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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 10:42

Dimanche matin, nous allons prendre notre petit déjeuner au Fouquet's avant de descendre les Champs... Un homme m'interpelle :

- Vous ne me connaissez pas ! Mais moi je vous connais ! Je suis un lecteur fidèle de votre blog et je m'appelle Brice Lefranc.

Et Brice nous parle longuement de Gonzague Saint Bris, de son oncle chanoine, de Jacques Birol...

 

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De : Brice Lefranc <brice.lefranc@francilbois.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 23 mai 2010 16:20
Objet : Contact

 
J’ai été très heureux de faire votre connaissance ce matin sur les Champs, ainsi que celle de Céline.

Lecteur attentif et toujours amusé de votre blog, je deviens fébrile – en fin de matinée – quand la livraison quotidienne tarde à s’afficher.
Bien à vous

Brice Lefranc

Délégué général de Francîlbois (fédère les 50 000 emplois de la filière bois en Ile de France).

 

Nous avions "balisé" la visite de notre président et de son épouse aux Champs !

 

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Nicolas Sarkozy s'est-il arrêté devant les cyprès de Lambert ?!

 

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Samedi matin, nous avions adoré Copie conforme, le film "Baudrillard modèle et série" avec Juliette Binoche... à Arezzo. Juliette Binoche insiste : film vu au MK2 Odéon.

 

juliette-binoche.jpg

 

Après Arezzo, Orezza chez Art Macaron...

 

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Boulevard Montparnasse...

 

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(c) Céline

Copie (presque) conforme !

 

De : Michel Davin <m.davin@vaudoo.net>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 23 mai 2010 09:16

 

photo-1.jpg

 

Enfin l'un à côté de l'autre. Malgré les apparences il n'y a pas photo. Nos parents n'ont pas commis l'irréparable. Quoique, il y a un petit quelque chose !
C'est moi ! Céline voulait une photo de l'original et du presque double. C'est fait !

Biz à nous deux.

 

Dimanche après-midi, le splendide film roumain : Policier, adjectif. Des scènes de pure anthologie...

 

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De : Carole Julliard <carole.julliard@theatre-odeon.fr>
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Ven 21 mai 2010, 17h 36min 31s

 
Bonjour David,

Voici quelques informations sur la prochaine création d'Olivier Py,
Adagio [Mitterrand, le secret et la mort] :

olivier-py.jpg(c) Photo Muriel Vega


En 1995, au fond d’une bibliothèque onirique, un homme au soir de sa vie suscite une dernière fois la fascination de ceux qui l’ont accompagné pendant tant d’années. Cet homme – François Mitterrand, dans le portrait qu’en dresse Olivier Py – a voulu le pouvoir, et pour l’atteindre, a consenti à recourir à certains moyens : ne pas s’habiller trop élégamment, atténuer la pointe de ses canines, placer des silhouettes d’église à l’horizon campagnard de ses affiches électorales. Et cela a marché. Ce pouvoir que la magie du verbe, la noblesse des idées, la constance de la bataille politique n’avaient pas suffi à conquérir, les conseils d’une agence publicitaire lui en ouvrirent enfin la voie.

Dès lors, il resta au sommet de la Vème République, plus longtemps qu’aucun autre… En 1995, il y a quinze ans à peine – presque une éternité, le temps d’une adolescence, François Mitterrand venait de quitter la haute fonction qu’il avait remplie pendant deux septennats. Et il savait qu’il n’avait plus que quelques mois à vivre. Mais cette mort, nous-mêmes le savons aujourd’hui, il en éprouvait l’ombre depuis 1981 ; il l’avait sentie se poser sur lui en même temps ou à peu près qu’il assumait la présidence. Elle fut pour lui comme une interlocutrice familière, qui le poussa, dès qu’elle fut de ses intimes, à « sculpter sa propre statue ».

