Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 09:02

 

Oui, je revendique le sublime... forcément sublime de la divine Margot. Oui, le texte "Christine V. la maison du crime" m'a remué et me remuera longtemps.
 

 

De : BRUCKER Axel <trailersmuseum@wanadoo.fr>
À : GENZEL David <david.genzel@gmail.com>
Date : 7 octobre 2008 18:20

Objet : sublime...

Mon cher David, tu es sublime...

Tu écris :

« La Carole de La frontière de l'aube de Philippe Garrel est le fantôme sublime et triste de Nico et Jean Seberg »...

« Les Inrocks posent cette sublime question »...  

et encore un peu plus loin...

« La sublime Hélène de Fougerolles »...

Je crois même que tu dis « sublissime » un peu plus loin...

Quand je t'envoie un texto... il est « sublime », une photo ? « Sublime » aussi ! ! La robe d'Achoui ? « Sublime » ! La coiffure du directeur de Stratégies ? « Suuubliime » ! Les œufs en gelée de Lipp ? Sublime, le café du Flore ?... servi dans un pot... Sublime !

Alors, je te le dis franchement, et ne te vexe pas : Ton blog est sublime ! Ah ? Tu vois ? Enervant non ?

Axel

Ps : Non ! Ne dis rien ! Ce serait sublime.

Axel Brücker
TRAILERS MUSEUM

 

Sublime, l'entretien de Sylvestre Rossi avec Josyane Savigneau dans Corsica. J'adore ce prénom de Sylvestre depuis que l'ami Alain Demouzon en fait depuis tant et tant d'années le sujet de sa nouvelle annuelle.

 


Message du 07/10/08 à 17h45
De : ROSSI Sylvestre <sylvestre.rossi@wanadoo.fr>
A : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>

Objet : Jo dans Corsica

Cher David Genzel,

Une interview hors des sentiers battus de Josyane Savigneau dans Corsica. Avec une mention particulière pour le passage traitant d'Angelo Rinaldi.

Bien cordialement vôtre

S.R

Message du 07/10/08 à 21h48
De : ROSSI Sylvestre <sylvestre.rossi@wanadoo.fr>
A : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>

Objet : Fw: Jo dans Corsica

Cher David Genzel,
1. Merci. C'est ainsi dans ma famille depuis trois siècles. L'aîné
s'appelle Sylvestre, lequel appelle son aîné Dominique. C'est alternatif.
2. Bien sûr. C'est un plaisir.
3. Je vous envoie une photo que vient de me prendre ma petite belle fille de 14 ans avec son portable dans le mail suivant.
4. Voici le fac-similé de l'interview en document joint. Tout à vous
Sylvestre Rossi

(c) Photo Francesca Montovani

« Vous auriez mérité d'être corse »

C'est le compliment que faisait la romancière Marie Susini à Josyane Savigneau qui a longtemps dirigé Le monde des livres. Mais au sein du quotidien de référence, elle était entourée de bien d'autres représentants de l'île.


Gérard Courtois, dont vous ne prononcez jamais le nom, vous a éjecté de votre poste par ces mots « La calomnie s'est imposée, il faut tourner la page ». La page c'était vous.

Je ne vois pas l'intérêt de donner une existence, en prononçant son nom, à un homme qui a saccagé la mienne. Mise à mort est un terme trop fort. Les mises au placard sont souvent violentes. Mais là, à la violence s'est ajoutée la sottise de ce propos. On ne voit pas comment ce qui est reconnu comme calomnie pourrait s'imposer.


Les corses ont jalonné votre brillante carrière. Colombani, de Poggio di Nazza, qui était votre candidat préféré à la présidence du Monde dès 1990. François Bott, de Piana, qui en 1991 vous a choisie pour lui succéder à la direction du « Mondes des livres ». Mais aussi Marie Susini de Renno ou Philippe-Jean Catinchi de Luri. Comment expliquez-vous ça ?

Je ne sais pas bien, je pense que j'ai un tropisme corse. Marie Susini me disait « vous auriez mérité d'être corse » ce qui me flattait. Même si je ne suis pas d'accord sur tout avec lui, j'ai défendu naguère, à « Campus », Jean Guy Talamoni contre les sottises que lui disait Jean Pierre Chevènement sur les Corses. Je connais mal la Corse, je n'y suis allée que quelques fois et pourtant elle me fascine. Bott, Corse par sa mère, a été vraiment un ange gardien pour moi. Je ne regrette en rien d'avoir combattu pour que Colombani devienne directeur du monde. Je regrette seulement d'avoir échoué à faire qu'il le reste. Catinchi est un « Corse fou » comme je le lui dis parfois. C'est un homme que j'admire. Un surdoué total, curieux de tout. Ça lui vaut des ennuis, bien sûr.

