L’événement culte dans cet entre-deux ponts, la signature de Mon histoire vraie de David Lynch, les 6 et 7 mai. Le 6
mai à 19h au Drugstore Publicis, le 7 mai à 22h à La Hune.
Longtemps avant Armani, on n’aurait eu qu’à traverser du Drugstore Saint-Germain à La Hune !
Céline :
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Le président du groupe Publicis peut suivre le metteur en scène de Mulholland Drive de l’agence à son
domicile !
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Mulholland Drive, que je considère avec Eyes wide shut comme le plus grand film de ces dernières années…
Fabrice Gabriel, dans Les Inrocks, à propos de Roberto Bolaño :
« C’est un peu comme dans un film de David Lynch. Vous avez dans la main une cassette audio, un morceau de plastique du temps
d’avant le numérique, avec sa petite bande magnétique prête à tourner sur elle-même, qui vous semble, cette fois, incroyablement mince et fragile. Vous n’êtes pas tout à fait sûr de savoir ce
qu’elle va dire, ni même si elle parle encore. Sur le boitier est marqué Bolaño, sans date. Vous glissez la chose dans l’appareil, vous vous dites qu’après tout vous n’êtes pas dans Lost
Highway, vous appuyez sur « Play » et voilà. Voilà : vous écoutez la voix d’un mort ».
Lynch et Bolaño, à la vie à la mort.
Aujourd’hui à 17h, en jean souple, l’homme qui pourrait viser l’Elysée en 2012, le député PS du Doubs, Pierre Moscovici, prend son
taxi devant le 21 rue de l’Odéon.
Céline :
-
Sûr qu’il ne part pas à Montbéliard : c’est une Mercedes noire !
L’exposition phare de la rentrée est menacée. La présentation à l’automne des chefs-d’œuvre de la collection des Médicis au musée du
Luxembourg, au Sénat, est remise en question. Polémique entre Patrizia Nitti et la société SVO de Sylvestre Verger. Pour avoir la chance d’admirer l’adoration des mages de Botticelli, vite !
l’élection comme président du Sénat de Jean-Pierre Raffarin. Lui, au moins, saura réconcilier le commerce et l’artisanat ! Et, s’il arrivait quoique ce soit à notre président, l’élu du
suffrage censitaire serait là pour le suppléer.
Message du 4 mai 2008 11:45
De : MEUTEY Charlotte < charlottemeutey@gmail.com >
A : GENZEL David <david.genzel@gmail.com>
Bonjour mes p'tits Trésors Odéonistes,
Une Petite adresse Buissonnière et Soyeuse pour Céline... Carine Gilson, rue de Grenelle, pur Délice et très Haut Savoir Faire... Sabbia Rosa va
Frémir et revoir ses Standards à la Hausse... ;-)
Mes p'tits Chéris,
Orson Le Buissonnier et Sa Maîtresse Préférée déambulent boulevard Raspail, s'étonnent du Nouveau Parfum « Bio » crée par L'Artisan
Parfumeur... un Vrai « sent bon » par ailleurs et Filent... vers les 'Rayures So Chic de Paul Smith. Vous savez, ce Créateur qui nous Cache des Fleurs aussi dans les Jolis
Poignets et Cols de nos Chemises et là... Surprise !
Deux de ses Jolies Vitrines s'Offrent sans Réserve à Mai 68... Elles sont recouvertes de Copies des Affiches et Autres Messages, Slogans et
Dessins... Un « Vrai Festival » en Livrée simple Noire et Blanche... Mais très Efficace... et le plus Drôle est que j'ai Assisté à la préparation du Catalogue de la Vente à Drouot de
Certaines de ces Affiches Originales Mai 68... Orson et Moi sommes Cernés !!! ;-))
Nous nous Emmenons au Marly pour une Glace Sorbet au Chocolat et une autre Question tinte... « Mais où est donc le Boudoir'Shop si privé de
Nathalie Rykiel ? Est-il dans la Méga Shop restaurée de sa Maman ? »
Baisers Sertis Buccellati
Baisers Poudrés Fleur de Caron,
Sir Orson & Lady Merteuil ;-)
La Merteuil & Sir Orson
Paul Smith reprend dans un ouvrage luxueux édité à soixante-huit exemplaires seulement, quarante des affiches marquantes de l’époque. Imprimés en papier recyclé avec
une couverture rigide, ces exemplaires grand format seront vendus dans les boutiques Paul Smith au prix de 1765 euros l’unité.
