Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 14:54
Nous venons de vivre un week-end millimétré d'une totale richesse d'émotions. Où les mots encore s'entrechoquent. Où le temps s'abolit et où il ne reste que des fragments épars guettés par la dérision. Pour une fois, même la recherche du titre de ce billet s'est révélée laborieuse. Donc, déambulons sans nous laisser piéger par les horaires.

Samedi matin, nous descendons la rue de l'Odéon et nous tombons sur des dazibaos tout fraîchement collés de l'infâme Marc-Edouard Nabe. La typographie de l'accroche : "Sauver Siné" se décline tant en SS, que le fils de Zanini restera toujours : "On n'en veut pas".


Mais le mot est jeté, et pour moi, Siné est définitivement associé à Darty. Nous rejoignons donc notre ami Gérard Gros pour la séance de 11h au Gaumont-Marignan, à la projection de Vicky Cristina Barcelona. Et dans le hall, Gérard retrouve son ami Bernard Darty et son épouse. Dans la salle, Bernard Darty s'assied à côté de nous, et, dérangé par la climatisation, il plie son Herald Tribune en chapeau et le met sur sa tête, prenant soin de ne pas déranger la personne assise derrière lui, qui lui répond :
- Si vous voulez, je vous prête mon bonnet !
Mais Bernard Darty finit par sortir un large mouchoir blanc pour s'en couvrir le crâne.
Il nous annonce solannellement :
- La bourse ne tombera pas plus bas !


Le film de Woody Allen est une pure illustration du donjuanisme. Une phrase de Christophe Beney des Cahiers du Cinéma définit ce chef-d'oeuvre de séduction :

"Une touche de jaune,
la "nuance" comme l'appelle opportunément Maria-Eléna,
au milieu des deux bruns sanguins"


Woody Allen a bien lu et relu son René Girard...



Nous avons un peu perdu le duende en allant déjeuner à L'Avenue, mais Gérard a vite comblé l'espace du charme en offrant à Céline chez Chanel : Coco Mademoiselle.



Vendredi soir, à l'invitation de Jean-Jacques Moscovitz et du Regard qui bat, nous avons assité à L'Athénée, au Rêve d'automne de Jon Fosse, mise en scène de David Géry. Un seul reproche sur le jeu d'acteurs, Yann Collette n'est pas le Yann Collette de Bilal que nous aimons tant.


Lacan aurait dit que Jon Fosse n'avait pas perdu "de sujet supposé savoir" en passant de Régy à Géry ! Irène Jacob est venue écouter un court instant le débat à la corbeille. Elle ne portait plus sa robe rouge.




petit à petit 
tous les gens
seront

remplacés
par d'autres
gens



Puis nous sommes allés dîner aux Bacchantes, le fameux bistrot à vin de la rue Caumartin. Toujours égal à lui-même...


Hier soir, notre amie Charlotte Meutey nous a conviés à la soirée de gala des 2e rencontres internationales du Cinéma Vérité à l'Opéra Bastille. Céline a été ravie de monter les marches sur tapis rouge derrière Zoé Félix, seules images reprises dans Purepeople !

Zoé Félix ! quand il y a l'immense Bob Geldof, en costume de velours noir, les cheveux gris, ressemblant étonnamment à Benjamin Biolay ;
Zoé Félix ! quand il y a Hanna Schygulla en robe noire et étole fuchsia ;
Zoé Félix ! quand il y a Meg Ryan en robe rouge et talons de 15 cm pour grandir sa fine silhouette.

Céline ne remerciera jamais assez Charlotte de lui avoir permis de passer presque trois heures derrière l'épaule de David Soul.

Standing ovation pour Noor de Jordanie.
Standing ovation pour Bob Geldof.
Standing ovation pour Wangari Maathaï, prix Nobel de la paix.
Standing ovation pour Adel Imam.

Mais une salle restée moitié assise pour Rama Yade.

Discours drôle et bouleversant de Bob Geldof, comme seul cet Irlandais a le pouvoir de le faire. Inoubliable.

D'autres vedettes parsemées dans les rangs, ainsi Mathieu Kassovitz, Maria de Medeiros, Yamina Benguigui, Lilian Thuram, François Cluzet, Vahina Gociante...

