Dimanche 6 avril 2008
Nous sortions du 22 Odéon, pour nous rendre à l’exposition Sophie Calle « Prenez soin de vous » à la BNF-Richelieu lorsqu’une longue Mercedes noire s’arrêta devant nous. Telle une star hollywoodienne, Alice Taglioni apparut. Jocelyn Quivrin allait prendre soin d’elle. Une autre Mercedes nous attendait à la BNF : Mercedes Erra. J’adore cette dénomination modianesque, moi enfant de la diaspora et de la dérive guydebordienne ! Pour répondre à la demande de Sophie Calle, Mercedes, photographiée sur la terrasse de son agence, a donné une superbe leçon de pub, style Aubade, en conceptualisant sur la rupture.

 Petit traité de la rupture :

      Leçon n°1 : Tramer dans l’obscur, trancher dans le vif.
      Leçon n°2 : Couper ce rien qui vous retient.
      Leçon n°3 : Creuser une petite tranchée et laisser le fossé s’agrandir.

 

Céline :

-         C’est on ne peut plus radical chic de surligner une intervention sur 107 !

-        Du tout ! Le divin chauve de Stratégies qui a visité l’exposition après nous, m’envoie ce sms : « Angot a tout compris. C’est ma préférée ! Mercedes Erra est très publicitaire… Elle réussit à avoir sa part de gâteau ! ».

Pour conclure sur cette expo Sophie Calle, je reprendrai ces propos de Catherine Millet, reproduits dans son texte « Connaissez-vous Casanova ? » paru dans le numéro culte de mars 2008 des Temps Modernes :

« Ma vie amoureuse a pris fin quand elle devait décemment prendre fin. Car je hais l’idée des femmes âgées, au corps âgé, qui s’accrochent à l’amour… Les jeunes femmes ont un sens aigu de ce qu’il convient de faire et de ne pas faire quand on a cessé d’être jeune… C’est ainsi que je décrétais à 30 ans : un certain amour, après 40 ans, il faut y renoncer… Maintenant, j’en avais 44, j’étais reléguée au pays des ombres : mais, je l’ai dit, si mon corps s’en accommodait, mon imagination ne s’y résignait pas. Quand une chance s’offrit de renaître encore une fois, je la saisis ».   

Sophie Calle peut trouver son bonheur dans ces quelques lignes…

J’ai le coup de cœur en peinture pour Agnès Lévy, et le coup de foudre pour Laurence Simon.
« Une petite info, je suis dans Le Monde Diplo d’avril». Trois splendides illustrations.

 


Michel Revol, page 52 du Point :
« A partir de la mi-avril, le Café de Flore devrait perdre un bon client. Pierre Moscovici, habitué du lieu, prendra la tête de l’agglomération du pays de Montbéliard. Il devra donc délaisser les bancs capitonnés du café germanopratin afin de relancer l’industrie et stopper l’hémorragie des emplois dans le bassin du Doubs. « J’ai fermé la section socialiste du Flore pour ouvrir celle du Café de la Paix à Montbéliard », s’amuse Pierre Moscovici ».

Sharon Stone, avant d’intervenir à La Cité de la Réussite, a fait un crochet par La Compagnie française de l’Orient et de la Chine, boulevard Saint-Germain, pour renouveler sa vaisselle. Elle ne portait pas le badge de David Douillet : « Pour un monde meilleur » ! Céline sourit :

-         Pour Pékin, il aurait pu parler des pièces jaunes !

En vitrine à L’Ecume des Pages, Daniel, de François Jonquet (Sabine Wespieser éditeur).

-         Vite nous plonger dans la dernière année de la vie de ce dandy d’Emilfork, s’exclame Céline en croisant Albert Cossery au bras d’une somptueuse créature blonde devant le Flore.

Dans le JDD, un papier sur la star des Gastronomades de cette année qui vient de décrocher sa première étoile, William Ledeuil, de Ze Kitchen Galerie, 4 rue des Grands-Augustins. Qui lui-même recommande la précieuse adresse japonaise : Yen, 22 rue Saint-Benoit.

Laurence Parisot a acheté à Drouot quatre affiches de Mai 68. Daniel Cohn-Bendit a entièrement raison : « La présidente du Medef, tout comme notre éminent président, sont vraiment des héritiers de Mai 68 ! ».

Et hier soir, nous avons eu le choc cinématographique de la semaine : Le premier venu, de Jacques Doillon. Lorsque la vague des cht’is sera retombée, les gens du Nord qui ont dans leurs yeux le bleu qui manque à leur décor… s’apercevront que jamais ils n’ont été aussi bien décrits que dans le film de Doillon. Road movie que nous ne sommes pas près d’oublier. Et casting de Dominique Besnehard !

 


Le roi du barter, Philippe Gimond, m’apprend que son fils Boris, vient d’être reçu à Stanford. Stanford où officie mon ancien prof de Clermont-Ferrand : l’académicien Michel Serres. Philippe Gimond ressemble beaucoup à notre écrivain culte, Roberto Bolaño !


Chaque matin, à 7 heures pétantes, avant de me rendre au Flore, je passe voir le kiosquier du Sénat, le plus cultivé de tous, d’après l’ensemble de ses clients !

(c) Photo Alain Zimeray



David et Céline vont dans le même bateau.

par David Genzel publié dans : Culte
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Vendredi 4 avril 2008
J’ai connu Christophe Girard lors d’un dîner chez mon ami Claude Posternak, le patron de l’agence Posternak-Margerit. Claude est à la fois producteur d’armagnac et ami très proche de Claude Evin !


Christophe Girard m’avait dit qu’on avait un point commun : son fils se prénommait David. Dans Le Parisien, j’apprends que les mauvais utilisateurs de Vélib’ vont être fichés avec accord de la CNIL. Selon la règle du don et de la dette, il faut équilibrer cette mesure : je suggère donc à Christophe Girard de proposer à Jean-Claude Decaux l’action corporate François Boisrond. Durant toute une semaine, Decaux pourrait afficher sur ses emplacements publicitaires les abribus de Boisrond !