Rue de Buci, chez Taschen, j’achète The complete Kake Comics de Tom of Finland. Mais Céline refuse
ca-té-go-ri-que-ment que je prenne aussi l’eau de parfum Tom of Finland (Etat libre
d’orange, espace de libertinage olfactif) dont elle trouve le jus - très - désagréable.
Jacques Bordelais a vu le film My father, my lord :
Message du 03/05/08 à 16h51
De : BORDELAIS Jacques <jbordelais@yahoo.fr>
A : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>
Objet : My father, my lord
Bonjour David,
Je sors, comme promis, de My father, my lord, c'est effectivement un très bel objet cinématographique. Ca devrait plaire à
Armand M. Evidemment, l'obscurantisme et la bêtise des culs bénis sont toujours désespérants mais je te suggère la relecture (jusqu'au bout) du Psaume 22, « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as
tu abandonné ? » celui que disait Jésus en mourant ! Il existe par ailleurs un contrepoint cinématographique actuel, c'est « L'ile » actuellement au lucernaire près de chez
toi.
Woody Allen en procès avec American Apparel
Barbara Michel, qui habite juste en face de la synagogue de Neuilly, nous commente ce même film :
----- Message d'origine ----
De : MICHEL Barbara <seishonagon@hotmail.fr>
A : GENZEL David <david.genzel@yahoo.fr>
Envoyé le : Samedi, 3 Mai 2008, 11h28mn 52s
Objet : Exercices de liberté
My father, my lord m'a fait beaucoup
penser au Kadosh d'Amos Gitaï - que je n'avais pas follement apprécié à l'époque, mais qui m'a beaucoup marquée, finalement - certaines images me sont restées (le mikveh, ou Yaël
Abecassis, je crois que c'est elle, les cheveux coupés courts à la fin du film). Ou à La Petite Jérusalem, avec Fanny Valette. Il me semble, que derrière la trame apparente, (description
de l'orthodoxie religieuse) la question essentielle reste celle de « comment être libre » - pour certains c'est se soumettre aux règles, pour d'autres, les réinventer - donc partir.
Libre dans son rapport à une famille, à une communauté... et dans son rapport à Dieu. Le talent de Volach est de « montrer » sans démonstration - pour ça je le trouve meilleur que
Gitaï. Ce sont les images et la construction du scénario qui « donnent à penser » par elles-mêmes. L'essentiel du cinéma !
(c) Photo Barbara Michel
Au cinéma Champo, du 30 avril au 3 juin, tous les films qui passaient au Champo il y a Quarante ans : pendant les deux mois du Mai 68 et comme
il le faisait depuis 1938, le Champo a imperturbablement continué sa programmation de films d’auteurs. Quarante ans plus tard, il revient sur ces images en compagnie d’historiens, de
cinéastes, de critiques, pour les mettre en résonnance avec le mouvement de l’histoire.
Gaëlle Merle n’ira
pas à Avignon cet été : les décors des Trompettes de la Mort sont trop lourds. A Gaëlle, je ne me permettrai que de donner un seul conseil : voir et revoir en boucle
L’important, c’est d’aimer de Zulawski.