(c) Photo Gérard Fernandez
De gauche à droite :

S.A.S Reine Noor de Jordanie
Secrétaire d'Etat en charge des droits de l'Homme, Mme Rama Yade
Vice-Présidente de L'Institut Cinéma Vérité, Mme Dominique Marzotto
Président Fondatrice de la Fondation Voix Libres, Mme Marianne Sébastian
Adjointe au Maire de Paris, Mme Yamina Benguigui

En arrière plan :
Princesse Kamatari


De : MEUTEY Charlotte <charlottemeutey@gmail.com>
A GENZEL David <david.genzel@gmail.com>
Date : 12 octobre 2008 17:01

Objet : "Voix Libres" La Terre des Enfants...

Mes P'Tits Trésors,
A l'occasion du Festival de Cinéma Vérité, en plus des 41 Films projetés et sélectionnés sur 700 Films visionnés par notre Directeur Artistique Xavier Thomass, prenons "Juste un Petit Instant" pour vous expliquer rapido et en 'vrai' L'Association "Voix Libres" Fondée et Présidée par Mme Marianne Sébastian, "Fée" enroulée par son Grand Châle aux Couleurs de l'Arc en Ciel... qui a été nommée en Suisse "Femme Entrepreneur 2007" par le Club des Femmes Entrepreneurs : 100 000 bénéficiaires de micro-crédits en Bolivie depuis 1994.
Résultats en Bolivie en 15 ans : - 563 000 bénéficiaires... une véritable démocratie où tout part du plus pauvre, du plus petit. - Plus de 10 000 enfants mangeant tous les jours grâce à notre appui alimentaire. - 202 infrastructures construites ou rénovées,- 97 conventions avec des mairies et des organisations publiques ou privées. - Exportation de 2 containers par an en Europe, d'artisanat, de quinoa et de ses dérivés. - 412 emplyés dans 25 entreprises solidaires,- 234 collaborateurs en Bolivie, en majorité de jeunes résilients qui ont su retournerleur souffrance en résultats solidaires concerts.
Et nota bene, 100% des dons, des parrainages et des micro-crédits sont affectés au financement des projets en Bolivie.
www.voixlibres.org
E-mail : voixlibres@voixlibres.org
Tél. +33 621 17 65 70
CQFD    ;-)

Bel Après-Midi, A très viiite pour d'autres Nouvelles...
Baisers Sertis Graff,
Votre Marquise...


J'ajoute seulement un petit bémol à l'enthousiasme dévastateur de Céline : retrouver le contournable Michel Soyer au comité d'organisation de Genève en tant que Deputy Director !



Ce matin, visite du Salon de la revue à l'espace des Blancs-Manteaux. Il y avait plus d'exposants que de visiteurs, et le stand du Tigre était de loin le plus relevé. Et j'ai pu acheter le hors-série n°3 de Frictions consacré à Kathy Acker, avec le dvd Le sang des rêves de Patricia Allio.


Puis, nous sommes allés bruncher chez Mariage-Frères. Certes, il y eut India Song en fond sonore, mais ce n'est plus ce que c'était... En passant devant le Théâtre des Blancs-Manteaux, nous avons décidé d'une prochaine soirée : la divine Caroline Loeb !


Sans oublier bien sûr, le récital de Delphine Volange !



Message du 10/10/08 à 10h05
De : ROLLER Olivier <olivier.roller@free.fr>
A : GENZEL David <david.genzel@voila.fr>

Objet : les PM comme ils disent


David,

Vous êtes vache avec Kouchner, c'est un des dernier membre du Gouvernement qui ne veux pas ma peau : http://www.olivierroller.com/lesministres.html

Maintenant c'est raté...

Je viens de retrouver ce groupe de photo, où en plus du gouvernement  
Je photographie les premiers ministres.
Vous avez vu les sourires ?
Ce serait drôle d'avoir l'avis de raphaelle bacqué

J'étais déjà interdit de séjour au ministère de la Justice et à Matignon...

http://www.dailymotion.com/video/x1zsyk_seance-photo-de-francois-fillon-par_politics

Bonne journée quand même,
Olivier

Richard Peyrat nous recommande vivement l'ouvrage d'Anne Muxel, directrice de recherches au Cevipof et épouse de Pascal Perrineau : Toi, Moi et la politique (Seuil).