 

(c) Photo Alain Zimeray

Airy Routier n’écrit pas que sur les sms : du dernier Challenges, je reprends son propos sur la banderole du Stade de France :
« Haut-le-cœur provoqué par la banderole des supporters du PSG… Et surprise atterrée en discutant avec des jeunes d’une vingtaine d’années, plutôt équilibrés, qui s’étonnent du battage médiatique autour de cette « plaisanterie ». Ils « ne voient pas où est le mal ». Ils placent cette initiative sur le même plan que le film de Dany Boon ! Interloqué, on approfondit la discussion, pour se rendre compte qu’élevés dans la culture télévisuelle de la dérision et de l’outrance, ils ne réalisent pas que le deuxième degré ne fonctionne pas devant 80 000 personnes ; pas plus, d’ailleurs, que sur les plateaux de télévision même si les sketchs où les pauvres sont moqués y sont très prisés ».


Ce commentaire d’Airy Routier me fait rebondir sur deux manifestations. Tout d’abord la vente des affiches de mai 68 demain à Drouot à 14h15 (les œuvres sont estimées entre 150 et 700 euros), puis le
Salon du Livre de l’Anti-racisme et de la Diversité dimanche 13 avril de 14h à 19h à la mairie du VIe arrondissement, 78 rue Bonaparte. Parmi les signatures, certains de nos auteurs cultes : Clémence Boulouque, Jean Hatzfeld, Julia Kristeva, Elisabeth Lévy, Daniel Sibony… et Danielle Mitterrand.

Fabrice Luchini attend Nicolas Sarkozy au théâtre de la Renaissance. Il a prévu d’accueillir notre président avec la phrase suivante de Paul Valéry :  

 Que de choses il faut ignorer pour agir.

------Message d’origine------
De : Goldsztajn Philippe info@laquincaillerie.com

A : GENZEL David david.genzel@yahoo.fr
Date : Jeu 3 avr 08, 14h15

Merci David,
je suis très très content de cet article et ravi que vous l'ayez lu.
Mais je lis que vous lisez tout…
J'aime beaucoup votre blog.
Cordialement,

Philippe Goldsztajn

Yves Simon participe ce week-end à La Cité de la Réussite, avec la reine Rania de Jordanie, Sharon Stone et Pierre Moscovici. Je lui demande s’il ira ensuite prendre un verre avec Sharon Stone au Flore… Quand Sharon Stone arrive au Flore, c’est toujours avec un nombre impressionnant de gardes du corps. 


03/04/2008 Le Point.fr

Par Emmanuel Berretta, journaliste médias du Point

Anniversaire - Thierry Ardisson, de A à Zèbre

D comme... Descente de police : Une émission à peine croyable où le jeune Thierry Ardisson et son complice Jean-Luc Maître se partagent les rôles du bon et du mauvais flic. Habillés en imper mastic, ils brutalisent les interviewés en les surprenant à leur domicile. Ardisson prétend avoir giflé la jeune Sophie Marceau et fait subir à Yves Simon le supplice de la baignoire. Selon Ardisson, le chanteur se brise une côte. Mais Yves Simon, sur le blog de davidetceline, rapporte une tout autre version : « Si Ardisson m'a bien fait subir le supplice de la baignoire, je n'ai pas eu de côte cassée. En revanche, c'est ma porte d'entrée d'appartement qui fut fendue en deux tant, dans cette émission Descente de police, il avait frappé fort avec le poing afin que le son soit nettement agressif pour le début de l'émission. Il m'avait promis qu'Antenne 2 me paierait une nouvelle porte, ce qui n'a pas été fait. »
Ardisson a souvent tendance à fabuler sa propre histoire.

Déjà, nous réservons notre soirée du 23 avril : au New Morning, la cultissime… Armande Altaï.

 


Le décès du jour : Roger Blachon, le maître du dessin d’humour sportif et surtout, le complice d’Antoine Blondin…

 





David et Céline vont dans le même bateau.

par David Genzel publié dans : Culte
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Jeudi 3 avril 2008


Notre voisine de la rue de l’Odéon, Alice Taglioni, est vraiment très forte. Elle arrive à faire la couverture du dernier numéro de Elle, alors que la star du numéro… c’est Kate Moss à Saint-Germain-des-Prés ! Alice est parfaite avec une seule faute de goût : ses rendez-vous aux Editeurs. Mais, comme la définit l’hebdo : « Un corps de déesse, une allure glamour, une vraie belle nature », Alice représente un nouveau type de star. Kate Moss, en week-end à Paris, brunchait dans un petit bistrot, La Charrette, rue des Beaux-Arts, dînait chez Lipp, roucoulait au Café de Flore, et visitait l’église Saint-Germain-des-Prés. Elle a dormi, par contre, à l’hôtel Raphael, et nous lui suggérons de lire l’article de Philippe Couderc dans Challenges, qui met en valeur L’Hôtel de la rue des Beaux-Arts et le Montalembert.

Hier soir, nous avons voulu approcher l’Histoire. Avec nos amis du Daily Neuvième et Armand Morgensztern, nous sommes allés écouter une conférence de Claude Estier à la Fondation Jean Jaurès, pour la promotion de son dernier ouvrage : J’en ai tant vu (Cherche-Midi). Pierre Mauroy a présenté l’orateur, et dans la salle étaient présents Daniel Vaillant et Guy Georges (du SNI). Claude m’a fait une superbe dédicace.

 

 
Je lui ai parlé de ses fameuses joutes avec Alexandre Sanguinetti, qui était drivé par l’ami Michel Bongrand. Armand s’est souvenu des réunions avec Claude pour essayer d’adoucir la liberticide loi Sapin. J’ai présenté Céline à Victoria Man, l’épouse de Claude. Elle m’a tancé : « Encore plus belle, encore plus jeune… ». J’étais heureux de faire vivre à Céline cette époque éléphantesque et Katia Kermoal a posé la question fondamentale : « Pourquoi vous, Claude, si proche de François Mitterrand, n’avez jamais été ministre ?! ». Victoria Man : « Plutôt que J’en ai tant vu, Claude aurait du titrer son ouvrage J’en ai tant fait ! ».

02/04/2008 Le Point.fr

Par Emmanuel Berretta

Anniversaire - Thierry Ardisson, de A à Zèbre
D comme... Descente de police : Une émission à peine croyable où le jeune Thierry Ardisson et son complice Jean-Luc Maître se partagent les rôles du bon et du mauvais flic. Habillés en imper mastic, ils brutalisent les interviewés en les surprenant à leur domicile. Ardisson gifle la jeune Sophie Marceau, et fait subir à Yves Simon le supplice de la baignoire (le chanteur se brisera une côte). Délirant ! L'émission est arrêtée au bout de six numéros.