Elle fut aussi l’un de ses secrets – l’objet d’un long silence (sa maladie ne sera reconnue publiquement qu’en 1992) et d’une interrogation qui ne cessa de le hanter. Au cours de ses derniers mois – alors que Jacques Chirac entre en fonctions – Mitterrand quittant le pouvoir entre dans la mort, pas à pas, attentif à réussir sa fin. L’agonie, dans son acception grecque, est d’abord un combat ; Mitterrand le mène de façon à fasciner encore et toujours, confiant par exemple à Jack Lang « Je sais – j’ai résolu la question philosophique », et attentif à rester conscient jusqu’au bout…

Un tel personnage – car c’en est un, et de première grandeur – est fait pour inspirer les artistes. Olivier Py avait trente ans, en 1995, l’année des 24 heures de La Servante, l’année aussi où il entama une grève de la faim pour dénoncer la passivité française devant l’horreur de la guerre en Serbie (qui devait lui inspirer son Requiem pour Srebrenica). Cela faisait déjà quelque temps qu’il épiait le masque que Mitterrand s’était composé, étudiant sur ses traits les marques du temps, du pouvoir, de la vie publique. Py n’avait pas encore écrit des œuvres telles que Faust nocturne ou Les Enfants de Saturne, où figurent déjà des personnages en agonie. Mais depuis 1995, on sait à quel point la mort – ou plutôt la Mort – est à l’œuvre dans l’imaginaire théâtral d’Olivier Py. N’est-ce pas à la Mort même qu’il fait dire, dans ses Illusions comiques : « Le théâtre est une mort où l’on est deux » ?

Pour cette méditation autour du dernier Mitterrand, où l’on reconnaîtra quelques détails très librement empruntés aux biographies du président, Py rêve d’une demi-douzaine d’acteurs jouant une trentaine de rôles et visitant en procession, comme en une mystérieuse tentation de Saint Antoine, celui qui mérita d’être surnommé le Sphinx.


Bonne fin de journée,
Carole

 

De : Christine Boutin <chri78@wanadoo.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>
Date : 23 mai 2010 19:34


Cher David,
Cette belle présentation de Carole Julliard de la dernière oeuvre d'Olivier Py donne l'eau a la bouche. En effet qu'y a t il de plus essentiel et de plus réel que notre finitude ? La question de la Mort met chacun d'entre nous face a l'essentiel, sans fard, au plus intime de chacun. Tous les théâtres de nos vies sont des carnavals de Venise. Les plus beaux masques n'effacent rien de cette aveuglante question : quel est le sens de nos vies ? Alors quand s'entremêlent Pouvoir et Mort on est au paroxysme de la danse de la vie. Chez Mitterrand c'est hallucinant !
Je t’embrasse
Christine Boutin

 

Michaël Lonsdale était déjà en moine dans Le nom de la Rose...

 

lonsdale.jpg

 

Alain Ollivier vient de décéder. J'aurais tant aimé que Céline voit ses mises en scène à la lumière naturelle au Studio théâtre de Vitry...

 

ollivier-alain.jpg

 

Message du 25/05/10 à 08h20

De : Caroline Loeb <c.loeb@noos.fr>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : ZE SHOW MUST GO ON !

 

Cher David,

 

Dimanche, c'était la dernière de mon show au Montmartre Galabru. Ouf ! Mixed feelings comme disent les Américains. Je me sens à la fois libérée et un peu triste. Une page de tournée. C'était une belle dernière. Joyeuse, pleine d'énergie. La salle était bondée (merci les fans), et Gérald Elliott, mon merveilleux accordéoniste, et moi on s'est amusés comme des petits fous.

 

Et maintenant ? Tournée, mises en scène, chroniques sur Nova, écriture toujours, nouvelles chansons… Le boulot ne manque pas !

 

Sans doute à la rentrée quelques dates de mon « Mistinguett… » dans un des lieux les plus poétiques de Paris…

 

Et puis, ailleurs que sur les planches, la beauté.

 

« Qu'est ce qui fait que je continue à voir la beauté partout ? » écrivait Shirley Goldfarb.

 

Je te livre donc un petit texte que j'ai écrit sur les iris du jardin des Plantes et t'embrasse...