Message du 04/05/08 à 10h19
De : MERLE Gaëlle <gllmerle@wanadoo.fr>
A : NAVARRE Céline (et David Genzel) <celine-navarre@voila.fr>
Merci pour le lien ! Votre ami a semble-t-il été moins enthousiaste que vous en ce qui concerne la mise en scène. "Surnager" laisse en effet
entendre que nous étions en plein naufrage. En tout cas, Tilly est venu deux fois et il compte revenir avec Michel Hermon car il est très satisfait. Le plus beau cadeau pour Eric Guérin et pour
nous ! Je suis heureuse que vous ayez apprécié le rôle d'Annick, car il me tient particulièrement à cœur. Cette pièce est celle que je préfère de Tilly pour son écriture au scalpel et sa cruauté
intemporelle.
Bonne continuation à vous.
Gaëlle Merle
Stéphane Zagdanski publie Debord ou La diffraction du temps (Gallimard). Sur son blog, Didier Jacob – en pur retour
du refoulé – s’autorise d’écrire :
« Guy Debord, le guignol de la philo… La France change à cet instant. Devient France-Carla, France-Nicolas. On ne va pas s’éterniser sur la question de savoir si
Debord, en analysant le premier ce déferlement spectaculaire, ne l’a également favorisé. Question importante, pourtant. Est-ce que Debord annonce Séguéla ? ou l’invente ? ».
Richard Zrehen revient sur le tombeau de ce même Séguéla :
Message du 30/04/08 à 08h10
De : ZREHEN Richard <r.zrehen@gmail.com>
A : GENZEL David <david.genzel@voila.fr>
Objet : Stratégies
David,
Qu'espérais-tu ? 30 ans de dédain pour l'école, amenuisement de la fréquentation des classiques, célébration de « comiques » qui ne visent que sous la ceinture, rejet dédaigneux des
règles de civilité par les bobos (ringardes !), en bref inculture, vulgarité
et mauvais goût. Ces jeunes pubeux se sont crus malins, décalés et « provocateurs », quand ils ne faisaient que manifester sans nuance leur sordide impatience de prendre la
place des « vieux ». Ce qui me navre, c'est que leurs semblables - ils sont nombreux dans les entreprises - vont trouver ça « rigolo », ne pas leur en tenir rigueur et,
probablement, faire
affaire avec eux...
Le pire reste encore à venir.
Amicalement,
Richard
Je te trouve finement modéré dans ton propos. Bien vu.
Pour déjeuner avec Olivier Schmitt du Monde, Yvonne Baby a choisi le seul restaurant de pêcheurs à Paris : La Mercerie Mulot, 19 rue
Bréa. Un restaurant authentique où bulots, langoustines, homard bleu de Ploumanac’h et bars de ligne attendent d’être dévorés.
Céline ricane :
-
Et toi qui ne jure que par la cabane Régis pour les huîtres !
Message du 03/05/08 à 18h45
De : SIMON Yves <yvesimon@club-internet.fr>
A : GENZEL David <davidgenzel@voila.fr>
Décidément, vous, David et Céline, savez tout. On ne peut plus se cacher un jour d'anniversaire et raser les murs de Paris en se
disant « putain je viens d'en prendre un de plus... ». Mais tout va bien. Avant hier soir j'ai chanté à Genève, salle comble (1200 personnes).
Au fait, c'est quand vos anniversaires ?
Yves
« Ca m'a toujours convenu d'être dans ces deux
mondes :
la musique et l'édition, avec moins de jeunesse, plus d'intellect.
J'aime avoir côtoyé Michel Foucault et avoir été l'ami de
Gainsbourg, Gérard Manset ou Jean-Jacques Goldman »,
explique-t-il à l'AFP, attablé au café de Flore, emblème
de Saint-Germain-des-Prés.
La Tribune de Genève
A la librairie Compagnie, je prends le dernier numéro de la revue Brèves, l’anthologie permanente de la nouvelle, volume 84. Et, la réimpression de
la nouvelle de Georges Darien : Florentine – le prénom de ma petite fille.
Céline a hurlé, sursauté, tressauté. Elle n’est pas prête d’oublier [Rec], mais finalement, l’expérience de la caméra sur l’épaule l’a subjuguée. Enfin, le VRAI film
sur la téléréalité.
David et Céline vont dans le même bateau.