------Message d’orignine------
Message du 02/04/08 à 19h11
De : "Yves Simon" <yvesimon@club-internet.fr>
A : davidgenzel@voila.fr

David,
Tu me sidères : tu lis tout... Toutefois, l'information est un peu fausse car
si Ardisson m'a bien fait subir le supplice de la baignoire, je n'ai pas eu
de côte cassée. En revanche c'est ma porte d'entrée  d'appartement qui fut
fendue en deux tant, dans cette émission "descente de police" il avait
frappé fort avec le poing afin que le son soit nettement agressif pour le
début de l'émission. Il m'avait promis qu'Antenne 2 me paierait une nouvelle
porte, ce qui n'a pas été fait.
A toi.
Yves

Dans Le Monde, « Le luxe se glisse aussi dans les boutons de porte : En 50 ans, La Quincaillerie, du 3 et 4 boulevard Saint-Germain, a réussi à mêler charme d’antan et modernisme des designers, 6500 produits qui portent la signature de plus de 70 designers et architectes ».

En couverture du numéro d’avril du Matricule des Anges, Laurence Teper, avec une superbe double page sur cette éditrice culte, dont Céline a même entendu citer le nom hier au Chai de l’Abbaye, à propos de Michèle Desbordes.

Louis Monier, le photographe des écrivains, part prendre en image, notre durassienne Barbara Michel, qui nous avoue être en train d’écrire un roman sur la musique électronique avec un travail fond/forme autour de la répétition, du remix.

------Message d’origine------
De : SAVIGNEAU Josyane
A : GENZEL David

Date : 02/04/08 à 14h38

mille mercis.
moi je n'étais pas à ce truc de la revue royaliste, car j'étais avec Hubert Nyssen
mais, à part le titre et les 50 premières pages (argument romanesque sans objet) je trouve fascinant cet exercice d'admiration de Kristeva pour Thérèse d'Avila et sa démonstration sur les rapports de Thérèse au corps et au désir, preuve qu'on n'est pas obligée de nier son corps pour aimer Dieu.
bien à vous

Jo.S

Guillaume Fort nous adresse une photo de son père Jacques, récemment décédé, avec cette très belle phrase : « Papa peut désormais se consacrer pleinement  à de longues discussions avec ses modèles sur la publicité et la politique ».

 


-         Ces drôles de voitures avec une bouteille sur le toit qui sillonnent le quartier de l’Odéon, qu’est-ce que c’est ?


-         La boisson énergisante Red Bull, mondialement connue, a consenti à remplacer son ingrédient principal interdit en France, la taurine, pour investir le marché.

 

 
 

David et Céline vont dans le même bateau.

 

par David Genzel publié dans : Culte
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Mercredi 2 avril 2008
l’Humanité a sans doute eu peur du 1er avril pour ne sortir qu’aujourd’hui sa une sur notre président aligné. OTAN en emporte les ventes !

Les bannières sur le Web, les banderoles sur les stades, toute cette culture trash ou néo-situ est loin derrière les prestations de Max Mosley !

 

 


Achevons le 1er avril avec Pierre de Bonneville, le Peter Pan de la pub, l’homme qui a inventé la manif nrj avant même les défilés de Jean-Paul Goude.

------Message d’origine------
De : DE BONNEVILLE Pierre <pierre@debonnevilleorlandini.com>
A : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>
Date : 01/04/08 à 18h16

Objet : Poisson

T'es un peu spécialiste de Pérec, tu n'auras aucun mal à  te souvenir  de
ça : De quand sont les petits pois ?

------Message d’origine------
De : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>
A : DE BONNEVILLE Pierre <pierre@debonnevilleorlandini.com>

Date : 01/04/08 à 18h32
Objet : Re : Poisson

 Je me souviens de : - Quelle est la couleur des petits pois ? - Verte - Non, les petits pois sont rouges.

------Message d’origine------
De : DE BONNEVILLE Pierre <pierre@debonnevilleorlandini.com>
A : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>
Date : 01/04/08 à 18h40

Objet : Re : Re : Poisson

Oui tu te souviens...
Et nous l'avions détourné pour notre ami afficheur GIRAUDY  en
De quand sont les petits pois ?
Les petits sont d'avril.
Ah ça alors.

 


Devinette de Charlie Hebdo : selon notre voisin Pierre Moscovici, de quoi doit se débarrasser le PS pour réussir à se reconstruire ?

1 – D’un secrétaire général au bout du rouleau ?
2 – De ses tentations d’ouverture en direction du Modem ?
3 – De son surmoi gauchiste ?
4 – De Ségolène Royal ?
5 – De la tête de Jospin conservée dans le formol ?

Céline a trouvé tout de suite la bonne réponse, la 3, elle glousse :

-         Mosco est un sur-moi !

Je reçois un e-mail de Marc Drillech, en train de réussir sa vie après la pub. Et Céline gagne son pari : Marc accepte que nous puissions le publier :

------Message d’origine------
De : DRILLECH Marc <marc.drillech@ionis-group.com>
A : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>

Date : 01/04/08 à 15h04

Aïe, je suis coincé... ses attaques contre GMB sentent mauvais mais si je le dis je suis objectivement complice et si je me tais je me trahis en amitié. Ce qui m'agace surtout c'est que le dévouement est une praxis évidemment à gauche et que le copinage est naturellement une tare qui définit la droite. Il est effectivement de plus en plus difficile de rechercher l'honnêteté en politique puisque le cynisme devient une qualité. Mais le pire dans la pratique politique reste la capacité extrahumaine d'oublier... ah les années Mitterrand, la belle époque ! On ne cachait rien. On ne mentait pas. On avait des nobles amitiés et une morale mondialiste de premier ordre. Finalement, en allant à contre-courant, je commence à me dire que le « bling bling » sordide n'est pas pire que le « chut chut » objectif des années 80 quand mentir était un art noble et se taire un comportement moral. Je n'ai pas encore vu le président actuel fleurir des tombes immorales.

Dans Le Figaroscope : « Le Comptoir de Yves Camdeborde : il n’y a pas de table disponible avant le mois d’octobre pour le dîner ». Donc, Le Figaroscope ne passe en revue que le volet brasserie, fortement imprégnée de la patte du chef.