 

IRIS-NOIR.jpg

"Superstition". "Ruffled shirts". "Midnight hour". "Arpège". "Rival". "Cherub's smile". "Lovely senorita". "Lemon brocade". "Hocus Pocus". "Bord de mer". "Eau piquante". "Leda's lover". "Petit nuage". "Euphorie"…

 

Les délires de jaunes, oranges, caramel, violet foncé, mauve, bleu nuit, bleu lavande, chocolat, caramel, bordeaux, ivoire, blanc nacré, bleu roi.

 

Et puis le parfum. Des effluves poudrées, entêtantes, envoûtantes. Ça sent le gâteau, la vanille, la frangipane, le pamplemousse. Ça évoque des parfums plus troubles, plus sensuels…

 

L'iris.

 

La fleur royale par excellence. Celle qui a inspiré la fleur de lys des rois de France, celle que l'on trouve dans les fresques du Palais de Cnossos en Crète depuis la plus haute antiquité existe en plus de 950 espèces toutes plus inouïes les unes que les autres.

 

Il y a à Paris un endroit où on peut aller les regarder, les admirer, les respirer. C'est au Jardin des Plantes, créé par Buffon, le passionné des espèces végétales et animales, que se trouve ce petit coin délicieux et unique. Juste derrière un de plus jolis manèges de la capitale, avec ses animaux fantastiques. Parmi eux, un dodo, ce gros oiseau comique, espèce disparue que l'on croise dans "Alice au Pays des merveilles" et dans "l'Age de glace" et dont un spécimen en plâtre est exposé à quelques pas de là, dans le très beau Musée d'Histoire Naturelle.

 

Derrière ce joli manège poétique aux animaux imaginaires ou disparus qui tournent en rond, chevauchés par des enfants heureux, il y a donc un petit coin de jardin paradisiaque où des merveilles de couleurs et d'odeurs vénéneuses s'épanouissent. 

 

Le jardin d'iris du Jardin des Plantes. 

 

Qui ouvre à nouveau sa petite porte en fer aux visiteurs. A mon grand désespoir, pendant quelques années, il était fermé, traumatisé par quelques vandales qui l'avaient violé, abîmé. Il est à nouveau ouvert et c'est LE moment d' y aller.

 

Des iris en veux tu en voilà! Sur leurs grandes tiges rigides, ces grosses fleurs aux pétales charnus, aux couleurs criardes ou subtiles, aux parfums tellement particuliers s'offrent au visiteur. Sensuelles, délirantes, extravagantes, baroques, Tim Burtonniennes.

 

L'iris dont le nom vient du grec iridos et qui a longtemps signifié arc en ciel, à cause de ses teintes irisées.

Des siècles après Catherine de Médicis qui la première s'en serait servie pour se parfumer, Serge Lutens, le plus grand artiste parfumeur, a créé un jus extraordinaire autour de la fleur, "Iris silver mist", Prada sort son "Infusion d'iris" et Arthur H dans sa chanson "L'amoureux" avoue aimer, entre autres, les iris.

 

Et ce n'est pas pour rien que Van Gogh les a peints avec passion, tortueux et indomptables, ni que Monet les a plantés à profusion à Giverny.

 

Les plus grands philosophes, les plus grands poètes ont consacré des années de leur vie à planter, biner, tailler, arroser, désherber, bouturer. L'horticulture est une passion qui traverse toutes les couches sociales. Du prolo avec son pot de géraniums au balcon, à l'esthète qui bichonne ses plantes rares à Tanger, tous n'aiment rien tant qu'observer, entretenir ces trésors de grâce et de poésie pure que sont les fleurs.

Là, les mains dans la terre, loin de l'humanité décevante, à l'abri des trahisons et de intérêts médiocres qui nous abîment, le misanthrope se fait du bien à l'âme.

Il faut vite aller au Jardin des Plantes. La grâce et la beauté des iris est comme l'existence, sublime, éphémère et fragile.

 

Caroline Loeb

 

Message du 23/05/10 à 18h27

De : Richard Zrehen <r.zrehen@gmail.com>

A : David Genzel <david.genzel@voila.fr>

Objet : Galions espagnols et pirates juifs

 

Où il est question de l'expulsion des Juifs d'Espagne et d'une de ses curieuses suites...