On imagine mal Courtois, directeur du Monde, vous virer sans l'assentiment de Colombani ...

Certes, Colombani m'a laissé mettre au placard, et je ne peux pas dire que cela m'ait réjouie. J'ai trouvé cette attitude très peu corse, pour une fois. Elle ne lui a pas porté chance. Le nouveau directeur du Monde, Eric Fottorino, a, lui, au contraire, voulu, a-t-il dit « me rendre justice ». J'en ai été touchée. Il m'a confié un projet qui n'a pu voir le jour à cause des nouveaux ennuis que nous avons eus. Mais j'ai un magnifique bureau, et je vais de nouveau avoir des choses très intéressantes à faire.

(c) Photo Alain Zimeray

Vous avez été la personne la plus mystérieuse, voire la plus discrète du monde des lettres françaises. Vous l'êtes beaucoup moins à présent. Votre pensée concise et sans sécheresse, vos tournures d'esprit déroutantes mais lucides et votre humour font parfois penser à Flannery O'Connor. La lecture de « Point de côté » est un régal.

Que voulez-vous que je réponde à cela, ce n'est pas une question. Flannery O'Connor, évidemment ça me flatte. Mélancolique.

On apprend dans votre livre que vous êtes fille d'épicier, tout comme Annie Ernaux que vous admirez. Francis Scott Fitzgerald fait dire à son « Dernier Nabab » qu'un bon patron doit être comme un chef de rayon de supermarché, qui sait où est la place de chaque chose. N'est-ce pas cette exigence là que la microsociété littéraire parisienne plutôt fumeuse et malveillante ne supportait pas en vous ?

Je ne crois pas. En outre ce que vous appelez un peu trop vite la micro société littéraire parisienne a été plutôt bien avec moi quand on m'a coupé la tête. Ce que certains ne supportaient pas, c'est que j'aie des convictions et que je ne joue pas le jeu. Par exemple, qu'on s'embrasse alors qu'on n'est d'accord sur rien et qu'on se déteste. Faire semblant. Pas mon truc. Certains trouvaient inadmissible que je ne revendique pas d'avoir « franchi le pont » et que je ne défende pas nécessairement ceux qui avaient le même parcours que le mien. Je déteste l'idée qu'il y aurait des « méritants ». Je crois qu'il n'y a aucune vertu à être né dans la bourgeoisie, mais aucune vertu à être né dans le peuple non plus.

Je vous ai souvent entendue vous référer au « jamais travailler » de Debord, le pape des situationnistes. Nous savons que le Christ aussi dit la même chose « Le Lys dans le champ ne travaille pas, il pousse ». Vous en veut-on de pousser, de « grandir » au lieu de vous en tenir au bon vieux « travail, famille, patrie », plus que jamais d'actualité dans l'inconscient français ?

Ce qui est sûr c'est que je suis assez nulle dans le « ne travaillez jamais ! ». Mais je suis une paresseuse contrariée. Famille, non, patrie pas vraiment. Oui, en effet, peut-être ont-ils détesté ça, quelqu'un qu'on ne peut pas vraiment étiqueter.

Vous avez un faible pour les écrivains un peu fous. Angot, Houellebecq, Rio, Despentes. Et puis aussi Doris Lessing la vieille dame indigne ou l'inquiétante Patricia Highsmith, le fantasque Philip Roth, le loufoque Sandro Veronesi. Est-ce par trop incompatible avec l'éminente fonction de directrice du « Monde des livres » ?

Incompatible avec la fonction ? Je ne le croyais pas, mais au fond, peut-être que oui quand on voit la suite.

Vous prônez le goût de la découverte en littérature, la critique « incitative », d'accueil et non ce que vous appelez « la critique de démolition », beaucoup plus facile à pondre. Vous êtes une sorte d'anti-Rinaldi, lequel avait écrit dans le Nouvel Observateur : « la langue corse est tout juste bonne pour appeler les chèvres ». Alors que sa propre mère - les vieux bastiais s'en souviennent - ne s'exprimait qu'en langue corse. L'esprit de démolition poussé à ce point a-t-il encore un sens ? Rinaldi est-il le Maurice Sachs corse ou le Maurice Sachs du pauvre ?

Je vous trouve sévère pour Maurice Sachs. Je n'aime pas beaucoup Angelo Rinaldi et je déteste tout particulièrement ce qu'il a écrit naguère dans le Nouvel Observateur contre la langue corse. Il méritait de finir à l'Académie Française. C'est fait. Je pense que quand on lit son livre « service de presse » où il reprend ses articles, on comprend que même si on a admiré parfois sa façon de « descendre » tel ou tel, sur le long terme, son ressentiment constant est lassant, son absence de générosité est écoeurante, sa manière de démolir toute la littérature contemporaine, comme s'il était le seul bon écrivain alors qu'il n'a aucune oreille...