J’adore Barbara Michel quand elle autocensure les propos abusifs du « Don Juan-libertin » Philippe Sollers sur Carla Bruni. Philippe est tellement vexé de ne pas faire partie de la liste qu’il en vient à surjouer les Valmont du Quartett d’Heiner Muller !

 


------Message d’origine------
De : MICHEL Barbara <seishonagon@hotmail.fr>

À : GENZEL David <david.genzel@yahoo.fr
Objet : Résurrection et insurrection...
Date : Mar. 1 Avr 08, 17h39

Jeudi dernier, organisé par une revue royaliste, un débat entre Sollers et Hadjadj sur la mystique de la chair. Il sera beaucoup question de résurrection. A défaut d'encens, fumée des cigarettes sollersiennes. Le pape des lettres, entre deux virtuosités théologiques, s'insurge, en bon « mécontemporain » qu'il est : « la France n'est pas en décadence, non ! Si on descend, cela suppose qu'on peut remonter... nous sommes en pleine DELIQUESCENCE ! » « Tempête sous un crâne : » ne me parlez pas de la France-elle n'existe plus ! » Au passage, on a droit à la réaffirmation de l'irréductibilité de la guerre des sexes... Beaucoup de théologie donc, et une certaine mélancolie, version "soleil noir", me semble-t-il ; Sollers m'a paru plus sombre que d'habitude. En bonne profane, après deux heures de débat sur l'éternel retour, les corps glorieux et autres joyeusetés, une question me brûle les lèvres: « Mais... euh... la Sainte Thérèse du Bernin, elle n'est pas DEJA ressuscitée à partir du moment où elle est objectivée sous la forme d'une œuvre d'art ? ». Sollers et Hadjadj me répondent en chœur que c'est « la question fondamentale ! »... Restera à se plonger dans la bio de Sainte Thérèse d'Avila par Julia Kristeva, qui nous est annoncée ; et à souhaiter à Sollers... de finir sa divine comédie à la Villa Médicis, lui qui aime tant l'Italie,... et si peu Carla Bruni !

Dans le prochain numéro des Temps Modernes, Claude Lanzmann va révéler ses cinq années de liaison avec Simone de Beauvoir, alors de 20 ans son aînée. Céline :

-         Au cinéma, Valeria Bruni-Tedeschi et Louis Garrel seraient le casting parfait !

La question que se pose Bertrand Delanoë : « Est-ce que Claude Lanzmann utilise le Velib’ pour prendre le boulevard Saint-Germain et tourner à droite rue de Seine ? ».

------Message d’origine------
De : Armand Morgensztern <armand.morgensztern@gmail.com>
...
À : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr
Date : Mar. 1 Avr 08, 15h38

De même qu'il y a l'heure d'été, on envisage de créer la « semaine d'été » avec deux dimanches pour bien profiter du beau temps : on supprimera le vendredi momentanément pour le remettre en hiver deux fois par semaine en compensation. Le Vatican est favorable à cette initiative...

Hier soir, au Lutetia, les 30 ans du Cherche-Midi : Karim Achoui a pu parler de la robe de Mitterrand avec Claude Estier qui signera aujourd’hui à la Cité Malesherbes J’en ai tant vu.

Au Bon Marché, du 9 avril au 8 mai, exposition Les amies de Marie Mercié (la chroniqueuse du Monde et vous met un R à Mercié, elle doit la prendre pour une marchande de cycles ou une vendeuse de boutons !).

 


Toujours au Bon Marché, Axel Teinturier présente son concept Arty Dandy. Céline sourit :

-         Mercier, Teinturier, tous les vieux métiers au Bon Marché !

Axel Teinturier donne comme définition du dandysme cette phrase de Baudelaire :

 « Le dandysme est le dernier éclat de l’héroïsme dans les décadences ».

En dvd, le meilleurs film de 2007 La naissance des pieuvres de Céline Sciamma. Personne ne peut passer à coté de ce film, sinon Alain Bernard. Alain Bernard, dont Paul Wermus, dans son billet de France Soir, reprend le nom commun, pour l’associer à Pierre Durand, Patrick Dupond, Jacques Martin, Claude François ou encore Guillaume Durand !

 

 
David et Céline vont dans le même bateau.

 

 

par David Genzel publié dans : Culte
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Mardi 1 avril 2008

J’adore les poissons d’avril depuis ce dîner, j’avais 7 ans, où j’avais demandé à ma grand-mère, un 1er avril, pourquoi il n’y avait pas de carpe farcie, ce plat que j’adorais. Elle m’avait répondu en riant :

-         Poison d’avril !
Dès lors, Dior, j’adore !

En introduction à ce 1er avril, ce billet d’Alain Rémond dans La Croix :

La course contre la montre
Pendant tout le week-end, on a entendu cette publicité, à la radio : « Cette nuit, vous avez changé d’heure. Mais vous n’avez pas changé de montre. Dommage ! Et si vous profitiez du changement d’heure pour changer de montre ? ». Disons que c’est une drôle de façon d’inaugurer la semaine du développement durable. Changer de montre à chaque changement d’heure, c'est-à-dire acheter une nouvelle montre deux fois par an. Tous les ans. Et donc jeter à la poubelle les autres montres. Je me faisais une autre idée des énergies renouvelables que le renouvellement des montres ! Surtout, cette publicité, sur le fond, est complètement stupide. Car le problème, ce n’est pas qu’on a changé d’heure. C’est qu’on a perdu une heure. Je pose la question : en quoi l’achat d’une nouvelle montre nous permettra-t-il de retrouver l’heure perdue ? On aura beau acheter une nouvelle montre matin, midi et soir tous les jours de la semaine et jusqu’à la consommation des siècles : ça n’empêchera pas qu’une heure a bel et bien été perdue. Et le temps perdu ne se rattrape jamais.

Ce texte proustien me fait tant penser au 10h10 d’Alain Ayache ! Et surtout, à la vogue tendancielle du storytelling ! Véronique Richebois, dans Les Echos d’aujourd’hui a bien raison d’écrire que la recette du storytelling n’a rien de nouveau.

