, il se présentait contre le chien d'Axel.

GG

 

A l'invitation de Patrice Begay, le moscovite Edouard Moradpour a découvert une chanteuse russe.

 

 

Message du 21/10/09 à 10h06

De : Edouard Moradpour <edouard_moradpour@yahoo.com>

A : David Genzel <davidgenzel@voila.fr>

Objet : Une voix : Elina Zinskaya !

 


Mon Cher David

Hier soir, au théâtre Le Temple, j ai assisté au premier concert d une jeune chanteuse Russe : Elina Zinskaya. C’était absolument sublime et elle a un talent fou, une véritable « voix ». C’est Francis Lalanne qui l’a découverte et il était d’ailleurs dans la salle. De manière tout a fait improvisée, Elina a invité Francis sur scène pour chanter en duo, une merveilleuse chanson de Francis Lalanne. Un instant magique. Apres le concert, nous avons parlé de toi avec Francis et je t’ai même envoyé un petit sms. Mais tu étais déjà dans les bras de Morphée... Francis m’a dit qu il aimerait beaucoup donner un concert à Moscou. Il adore la Russie. Je vais essayer de trouver des pistes pour cette idée. J'espère que tu pourras, un jour, écouter Elina Zinskaya. Tu seras aussi sous le charme. Je repars a Moscou aujourd’hui, continuer mes aventures russes.

Avec amitié.

Edouard

 

De : Dominique Cara <dcara.lahune@wanadoo.fr>

À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>

Envoyé : mardi 20 octobre 2009 13:41

Objet : Chuchoteurs urgent urgent mercredi 21 octobre à 20h30 librairie VOYELLE 98 RUE DES ENTREPRENEURS 75015 PARIS

 

Cher David

 

Mon amie Valérie Martin reçoit dans sa librairie le traducteur Pierre-Emmanuel Dauzat à l'occasion de la parution du magistral travail d'Orlando Figes : Les Chuchoteurs Vivre et survivre sous Staline. Préface d'Emmanuel Carrère "avec ce livre magnifique, Figes redonne un nom au morts, aux effacés de la mémoire. Pour nous ce sont des histoires; eux c'était leur vie".

 

Salué dès sa parution comme un chef-d'œuvre, un monument littéraire, alliant rigueur savante et souffle littéraire, les CHUCHOTEURS nous invite à pénétrer, en suivant une mosaïque d'histoires personnelles, dans la vie et l'esprit des Soviétiques sous le stalinisme.

 

Pierre-Emmanuel Dauzat et Olivier Rubinstein directeur des éditions Denoël présenteront le travail D'Orlando Figes qui est aussi l'auteur du livre "la Révolution russe-1891-1924 la tragédie d'un peuple paru aux éditions Denoël.

 

Pierre-Emmanuel Dauzat est également le traducteur du livre à paraître Chronique d'une agonie : journal du ghetto de Varsovie de Chaim A Kaplan. Editions Calman Lévy.

 

J'invite tous vos lecteurs à rencontrer ce traducteur émérite.


Amitiés.

Dominique Cara

 

Aujourd'hui, c'est le 25e anniversaire de la mort de François Truffaut.

 


Le 21 octobre 1984 était un dimanche. Relire à ce sujet l'admirable Lettre ouverte à François Truffaut qu'Eric Neuhoff lui consacra en 1987.

 


Aujourd'hui aussi, c'est la Sainte Céline...

 

From : Axel Brücker <trailersmuseum@orange.fr>

To : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 2009/10/20

Subject : Sainte Céline

 


Sainte Céline

 

Le prénom vient du latin caelum, le ciel, et signifie en vieux latin, « venue du ciel » ou « douceur du ciel ».


Sainte Céline (que l’on confond parfois avec la mère de Saint Rémi qui baptisera Clovis) vécut au Vème siècle. Elle rencontra Sainte Geneviève (la Sainte Patronne de Paris) et décida de consacrer sa vie à Dieu en prenant le voile et en faisant vœu de chasteté alors qu’elle avait été promise par ses parents. Le fiancé, furieux, la poursuivit jusqu’au baptistère de Meaux où avec Geneviève elle échappa miraculeusement à sa furie. Elle garda donc toute sa vie sa pureté et sa virginité en se consacrant aux œuvres caritatives.

 

Caelinum, ou caelina au pluriel, a donné en français câlin ou câlins, douceurs du ciel qui permettent de garder sa virginité, petits câlins ou gros câlins… sans aller trop loin… douceurs du ciel au lever du jour…

 

David Genzel, lacanien parmi les lacaniens, a publié dans les années soixante-dix une étude monumentale « Du lacanisme dans le prénom de Céline » dans laquelle « De Céline à Lacan » il révèle, en plus de six cents pages, toute l’ambiguïté et les sens cachés de ce prénom qui donnera plus tard le nom d’un blog germanopratin de très grand influence connu sous le nom de « David & Céline ».

 

Dicton populaire du XVème siècle : « À la sainte Céline, fais-toi ben câline ».

 

A.B.

 

Des Inrocks à Charlie Hebdo, de somptueuses interviews d'Elisabeth Roudinesco sur son dernier ouvrage : Retour sur la question juive.

 


Et au Bal Bullier, sur les traces de Jean-Eden Hallier...

 


 




David & Sainte Céline vont dans le même bateau

 

 

 

 

 

 

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