Message du 12/10/08 à 16h35
De : SIMON Yves <yvesimon@club-internet.fr>
A : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>


Mon cher David,

Voici comment je raconte mes rencontres avec notre nouveau Prix Nobel dans mon dernier livre (Epreuve d'artiste : un dictionnaire intime) paru en octobre 2007.


J.M.G Le Clézio.


Il m'apparut aux alentours de mes vingt ans. Jamais jusque-là je n'avais imaginé qu'on pût être beau, jeune, talentueux et... écrivain. Abreuvé de Lagarde et Michard, pour moi les écrivains étaient morts, barbus ou d'âge académique. Mon univers culturel d'alors se constituait principalement de musique rock, de stridences, de guitares électriques et du vibrato à main de la Fender, la Stratocaster rouge et blanc gravée sur la pochette d'un album de Jimmy Hendrix. Même si Stendhal, Flaubert, Baudelaire et Rimbaud présidaient mon panthéon, ils avaient le désagréable inconvénient de n'être plus vivants. Très tôt donc, un modèle vivant s'en est venu séjourner dans mes illuminations de jeune homme, et ce n'étaient ni John Lennon, ni Mick Jagger, mais un écrivain français au regard bleu, blond et timide, qui venait d'acquérir la gloire pour son premier roman, Le Procès-verbal. Diable, un écrivain beau et jeune ! S'il ne jouera pas le rôle d'ultime déclic littéraire comme, trois années plus tard, Albert Cohen (avec le livre Solal qui précédait Belle du Seigneur), je lus avec ferveur sa prose du soleil et de la lumière, je m'imbibai de son étrangeté et de sa nouveauté, un univers générationnel qui m'éblouissait.. Il sera celui sur lequel j'aurai pu décalquer une ambition, celle d'écrire à vingt-quatre ans mon premier roman, à toute vitesse, en un mois, bien avant de publier l'album de mes premières chansons.
Lorsque je fis sa connaissance trente ans plus tard, en 1994, lors d'un dîner organisé, à ma demande, par Tahar Ben Jelloun, je lui racontai avec enthousiasme le choc littéraire de mes vingt ans. J'eus alors le sentiment que le jeune homme blond que j'avais admiré n'avait en rien changé, que sa jeunesse lui collait au visage et au corps, comme les initiés qui portent sur eux la grâce qui nous les fait aimer en dépit du temps et des éloignements. Quelques années plus tard, il vint depuis Nice, me retrouver à Saint-Paul de Vence où je séjournais, et je n'oublierai jamais de l'avoir vu depuis ma chambre, assis sur un tabouret de bar de La Colombe d'or, en train de m'attendre. Avant d'aller à sa rencontre, pendant quelques instants de temps suspendu, fébrile et ému, j'eus alors vingt ans et ne me lassai pas d'observer, en secret, l'écrivain élu qui ainsi m'attendait.
Yves Simon.


Vendredi 17 octobre sort le premier numéro de... Vendredi !

Message du 12/10/08 à 16h39
De : ROSSELIN Jacques <jacques@rosselin.com>
A : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>

Bonjour David,

Vous trouverez ci-joint la une de notre ultime numéro zéro. Vingt ans
après avoir créé Courrier International, je remets ça. L'idée cette
fois est de faire un hebdo d'actualité basé sur les meilleurs papiers
du net.

Aujourd'hui, les journaux en papier doivent s'adapter à paysage de
l'information dominé par Internet. Leurs lecteurs s'informent souvent
d'abord sur le net. Si on ne tient pas compte de cette évidence, on
condamne son journal.

La plupart des lecteurs de Vendredi s'informent sur le net (nous avons
regardé avec Ipsos), sont à la recherche d'une info différente sur le
net, d'une nouvelle info. Il la trouveront toutes les semaines dans
Vendredi.

Nous allons essayer d'être dignes de nos sources et sortir un hebdo
différent, qui tape. Comme dirait Jean-Marc "après tout Vendredi,
c'est le jour du poison".

A+

JR


Et aujourd'hui Le Daily Neuvième souffle sa première bougie !

Dans L'Est Républicain, Pierre Moscovici nous joue "l'après-coup" de la mère juive :

"C'est ma mère qui est psychanalyste, pas moi !"




David et Céline vont dans le même bateau

Partager cet article

Repost 0
David Genzel - dans Culte

Présentation

davidetceline

davidetceline

Recherche

Liens