Pour fêter ce 1er avril, Pierre de Plas, nous envoie une belle histoire juive, même si la voiture n’est pas la Lancia de Carla Bruni ou d’Anne-Marie Stretter…

De : DE PLAS Pierre <pdeplas@aol.com>
A : GENZEL David <david.genzel@yahoo.fr>
Date : 1/04/08 à 12h01
Trans. : FW: humour juif

Un Juif qui a réussi dans les affaires s'est offert une Lamborghini.
 Après l'avoir achetée, il éprouve des remords. Aussi, se rend-il chez un 
rabbin Orthodoxe, auquel il demande une mezouza pour sa Lamborghini.
 - « Vous voulez une mezouza pour quoi ? »
 - « Pour une Lamborghini. »
 - « C'est quoi une Lamborghini ? », questionne le rabbin.
- « Une voiture de sport. »
- « Quoi ? C'est un blasphème ! », s'écrie le rabbin. « Allez donc chez
les Traditionalistes ! »
Déçu, notre homme se rend chez un rabbin traditionaliste et lui demande
une mezouza.
 - « Vous voulez une mezouza pour quoi ? »
 - « Pour ma Lamborghini », répond l'homme.
 - « C'est quoi une Lamborghini ? », questionne le rabbin.
- « Une voiture de sport. »
 - « Quel genre de voiture de sport ? », demande le rabbin.
 - « Une italienne. »
 - « Quoi ? C'est un blasphème ! », s'écrie le rabbin. « Vous voulez une 
mezouza pour une voiture goïe ? Allez donc chez les Libéraux ! »
 Décontenancé et culpabilisé, l'homme va tout de même trouver un rabbin 
libéral.
- « Rabbi », dit-il, « je voudrais une mezouza pour ma Lamborghini. »
 - « Vous avez une Lamborghini ? », s'exclame le rabbin.
- « Vous savez ce que c'est ? », s'étonne l'homme.
 - « Bien sûr ! C'est une voiture de sport italienne formidable… MAIS C'EST 
QUOI, UNE MEZOUZA ?

Edouard Moradpour ajoute son witz de Moscou !

De : MORADPOUR Edouard <e.moradpour@eurorscgmoradpour.ru>
A : GENZEL David <david.genzel@yahoo.fr>
Date : 1/04/08 à 12h18
Trans. : FW: Re : humour juif

Cela me rappelle une autre histoire Juive.
A Londres, dans des petites ruelles sombres, on trouve quelquefois une petite porte à l’abri des regards, avec une petite pancarte marquée « Eggs and Bacon ».
On entre et on se retrouve dans un Bordel.
A Tel Aviv, dans des petites ruelles sombres, on trouve quelquefois une petite porte à l’abri des regards, avec une petite pancarte marquée « Bordel ».
On entre et on vous sert des « Eggs and Bacon ».
Amitiés de Moscou.

Edouard

Ce 1er avril, j’adore pêcher les poissons dans la presse. J’en ai relevé cinq avec ce classement :

1 – France Football : Pour éviter de couler en L2, le PSG a décidé d’équiper ses attaquants de sous-vêtements de marque Speedo, l’équipementier du nageur Alain Bernard.

2 – Les Inrocks, courrier des lecteurs : Le président Sarkozy refusera de recevoir le Dalaï-Lama tant que celui-ci se contentera de lui offrir un pinceau et pas un stylo Mont-Blanc. 

3 – Le Parisien : Ségolène Royal a assisté dimanche au théâtre de La Cartoucherie à toute la représentation des « intégrales » d’Ariane Mnouchkine, soit huit heures de théâtre.

4 – Libération : Depuis Pâques, la musique d’attente du standard de l’Elysée à changé. Asturias, du compositeur espagnol Isaac Albéniz a été remplacé par la Symphonie fantastique de Berlioz.

5 – Le Figaro : Cécilia Attias figurerait sur la liste des 120 invités du dîner qui sera offert par le groupe LVMH ce soir à la résidence privée de l’ambassadeur des Etats-Unis.

Céline :

-       Je viens de croiser Constance Rousseau, au carrefour de l’Odéon. Tu sais, celle qui jouait dans Tout est pardonné de Mia Hansen-Love, Prix Louis Deluc du premier film…

-         Mia Hansen-Love prépare son prochain film Le père de mes enfants, qui raconte les dernières semaines de la vie du producteur Humbert Balsan.

Le meilleur service du VIe, c’est Julie, chez Da Rosa.

(c) Alain Zimeray

Chez Giraudet, n’y aller que si Carole est là !

(c) Alain Zimeray

Belami a sûrement raison : la banderole du Stade de France, c’est sûrement un coup des néo-situs. Les mots sont tellement provos et outranciers, qu’ils rappellent la si dérisoire équivalence CRS/-SS. N’est-ce pas monsieur Plantu ?!

 
 
 

David et Céline vont dans le même bateau.

par David Genzel publié dans : Culte
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Lundi 31 mars 2008

J’étais tout à la joie de la victoire lacanienne du Paris-Saint-Germain (des prés), Hilton avait commis la faute au bénéfice de Paris. Hilton n’avait pris que le carton jaune et j’étais heureux de ce triomphe à la Paris Hilton ! Une fois de plus, la potion du druide n’avait donné aucun résultat. Et puis, mémoires d’Outreau tombe, le fantôme du juge Burgaud est réapparu.
Jeux de bandes, jeux de rôles ! En des dizaines de matchs, supporter du PSG, jamais encore je n’avais entendu : « Pédophile », « consanguin, ou « chômeur ». « Enculé », oui. Donc, il s’agit d’agit prop, de tentative de déstabilisation, ou tout simplement de la mise en scène du trash ! Mais quand L’Echo des Savanes reparait chez Glénat, avec dans le numéro un, « La traçabilité de Carla Bruni », est ce qu’il n’y a pas autant obscénité ?
Ardisson écrivait déjà à l’époque : « Monaco, Monacul, Monafric ». Au moment où il fête ses 20 ans de télé, ses propos restent d’actualité.

Nous dînions chez Da Rosa avec notre amie, la ravissante Dalila Bellil, jeune romancière, dont le compagnon, Antonio, est parmesan. Ainsi, lui ai-je recommandé L’infant de Parme, d’Elisabeth Badinter (editions Fayard). Superbe ouvrage sur l’éducation du petit Duc de Parme. Et, nous ont rejoints chez Da Rosa, mon ancien étudiant Xavier et son épouse Catherine, adorateurs du lieu, et qui partaient vivre à Genève.