« Le mot « île », dites-vous, était déjà pour moi une sorte de sésame, je n'ai jamais su pourquoi et ne le sais toujours pas »
Marguerite Yourcenar qui habitait l'île des monts déserts aux USA avait presque ordonné à la jeune femme que vous étiez d'habiter dans une île. Aujourd'hui rien ne saurait vous faire quitter votre chère île d'Oléron où vous avez acheté en 1987 une maison du XVIIème siècle...

Mais j'irais bien aussi en Corse... Le rêve. Si j'avais de l'argent je garderai ma petite maison, j'en chercherais une en Corse, si possible un endroit d'où l'on voit la mer... Mais vraiment aucune chance, ou aucun risque...

« La Corse est un pays à elle seule », dites-vous. Pourtant, que de badernes, vieilles ou jeunes, pensent que la Corse se limite à une paire de départements français parmi les autres. On vous sait girondine, grande admiratrice de Mirabeau, mais une girondine un peu désenchantée. Vous avez dit « Les girondins sont les éternels perdants ». Le jacobinisme, d'accès plus simple, à la cohérence plus étriquée, est-il définitivement vainqueur ?

Les Girondins ont toujours été minoritaires, je le déplore, mais je ne vois pas les choses bouger... Les récentes décisions à propos de la Corse du président de la République ne semblent pas aller dans un sens Girondin... Et les copains d'abord, est une assez bonne chanson... Mais sa mise en pratique...

Un dernier mot sur ce qui vous est arrivé. Longtemps, vous avez crue être une « personne déplacée », à cause de vos origines modestes et provinciales. Cette fois-ci la personne est devenue superflue.

La calomnie a été lancée par Jean-Edern Hallier, bouffon notoire, aujourd'hui décédé. Il avait été condamné et avait aussi perdu en appel mais la curée était en marche. Outre les aigris professionnels, comme Eric Naulleau, de grands noms y sont allé de leurs piques fielleuses, notamment Bernard Frank et Bernard Pivot. Tout et n'importe quoi a été dit, c'est la loi du genre, notamment que vous étiez « une femme sous influence », influence de Philippe Sollers, bien sûr. Et puis, il y eu le pire : la trahison de votre ami Claude Durand, patron des éditions Fayard. Pour toute explication, il parla de « dommage collatéral ». Il en voulait à Edwy Plenel. On ne peut s'empêcher de penser à la réplique de je ne sais quel mafieux dans le Parrain : « Ce n'est pas personnel, Jo, c'est les affaires ».

La calomnie ? D'abord Hallier, un spécialiste. Ensuite deux médiocres, justement aigres de ne pas être de cette micro société, l'un d'eux à réussi ( grâce à moi me reprochent mes amis ), il joue le méchant partout, à la télé, il est à la fois éditeur, chroniqueur, etc, tout ce qu'il stigmatisait chez les autres, en jouant le « pur »...
Oui, pour Durand c'est un peu ça, sauf que je ne vois pas vraiment ce qu'il a gagné à mon éviction. Moi assez sottement je pensais que mon côté « psychorigide » que me reprochent mes amis - assez violente, peu de goût pour le compromis - me protégeait à jamais d'être soupçonnée de compromissions, ou soupçonnée d'être sous l'influence d'un homme, fût-il très intelligent. Je me suis trompée, je l'ai appris assez rudement.

 

Sylvestre Rossi, le 11 septembre à 13h51


Sublime François Bégaudeau quand il préfère racheter le football-club de Nantes plutôt que Les Cahiers du Cinéma !

"Ils ne sont plus que cinq en lice pour racheter Les Cahiers du Cinéma. La société de production Why Not, Les Inrockuptibles, Alain Kruger Productions, Talma associées à Albertine Productions, et l'éditeur britanique Phaidon".

 

Sublime le "divin chauve" de Stratégies quand il est aussi ému par la page 9 de Pariscope de ce jour, concours de la meilleure affiche de théâtre organisé par le Daily Neuvième, que par la remise du Prix de la meilleure une, hier soir par Christian Blachas.

(c) Photo Léa Crespi

 

Sublime Le Canard Enchaîné d'avoir remis Le journal de Carla B. en une et de nous signaler que Pierre Moscovici donne des cours à Sciences-Po et a pour élève Benjamin Lancar, président des jeunes UMP.

 

 

 

 

David et Céline vont dans le même bateau

Partager cet article

Repost 0
David Genzel - dans Culte

Présentation

davidetceline

davidetceline

Recherche

Liens