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Buenos Ayres (c) Photo Alain Zimeray

 

Galions espagnols et pirates juifs I...

 

Le 31 mars 1492, dans l’après-coup de la chute de Grenade, leur grande victoire contre les Maures qui met un terme à la Reconquista, les rois trèscatholiques[1] d’Espagne, Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille, signent le décret de l'Alhambra (resté en vigueur officiellement jusqu'en 1967) ordonnant aux Juifs de Castille et d'Aragon de choisir entre conversion au christianisme et exil.

 

Le 31 juillet 1492, date-butoir, les Juifs quittent le pays par centaines de milliers, quelques dizaines de milliers sont persécutés et mis à mort par l’Inquisition, quelques dizaines de milliers choisissent le baptême – ce qui ne suffira pas toujours à assurer leur salut…

*

Que dire de l’horreur, du traumatisme, de ce débordement du psychismes’farad submergé par une déferlante à quoi rien ne prépare ? Les repères balayés, les princes de la nation juive, si bien en cour la veille, soudainement destitués, les docteurs de la Loi qui doutent quand ils ne choisissent pas la conversion et le camp de la persécution...

 

Pour lire la suite, aller à l'adresse suivante :

http://www.richardzrehen.blogspot.com/

 

Notre champion du monde du chocolat !

 

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Des adresses qui ont échappé à François Simon :

 

- Kern house, boulevard Saint-Michel...

 

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- David Lunch, rue de Miromesnil...

 

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Dans le premier numéro de BRAND'S, une interview décapante de Luc Ferry par Philippe Gildas...

 

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Décès de Robert Laffont...

 

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(c) Photo Louis Monier

 

La Brabus, le nouveau jouet de Gérard Gros !

 

lucie-609.jpg(c) Photo Louis Monier

 

Hier, Pierrot le Fou au MK2 Hautefeuille...

 

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Comme dirait Ferdinand :

- Allons-y, Alonso !

 

De : Cristina Alonso <cr.alonso@orange.fr>
À : David Genzel <david.genzel@gmail.com>

Date : 23 mai 2010 16:20
Objet : AUSTRALIE, PEINTURE et SANGRIA, OLE !

 

Vernissage-3-juin.jpg

Cher David, 

 

Un bon ami à moi m'a confié d'un air entendu alors que je lui parlais de la peinture qui m'obsède depuis bientôt un an et demi que j'étais victime d'une "abréaction". Hum.  Evidemment super inquiète, (encore une maladie orpheline),  j'ai sauté sur le dictionnaire et voilà ce que j'ai trouvé :

 

abréaction : décharge émotionnelle par laquelle un sujet se libère d'un événement oublié qui l'avait traumatisé. 

 

L'événement traumatisant, j'imagine que c'est un dessin fait en CP dont mon père, artiste peintre a dû me dire "ohlala il est moche ton dessin"... qui m'a fâchée... Et comme je suis rancunière, j'ai, je suppose, lâché l'affaire pendant quarante ans...

 

Bref, il n'est jamais trop tard. 

 

Vincent Leclabart, lui a bien aimé mes peintures et quand je lui ai demandé : "une petite expo dans ton agence, tu en penses quoi ? Il m'a aussitôt répondu : "très bonne idée !"

 

C'était il y a six mois et voilà le travail. 

 

J'espère que vous serez là le 3 juin, vous David, Céline (que je ne connais toujours pas) et ceux que je n'ai pas vus depuis longtemps autour de la sangria confectionnée par Blandine. 

 

Vous me reconnaîtrez facilement : 

- Je serai rouge de honte, 

- Verte de peur,

- Je rirai sûrement un peu jaune, mais je serai aussi grisée par ce beau moment que m'offre Vincent et la Sangria de la belle Blandine... 

 

Vendredi soir, j'ai écouté la nouvelle de Céline lue par Sophie Loubière, sur France Inter... :

 

http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/parkingdenuit/index.php?id=91472

 

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Au Carré Marigny...

 

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(c) Céline

 

 

 

 

 

David & Céline vont dans le même bateau

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