(c) Louis Monier

Hier, nous croisons Nathalie Baye au marché bio où cette info était distribuée : « A partir du dimanche 6 avril, il sera toléré de stationner tous les dimanches de 8h à 15h sur le couloir de bus boulevard Raspail entre le croisement de la rue de Sèvres et le croisement de la rue du Cherche-Midi du coté des numéros pairs… ». Le bio gagne du terrain !

 ----- Message d'origine ----
De : Trailers Museum <trailersmuseum@wanadoo.fr>
À : GENZEL David <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Dimanche, 30 Mars 2008, 10h37mn 22s
Objet : mon blog aussi...

Et si tu visitais mon petit blog sur Hendaye ?
Déjà 1 000 visiteurs en trois jours ! C'est incroyable !

http://hendaye.blogsudouest.com/

 Marianne trop drôle ! « La promotion des nuls ».
Je trouve que Marianne trouve sa place, devient un peu Le Canard,
version magazine. Je commence à aimer les deux.
J'aimerais bien, ce dimanche, déjeuner chez Pierre Bergé,
ça doit Benamouter sec !

A.B

Nous savons que toutes ces attaques contre GMB font de la peine à nos chers amis Eva et Philippe Calleux, ou Edouard Moradpour, aussi nous mettons quelques lignes de défense parues dans lepoint.fr :

Emmanuel Berretta, Le Point : Une pétition signée par Jeanne Moreau, Jane Birkin, Clotilde Courau, Patrice Chéreau, Alain Finkielkraut... s'est dressée contre votre nomination à la Villa Médicis. Pensez-vous que celle-ci a pu faire reculer Nicolas Sarkozy ?

G.-M. B. : Ça les a rendus fous que je puisse être nommé ! Mais, moi, je suis très bien dans mon appartement du 14e arrondissement de Paris. Je vais vous dire la vérité : on m'a proposé la Villa Médicis trois fois. Je l'ai refusée deux fois. Une fois en décembre, une fois en janvier. J'ai finalement accepté quand j'ai compris qu'après les municipales, Christine Albanel serait toujours ministre de la Culture. Dans cette affaire, je suis victime d'une cabale d'intellectuels mondains, cette gauche caviar qui n'a pas supporté mon soutien à Nicolas Sarkozy.

D’après Femina, Juliette Swildens est la boutique de la semaine. Parmi les aficionadas de la marque, Marie-Amélie Seigner, Carla Bruni, Karine Silla, Marie Gillain. Pour l’été, les tons passés, gris sourd, taupe, s’accrochent à des teintes plus vives comme le jaune paille, le cerise, le violet. 38 rue Madame.

Bis Morgen, au 17 de la rue des Quatre-Vents, rue où toutes les adresses vont devenir recherchées, on trouve des créations Polder. Deux sœurs néerlandaises se cachent derrière cette petite griffe d’accessoires qui monte, qui monte !

----- Message d'origine ----
De : SIMON Yves <yvesimon@club-internet.fr>
À : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>
Envoyé le : 30/03/08 à 18h40
 Fichier(s) joint(s) :  Portrait 2007de... (93 ko)

David,

Merci de m'avoir indiqué le papier sur Patrice-Flora dans Lire, que je me
suis empressé de lire ce matin. La quatrième de Libé par Luc Le Vaillant
était surtout un portrait de Patrice, comme la page dans Le Point par
Patrick Besson. Cette fois, elle est très heureuse car c'est le premier
papier sur sa peinture, sur l'expo, explorant bien la thématique des toiles.
L'expo est une fois encore prolongée jusqu'au 20 avril. A l'occasion tu peux
passer. Je te rappelle l'adresse :
11 rue Bonaparte.
C'est vrai que ton blog est passionnant. Des quantités de détails qui nous
ont échappé à la lecture de la presse, des adresses, (je fréquentais moi
aussi la « Pâtisserie viennoise » lorsque j'étais à la Sorbonne)... Comme je
m'aperçois que tu glisses dans ce blog quelques portraits, voici, celui de
Patrice-Flora Praxo que tu ne connais que par quelques tableaux, celle qui
peint sur la déportation des Africains aux Amériques : abstractions sur
promiscuité et solitude. On peut encore lire sur le net la quatrième de Libé
qui lui est consacrée, page-portrait  du 11 février écrite par Luc Le
Vaillant ainsi qu'en ce moment le beau papier en page 12 du magazine Lire de
ce mois (c'est toi qui me l'a indiquée).
Bien à toi.
Yves Simon



----- Message d'origine ----

De : DESBARATS Bruno <brudesbol@orange.fr>
À : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>
Objet : Portrait
Envoyé le : 31/03/08 à 08h08

David,
J'avais porté attention à cette artiste et à certaines des œuvres
qu'elle a réalisées. Une humanité profonde en elle,
compassion de qualité et non révoltée.
Joli portrait d'une femme qui ne m'a pas semblé
compromise. C'est un bel envoi et une
attention à porter vers les autres.
Bruno

Si chez Da Rosa, le service est gagnant, chez Giraudet, 5 rue Princesse, le service est pathétique. Le concept-store est élégant, les soupes sont de qualité, mais les serveuses se prennent pour des attachées de presse et jouent le simulacre de service, la bouche en moue. Heureusement qu’en sortant de chez Giraudet, nous sommes allés à la soirée fleurs du bar Le Bar, du haut de la rue de Condé. Cet endroit que Céline veut forcément rattacher au café de la jeunesse perdue de Modiano. Incipit : « Des deux entrées du café, elle empruntait toujours la plus étroite, celle que l’on appelait la porte de l’ombre… Puis elle a fait connaissance avec les habitués du Condé. »

Là, tout est sublime. Certes, Patou, derrière son bar, n’est pas le Nono de Querelle. Mais la serveuse est absolument fantastique. A 24 ans, elle porte déjà tout le poids de l’expérience des grandes barmaids !

Dans Le Figaro, le verdict de l’audit réalisé par des universitaires italiens spécialistes des bâtiments anciens est rassurant : le Panthéon ne va pas nous tomber sur la tête. « L’édifice bouge, mais il tient bien debout ».

Hier soir, à l’UGC Danton, nous avons vu un petit bijou mexicain : La Zona, de Rodrigo Plà. Ce genre de film, qui rappelle les mémorables Scènes de chasse en Bavière ou le cultissime Rafael, derniers jours de Grégory Mcdonald, relève du document sociologique mais la qualité cinématographique lui permet d’échapper au travers bourdivin.  Bourdieu, dont une splendide biographie d’Anne-Marie Lescourret, vient de sortir chez Flammarion.

 


 
 

David et Céline vont dans le même bateau.

 

 

par David Genzel publié dans : Culte
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Samedi 29 mars 2008

« Alain Bernard taille grand. Grand et beau. Depuis l’été dernier, la nouvelle star de la natation mondiale, quand elle est en représentation, s’habille en agnès b. (30 enseignes en France, presque 200 à travers le monde). Contrat en catimini pour un montant d’environ 3 000 euros ». Je pensais à cet entrefilet du Parisien en prenant un thé avec Céline rue du Vieux Colombier, au Parloir chrétien du Colombier, juste en face d’agnès b. homme. Finalement, on pouvait rester modeste. Dans ce parloir, où se mélangent allègrement toutes les victimes de l’humanité, même un contrat de 3 000 euros doit sembler mirifique !

 

Page 2 du numéro 2 de Blablabla, dans les nanonews :

« Denis Olivennes aurait-il été choisi par Perdriel s’il n’avait pas été présent au fameux dîner chez Jacques Séguéla au cours duquel Sarko a rencontré Carla ? C’est la malicieuse question que pose le blog davidetceline.over-blog.com ».

 

Offert à Céline hier, par son ami Jean-Paul Lemelletier

Le piège des bouclages des hebdos. Tout un dossier de Marianne sur « le nul GMB ». Mais déjà s’il n’a plus le Château, GMB n’a même plus la Villa ! Il ne lui reste que les dépendances ! Et, pour illustrer ce dossier sur « les nuls », Marianne se sert du Bréviaire de la bêtise, de notre cher Alain Roger : « Dénoncer la bêtise n’est pas toujours un signe d’intelligence… mais quand on le fait avec bonheur comme Alain Roger, quel régal ! ».

-----Message d'origine-----
De : BRUCKER Axel <trailersmuseum@wanadoo.fr>
À :
GENZEL David <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé : vendredi 28 mars 2008 13:46

C'est bien dommage que Georges-Marc Benamou n'aille plus à la Villa Médicis où il projetait de travailler à l'écriture d'un très grand film : Le remake du chef-œuvre de Jean Girault Les Pique-assiettes avec un scénario dans lequel il reprenait, lui-même, le rôle de Darry Cowl. On cherchait déjà les comédiens pour interpréter Pierre Bergé, Philippe Tesson ou Jean-François Kahn (inimitable). Michel Bouquet reprenait le rôle du Président Mitterrand dans la grande scène des ortolans. Christian Clavier travaillait depuis plusieurs mois les tics du Président Sarkozy. Alain Delon était pressenti pour jouer Jack Lang, un des rôles principaux. Clothilde Courau était interprétée par la Princesse de Venise, Clothilde de Savoie, et Jeanne Moreau reprenait, une fois encore... le rôle de Catherine de Médicis !  A la fin du film, elle tue le Pique-assiette ! Une grande scène du film devait se tourner à l'hôtel Raphaël avec le lancer de cacahuètes ! Rien d'autobiographique... comme Le Promeneur du Champ de Mars, mais une bonne connaissance du sujet, enfin... des assiettes.

AB

 


Un sac dessiné par Carla Bruni-Sarkozy va être vendu aux enchères. Le 21 avril, Tommy Hilfiger organise une vente aux enchères au profit de la lutte contre le cancer du sein : « Un sac cabas en cuir noir, crée par Carla Bruni pour la marque, sera mis à prix à 1 000 euros ».

Je m’amuse :

-         Après la robe de Mitterrand, le sac de Carla Bruni !

Marie Mercié va-t-elle organiser elle aussi une vente caritative de chapeaux ?!

-----Message d'origine-----
De : RICHEBOIS Véronique 
À :
GENZEL David
Envoyé : vendredi 28 mars 2008 12:24

Je ne sais pas pour la bio, mais je suis comme Céline : je vote tout de suite pour Marie Mercié !    

Violaine Sanson a toujours mené des combats exemplaires :

-----Message d'origine-----
De : SANSON Violaine
<vst@vst-open.eu>
À : GENZEL David  <davidgenzel@voila.fr>
Date : 28/03/08 à 17h31

Il y a une autre façon de boycotter les J.O. de Pékin : ne regarder AUCUNE retransmission D’AUCUNE EPREUVE de ces J.O. sur nos écrans de télévision. Si nous sommes suffisamment nombreux à le faire, ça se lira dans les audimats. La première grève de l’audimat : à vos piquets ?

Violaine.

PS : Le blog Marketingisdead suggère de boycotter directement les marques des sponsors : c’est peut-être encore mieux que de boycotter leurs logos...

Nos petits déjeuners inamovibles au Flore, certes. Mais à l’heure de la pause café, Céline est cliente assidue de La Pâtisserie Viennoise, rue de l’Ecole de Médecine. Cet endroit nous laisse rêveurs, les serveuses ressemblent étrangement à celles de l’ancien Carette et la fréquentation est dense. Pêle-mêle, étudiants, enseignants, et vieux habitués de l’endroit. Au moment où les Starbucks ont tant de mal à s’implanter sur le marché français, le succès de cette pâtisserie relève de « l’après-coup » freudien.

 


(c) photos Alain Zimeray
Dans A nous Paris, mise en avant du lieu branché du 22 rue de l’Echaudé : Lefranc-Ferrant : « Un service unique « le rien que pour vous ». Sur rendez-vous, la boutique vous ouvre ses portes le soir, et même le dimanche pour un essayage privé. Un shopping confidentiel, ou la réalisation d’une pièce unique sur mesure. Un service flexible et une disponibilité digne des maisons de haute couture ».

-         Et, conclut Céline, ensuite un verre au Chai de l’abbaye !    

 

 
David et Céline vont dans le même bateau.

par David Genzel publié dans : Culte
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Vendredi 28 mars 2008

Carla-on-my-mind.jpg


Cyril Montana, Carla on my mind : Carla, sa Carla, c’est tout pour lui. Lui qui raconte d’une voix haletante, un peu hâbleuse, un peu gênée, les yeux par terre, tripotant ses clés. Pour elle, il cisaille des chaînes, même les grosses et bourre-pifferait des gros cons s’ils n’étaient pas si gros.

« Elle n’est pas belle, ma Carla ?! » ne cesse de s’exclamer Nicolas !

Le billet d’Alain Rémond dans La Croix : « Il faut se rendre à l’évidence : il va devenir de plus en plus difficile d’exercer le métier de journaliste politique… Désormais, pour répondre à la légitime exigence de citoyens soucieux d’une information irréprochable, il faut savoir reconnaître un ensemble Dior signé Galliano d’une garde robe signée Prada, un simple béret d’un petit bibi, un gris souris d’un gris pastel, pour décrire et décrypter, sans commettre d’impair, les tenues de Carla Bruni-Sarkozy ».

Céline :

-         Emmène-moi chez Marie Mercié rue Saint-Sulpice tout de suite !

marie-mercie.jpg

Avis à Carla Bruni :

La divine Maria de Médeiros vient enfin d’obtenir après des années d’attente la nationalité française : « un vrai chemin de croix ».

Céline m’interroge :

-         Donc selon toi, Daniel Robert est un condensé de Romain Gary ?

-         C’est le tableau Lou de François Boisrond qui me l’a rappelé.

-----Message d'origine-----
De : David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
À : Daniel Robert <daniel.robert.one@wanadoo.fr>
Envoyé : jeudi 27 mars 2008 19:56

Céline, qui n'a pas connu tout ça, me dit : « Daniel Robert se prenait donc pour Romain Gary ! » Aussi, à l'attention de tous mes lecteurs jeunes et moins jeunes, pourrais-tu me faire dix lignes et m'envoyer les illustrations sur ton livre Meutres et sur tes photos Lou en parallèle à François Boisrond ?

-----Message d'origine-----
De : Daniel Robert <daniel.robert.one@wanadoo.fr>
À:
David Genzel <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé : jeudi 27 mars 2008 20:06

Vrai ?

L'idée me plaît... J'y pense et lorsque je suis chez moi, je le fais.

Amicalement

Daniel Robert

J’ajoute : Véronique Richebois, qui chaque jour dans Les Echos m’enchante avec ses légendes de la pub, aurait pu écrire la bio de Daniel !

-----Message d'origine-----
De : Véronique Richebois
À:
David Genzel
Envoyé : Thu, 27 Mar 2008 15:24:56 +0100

Un grand bravo pour ce blog pertinent et impertinent, toujours intelligent, pétillant à souhait comme un bon gin-fizz glacé.

Véronique

Laurence Teper me téléphone très émue, sinon émoustillée :

-         Mes éditions ont parait-il toute une vitrine à L’Ecume des Pages grâce au libraire Guillaume Le Douarin !

Nous nous y rendons. En effet, dix livres en exposition, un catalogue, et plusieurs affiches. Et nous craquons littéralement pour La vie rêvée de Dario Moreno.

moreno.jpgToujours à L’Ecume des Pages, le jeudi 3 avril à 19h, l’avocat Emmanuel Pierrat, qui participait de la liste de Romain Levy, va plaider pour la défense de l’écrivain-chanteur Jeanne-Marie Sens. Je vais essayer d’y entraîner maîtres Karim Achoui et Francis Szpiner.    

Achoui.jpg                       szpinerfrancisJPG.JPG 

Les journaux se réjouissent : Georges-Marc Benamou va être privé de Villa Médicis. La pétition Jeanne-Moreau/Yves-Simon a eu du bon ! Même si GMB essaye d’ironiser : « Dans cette histoire, on aura reculé devant Clothilde Courau et Olivier Poivre d’Arvor ».

-----Message d'origine-----
De : DESBARATS Brun
A : GENZEL David

Date : 27/03/08 à 12h23

Chers David et Céline,

... Vous êtes dans un bateau c'est vrai et les quais de la Seine ne sont pas loin. Mettez-vous des ceintures ?
En effet voguent sans cesse sur votre blog de l'Odéon des fantasmes littéraires, artistiques, culturels, politiques, de pensée courante et des mouvements d'idées. Certains de ces fantasmes tournent autour de l'épouse du président de la République. Il a du goût c'est certain et elle fait par sa beauté et son intelligence à ce que je crois (j'ai parlé avec elle le jour de son mariage) honneur à son rôle. Bien sûr toutes les femmes des chefs d'Etat ne font pas cette impression... dérivative. Même les époux de celles qui dirigent. L'exercice du pouvoir c'est également de plaire, il y a déjà suffisamment de raisons de déplaire quand on est patron ou président ! Père gardez vous à droite, père gardez vous à gauche dit le fils en pleine bataille contre l'Angleterre, rappelez vous ! Napoléon ajoutait : ... de mes amis je me charge.
Ceci pour dire qu'il est dans le rôle d'une épouse vigilante que de veiller. L'inoubliable Marcel Bleustein-Blanchet disait à cet égard : « derrière l'homme cherchez la femme ». Ce qui fût vrai autour de lui je crois.
Espérons dans l'intérêt de la France que Carla Bruni-Sarkozy apportera à son mari ce qui fera pleinement de lui un Président complet de...tous les Français, en tous sujets, dans l'intérêt de la France. Quatre ans à venir c'est peu et c'est long. On dit dans les métiers militaires que les années (de guerre) comptent double. La guerre est économique et mondiale, donc politique aussi. Tout est politique soyons clairs !
En politique, de la gauche j'ai lu : « ... les anciens ne veulent pas partir ». On pourrait conseiller à gauche comme à d'autres de lire la remarquable étude, (liée à la démographie française), de l'Institut Montaigne: « faire du vieillissement un moteur de croissance ». A la japonaise ! A ne pas prendre à la lettre tout est affaire, non pas seulement d'âge, mais de compétences ad hoc face aux défis et stratégiques concurrentielles d'aujourd'hui. Affaire de volontés, affaire de financements économiques et sociaux. Grande affaire humaine aussi. A lire ou à relire.

Amitiés à vous,

Bruno

Céline sourit :

-         Et ces David 2008 Prix pour l’art contemporain ?!

-         Parmi les artistes nominés, Cyprien Gaillard que tu avais beaucoup apprécié aux Audi Awards de Shorcut

lesdavid.jpg

Puis Céline change de visage.

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